Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

femmes & mode

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - Duo de générations, #Femmes & Mode
Printemps

 

"Pourquoi il pleut, maman ?"

 

La petite main dans la mienne, le souffle de vent dans nos manteaux à peine la porte de notre immeuble ouverte, nous voilà dehors, sous les gouttes un peu fraîches du matin. Pourtant c'est le printemps, mais les giboulées se succèdent. Nous marchons vers l'école, sur le trottoir humide, quelques flaques d'eau. Hésitation en moi, aurais-je dû lui faire chausser des bottes, les rouges avec les pois noirs de coccinelle ? Un doute avec nos ballerines qui mouillent et pourtant la pluie cesse aussi vite que le vent disparaît. Une autre rue, plus rien, sauf ce sol mouillé. Printemps de désordre météo.

 

Impossible de savoir quelle tenue leur mettre, j'ai pourtant opté pour une jolie robe avec un collant opaque, idéal pour courir, jouer dans la cour, être élégante durant la chorale. Un petit manteau, un caban court, j'ai le même dans plusieurs couleurs, mais elle préfère celui en rose poudré pour l'école. Elle est ma touche de couleur, le soleil permanent de mes journées. Nos pas vers la porte de l'école, la directrice nous dit bonjour, nous accueille comme chaque jour. 

Ma fille m'embrasse et m'oublie aussi vite, déjà partie vers ses amis, ses camarades classe, dans son espace de rêve. Chaque soir, elle me raconte ses aventures, ses courses folles, ses marelles avec les copines, les bons et les méchants qui chaque jour changent. Une liberté, une insouciance de petite fille.

 

Moi je cours alors avec mes ballerines trempées vers le métro, trente minutes pour sécher dans la foule, dans le bruit et les odeurs, au milieu des têtes endormies ou somnolentes avec leurs écouteurs. Je lis. Je m'évade dans d'autres dimensions sages ou follement romanesques. Vivement ce soir après ce job alimentaire, pour la retrouver, ce rayon de soleil, ma fille.

 

 

Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous, #Femmes & Mode

Mon nouveau bureau, une pièce symbolique dans un coin de ce nouvel appartement, moitié dressing avec le linge qui sèche près du radiateur, moitié cocon avec toutes mes étagères de livres, de feuilles, de dossiers ouvers et jamais vraiment refermés.

Une théière, un cadeau avec un nouveau parfum de thé, achetés ensemble lors de notre première balade de printemps, main dans la main, en amoureux, dans les rues de notre ville, un coup de coeur reperé sans se le dire. Nous avons ri de cette complicité naturelle depuis le premier jour, depuis ce hasard du net, depuis cette évidence. Là, nous marchions en parlant de tout, de nos boulots, de nos envies, de nos rêves plus encore, de nos enfants qui grandissaient, de notre vie pour demain.

 

 

Respiration

Le soleil léchait les vitres, poussait sa chaleur vers ma chaise, assez pour me déconcentrer, pour me sortir de ce rapport austère sur la performance de cette petite entreprise, sur son département marketing oubliant la qualité, sur leurs processus jamais mis en place, j'avais envie de prendre une pause, ma tasse de thé chaude entre les mains. 

Douceur de ce bureau, de cette place bien à moi, ni trop grande pour que je ne puisses pas me perdre, ni trop petite pour ne pas ressembler à un hamster dans son nid de papiers. J'en souriais, je regardais les premiers flocons jaunes des forsythias du jardin d'en face, les tiges vertes dans les pots sur ma fenêtre. J'étais bien ici, à continuer mon activité, en contact avec mes clients, seule aussi pour mieux digérer les objectifs de chaque projet, les plans d'action associés et les futures réunions pour préparer les prochains mois dans leur business. Un souffle d'air en ouvrant cette dimension sur le printemps naissant, cette chaleur nouvelle, encore fraîche mais déjà chaude.


Simplement lovée dans ma tunique de laine grise, un vêtement doudou, un collant texturé et opaque pour mes jambes encore trop blanches, mes ballerines au sol, mes pieds un peu dehors. L'envie de sortir pour me balader encore, avec lui, sans lui pour avoir aussi mon espace à moi. Je le savais dans son travail, dans ses pensées professionnelles durant sa journée, disponible le plus souvent pour s'occuper de moi, des enfants et de la maison ensuite le soir. Je respirais cet air, un peu de liberté, de temps libre, sans agenda et sans réunion aujourd'hui. Persistante volupté d'oublier les minutes et les heures.

Encore un peu.

En douceur.

 

Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Féminité & Sensualité, #Femmes - vous, #Nylon & Lingerie

Comment s'affirmer dans notre monde actuel, en tant que femme ?

 

Après des années de libertés gagnées, je vois mon chemin de vie avec un regard flou. La féminité n'est-elle plus qu'un mélange de photos de mode dans les magazines, avec des jeunes femmes trop jeunes pour être adultes, trop lisses pour vanter des crèmes anti-rides, et ces séquences de campagnes publicitaires pour vendre de l'amour en boîte comme la saint-valentin. Oui ces promotions qui font de mon corps un argument de fantaisie, de sensualité primaire, où j'enfile de la lingerie, des dentelles affriolantes pour plaire à l'homme conquérant, au mâle qui me baisera ensuite. Image bien réductrice de mon corps, de mon âme de femme, de celle que je suis vraiment.

 

Fille d'une mère libérée de son mari si peu impliqué dans la vie de famille, qu'il n'a pas vu qu'elle partait avec sa valise et ses enfants. Il doit encore être devant ses matchs de foot. Elevée dans le respect des autres, mais avec la ferme volonté d'être à égalité avec les garçons dans la classe, tant dans la réussite de mes études, que dans mes droits à faire comme eux, du moins autant qu'eux si je le voulais. Je me suis battue pour que nous fassions les mêmes sports, les mêmes activités, sans me réduire à la cuisine et à la couture. J'ai traversé le temps, les diplômes en poche, suivant mon envie d'être comptable, plus exactement l'expert-comptable, associée dans un cabinet que je co-dirige. J'ai fait de belles rencontres, j'ai trouvé l'amour, j'ai été déçue par l'autre comme j'ai dû décevoir certains. J'avais un corps, des courbes généreuses et même voluptueuses, mais surtout j'aimais jouir avec. Avant de trouver le bel homme pour fonder une famille, j'ai profité, j'ai assumé ce bonheur charnel. J'ai continué à vivre pleinement entre carrière et enfants, avec un mari aimant.

 

J'ai mûri, j'ai vieilli, j'ai transmis des valeurs à mes enfants. Naturellement. En prônant une belle parité dans leur épanouissement, tant dans la volonté de glamour de mes filles, du refus de toute soumission dans leurs emplois en particulier avec leur salaire, mais aussi pour la sensibilité assumé de mon fils. J'ai aimé encore découvrir de nouvelles facettes de mon métier, évoluant vers d'autres secteurs, vers de nouvelles opportunités. Refaisant aussi ma vie avec un autre homme.

Mais je n'arrive pas à comprendre pourquoi mes filles, mes futures petite-filles, mes amies, moi, nous devons encore nous justifier pour nos tenues, notre mode. Cette liberté semble remise en cause, non pas que je sois exhibitionniste, loin de là, juste libre de mettre une jupe ou une robe. Avec la longueur élégante que je souhaite, avec les talons que je veux. Pour moi d'abord, pour lui car son regard s'illumine sur mes jambes, sur mon corps, sur mes yeux. Il me déguste avec une douceur quotidiennement renouvelé, avec respect toujours.

 

Notre monde doit-il décider de ce que je suis, de mon statut de femme, de mon sexe et de mes libertés dont la mode ?

NON !!

 

 

Nylonement

 

Etre ou ne pas être

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Féminité & Sensualité, #Regards sur la mode
Volupté

 

Rareté dans un monde qui innove chaque jour de façon virtuelle et hautement artificielle, la volupté est le cocktail de mots mais surtout d'émotions, avec la vérité du corps humain.

 

Nylonement

 

 

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Regards sur la mode, #Nylon 50-60, #Femmes & Mode, #Féminité & Sensualité
LIFE Magazine 11 mars 1946

LIFE Magazine 11 mars 1946

Hasard de recherches documentaires pour la rédaction d'un livre, j'ai croisé un rêve féminin, dans sa version de mars 1946 par le magazine américains LIFE.

 

Un grand magasin, entièrement pour vous, pour voyager entre les étages, pour apprécier les différentes marques, essayer à volonté les robes, les escarpins, les jupes et les chemisiers, tant d'autres accessoires comme les chapeaux, les sacs à main, les gants. Et comme vous pourrez le voir, un passage aussi au rayon lingerie, bas nylon aussi pour les plus élégantes, car le rêve doit finir en princesse.

 

Vous noterez la tenue légère du début d'article... nous sommes en 1946, le fantôme semble peu habillée sous son voile blanc ;-)

 

Nylonement

 

Un simple rêve ... pour toutes les générations
Un simple rêve ... pour toutes les générations
Un simple rêve ... pour toutes les générations

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode

Dehors il faisiat froid, le vent glaçait les visages pourtant enfoncés dans les capuches. Un air de saison, rien de plus, des degrés en moins certes.

Un marchand de fleurs, quelques sapins encore, des bouquets par dizaines, des roses, des tulipes, des fleurs de tous pays, des couleurs, des effluves pour enbaumer la rue entière, j'avais pris deux bouquets pour elle. Pour le salon, pour la chambre.

 

J'avançais vers le marchand de chocolat, la saveur du praliné dégusté deux jours plus tôt encore dans mes souvenirs, une énorme envie de recommencer. Ce fondant, les arômes du noir, du lait, du cacao aux multiples facettes. La foule des fêtes toutes proches, les magasins avec leurs devantures scintillantes, un paradis de quelques jours une parenthèse indispensable dans ce monde de brutes, je ne rêvais pas, je poussais la porte. Un décor moderne, des miroirs, des sculptures en chocolat, des sourires, des gourmands, des centaines de petits carrés, des envies de croquer, de partager cela avec un vieux maury hors d'âge de ma cave. Et puis soudain, là venant de nulle part, une doudoune noire, des jambes soulignées d'une couture noire, des talons vernis, infiniment hauts, une chevelure brune doucement imprégnés de reflets roux.

Elle que je croyais encore dans les boutiques de Noel, elle ici.

 

Mon bras, mon visage dans son cou, son parfum, un autre voyage.

 

Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous, #Femmes & Mode

 

L'attendre, ne pas ressentir le temps qui passe, tant les secondes que les minutes, plusieurs dizaines peut-être déjà, juste l'attendre. Dans ce café, maintenant assise, après cette course pour finir ce dossier de dernière minute, un sourire en appuyant sur la touche enter pour envoyer ce dernier email pro de la journée, partir avec u aurevoir rapide aux collègues les plus proches, rien de plus, le métro, je suis là sur ce siège, face à un café. J'ai attendu un peu avant d'entrer mais le froid, ce vent d'automne appelant celui d'hiver, m'a poussé à l'intérieur. Ma tenue, ma jupe, mes bottes et ce collant ne coupaient pas assez la sensation physique. Les émotions sont suffisantes pour me faire trembler, pour ne plus maîtriser ma sensibilité. J'ai déposé ma parka sur le siège, juste ce pull, cette couleur qu'il adore, ce message vers lui, pour qu'il me voit tout de suite.

 

La bouche de métro, là dehors, j'observe chaque passant, chaque silhouette, les milles et uns manteaux, blousons et autres cabans, les écharpes enveloppant les visages anonymes. Quand apparaîtra-t-il  sur la dernière marche ? un rendez-vous, pas le premier, mais pourtant important car ce soir ce sera notre première nuit, notre premier week-end ensemble, tant de premières fois avec lui. Une rencontre internet, improbable, autant pour lui que pour moi, tous les deux pris dans le labyrinthe de nos études. Sages semaines sans vraiment de sorties, des copines qui en rigolent parfois s'en désespèrent mais je veux réussir, alors je sacrifie mes heures devant mes livres, mes rapports, mes études de cas. Encore et encore. Lui aussi. Il y a eu ce soir-là, je ne sais plus quand, un vide intérieur, une nuit sans sommeil, des angoisses sur ma féminité, mon âge, le sens profond de mes études, cette petite chambre devenue encore plus étroite, plus froide, des larmes. J'ai soufflé heureusement pendant les vacances suivantes, de retour auprès de ma famille, des mes autre soeurs, plus épanouies dans leurs parcours. J'ai revu ma meilleure amie, elle m'a invitée à une soirée imprévue. Il était là, lui, avec son regard perdu, seul. Nous avons parlé, de tout, de rien, de nos études, et finalement ri de nos chemins communs, chacun à un coin de la France, Bordeaux pour moi, NIce et Lille pour lui. Je l'attends car les mots ne me suffisent plus, ces lettres non plus. Car romantiques et bien dans notre époque, nous avons repris l'effet surprise des mots écrits, des paquets avec le parfum de l'autre, une présence moins futile qu'un email. Nous connectés, nous avons notre circuit parallèle, une résistance plus humaine, le coeur battant dans la file d'attente de la poste, pour un paquet, pour une lettre, pour un bout vers lui, pour recevoir des battements de coeur en plus. 

 

Un bonnet bleu comme mon pull, son parka rouge, son regard direct vers moi, il est là, juste derrière la vitre, devant la porte, quelques pas, devant moi. Ses lèvres !

 

Nylonement

 

Souffle d'hiver

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