Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

femmes & mode

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Femmes - vous

Douche chaude en regardant le jour se lever dehors, je m'enveloppe de ma serviette tiède, un instant de bien-être pour commencer cette semaine. Le soleil pointe timidement ses rayons derrière les nuages blancs, un temps incertain coincé entre l'hiver et le printemps. Fraîcheur annnoncée pour sortir le matin, après-midi plus agréable à prévoir, ces pas timides de la nouvelle saison sont toujours un casse-tête pour s'habiller. Quelques crèmes, je prends soin de mon corps, sans excès non plus, sans miracle non plus, les années passent, ma peau évolue. Je souris car je me sens toujours mieux, je m'assume, et avec le même réflexe je mets mon rouge à lèvres, cette pointe de maquillage avant même de constater que je suis encore nue.

 

Vers la chambre, ce coin dressing, ce lieu uniquement pour moi, où il peut juste passé les yeux, pour ne rien comprendre à ce capharnaum si personnel. Pourtant il y a des rangements, des étagères, des tringles pour suspendre mes affaires, des tiroirs adaptés aussi, mais j'aime ce miroir en pied avec mille et une robes posées dessus. Mon univers de féminité, le plaisir de chercher, de caresser les matières, je suis tactile, toujours et même un peu plus chaque jour. Je pourrai choisir, parfois, les yeux fermés juste avec le bonheur des sensations au bout de mes doigts, cette fluidité de jupe, ce soyeux pour ce chemisier, cette robe là pour son cuir souple et ultra-doux, ce pull doudou en cachemire onctueux quand ma main s'égare dessus. Que choisir pour aujourd'hui d'ailleurs ?

 

Cette jupe noir et blanc peut-être ? un motif sans être pour autant un imprimé importable, ce pull noir, moulant pour mettre en valeur ma volupté, ma poitrine, ma fierté ? Avec un collant opaque ou en prévoyant la chaleur de l'après-midi, un voile fin ? Des bas peut-être, pour changer ? J'hésite, j'essaye, un coup d'oeil dans le miroir, j'hésite encore. Lui passe entre la salle de bain et la chambre, me regarde, sourit. Je me glisse dans la douceur de la lingerie, blanche, j'aime les contrastes dessous et dessus. De toute façon, c'est juste pour moi. Jupe et pull, je file de nouveau pour parfaire le rouge de mes lèvres, finir le maquillage de mon visage. 

 

Mon thé attend avec mon homme lisant les nouvelles sur sa tablette. Des bisous.

 

Ah oui, j'opte pour les cuissardes aujourd'hui, après les bottes et bottines de la semaine dernière. Un bonheur de mode en plus pour bien commencer la semaine.

 

 

Nylonement

 

Lundi

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode

Un jour j'ai cru que le monde s'écroulait. Ce matin là, je n'avais plus de forces, plus rien en moi, en quelques instants, une fuite sans fin.. Toute l'énergie avait glissé en dehors de ce corps, évaporé en touchant le sol, le trottoir et son macadam froid. Plus de saison, juste un vent gelé sur moi, des personnes affolées, mon visage tout blanc, mes yeux ouverts vers le ciel gris, je n'étais plus présente.

 

Quelques minutes, quelques longues minutes, un temps sans fin pour non pas comprendre ce qui ce passait, mais simplement revenir vers moi, avaler ma salive et respirer. Tout s'était arrêté, je n'avais plus de repères, tout apparaissait comme plat, en deux dimensions, écrasé sur le sol, une vision tout autre de la vie, des gens, des mouvements, avant que n'arrive les pompiers, leur médecin, leurs gestes prévenants.

 

 

Evanouie

Je me sentais si bien en partant, mon homme encore endormi, son parfum se mêlant au mien, mon tailleur, un joli motif sur mes jabes et mes bottes. Vers mon nouveau poste, avec une belle envie, ce projet, cette dynamique avec toute mon équipe, nous bossions tous ensemble depuis plusieurs semaines pour cet objectif commun. Mais là, soudainement, sans raison, je n'ai plus rien ressenti, j'ai quitté cet espace, encore endolorie par ma chute molle, encore ballotée dans cette ambulance, des mots que je ne comprends pas, des lumières, un second décrochement.

 

Tout est allé très vite sans que je le saches, sans que je le vois, avec cette impression d'être une spectatrice endormie ou avuegle face à moi-même. D'autres lumières, d'autres lieux, des roulettes, des portes, des mots encore, des médecins, un silence total de ma part, j'étais là et ailleurs à la fois. 

 

Un seul rêve, un pull tunique chaud pour m'enrouler dedans.

 

Quand je me réveillée, ils m'ont donné leur diagnostic, expliquant leurs interventions ainsi que les tubes et autres machineries qui m'entouraient. Je me souvient de mon tailleur gris, nickel sauf la jupe tâché, froissée, suspendue à un cintre sur la poignée d'une armoire bleu pastel. Et lui, qui avec des yeux grands ouverts, pleins d'amour et de peu, il est entré, sagement pour aller vers moi. Enfin ces mots fûrent les premiers que mon cerveau a voulu comprendre, entendre surtout. Une clef dans cette parenthèse imprévue de ma vie de femme.

 

 

 

Nylonement

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode
Ballerines rouges

 

Dans un nuage de pluie, un tourbillon de vent et de chaleur éteinte, je dévore le macadam humide du trottoir. Noir brillant, constellé de déchets divers, je les ignore car je me suis réveillée pétillante. Souriante malgré le gris du ciel, je serai prête à sauter dans les cases d’une marelle imaginaire pour provoquer des interrogations autour de moi. Partager mon bonheur, sublimer les journées qui appellent le printemps, persuadée que le soleil se cache derrière le coin de cet immeuble, je sautille au-dessus des flaques d’eau. Mes ballerines vernies rouges, mon collant noir opaque, mon caban rouge un peu court, ma capuche pour éviter les gouttes, je suis le chaperon rouge, celui qui a avalé le loup.

 

Cette énergie, ce moral bloqué sur le beau fixe, c’est juste le cocktail réussi d’un boulot confirmé par un cdi le mois dernier, l’amour partagé avec mon copain, toujours plus fort, et puis notre décision de nous installer ensemble. Finies les soirées à rentrer sur la pointe des pieds à la maison, chez ma mère, cool mais aussi parfois un brin rigide. Une liberté relative où l’espace de nos envies se heurte à ses frontières et ses habitudes. Certes depuis son divorce, elle a changé, en mal, en déprime puis en bien en croisant un jour un quadra infiniment amoureux d’elle. Des vrais tourtereaux, un cap passé ensemble de la cinquantaine, avec au final, autant pour elle, pour eux, pour nous, le besoin de couper le cordon. Le beau-père, quel terme vulgaire, se révèle être un second père, un fidèle remplaçant de mon père aux abonnés absents. Il m’a aidé, donnant des conseils, des avis, pour laisser mes envies de jeune adulte s’affirmer. Un regard différent de ma mère, de mes dernières années avec elle. Je le dis pas assez souvent, pour ne pas dire jamais, mais je les aime, encore plus quand je les vois amoureux, quand je comprends les douleurs enfin endormies de ma mère, son nouveau sourire, son look glamour. Les derniers mois ont été si agréables, mais j’attends avec impatience mon envol vers un nid plus personnel. Depuis deux jours j’ai les clefs de l’appartement, et aujourd’hui je rejoins mon copain pour tout nettoyer, pour installer quelques meubles achetés en kit hier soir, livrés par beau-papa, au cinquième étage, sans ascenseur. Il m’a parlé de son premier studio, de son déménagement dans une voiture minuscule, des cartons faits, défaits, refaits au gré de sa vie étudiante. Demain arrivera notre futon, un lit japonais pour dormir chez moi, chez nous.

 

 

Copyrights photo blog Et pourquoi pas Coline ?

Copyrights photo blog Et pourquoi pas Coline ?

Deux pièces minuscules, un salon, du moins une table basse, un coin cuisine, un canapé clic-clac de récupération, une chambre, pas très grande, une salle de bain avec une baignoire sabot, digne des années 50, un w-c, deux fenêtres pour la lumière du jour, mais le tout donnant sur un jardin d’une résidence contigüe, donc nous serons au calme, en pleine ville. Un placard géant, tout un mur, avec un coin d’étagères pour les pantalons, shorts et tee-shirts de mon copain, et tout le reste pour mes robes, mes jupes, mes tuniques, mes tops, mes nombreux tops, mes petits pulls et d’autres folies, je rêve déjà devant l’espace vide. Un peu de poussières, les fenêtres grandes ouvertes sur la pluie, l’air chasse l’odeur renfermée du lieu, je regarde les oiseaux sur l’arbre. Trempés, serrés ils m’observent, annotent peut-être leur longue liste d’habitants, à moins que ce ne soient des voyeurs réincarnés en bêtes à plumes. La ville par l’intérieur, le ciel bleu enfin entre deux nuages, je frotte le parquet, je nettoie la salle de bains en envahissant virtuellement de tous mes pinceaux, tubes, pots et autres parfums. La place, toujours plus qu’actuellement et pourtant je vois déjà que tout cela ne sera pas assez grand. Des envies de fêtes avec les potes, de soirées à rire, à refaire le monde, à construire ma vie. Un nouvel endroit et aussi une boîte à souvenirs ouverte pour les prochains jours.

 

Mes ballerines parlent déjà de talons hauts, de bottines et de bottes, de milles accessoires pour mieux sautiller en dansant dans ce studio. Amoureuse, joyeuse, souriante, je me sens si bien, ici, chez moi.

 

NYLONEMENT

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Femmes & Portraits
Tartan Attitude

Sagement installée dans un salon de thé, je feuillette un magazine féminin, des pages people, des pages société et des collections de mode. Mon amie Julie doit me rejoindre après sa séance de soins chez l'esthéticienne. Images de mode à côté de mon thé blanc Dammam, je prends le temps de regarder les idées de la styliste. D'habitude, je tourne sans vraiment regarder, car entre les mannequins trop maigres et leur visage d'adolescente triste, mêlées aux folies soi-disant créatives d'imprimés accumulés, mélangés et mixés, je ne me retrouve pas. Pourtant j'aime sentir l'air du temps pour capturer une tendance, une étincelle de féminité ou un futur basique indispensable. Quadra depuis peu de temps, je cherche aussi des idées pour mes enfants, mes deux filles et mon fils. Balade shopping chaque fin de mois, ou pour leur anniversaire, nous sortons pour trouver notre coup de cœur du moment.

 

Mode d'hiver même si nous sommes encore en été en ce début septembre, le monde n'est jamais en retard pour courir après le temps. Page après page, je vois les couleurs, les pulls longs, les jupes courtes, les collants, les bottes et quelques bottines. Le photographe a enfin réglé son objectif, car les trois derniers numéros, les séries étaient floues, ou avec un coup de zoom décalé. Je ne comprends pas toujours la valeur esthétique du résultat. Du rouge, du tartan, du velours, des résilles, du cuir, des tee-shirts en superposition. Des souvenirs.

 

Tartan Attitude
Tartan Attitude

Petit retour dans le passé, les années de jeunesse, une rebelle attitude, une profonde envie d'emmerder mon père et la nouvelle belle-mère dans leur appartement bourgeois face à la plus belle avenue. Les années collège puis lycée, j'étais en plein bouleversement. Le divorce de mes parents, mes hormones en ébullition permanente, ma grande soeur déjà partie en école de commerce, l'adolescence et les premières fois, surtout la rage d'être moi, sans vraiment savoir ce que je voulais être ou faire de cette grande silhouette. Grandir finalement n’est pas simple, être enfant devient pesant, mais c’est si confortable. Alors un jour, en écoutant des morceaux piratés en concert par des amis, de la musique underground, j'ai vu mon style sur une pochette, une punk révolution. Mes idées et mon corps ont suivi, mes propos aussi. La belle-mère a vu sa nouvelle jupe Burberry devenir plus courte d'un coup de ciseau oblique, idéale avec des collants résille pour sortir un samedi soir sur Paris. Un cuir négocié à Pigalle dans une fripe, et hop je devenais la bad girl de ce groupe. Je forçais sur le maquillage entre deux stations de métro, dans un reflet de vitres, les yeux noirs, les cheveux rapidement décoiffés et fixés avec du gel. Cigarettes bien sûr et autres douceurs de jeunesse, pas vraiment autorisées, je buvais des bières au goulot avec ma bande d’un soir. L’anarchie ne permettait pas un suivi de la masse d’idées et d’énergumènes, leurs libertés étant au cœur de leurs mouvements, de leurs squatts et de leurs envies pour chaque jour. Parfois j’ai été un peu trop loin, entre vomi et soirées trop près des limites. Quelques bières cassées sur un pare-brise, des provocations inutiles, des insultes et des flics, un cocktail trop fort, vite accompagnée d’une soirée dans une cellule, ma tenue punk avait perdu de sa saveur au petit matin. Mon père avait dormi, refusant lui aussi par liberté personelle de venir me récupérer, c’était mon expérience m’avait-il dit simplement, sans autre procès. Si ! un sac plastique devant ma chambre, pour y jeter ma jupette plissée en tartan rouge, mes tee-shirts sales à trous et autres guenilles, le sort était jeté. J’ai repris forme, du moins, je suis partie vivre chez ma mère, plus sobrement, avec mes études devant moi, mon lycée, mon école de commerce, mes sorties moins nombreuses, un calme nouveau en moi, autour de moi. Ma mère m’apportait un cocon d’amour dans lequel je vivais heureuse, avec parfois encore des instants rebelles, plus rares, plus doux, plus chics aussi. 

 

Tartan Attitude

Que cette époque est loin soudain, là devant mon thé, avec quelques macarons, je regarde les tenues des jeunes, plus variées que dans le passé. La mode, ce moyen d’expression pour affirmer son caractère, permet aujourd’hui avec le choix immense de varier son style, d’en changer aussi souvent que souhaité. Je regardais ma jupe droite bleu marine, surlignée d’une finition en cuir sur le bord, juste au-dessus du genou. Un collant noir opaque, des bottines de marque, une belle affaire en soldes mais j’en avais acheté d’autres avant dans d’autres teintes. Un petit pull en cachemire, une douceur inégalable sur un caraco en soie, des folies trouvées avec mon mari lors de son dernier déplacement à New-York, ou peut-être à Londres, j’aime le suivre lors de ses séminaires de cardiologie, en me baladant entre musées et boutiques. Ma vie a suivi son cours, un beau diplôme, une spécialisation et deux entreprises pour devenir responsable marketing dans le luxe. Et le hasard d’un repas, un bel homme, un costume impeccable, de belles références glanées entre deux flûtes de champagne rosé, mon collier de perles qui l'a fait rire. Nous avons eu un coup de foudre mutuel, plaquant nos vies précédentes pour vivre ensemble. Le comble a voulu que j’hérite du fameux appartement haussmannien, re-décoré en devenant maman par trois fois, un fils et des jumelles. Je passe maintenant mon temps à aider une amie dans un projet d’entreprise, j’y pense aussi pour moi, dans le secteur de la lingerie de luxe. Je m’occupe des enfants, de l’école, des sorties, du sport de chacun, des invitations aux anniversaires, et je fais les boutiques avec eux.

L’adolescence les guette, seront-ils aussi rebelles malgré le confort familial ? Dans un carton,  dans la pièce de service, se trouve rangés ma jupette tartan rouge, mes doc martens et autres accessoires anciens, des fripes vintage maintenant. Je porte encore du tartan dans une version chic, plus classique, plus actuelle, pas forcément rouge, plutôt un dégradé de gris. Avec toujours la même belle énergie, une autre féminité.

 

 

Nylonement

 

 

Tartan Attitude

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode

Où ?

 

Ici et là, parfois encore un peu là, juste derrière. Au gré du hasard et plus encore avec une fidélité extrême avec la sérendipité de la toile. Je vois, je m'arrête, je grappille, je trouve quand je ne cherche pas. A l'inverse, je reste parfois sur ma faim, fidèle à des trésors cachés, entre les langues et les milliards de recoins du web. Mais usant de l'anglais, de l'américain, d'autres langues européennes parfois, de l'argot ou des expressions, je rebondis entre les caches, parfois avec quelques graines dorées, parfois des pépites réelles, et puis parfois des sources, des mines complètes. Alors je dévore, je m'engouffre pour prendre tout, pour trier ensuite, pour classer plus finement et ne garder ainsi que les meilleurs. 

 

 

 

 

 

Même si le choix d'une photo plutôt qu'une autre est aléatoire apparemment, il y a toujours un détail, parfois un recadrage de mon cerveau pour justifier de conserver une image, une série de photo, un modèle ou le style d'un photographe. Coup de coeur en premier !

 

 

Exigeant aussi sur la qualité sauf pour les pépites vintage.

 

Seule la curiosité amplifie le phénomène, la quête d'un nouveau graal, d'un nouveau mystère, d'une nouvelle modeuse, d'une nouvelle marque de lingerie, d'un article féministe bien écrit et argumenté, mes choix sont divers, les résultats aussi.

 

 

 

 

 

 

Ainsi d'une photo parfois, un texte, un portrait de femme, une vision d'une facette de la féminité naît, les mots suivent.

 

 

 

 

Nylonement

 

 

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - demain, #Femmes & Mode
En toute saison

Un sms, un long sms de ma meilleure amie, et tant d'émotions en moi.

 

Souvenirs surtout, de cette période post-adolescence, où nous avions pris ensemble un appartement en colocation, pour nos études, nous étions fières de notre bac, fière d'être majeure, totalement libres de nos choix. Des soirées à refaire le monde, les premiers amours, quelques engueulades, beaucoup de soirées complices pour évacuer les frustrations des études, des examens aussi, des premiers stages et bien évidemment des premiers flirts, nous parlions tant, parfaois en cocoonant devant notre télé avec des séries sans fin. J'aimais partager ce temps avec elle, une amitié sincère, des passions communes.

 

Puis est venu le temps de partir chacune de notre côté, de prendre une autre colocataire, déjà oubliée, sans relation aucune, puis une autre avant de m'installer dans mon propre appartement, seule, avec mon premier contrat, je n'ai pas vu le temps passé. D'ailleurs c'est toujours pareil, janvier fini déjà, les fêtes de Noël sont loin, le boulot, les transports et la vie courante, de quoi s'occuper du matin avant le lever du soleil jusqu'au soir, la fatigue et le jour suivant. Peu de temps, sauf pour dormir, pour trouver mon rythme, pour sortir parfois, rarement, pour me poser et profiter du temps libre, je peux lire ou écrire suivant mon envie, tranquillement. Elle, je la revois peu, partie en province avec son amoureux, un beau cadre commercial d'une boîte de chimie, ils bossent dans la même entreprise. Souvent nous parlons, de longues soirées à parler de tout, de rien, du passé et de ses envies futures. 

 

 

En toute saison
En toute saison
 

Là, aujourd'hui, je viens d'apprendre qu'elle va se marier. Dans la tradition, il lui a demandé sa main, un genou à terre, lors d'un week-end dans un lodge en pleine nature. Elle qui rêvait d'enfants et de belle robe, elle va être heureuse. Je serai sa témoin, fière je suis. Une date à venir, probablement pour septembre, dans le sud-ouest, dans un château viticole, une grande fête. Nous en parlerons ce soir, je serai calée dans mon canapé, entre mes coussins doux, dans ma tunique en laine, mon doudou pour un soirée câlins, seule certes. Oui, célibataire volontaire, plutôt de circonstance, car si parfois lors de soirées, ou entre deux réunions, je reçoisde jolis compliments, des propositions pour un dîner, une sortie, je n'en ai pas l'envie , ni même le besoin. Pas inscrite sur les sites de rencontres non plus. Et puis je ne sais pas, oui je ne sais pas si je suis asexuelle, oui, sans libido, sans intérêts charnels, ou simplement ailleurs, sans désirs ni pour un homme, ni pour une femme. Car je me suis posée cette question, surtout après une période de blues, sans épaules pour pleurer, pour câliner, pour aimer, pour simplement parler. 

 

Son mariage sera peut-être une belle occasion de lâcher-prise, de voir d'autres têtes, de revoir des amis communs, de trouver l'étincelle d'une belle émotion.

 

 

Nylonement

Là, aujourd'hui, je viens d'apprendre qu'elle va se marier. Dans la tradition, il lui a demandé sa main, un genou à terre, lors d'un week-end dans un lodge en pleine nature. Elle qui rêvait d'enfants et de belle robe, elle va être heureuse. Je serai sa témoin, fière je suis. Une date à venir, probablement pour septembre, dans le sud-ouest, dans un château viticole, une grande fête. Nous en parlerons ce soir, je serai calée dans mon canapé, entre mes coussins doux, dans ma tunique en laine, mon doudou pour un soirée câlins, seule certes. Oui, célibataire volontaire, plutôt de circonstance, car si parfois lors de soirées, ou entre deux réunions, je reçoisde jolis compliments, des propositions pour un dîner, une sortie, je n'en ai pas l'envie , ni même le besoin. Pas inscrite sur les sites de rencontres non plus. Et puis je ne sais pas, oui je ne sais pas si je suis asexuelle, oui, sans libido, sans intérêts charnels, ou simplement ailleurs, sans désirs ni pour un homme, ni pour une femme. Car je me suis posée cette question, surtout après une période de blues, sans épaules pour pleurer, pour câliner, pour aimer, pour simplement parler. 

 

Son mariage sera peut-être une belle occasion de lâcher-prise, de voir d'autres têtes, de revoir des amis communs, de trouver l'étincelle d'une belle émotion.

 

 

Nylonement

En toute saison

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Femmes & Portraits, #Femmes - demain

Vingt ans, de retour de son école de commerce en province, elle a révisé dans son tgv, profitant de ce long trajet pour repenser à Noël, ici, en famille. Les courses avec sa mère, les instants complices, les boutiques pour essayer des robes avant les soldes, ce petit top pailletée pour elle, et puis finalement, symboliquement aussi pour sa mère. Ses fameusesbottines, le coup de coeur, l'envie soudaine, le bonheur de les retoruver sous le sapin, de les porter maintenant. Un peu froid aux mains, elle se protège, la tête ailleurs en pensant fort à son amoureux, un peu à la famille aussi. Le temps passe trop vite pour combler tout le monde.

 

 

Recto-Verso                 .2/2
 

Quarante ans, un sac, une tablette, un téléphone, un nouveau job après ce récent divorce et tant de questions encore en tête. Les insomnies mais aussi la motivation pour de nouveaux projets professionnels et personnels, elle voyage en région chaque semaine pour coordonner les attentes, former les équipes, donner le bon cap à tous. Elle assure dans ses nouvelles responsabilités, mais l'interrogation reste chaque matin pour gérer ses enfants. Sur leurs routes entre collège et lycée, elle attend les sms pour confirmer le bon réveil, le bon trajet avec des transports pas trop fantaisistes ou en grève, enveloppée dans son manteau, elle pense à son agenda complet pour toute la semaine, ajusté heure par heure. Avec sa jupe en laine, joli tartan, elle soigne son élégance d'executive woman.

 

 

Quarante ans, un sac, une tablette, un téléphone, un nouveau job après ce récent divorce et tant de questions encore en tête. Les insomnies mais aussi la motivation pour de nouveaux projets professionnels et personnels, elle voyage en région chaque semaine pour coordonner les attentes, former les équipes, donner le bon cap à tous. Elle assure dans ses nouvelles responsabilités, mais l'interrogation reste chaque matin pour gérer ses enfants. Sur leurs routes entre collège et lycée, elle attend les sms pour confirmer le bon réveil, le bon trajet avec des transports pas trop fantaisistes ou en grève, enveloppée dans son manteau, elle pense à son agenda complet pour toute la semaine, ajusté heure par heure. Avec sa jupe en laine, joli tartan, elle soigne son élégance d'executive woman.

 

Recto-Verso                 .2/2

 

Soixante ans, et même un peu plus, les années passent, elle sourit chaque matin face à son miroir, sans quête de l'éternelle jeunesse. Les rides son là, la peau et ses petites imperfections, son regard sait les voir, les grossir les mauvais jours, les oublier les soirs de fêtes, les journées de bien-être comme aujourd'hui. Elle se sent si bien dans cette nouvelle vie de retraitée, si libre de profiter de tout, de croquer avec dynamisme les matinées et les après-midis. Des bottines, des soldes récentes, du temps pour cela, avec les amies ou sans, elle galope sur le macadam, avec ce manteau, conseil de son compagnon. Le collant sublime son premier atout, ses jambes, elle emporte avec elle son "petit bazar", dans un grand sac à main, fidèle complice de sa vie quotidienne. Quelques carnets, elle écrit dès qu'elle se pose, dans le métro ou en terrasse, le soir chez eux. Lectrice et écrivaine amateur, elle aime dessiner de mots les silhouettes féminines, celles de ses rêves, celles de ses envies, celles des inconnues. Avec ce short si bien coupé, en cuir, elle assume ses choix de mode, il les aime tous. Depuis si longtemps que son regard caresse ses jambes.

 

 

Nylonement

 

Recto-Verso                 .2/2

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