Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture

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Il était une fois ... une belle histoire qui commence en 2007, en fait bien avant, avec une femme, une inconnue, une femme transparente, une ombre qui  a accompagné tant de vies. Une nounou, une dame au service de différentes familles, où parfois on oublie que les personnes qui s'occupent de nos enfants, sont aussi des humains. Une femme qui souhaitait voir le monde, et qui décida un jour d'immortaliser ce qui l'entourait. Plus exactement la ville, les balades avec les enfants, les gens, les autres, ceux qui marchent, courent, s'arrêtent, reprennent le chemin de leur exsitence, et qui par leur singularité deviennent des portraits, des détails de photos.

 

Et VIVIAN MAIER en a fait des milliers, des dizaines de milliers de clichés sur la vie autour d'elle.

 

Un jour de 2007, un jeune passionné, John Mallof, souhaitant faire un livre sur Chicago, achète sans le savoir vraiment un stock de négatifs, et découvre le trésor. Pas d'or mais du noir et blanc et la vie figée avec un naturel foudroyant. Il tombe amoureux de ces joyaux, veut les partager, mais aussi comprendre qui était l'auteure. Il mettra beaucoup d'énergie à cela.

 

Depuis c'est un phénomène avec des centaines de facettes, des regards, son ragard aussi, des coins de sa vie aussi, des autoportraits parfois, et maintenant un film documentaire, un livre, des expositions dans tous les coins du monde. Unanimement saluée comme une témoin unique de son époque, avec une vérité franche sur les autres, nous, les humains.

 

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Je vous encourage fortement à courir voir les clichés dès aujourd'hui (oui j'ai tardé à en parler) pour aimer notre monde, croiser la nostalgie d'une époque :

Deux galeries parisiennes exposent les photographies de Vivian Maier :

Du 3 juillet au 26 juillet, les Douches la Galerie, 5, rue Legouvé, Paris Xe. Tél. 09.54.66.68.85.

Du 3 juillet au 2 août, galerie Frédéric-Moisan, 72, rue Mazarine, Paris VIe. Tél. 01.49.26.95.44. 
Mais aussi en salle, le film documentaire, foncez : 
Documentaire américano-britannique de John Maloof et Charlie Siskel. 

 

www.vivianmaier.com

www.leparisien.fr/cinema/critiques-cinema/la-nounou-etait-une-photographe-de-genie

 

 

 

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Nylonement 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité

Je suis revenue auprès de ma soeur, un premier été totalement sans enfants, la plus petite, devenue grande vient de finir ses études de droit. Une prolongation en province, un diplôme puis un autre, des années de bonus avec elle, un privilège malgré la vingtaine passée, sa vie de jeune adulte, ses amours, ses humeurs. Mais maintenant je suis seule, comme ma soeur, cet été. Ces enfants sont avec son mari dans leur maison du pays basque, elle doit travailler encore quelques jours, je partage son appartement. Deux chats, une terrasse ombragée, des fleurs partout, un transat et des livres, je picore dans sa bibliothèque. Un lien et un souvenir.

 

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Avec lui, quand nous partagions des moments de lectures complices, sur notre canapé, lui assis, avec un bon auteur anglais, moi allongé, la tête sur ses jambes, avec une romancière américaine. Nous étions écclectiques, gourmands et gourmets de mots, de douceurs et de vérités. Des tas de pages, des romans et des polars, des documentaires, des beaux livres sur l'art ou l'architecture, tout était plaisir de lectures, de découvertes, de nourriture intellectuelle. J'aimais sa frénésie délicate, à chercher des nouveautés, à se tromper et en rire, à dégoter la perle de la saison littéraire. Nous avions tant de choses en commun. D'ailleurs il écrivait si bien, rarement en dehors de ses rapports professionnels, pris par le temps consacré à nos enfants.

 

Eux vivent libres maintenant, et je vois ce vide s'ouvrir plus grand encore qu'après le divorce, j'étais si en colère après cette jeunette, cette jeune femme si élégante, si en beauté, si arrogante à son bras, si différente de moi. J'avais une haine totale, féroce et blessante pour lui reprocher tout, dont ce point de rupture. Je l'ai haï longtemps, montant les enfants contre lui, vainement d'ailleurs, eux n'y voyait que le reflet d'une série télé ou de la suite semblable aux parents des copains. Une vie dissolue, une vrille dans laquelle j'ai perdu mes repères. Des amies, souvent seules, elles aussi, nous avons parlé, beaucoup parlé, de nos vies mais uniquement avec notre angle de vue.

 

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Il y a quelques mois, il est venu pour un papier administratif, une signature dans l'imbroglio administratif digne de Kafka, il m'a laissé une lettre en plus, avec un silence, un départ rapide, mais un regard que je lui connaissais. Je ne l'avais pas revu depuis notre rencontre, nos premiers amours, nos soirées collées l'un à l'autre, amoureux et fusionnels. Mais cela était si loin, car entre-temps des enfants nous avaient écarté pour marquer leurs places. Un éloignement. Dans ce courrier, il s'excusait de cette situation folle, de mes souffrances, prenant sur lui les erreurs, et avouant m'aimer encore. Je l'ai lue, relue, tant de fois, cette lettre. Dans mon sac à main, elle est pliée dans un coin, la plus belle déclaration d'amour.

 

Oserais-je l'appeler un jour, car oui, suite à cela j'ai vu une psy, une femme qui m'a poussé à lire la lettre à voix haute, à comprendre mon parcours, le sien, le nôtre à reculons. Elle ne cherchait pas de coupable, ni de bouc-émissaire, mais une solution, une vérité, plus complexe qu'une simple aventure, qu'une simple jeune femme passée entre lui et moi. Notre rupture était due à l'oubli de notre vie amoureuse, dans une routine évidente. Et oui j'étais complice. Lui et moi, nous avions travaillé un peu plus pour une belle maison, pour les enfants, pour la fatigue des week-ends, pour tout leur donner. Rien de plus, rien pour nous. 

 

 

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Une larme en regardant à travers le balcon ce couple, de mon âge qui s'embrasse, si amoureux, ensemble. Et si je l'appelais encore. Hier j'ai essayé, mais il semblait absent. Depuis si longtemps.

 

 

 

 

Nylonement


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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité

Voir le chemin derrière soi, non avec une profonde nostalgie, non pour corriger les erreurs, juste pour l'apercevoir, se gorger des moments intensément bons avec elle. Dans cette petite maison prêtée par des amis, les prairies et les moutons qui jouent d'ilôts en ilôts avec la mer à marée haute, je découvre des livres laissés sur un meuble ancien. En échange de ma présence, je refais leur salle de bain, avec un esprit rétro mais des finitions propres et sans fuite. 

 

 

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Le reste des journées est fait de balades, de moments libres, de repas simples entre poissons et crudités, des légumes du coin, des sourires avec les petits commerçants, des échanges simples, des bouts de relations sans la foule de la ville. Avec ma baguette sous le bras, je croise d'autres couples, et là je pense à elle. Oui cette femme, ma femme que j'ai tant aimée, si longtemps aimée. Une vie de douceur, une rencontre dans cette université où notre plus jeune fille a fait son droit comme nous, des souvenirs ce jour-là en revenant pour son diplôme, mais nous n'étions plus main dans la main, juste de passage, récemment séparés.

 

A cause de moi, oui, une jeune femme, mon statut de quinqua naissant, la belle et la bête, une erreur de casting, une faribole de quelques mois, une belle aventure, des soirées, des week-ends amoureux, des parties de jambes en l'air, de la lingerie sur les meubles, le sol, futilement rien, juste du fun. Puis un jour, face à moi, un divorce, un vide total, des souvenirs et des enfants devenus grands, une vie partie en fumée, mais avec des bulles de champagne pour fêter tout cela. Naturellement la belle est repartie dans un autre coin de France, une belle mutation, des déplacements, des espacements, la découverte d'une vraie erreur de casting. 

 

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Oui j'aimais encore ma femme, je l'aime toujours. C'était de ma faute, et j'en ai parlé à un psy, un homme qui a entendu mes complaintes, mes fautes, ma vie pro et personnelle, mes hauts et mes bas. Et un jour, il m'a demandé "et votre femme dans toutes vos errances ?". Force était de prendre sur mon dos les erreurs de notre couple, de ce divorce où elle avait forcément raison, où elle garderait la maison, où elle aurait gardé les enfants si ils avaient été plus petits, où j'était le fautif. 

 

 

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Ramenant un papier pour une signature, sans dramaturgie, je lui laissé une lettre pour dire tout ce que j'avais sur le coeur, là ici, au fond de moi, de ma bêtise mais surtout du temps plus important encore le temps ensemble, non sa nostalgie, mais le fait de l'aimer encore. Je n'osais aller sur la pente ouverte par le psy, et si "vous aviez oublié d'être un couple, au lieu d'être des pros et des parents uniquement", et si "Madame avait oublié de vous séduire encore", et si "vous aussi vous aviez oublié"... tant de questions dont je prenais encore la charge. Le sable entre les doigts de pieds, les pas, le ciel et ses nuages si beaux, si dessinés sur ce bleu vif.

 

Aujourd'hui je marche, je pense encore à ces mots, à mes mots. Je n'ai pas eu envie de donner la clef à mon psy, je n'ai pas envie de lui reprocher, à cette femme, à mon ex-femme, des éléments de notre vie. Nous avons peut-être oublier d'être un couple dès l'arrivée de nos enfants, un oubli passif, une perturbation devenue une météo instable puis calme, définitivement calme. Une routine. Je rentre pour prendre un thé chaud, là face à la mer, au vent qui se lève, à ce plaisir d'être seul soudainement, comme seul au monde, avec elle dans le coeur. Bien là.

 

 

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Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Assise dans la voiture, face à la route, entre camions et fourgonnettes, dans le flux de ce vent chaud, la fenêtre ouverte, je roule. Un rituel, une habitude, une routine, chaque été, presque à la même date, en cette fin de juillet, je prends une journée pour filer sur le macadam.

 

Etrange cérémonie avec la même station-service, quasiment les mêmes têtes, le même sandwich, le même arrêt-pipi, le même temps lourd, cette chaleur lourde, un poids sur mes épaules. Je redémarre, je file, je change pas d'itinéraire même si il y a des travaux, car à chaque endroit, là encore, je revois ces lieux communs à notre parcours. Son village, sa maison de famille, cette petite rivière où je venais avec elle, mon frère, mon père et quelques cousins. Un pont de pierre, du recul, un saut dans les souvenirs. Des chansons, un film de nos vies.

 

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Là une place devant une église, un clocher seul sans son transept, disparu durant la guerre, conservé ainsi, des prés, des vaches, des nouvelles maisons, je perds mes repères, des lieux un peu différents depuis mon enfance, des boutiques fermées en centre-ville, un café désuet, un nouveau supermarché à la sortie de cette ville de province. Une pause, les portes ouvertes, pour lui parler. Là devant ce cimetière, où elle repose depuis trop longtemps déjà, assez pour ne plus être de la famille, oubliée de mes enfants, oublié de nos repas. D'ailleurs même moi, je n'ai plus le coeur à venir ici, je suis un peu perturbée chaque année avant la date qui l'a vue partir, mais aussi ce manque soudain en moi. Des larmes, oui, grosses, chaudes, lourdes et déjà, comme à chaque fois, j'attends sa main douce sur mon épaule, ses paroles et son mouchoir de coton blanc, son parfum.

 

 

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La chaleur ramène des parfums, des herbes chauffées par le soleil, le foin, des feuilles, un brin de chèvre-feuille, des lavandes inconoclastes ici, des fleurs, de la verdure, elle qui est là, presque là. Je me tourne pour saisir le bouquet de fleurs blanches, une tradition de son vivant, une lubie qui faisait battre son coeur, si fort quand toute petite, avec mes sous, ceux de mon papa aussi un peu sans doute, de ma petit voix, je les prenais chez la fleuriste. Et ensuite avec une fierté sans commune mesure, je lui donnais en rentrant dans la cuisine où elle préparait le repas de son anniversaire. J'aimais sentir ses jambes, ses bras, son tablier sur sa robe toujours si simple et féminine. Je pleure en faisant les derniers pas au-dessus de cette pierre de granit. Je pense fort à elle, juste aujourd'hui et tant d'autres jours, je reste fière pour elle, je garde cette force comme elle me le montrait. Maman tu me manques, aujourd'hui, hier et demain.

 

D'une main, je sors le mouchoir, j'essuie mes larmes, je lève les yeux au ciel, et je t'envoies des bises. Elles s'envolent dans un souffle de vent.

 

 

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Malgré les mots, malgré chaque jour un peu de romance pour décrire les féminités,

je dédie ce texte à toutes et tous, qui n'oublions pas nos proches,

partis un jour, dans nos coeurs toujours.

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

La terrasse était surchauffée par le soleil, hier encore je ne pouvais sortir de peur d'être transformer en homard, rouge mais pas forcément succulent. Et puis soudain, le vent, des bourrasques, des volets qui claquent, des chaises en plastique qui raclent le sol en avançant vers la table, seules. Un coup de tonnerre, des gouttes, des grosses gouttes de pluie, un orage d'été. Court et fort, une mare d'eau, un jardin qui sourit, relève les épaules en se gavant de cette manne nouvelle.

 

 

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Derrrière les vitres, je vois les dalles humides relâcher une respiration, sous forme de vapeur, la température est plus douce, tout le monde sort pour inspirer ce nouvel air.

Moi aussi je reprends place sur le transat, humide mais chaud, une serviette, mon corps en maillot de bain, je regarde au loin les montagnes, les pins, cette végétation sèche. Quel bonheur cette première semaine de vacances, seule. Première fois depuis des années, premiers moments sans lui, sans ce plafond de plomb qui s'installe dans un couple à la dérive. Oui, sans amour, mais avec tant de routine pour tuer les dernières attaches entre lui et moi, un vide naturel, un réel manque d'envie. Alors les enfants grands, bien conscients de la situation, étudiants ailleurs, on a décidé de divorcer, de se séparer en premier lieu, de vivre nos vies, car rien n'est plus en commun.

 

 

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Quelques mots en arrivant ici, avec la vieille dame qui loue cette maison d'hôte, et puis cette nouvelle solitude, ce pays que j'aime tant, ce paysage chaud, dur, si véritable, si loin de la ville grouillante, ici je me retrouve. Hier il y a eut quelques larmes et une copine au téléphone pour passer à autre chose, des regrest mais curieusement aucun remord, rien à regretter, c'était ainsi, une lassitude, un éloignement en désamour de l'un et l'autre, une non-vie commune.

Et maintenant, que vais-je faire ? car si nous avons oublier de nous aimer en bossant beaucoup, en élevant nos enfants, en construisant notre maison, maintenant la vie est encore longue, à peine quinqua, je dois peut-être revoir ma vie, mon corps, mes envies, mes sentiments. Vaste chantier, mais une énergie nouvelle, des copines, des collègues, certaines comme moi, à un tournant, avec des rires, des motivations multiples pour changer. Oui je vais changer.

 

 

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Revoir mon image dans le miroir, certes j'ai vieilli, je ne suis pas trentenaire mais pas non plus une vieille, trop fanée, trop usée, trop âgée. D'ailleurs c'est ma tête qui a envie de revivre avec un corps plus harmonieux, avec une taille qui sera la mienne, une robe dessus, des hanches rondes, les miennes. Les soldes ont été chaussures et petits accessoires, les prochaines, après un peu de sport seront plus mode encore. Rassurez-vous, pas de programme minceur, ni de relooking trop intensif, mais juste cet équilibre entre mes menus, mes envies, mes craquages, mes soirées seules, mes doutes, mes soirées copines, mes nouvelles envies d'une silhouette plus vive, moins relâchée. Paradoxalement c'est un peu de lâcher-prise qui me fera du bien, au boulot, en vacances, mais avec quelques motivations différentes, pour me plaire, pour me regarder à nouveau dans le miroir, pour me voir comme j'ai envie d'être, et ne rien regretter. Tous les éléments sont entre mes mains, entre mes courbes et mes yeux.

 

Et ce copain d'avant, recroisé par l'intermédiaire du net, si je prenais enfin confoance en moi, pour le séduire, pour le faire chavirer, pour l'avoir plus près de moi, plus tout à fait seule. Un été, des vapeurs intérieures. Et si j'allais marcher après cette pluie, sentir mon corps, l'effort, ressentir la nature autour de moi, refaire les premiers pas d'une nouvelle vie.

 


 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon 50-60

Pour compléter avec pédagogie notre musée du bas nylon (virtuel car accessible 24h/24 comme tous les articles de ce blog, et receveur de toutes vos photos personnelles de pochettes, de publicités ou de bas vintage), je souhaitais partager avec vous des objets trouvés par ma compagne, sur le net ou lors des brocantes.

 

En premier lieu, des bas indémaillables, des bas noirs à couture, livrés ici dans une boîte en bakélite (un plastique primaire lisse et cassant) probablement de la fin des années 50, début 60. La marque est le BAS TISSE, qui par son intitulé donne le ton d'un bas tissé et non comme les bas nylon, un bas tricoté. Sa texture est certes agréable mais elle n'est pas de la même douceur que les plus beaux nylon cristal à couture actuels ou vintage. Les explications d'époque vantent les mérites nombreux d'un bas qui ne filera, qui durera toute la saison, car c'est "le plus solide du monde".

Savoureuse anecdote !

Choix nouveau aussi avec l'arrivée de ces bas sur le marché, souvent plus chers mais plus durables malgré ces 15 deniers. Une régression malgré tout en qualité du toucher.

 

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Et comme il n'aurait pas été juste de vous parlé de bas indémaillables sans vous parler de remaillage. Spécialités de petites mains expertes, souvent compléments de revenus pour des couturières ou des femmes au foyer, le remaillage était une seconde vie offerte à des bas en soie, puis en nylon, car n'oublions pas que ceux-ci coûtaient assez cher pour un budget d'un ménage non bourgeois. Alors les femmes donnaient à des remailleuses, des petites boutiques où l'on cousait avec le fil de la même teinte, avec une aiguille spéciale, annexée à un crochet fin, les deux bords incriminés. Suivant l'état et le vécu, mais aussi la taille de l'incident, le remaillage était quasi invisible, ou ressemblait à une surépaisseur verticale sur le fond transparent du voile de nylon. La richesse conditionnait le taux de remplacement des bas, mais aussi le nombre de ravaudage de ceux-ci.

 

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Vous pourrez noter le nom inspiré du produit "la tombapic", une aiguille à remmailler les bas automatiquement (automatique relatif ...). Le terme "remailler" peut s'écrire aussi "remmailler", ou "ravauder", "recrocheter" ou "marveliser" (cette dernière extension est due à une machine Marvel utilisée par la marque de bas Vitos, qui "effaçait les fils tirés" terminologie étrange. voir ci-dessous la machine à la foire de Paris).

 

Pour des informations complémentaires et complètes, je vous conseille ce lien :

www.memoirecivaux.msh-paris.fr/dossiers/1-commerce-et-artisanat/dossier-sp%C3%A9cial-les-remailleuses.aspx

 

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture

Maison Européenne de la Photographie

 

Après trois jours de soleil intense, les gouttes reviennent sur Paris et quelques autres belles régions, heureusement les robes restent de circonstance, la chaleur sera plus douce. Une bonne raison pour se glisser dans un cinéma, un bon restaurant et encore mieux dans un musée ou une exposition photo.

 

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Celle-ci est formidables, un véritable voyage au coeur du continent africain, avec les femmes, les mères, les filles, les chefs de famille, car dans tous pays africains la Famille est un cercle polymorphe, ouvert aux cousins et cousines, au coeur et au partage.

 

Une belle retranscription de ces liens avec des photographies de remarquables qualité car elles vous emmènent au coeur des sentiments, avec des explications, avec la vie sociale, la chaleur africaine. Deux photographes Françoise HUGUIER et Marie-Paule NEGRE ont traversé le Mali, la Mauritanie, le Burkina-faso et d'autres beaux pays pour donner leurs meilleurs clichés mais aussi des films.

 

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Faites le détour, vous ne serez pas déçus, des féminités si rayonnantes, si chaleureuses.

 

 

MAISON EUROPEENNE de la PHOTOGRAPHIE

5/7 Rue de Fourcy - 75004 Paris

jusqu'au 31 août 2014

 

www.mep-fr.org/evenement/regards-de-femmes-sur-lafrique

 

 

Nylonement

 

 

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