Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture
Exposition : Egon SCHIELE à la fondation Louis Vuitton
Exposition : Egon SCHIELE à la fondation Louis Vuitton
Exposition : Egon SCHIELE à la fondation Louis Vuitton

Voilà une exposition indispensable pour 2018-2019, celle consacrée à l'artiste autrichien Egon SCHIELE, un peintre génial et torturé par son art. Un précurseur car comment crée des personnages aussi malmenés dans leurs postures, dans leurs silhouettes, pour réinventer leurs corps, femmes ou hommes. Comment faire cela surtout au début du XXe siècle où le conformisme et le classicisme sont de rigueur ? L'artiste semble l'oublier ou simplement est-il déjà dès son plus jeune âge en rébellion, dans une autre dimension de l'âme humaine. Il voit et dessine déjà les autres autrement, dans des coups de crayon marqués, des instants soulignés, des approches peu conventionnelles, et il ajoute ses couleurs, ses teintes de brun allant du rouge au orange en suintant vers les ocres, toujours là sur la peau des corps. Le vert aussi s'invite, il peint des corps nus ou demi-nus, des tissus froissés, des visages marqués par la douleur, ou simplement une interprétation d'angoisse dans le regard du peintre.

 

Cette exposition permet de voyager (sans trop d'explications, par périodes) dans sa courte vie, car il produit beaucoup entre 14 et 27 ans avant d'être fauché par la grippe espagnole. Il écrase ses couleurs, il dessine et crayonne beaucoup même sur du papier d'emballage, il fige la vie et les sensations de sa poésie personnelle des existences. Donnant une version singulière et typée de son regard sur les femmes, toutes les femmes et de tous âges, il construit une oeuvre. Peu connu en France, très respecté (oui après avoir été rejeté longtemps, voire méprisé) an Autriche, son style est unique. Alors l'aimerez-vous ou pas ? Je ne sais pas, mais sa vérité m'interroge, ses couleurs me captent, me rassurent, m'emportent même à écrire. Un univers unique !

 

PS : pourquoi la "scénographe de l'exposition" a entassé certaines séries de dessins sur un mur pour laisser ensuite un dessin seul sur un autre ?

 

 

Exposition : Egon SCHIELE à la fondation Louis Vuitton
Exposition : Egon SCHIELE à la fondation Louis Vuitton
Exposition : Egon SCHIELE à la fondation Louis Vuitton
Exposition : Egon SCHIELE à la fondation Louis Vuitton

Une belle exposition, à voir cette semaine absolument , juste avant le décrochage de cette sublime rétrospective Egon Schiele à la fondation Louis Vuitton.

 

Sinon, vous devrez aller vous balader à Vienne, dans les musées de la capitale autrichienne pour apprécier d'autres toiles et dessins de cet artiste si inspiré.

 

 

Nylonement

 

Exposition : Egon SCHIELE à la fondation Louis Vuitton
Exposition : Egon SCHIELE à la fondation Louis Vuitton

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture
Exposition : Basquiat à la Fondation Louis Vuitton
Exposition : Basquiat à la Fondation Louis Vuitton
Exposition : Basquiat à la Fondation Louis Vuitton
Exposition : Basquiat à la Fondation Louis Vuitton

"No comment " .... voilà ce qui aurait pu être mon seul commentaire sur l'exposition Jean-Michel BASQUIAT à la fondation Louis Vuitton à Paris mais il faut y ajouter quelques mots.

 

Une petite file d'attente dans le froid de janvier 2019, l'envie de retourner une fois de plus dans ce musée génial, tant par son architecture qui surprend, dérange peut-être mais charme beaucoup avec ses coins et recoins, nombreux étages et plateformes, mais surtout par ses expositions semestrielles si ambitieuses. Nous venons ici tous les six mois avec la même envie de gourmandises culturelles, pour revoir des peintres connus, mais aussi pour ouvrir notre champ de réflexion.

 

Et Basquiat n'était pas un inconnu sur mon chemin avec l'Art, une longue route commencée il y a plusieurs décennies par des expositions au bras de mes parents, en France et ailleurs. Des dizaines pour ne pas dire centaines de visites, des milliers de toiles, de papiers, de sculptures, de tapisseries, de photos et de vidéos avec quelques performances vivantes incongrues le plus souvent. 

 

Mais là, sortant de l'autre exposition sur Egon Schiele, je suis redescendu dans un monde de graffitis, de modernité, de gloubi-boulga colorés, de colères jamais contenues, de colères encore et toujours, de haine parfois, de violence toujours. Mes ressentis n'ont jamais accroché si ce n'est un un simple regard sur les matières et la technique, mais ont divagué vers une ambiance new-york fric et cocaine, folies et faiblesses, profits des uns, mépris de l'autre. Sombre histoire d'une vie auto-consumée, je n'ai pas trouvé de clefs pour aller vers une des très (trop) nombreuses toiles en maxi-format, avec des couleurs jetées, des revisites inachevées, des couleurs dessus encore, des collages furieux.

Un seul marqueur : la violence !

 

Oui je dois l'avouer, ce n'est pas du tout mon univers d'émotions pour une quelconque expression !

 

 

Nylonement

 

Exposition : Basquiat à la Fondation Louis Vuitton
Exposition : Basquiat à la Fondation Louis Vuitton
Exposition : Basquiat à la Fondation Louis Vuitton

 

Exposition Jean-Michel BASQUIAT

à la fondation Louis Vuitton

jusqu'au 15 janvier 2018

 

 

Exposition : Basquiat à la Fondation Louis Vuitton

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture
Exposition : Nikos Aliagas - Instants photographiques

Une exposition de photos, d'un homme connu, très connu , trop connu peut-être pour ses nombreux talents d'animateur de télé et de radio, Nikos Aliagas, mais là, vous êtes devant les clichés, uniquement le résultat d'une vision.

 

Certes la technique est toujours derrière toute photo, mais c'est l'âme des détails, de la composition et du cadre, la partie artistique qui parle ici. Car l'auteur-photographe à ses rares heures perdues, aiment croiser des anonymes (à l'antipode des célébrités de son quotidien), des gens vrais, des paysans, des artisans, des personnes habitées par leurs silhouettes, leurs âges, leurs corps authentiques. Ici des visages, des yeux qui ne peuvent dire que la vérité, qui renvoient l'empathie reçue, des mains qui travaillent, rudes et plissées, vraies elles aussi. 

 

Tout ce beau travail est souligné de douceurs, d'une volonté de ne pas trahir sa vision, ces instants non pas volés mais figés pour mieux exister dans le temps, non pas des souvenirs, mais une touche de vie en prolongation. Un monde globalement en noir & blanc, avec des contrastes superbes, des lumières intenses (ah la Grèce ou d'autres pays du soleil). 

 

J'ai particulièrement adoré les formats (2m par 2m, voire 3m par 4m), les grands volumes pour mieux en apprécier les détails, les zooms de notre propre regard dans les salles d'exposition de la Grande Arche. Quelques portraits vraiment marquants et même en bonus une photo de crinière de cheval, juste traversée d'un bras humain caressant. Sublime !

 

Exposition finie à la Grande Arche de la Défense - Paris, mais d'autres suivront.

 

Exposition : Nikos Aliagas - Instants photographiques
Exposition : Nikos Aliagas - Instants photographiques

Pour vous replonger dans cet univers souvent en noir & blanc, il vous reste un très beau livre, avec d'autres espaces comme des champs d'oliviers sous le soleil de Grèce, des ruelles mais le plus souvent des gens, des rencontres et des sourires, magnifiquement mis en valeur.

 

Nikos Aliagas

"L'épreuve du temps"

 

 

 

Exposition : Nikos Aliagas - Instants photographiques
Exposition : Nikos Aliagas - Instants photographiques

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture
Livre : Le déjeuner du Lundi -  Jean DUTOURD

Un repas hebdomadaire, comme une routine qui ennuie tout le monde, le fils, le père et l'oncle, mais aussi un moment complice pour refaire le monde qui les entoure, en prenant le temps de manger l'entrée, le plat, le fromages et sa salade et les desserts, en buvant aussi, en donnant son avis sur les dernières décennies (juste après la guerre pour le contexte).

Intéressant par le style narratif dépouillé et captivant à la fois, vous emportant comme un 4e convive.

Bon repas !

 

 

Livre : Le déjeuner du Lundi -  Jean DUTOURD

 

Le déjeuner du Lundi

par Jean DUTOURD 

de l'Académie Française

 

 

 

Bonne lecture

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous, #Femmes - demain, #Femmes - Duo de générations
White Monday

Reprendre le cours de cette nouvelle semaine, en pensant à hier, dimanche, installée dans mon canapé, à boire du thé noir, en pleine lecture, j'étais si bien. Une pause, je me suis offert un weekend de trois jours, et aujourd'hui je retourne au boulot avec l'esprit libre. Mais en évitant les discussions autour de la machine à café, avec le même sujet obsessionnel depuis lundi dernier, les bonnes affaires, les remises et les promotions folles.

 

Moi, j'ai pris mon vendredi pour aller voir deux expositions, pour ne pas les rater, et surtout pour profiter du calme ambiant, loin des magasins, loin de vague de consommation, d'idôlatrie de ce besoin compulsif d'avoir toujours plus. Ensuite j'ai flâné pour aller prendre tranquillement mon repas dans un restaurant à vocation d'insertion. le café joyeux au coeur de Paris. Un lieu sympathique, où le personnel est un mixte naturel de personnes avec des handicaps, pour mieux comprendre nos différences et plus certainement nos réalités. Délicieux dans l'assiette, détendue pour l'ambiance.

 

Samedi, j'ai marché pour aller dans un dépôt Emmaüs, avec mon sac à dos, mon parapluie, mon sourire aussi. Détente toujours, pas de queues à la caisse, pas d'affolements excessifs dans les rayons, juste du temps pour passer entre les allers d'étagères remplies d'objets recyclés, utiles ou non, mais en quête d'une nouvelle adoption. Un coup de coeur, un besoin, une futilité, dans tous les cas, c'est pour une bonne cause, et une réutilisation en phase avec le développement durable. Moins de déchets, plus d'échanges car ici les bénévoles ou les personnes en réinsertion, toutes sont souriantes, promptes à vous renseigner, vous guider et surtout vous emporter dans les souvenirs d'un objet, des souvenirs d'un lieu ou d'une époque. Tous les styles se croisent, s'amusent les uns des autres, du kitsch impossible au design vintage trop marqué, toutes les matières s'expriment. 

 

Alors fidèle à mes mauvaises habitudes, oui je consomme trop de mots, trop de voyelles et de consonnes, j'ai dépassé mon quota d'adverbes, de locutions et de paragraphes mais heureusement je ne paye pas d'impôts sur la culture. J'ai pris quelques livres, quelques romans mais aussi des livres de voyages, des vieilleries pour comprendre la vision de notre modernité actuelle vue depuis les années 50 ou 70. Un regard dans le rétroviseur sur le monde d'aujourd'hui, une lecture riche et édifiante, car parfois ils se trompent, parfois ils annoncent nos erreurs. Des livres, encore quelques uns, bref un sac à dos rempli et un second sac plein. Je suis revenu, j'ai réchauffé mon pot au feu, les saveurs pour donner une belle odeur à la maison, j'ai posé mes fesses dans le canapé, j'ai lu jusqu'à m'endormir sur les pages. 


Des livres toujours, du thé dimanche, rien de plus, des mots et encore des mots. Aucune dépense sauvage, juste du bonheur pour moi, en aidant indirectement les autres. Je me sens beaucoup mieux ainsi, même avec mon vieux mobile, acheté sans aucune promotion, il y a si longtemps. Tout cela suffit à ma vie.

Simplement.

 

 

Nylonement

 

White Monday

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Publié le par Gentleman W.
Tant de vie

A l'ombre de mes rides, j'aimais ces jours de semaine où le temps passait sagement derrière ma grande baie vitrée. Alors que mes consoeurs de cette maison de retraite se gavaient de télévision, je prenais un grand plaisir à lire des livres, des romans et des essais, mais aussi des magazines pour suivre la vie imaginaire des uns, les actualités des autres. Et j'ajoutais à cela une vue panoramique sur la rue, sur cette place derrière les marronniers et sur ce parking extérieur bordé de restaurants divers. Mon passé de psychologue et sociologue justifiait peut-être de cette dernière gourmandise à regarder bouger le monde. 

 

Tant de situations et de conciliabules devant mes yeux, sans autre son que les bruits assourdis des voitures qui roulaient au loin, mais absorbés par les vitres. Donc tant de vie, de parents tirant les enfants, en tenant leurs cartables sur l'épaule, en remettant pour la cinquième fois la capuche car le vent soufflait fort ce matin-là, tant de jeunes gens hurlant leurs espoirs, leurs amours en travers de la rue, se chahutant avant de se coller à nouveau à leurs écrans de téléphones. Tant d'autres portraits chaque jour renouveler, autant de discussions imaginés dans le bouche de ce couple qui se retrouvait avec plaisir le soir,  main dans la main, avec leurs sacs, tant d'autres couples s'engueulant ici sur ce trottoir, pour cette infidélité ou ce retard routinier, préparant leur divorce ou des retrouvailles allongées. J'envisageais tout et encore plus, je rêvais à voir cette jeune femme, un peu perdue, cherchant son chemin vers une nouvelle entreprise, ou simplement un magasin de chaussures. Il n'y avait jamais de moments vides, car toujours un groupe ou un homme avec son chien venaient égayer mon quotidien. Au pire, je reprenais ma pile de livres, choisissant au hasard un nouveau livre, prenant dans mon tiroir un marque-page, ceux dessinés par mon compagnon ou offert par des amies. Un lien, un souvenir fort, un détail à glisser entre les pages.

 

Je repartais ailleurs, je voyageais avant le prochain repas ou la prochaine visite d'un proche, plus surement d'un aide-soignante. De toute façon si mon corps devenait vieux, que mon visage se plissait de bonheur consommé, je restait vive intérieurement. Heureuse de cette vie, encore plus de cette sérénité calme voire studieuse à observer les autres. Car tant d'angles s'offraient à moi quand ces passants anodins marchaient, couraient, s'arrêtaient, virevoltaient, riaient ou pleuraient. Leurs visages, juste ces expressions simples, héritées de nos origines animales, juste cela pour comprendre leurs envies, leurs doutes et leurs besoins. Mais aussi leurs mouvements, leurs pas ou les silences de l'attente, tout recelait un comportement. Et ma gourmandise, sans sucres et sans gras, c'était la mode, cette variété multiple de tenues. Tous les âges, toutes les morphologies, toutes les cultures, toutes les femmes et leurs corps. Ce voyage infini !

 

Nylonement

Tant de vie

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode

Premier givre d'hiver même si le calendrier indique Novembre donc l'automne, je ne voyais plus la pelouse extérieure mais une étendue blanche et froide. Au-delà de ma vision, la température égarait mes ressentis car le vent venait de s'engouffrer dans mon manteau encore ouvert. Un peu surprise dans mes habitudes avec cette nuit installée maintenant au-delà de mon départ, le noir estompé certes par les lampadaires allumés et leurs lumières jaunâtres sur les trottoirs en marge de ce jardin central dans la ville, je tentais de trouver de nouveaux repères. Avec en premier lieu, mes gants perdus dans mon grand sac à main, emmêlés dans les coins et recoins de cet espace au féminin, je m'étais arrêtée pour les enfiler au plus vite, pour oublier ce froid mordant. Enfin, mon écharpe remise autour de mon cou, sans aucun accès pour la brise, mon manteau zippé de bas en haut, je pouvais avancer vers l'arrêt de bus. Toujours mes yeux sur ce chaos givré de mille et uns pics de glace sur autant de pics d'herbes, et quelques boucliers plus larges formés par les feuilles mortes des érables voisins, ce spectacle fascinant de la nature rappelait l'entrée dans ce tunnel des saisons froides, jusqu'en mars prochain.

 

Une petite sonnerie, quelques passants comme moi, je montais pour trouver une place assise, dans la chaleur rassurante des transports en commun. Devais-je sortir mon livre ? Lui aussi prisonnier dans mon sac, sûrement tombé tout au fond, coincé sous un agenda et une de mes trousses à maquillage, je doutais de ce choix pour occuper mon temps durant les vingt prochaines stations, surtout avec aucune envie de retirer mes gants, de perdre cette protection contre le froid. Il semblait entrer partout, profiter de toutes les opportunités pour me geler, pour m'embrasser le moindre pli du cou, se faufiler sous le manteau. M'envelopper de sa sensation malsaine. Je ne voulais pas de lui en plus de ce manque de lumières. 

 

 

Fine glace

Heureusement à cette heure, en ce samedi matin, peu de monde montait dans sur cette ligne, limitant les ouvertures de portes, les moments glacés avec les courants d'air. Rien à faire si ce n'est regarder le lever de soleil sur les allées de platanes des grandes avenues de la ville, entre les résidences et autres alignements de petites maisons de banlieue. Le rose et le violet soulignaient l'horizon, le orange marquait les contours vers le ciel partiellement bleu mais encore plongé dans le noir, un presque noir chargé de quelques étoiles encore lumineuses.

 

Je pensais déjà ma boutique, à ma librairie et ses livres sages. Mes étagères, mes entassements de livres d'occasion, mes tables avec les nouveautés, mon coin lecture pour les enfants, ce banc en bois patiné par tant de lectures de bandes dessinées, par tant de contes et d'histoires de princesses. Mon univers était là-bas après le troisième feu tricolore, la devanture bleue avec ce givre blanc sur la vitre, sur les deux arbustes, résistants, plantés dans de grands pots extérieurs, en grès émaillé bleu roi, je les distinguais déjà.

Mon premier geste irait vers le radiateur pour raviver la chaleur, puis vers la machine à thé et à café. Je pourrais alors poser mon manteau, mon écharpe et mon sac, ainsi que mes gants. Avec mes chaussures de cuir épais, mon collant en laine gris chiné, ma tunique de laine, mon univers de papiers et de mots, ce tout qui me rassurait et m'enveloppait de sérénité, le jour s'affirmerait. La petite clochette de la porte attendrait mon premier client, et le givre s'effacerait de lui-même pour revenir demain.

 

Nylonement

 

 

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