Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

 

Continuer à marcher, encore quelques pas, encore un peu pour m'aérer la tête. Sortir de cet hôpital même si les soins et surtout le personnel sont là pour moi, mais j'ai tant envie de voir du ciel bleu, de le croire immaculé pour me réchauffer. Mon corps souffre de cette putain de maladie, celle qui dévore mon sein gauche. Quelle injustice, quelle merde, les douleurs me rendent grossière pour la première fois de ma vie, je ne sais plus quoi penser.

Car comme beaucoup, j'ai fait ce qu'il faut, prévenir avec des visites bi-annuelles pour une mammographie, avec entre-temps des palpations chez mon gynécologue. Un suivi régulier pour ne pas y penser, pour montrer l'exemple, pour être sur d'être bien dans mon corps de femme. Et puis soudain, la première crampe, là en soulevant le bras, en nettoyant des vitres dans le salon, je me suis dit que je vieillissais un peu, le ménage en plus du travail. Mais les souffrances sont venues me relancer même en pleine lecture, sagement calée dans mon canapé. Tendre le bras pour ma petite tasse de thé, la relance, et donc une visite chez mon médecin, les autres rendez-vous ont vite suivi. Nombreux pour faire des examens, pour me découper en tranches fines avec les scanners et autres TEP, j'ai visité les cliniques, attendue des heures des spécialistes surchargés. Assommée par la sanction, surprise mais surtout victime d'une injustice, j'ai pleuré, libérant mon corps de cette nouvelle affreuse, impossible. Oui j'a renié ce sein, j'ai refusé cette déclaration trop facile dans la bouche de cette femme médecin. Un cas parmi d'autres, non pas vraiment, c'était moi, face à cette nouvelle i-m-p-o-s-s-i-b-l-e.

 

 

Marcher
Marcher

 

Vivre avec, l'annoncer aux autres, mes proches, mes enfants, mon mari si souvent absent, devenu un fantôme, mes parents, mes amies, mes collègues. La douleur, la fatigue surtout et tout cela démultiplié par les traitements, j'ai vomi mon corps, mes envies de ne plus être malade, de ne plus être tout court.

Vivre malgré tout cela, malgré les médicaments et leurs effets secondaires irrationnels, j'ai marché vers le bout du tunnel. Assommée durant des semaines, espérant en sortir plus vite que les autres, voyant les mois passés, espérant simplement sauver ma peau, car j'ai perdu toute rationalité. Que de voyages intérieurs dans un moi blessé, conscient de mes faiblesses, refusant cette vérité chaque jour et pourtant la voyant dans ce creux de mon corps, J'ai pleuré encore, j'ai trouvé heureusement du personnel médical follement disponible, totalement à mon écoute, même face à des questions stupides, des espoirs d'un autre monde. J'ai ajouté petit à petit quelques amies, quelques collègues, ceux qui n'ont pas eu peur, ceux qui ont compris mon combat, ceux qui ne savaient pas quoi dire mais proposaient leurs épaules fortes comme des mouchoirs infinis.

Vivre pour eux, mes enfants, ma famille. Forcer l'espoir d'être dans la bonne partie des statistiques. Croire en tout cela entre deux phases fatigue immense et des douleurs régulières. Retrouver le chemin pour marcher, sortir enfin de ces lieux trop visités, de ces contrôles trop nombreux, sortir vers un taxi libérateur. Ecouter de la musique, pour marcher et reprendre le cours de ma propre vie. 

 

Vivre tout simplement après mon cancer.

Vivre.

 

 

Nylonement

 

Marcher

 

 

OCTOBRE ROSE

 

Une cause, un combat quotidien pour beaucoup de femmes, pour des amies, des proches, des voisines, des collègues, des anonymes.

Apportez votre soutien moral ou physique, en écoutant leurs doutes, leurs souffrances et leurs douleurs diverses, car le pire serait en plus de les laisser de côté.

 

 

Marcher

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture

 

Un recueil de nouvelles dans le soyeux univers de la Mode. A travers des visites, vous découvrirez les ateliers, l'envers du décor des salons des grands couturiers, les clientes, la haute-couture mais aussi les petites mains, celles qui coupent, montent, cousente et brodent les merveilles.

 

Jeux de dupes pour les uns et les autres, passion de la perfection, un bel hommage en find e livre aux plus grands couturiers : Azzeddine ALAIA, Yves St LAURENT, Karl LAGERFELD, Coco CHANEL, Christian LACROIX.

 

Un beau voyage de plus entre les décennies des années 50 à 2000, des dessus chics et des dessous avec parfois même quelques jarretelles et bas nylon. Une ode simple à la féminité.

 

Distrayant !

 

 

Livre : Les chiffons de rêve - Madeleine CHAPSAL

 

 

Les chiffons de rêve

 

par Madeleine CHAPSAL

 

 

 

 

Nylonement

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

 

De moi, il n'avait laissé que cette série d'empreintes, noires sur un fond blanc. Traces uniques d'une personne, résumé extrême d'une vie, ultimes résidus d'un corps, mon existence se retrouvait ici, dans ce bureau froid, sur un document officiel, ce simple passeport. Nom, prénom, sexe, date de naissance, lieu de naissance, voilà au-delà de mes traces ce que j'étais, du moins ce qu'il croyais que j'étais. Dans une matrice conventionnelle, je devais être dans une des cases.

Et pourtant le flou existait, à la première minute quand ce fonctionnaire d'état-civil était venu vers la jeune femme assise à côté de moi, pour des papiers, en prononçant mon nom, mon prénom. Face au refus, il avait alors tourné la tête dans le vide dans cette salle d'attente, comme si je n'étais pas là, comme une plante supplémentaire dans les pots plastiques blancs. Je m'étais levé vers lui, face à son interrogation, face à ce début d'incompréhension.

 

Moi, mademoiselle, je n'étais pas celle qu'il attendait. Et cela durait depuis ma plus tendre enfance. J'étais bien humain, avec deux pieds et deux bras, un corps complet sans aucun manque, enfin si peut-être. Des cheveux longs pour plus facilement assimilé une présence de féminité, un rouge à lèvres bien carmin pour amplifier la véracité de mon statut sexuel, mais je n'avais rien de cela. J'étais moi, sans ces repères, sans les avoir jamais ressenti comme m'appartenant, comme un chemin possible d'évolution de mon enfance vers mon adolescence, vers mon statut d'adultes. Les années avaient défilé, souvent dans la souffrance lente d'attendre demain sans voir la maturité arriver assez vite. Sans rien attendre non plus.

 

Mes deux grandes soeurs, mon grand frère étaient pourtant si proches, si prévenant avec le bébé que j'étais, eux si grands déjà, au collège, bientôt au lycée. Maman avait changé de mari, offrant un cadeau d'amour à sa nouvelle vie. Moi.

 

 

Etre cette image

 

Une fille, une charmante petite fille, et pourtant, assez vite, j'ai donné mon avis, j'ai préféré être moi, tout simplement sans distinction, sans rien analyser. Juste des goûts, pour les pantalons, sans réel dégoût pour les petits collants blancs et mes robes d'été, j'aimais tant l'école et les copains, les copines aussi. Ce fût plus compliqué quand un jour, la maîtresse a formé des groupes pour des activités. Des choses pour les garçons, pour les filles, cela existait encore, comme si le monde se devait d'être normé sexuellement dans les passions, les sports et surtout à l'avenir les métiers. J'étais pas en rébellion, pas encore du moins, juste perdu car moi, je n'étais pas avec eux, je ne me retrouvais pas dans aucun groupe, du moins avec leurs critères. Une instabilité lié à des choix impossibles, je n'étais pas à ma place. Au gré des rencontres, je me suis fait des amitiés, des désamours, des ennemis en particulier avec ma non-appartenance à une tribu, à un groupe. Surtout quand le leader, cette personne au charisme envié, décidait de régner sur ses courtisans, créant des cases où jamais je n'aurai ma place. Forme incongrue pour rentrer dans leurs ronds ou carrés normatifs, triangles ou même octogones. Je n'étais pas bien pour eux, de plus en plus seule, seul peut-être.

 

Alors j'ai pris le recul, j'ai profité du cocon doux de ma famille, celui laissé par mes autres soeurs et frère. J'ai tant aimé ma tante, elle aussi en dehors des frontières idéales de ce clan, celle qui était différente, sans mari. Un jour, un voyage, un long week-end, je suis allé me balader avec elle pour une exposition dans sa ville. J'ai entendu ce mot pour la première fois de sa bouche, "homosexuelle", elle m'a donné sa version. Pas les pâles rumeurs sans raison des autres membres de la famille, les jugements et autres reproches, les remarques de colère des anciens, les délires de certaines autres. Je me suis sentie libérée d'un poids en comprenant sa vie, ses choix, ses doutes et surtout son amour pour "l'autre tante". Cette personne aperçue, non identifiée lorsque j'étais enfant, inconnue même, sans lien familial, et pourtant tout simplement sa compagne depuis de nombreuses années.

 

Mais au retour, je n'ai fait aucun lien avec moi, sauf sur les silences, sur les murmures autour de mon image. Car je n'avais pas de sexualité d'une part, mais que je n'avais même pas d'attirance pour d'autres, mâles ou femelles de mon espèce. J'avais surtout du mal à être moi, à me définir. Mon médecin, un vieil homme avait pourtant choisi de m'envoyer voir une de ses collègues, pour parler, pour "libérer mon corps" avait-il rajouté. Aucun jugement de sa part, juste une prise de conscience d'un point d'interrogation intérieur. J'avais pu parler avec elle, docteur,généraliste, psychiatre aussi. Et nous avions décidé de laisser cette liberté s'imposer sur ma silhouette. 

 

S'habiller était un acte commun, voire anodin pour le quotidien. Mais alors j'avais deux images, celle que je renvoyais aux autres, celle que j'étais face au miroir. Sans être trop dur, mais sans vouloir ce maquillage, sans forcer les cheveux trop courts ou trop longs, sans calibrer à titre définitif ma possible androgynie. Grâce à elle, j'ai joué de cela, de pantalons amples à des jupes plus courtes, de chaussures plates à des talons si fins et si hauts. Je passais parfois de heures à essayer pour me voir, parfois me faire disparaître car ce n'était plus moi. 

 

Aujourd'hui je me sens mieux, sans rouge sur les lèvres, dans ce costume trois pièces, avec ce chapeau masculin. Mais ne me demander pas qui je suis, car ne suis que moi. Avec ce dossier pour renouveler mon passeport sous le bras. 

 

 

Nylonement

 

 

Etre cette image

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture

 

Ouvrir un livre, entrer dans un roman, lire l'histoire, plus exactement l'Histoire à travers des personnes, des femmes, des hommes, des proches des grands personnages, des rois et des reines, des esclaves, des gens anodins, tant d'humains, vivants puis morts.

Ainsi défilent des décennies, des siècles et même plusieurs millénaires, car les premiers pas proviennent de la préhistoire. Ensuite des centaines de références, des noms, des lieux, partout dans le monde, un voyage exponentiel vers notre modernité, avec le quotidien du passé, pas uniquement celui de nos livres d'histoire, mais d'un vécu quasi romanesque. Des bonheurs, des larmes, des vies, et surtout cette fantaisie très humaniste. 
 

Chacun trouvera son chemin pour croire en toutes ces générations qui nous ont devancé, pour suivre son propre parcours, son propre passé, et plus étrangement nos origines croisées mais finalement communes à tous.

Etrange voyage dans le temps !

 

Un dernier livre pour un grand auteur si amoureux de la sensibilité des femmes.

 

 

Livre : Et moi, je vis toujours  - Jean d'ORMESSON

 

 

" Et moi, je vis toujours "  

par Jean d'ORMESSON

 

 

Lu par Gentleman W

 

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture

 

Les chats, leur univers où ils tolèrent que nous vivions avec eux.

Le hasard, cette dimension impalpable, bien réelle aux multiples leviers et interprétations personnelles.

C'est en mélangeant les deux qu'Anny DUPEREY nous livre un peu plus de sa vie, avec eux, avec des boules de poils aimant les caresses, souhaitant affirmer leur indépendance, partageant nos vies avec un regard détaché mais avec des émotions complices. Chacun des chats croisent le chemin par hasard, s'impose dans la vie d'une actrice montante, d'une amoureuse en devenir, d'une femme et ensuite d'une mère. Chaque fois, ils délivrent des clefs pour ouvrir des espaces enfouis dans la mémoire de l'auteur, des cloisons lourdes imposées par la mort prématuré de ses propres parents (lire le bouleversant livre "le voile noir").

 

Alors avec nonchalance et ronronnement, ils donnent, ils demandent, ils miaulent et toujours ils obtiennent ce qu'ils veulent. Anny DUPEREY nous emportent dans une réflexion quasi mystique sur ses passeurs révélateurs de sentiments cachés parfois. Une douceur si agréable !

 

 

Lecture à déguster auprès du feu, avec un chat sur les genoux.

 

 

Livre : Les chats du hasard    - Anny DUPEREY
Livre : Les chats du hasard    - Anny DUPEREY

 

 

 Les chats du hasard   

par Anny DUPEREY

 

 

Nylonement

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture, #Féminité & Sensualité, #Femmes - demain, #Burlesque & Paillettes
Jean-Paul Gaultier FASHION FREAK SHOW

 

EBLOUISSANTES créatures, sur la scène emblématique des Folies Bergère à Paris, nous avons pu découvrir le show sur la vie de Jean-Paul Gaultier,.Ses amours, sa grand-mère, son ours en peluche, des premières créations, sa mode sans limites.

 

Une plongée totale, une longue apnée dans son univers car il y a les premiers pas d'un jeune garçon qui regarde les courbes des femmes avec lucidité, créativité et déjà un peu de folie. Puis l'envolée délicate et déjantée à la fois dans les années 80-90 avec la musique, les rencontres, les couleurs et surtout les matières, car la mode était le moyen au-delà des simples coups de crayon sur une feuille, il voulait l'exprimer en trois dimensions. Les corps, féminins surtout mais aussi masculins, les classiques, comme la marinière, mais surtout les révolutions des coupes et des jeux de dessus-dessous.

 

Jean-Paul Gaultier vous invite dans un tourbillon de danse et de musiques, très new wave, très intense, avec des défilés, des jeux de lumières sur un mannequin en rollers, avec parfois la voix chaude d'une chanteuse. Chacun des danseurs, des danseuses évoluent dans son monde en interprétant  des tableaux renforcés par des vidéos, par des dizaines et des dizaines de tenues. 

 

Que de beautés multiples dans cet univers devenu show, dans la traversée de London pop, des punks rebelles, des années Palace, des premiers défilés décriés et des suivants encensés, vous feuilletez sa vie,son génie avec ses oeuvres et surtout sa vision souriante de la mode.

Que de beautés si différentes, femmes et hommes, des vêtements partagés, des modèles longilignes avec des jambes sublimées par des bas nylon, des fesses bien rondes, des seins de tous bonnets, des peaux dans leur totale authenticité !

 

Car ce spectacle, imparfait aux yeux de certains, inaugure pour la première fois, donc en prenant le risque d'être incompris, donne une nouvelle dimension aux défilés de mode via une biographie vivante d'un génie amoureux des autres.

Oui, vous voyez ici l'incarnation d'une valeur forte : la LIBERTE !

 

 

Jean-Paul Gaultier FASHION FREAK SHOW
Jean-Paul Gaultier FASHION FREAK SHOW
Jean-Paul Gaultier FASHION FREAK SHOW

 

 

Merci Monsieur Gaultier car j'ai eu des larmes douces de bonheur en regardant les comédiens-danseurs, en écoutant des titres nostalgiques de ma jeunesse. Que de plaisirs ressentis !

 

Alors venez nombreux dans la salle mythique des Folies Bergère parfumée avec les parfums de Jean-Paul Gaultier, posez devant l'affiche, buvez un verre servie par un barman à marinière, découvrez des corsets magiques, de la mode, de la féminité à la folie. Puis installez-vous dans un fauteuil et plongez dans son monde !

 

 

 

Jean-Paul Gaultier FASHION FREAK SHOW
Jean-Paul Gaultier FASHION FREAK SHOW
Jean-Paul Gaultier FASHION FREAK SHOW

 

JEAN PAUL GAULTIER

FASHION FREAK SHOW

 

aux Folies Bergère

www.foliesbergere.com/fr/node/1107

 

Eblouissant !

 

 

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture

 

Ce livre est un cocktail instable, à boire avec passion, voire une immense gourmandise, sans limites dans un grand verre. Certains même le boiront dans un vase pour décupler les effets romanesques, les folies pétillantes en version XL de cet essai, pour croquer les bulles de ce conte moderne.

 

Alors les bons ingrédients pour le réussir, pour le lire :

- Deux doses de monstre qui dévore les livres,

- Un zeste de mélancolie,

- Un nuage léger de grisailles de matin frais,

- Un doigt de sucre appelé "amour",

- Selon votre goût, vous pourrez ajouter un glaçon de mystère,

- Deux olives dans votre shaker, avec la malice des voyelles et consonnes lues à haute voix.


 

 

Livre :  Le liseur du 6h27    -  Jean-Paul DIDIERLAURENT

 

Dégustez ce bonheur simple !

Partagez ce livre.

 

 

LE LISEUR DU 6h27

par Jean-Paul DIDIERLAURENT

 

 

 

Nylonement

Voir les commentaires

Articles récents

Hébergé par Overblog