Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité

Prendre le soleil, là face à la mer, en cet automne déjà présent, avec le vent, l'iode, le silence relatif des oiseaux, des bourrasques et des vagues qui s'échouent. Un grand bol d'air, je suis en vacances, en grandes vacances, en retraite même, depuis quelques semaines, et je relativise doucement. Lentement, je comprends que je vais pouvoir me lever à l'heure de mon choix, sans réel agenda, sans réelle obligation et sans réunion. Je suis libre de ce temps, de mes prochaines années, un nouvel espace.

 

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Une étape, un repos que je n'attendais pas, mais c'était ainsi, la fin d'un cycle, un de plus après celui de mes hormones, celui plus dynamique où les enfants étaient encore là, celui d'un premier mari, tout cela est derrière. Heureusement il y a lui, moi, nous. Lui qui travaille encore, car il en a encore envie, car nous partageons ses projets pour voyager et pour comprendre notre monde. Moi qui l'aide dans ses tâches, moi qui prépare déjà l'arrivée de petits enfants, mais aussi qui rêve déjà d'activités différentes, de bénévolat pour rester en connection avec les autres générations, pas de bridge, mais des cours pour les jeunes, des conseils, des défis actuels. Nous, un nouveau domaine que nous explorons depuis quinze ans avec le même amour, les mêmes folles embrassades, la même fusion. Amoureux de nos corps, de nos esprits et de nos longues discussions, toujours soucieux l'un de l'autre, toujours surprise par ses idées. Mais j'aime surtout, toujours et encore, la chaleur de ses bras, ce cocon bien à nous, là face à la mer.

 

 

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Jamais dans l'eau, trop froide, du moins pour nager, mais juste pour marcher un peu, ou pour d'autres balades en bord de mer, sur les plages, nous le faisons chaque jour, comme un rituel confortable pour parler encore, pour savourer le vent aussi en silence, pour nous nourrir du soleil. Même si récemment la pluie était un peu trop présente, nous avons poursuivi, pour déguster notre thé fumé chaud ensuite, serrés l'un contre l'autre, notre truc à nous. Mais aujourd'hui il fait beau, il travaille à l'intérieur, passe les yeux dehors, m'embrasse dans le cou, les cheveux relevés coincés dans mon chapeau de paille, j'adore ses lèvres.

 

J'adore ce soleil, ce nouvel agenda. Plus près de lui.

 

 

Nylonement

 


 

 


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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité

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Souplesse et douceur, comme dans un monde ouaté, je suis non pas mes mouvements, mais un vol, plutôt un survol de mon corps. Quiétude, sans aucun bruit, non pas dans un nuage, avec une relative légèreté, mes yeux guident mon déplacement dans les trois dimensions, en prenant soudainement de la hauteur quand je lève la tête, piquant si je regarde le sol. Etrange position, la tête en bas ou la tête en l'air, je ne sais plus, mon équilibre se joue de tout, mais pourquoi suis-je là, derrière mon canapé. 

 

Une interrogation, un coup d'oeil, une volonté et je décolle, survolant mon salon, apercevant ce couple, lui et moi, notre couple, étendus là sur le gris moelleux des coussins. Deux pommes, un thé, nos tasses, notre bulle de détente.

 

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Etrange sensation, je nous vois, serrés l'un contre l'autre, regardant un livre, non une tablette, des photos de notre dernière échappée ensemble, quelques jours privilégiés vers la plage, ils tapotent, glissent, agrandissent et commentent les clichés. Au-delà des paysages, des souvenirs, des balades, main dans la main, des repas dans des endroits charmants, le vent dans les vertes étendues, les couchers de soleil et leur bien-être qui les fusionne. Je me sens bien.

 

Je redescends plus près de lui, sur son épaule, dans la chaleur si particulière de son corps, vive en toutes saisons, traversante et attirante, comme un aimant froid sur un aimant chaud. Collés, dans un confort naturel, mes jambes étendues, ma jupe un peu relevée, son regard qui quitte parfois l'écran, caresse mes jambes. Mes talons sont tombés sur le sol, je suis bien près de lui, mon homme. Il me prête son épaule, son corps, tout son être pour que mes courbes se lovent sur lui, avec lui, presque en lui. Un jeu avec de multiples combinaisons douces, entre ses bras, sur son torse parfumé, entre deux coussins, sur ses jambes où je pose les miennes durant nos lectures communes, juste là simplement près de lui.

 

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Je suis bien, avec cette chaleur, avec cette lumière, ah non, il fait nuit, mais d'où vient cette lumière, de lui peut-être, des battements de son coeur, là dans ma tête. Je bouge, je le sens encore plus proche. Une lumière douce sur le côté du canapé, un oreiller, son visage, un sourire, relevé, il lit un livre, un polar sino-américain. Ma tête est là sur sa poitrine, son parfum, j'ouvre mes yeux, le vol s'arrête, devient réalité. Coincée avec justesse contre lui, dans le lit, entre l'oreiller et son corps, comment suis-je venue là ? nous regardions la télé depuis le canapé gris. Il sourit en voyant mes yeux ronds, retient une mèche de cheveux, se penche pour m'embrasser dans le cou, sur mes lèvres aussi. Pas un mot ! 

 

Il me caresse, m'emporte dans notre bulle celle de notre bonheur, de nos nuits ensemble, de cette douceur immense, dans notre canapé ou notre lit.

Notre amour !

 

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Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Profitons de tout.


Aujourd'hui, je suis assise sur ce banc, dans un square, certes la route n'est pas loin, les bruits aussi, mais je respire les derniers airs chauds de l'été. Le mois de septembre s'écoule, les jours avec, une parenthèse, un bonus, une drôle de façon de voir les choses peut-être pour vous.

Mais il y a deux ans, j'étais K.O. . Bousculée, j'étais redevenue un foetus fragile, loin de la trentenaire flamboyante, et vînrent les journées entières à vomir, les jours de douleurs, les instants intenses mais sans aucune force. Rien ne m'avait préparé avant, un article dans mes magazines féminins, une page tournée distraitement, des soutien-gorges roses jetés en l'air, des rappels parfois de sujets autour du cancer, mais tout cela c'était pour les autres. Loin de moi, de mes proches, de mes amies. Et dans le tourbillon, en avant, en arrière, vers moi, vers eux, j'avais compris ensuite le silence des fameuses amies, leurs mots qui ne sortaient pas, leurs airs dubitatifs face à ma couleur pâle, à mon envie de les voir sans pouvoir les suivre au restaurant, sans pouvoir communiquer clairement, sans oublier ces mots de "maladie" ou de "malades". Deux années de solitude, avec un mec parti un mois après l'annonce, peut-être avait-il raison de s'avouer inutile, de ne pas savoir m'aimer ainsi, un lâche pour les autres, moi je m'en foutais car j'avais mal, très mal en moi. Et maintenant encore, en rémission annoncée par deux spécialistes, en sécurité et sans douleurs enfin, je repense à cela. Je serai définitivement différente, sans avoir vieillie trop vite, j'ai mûri très certainement.

 

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Je respire, je me gonfle de cet air, de ces arbres aux feuilles rousses, du vert naturel encore présent, des oiseaux, du soleil plus encore. Je gonfle mon reste de poitrine, je vis. 

 

Certes j'ai changé, j'ai vécu d'autres perspectives, sombres au début, lumineuses ensuite. Alors pour ma mode, quand j'ai repris ce boulot à temps partiel, idéal pour résorber ma fatigue hebdomadaire encore présente, j'ai changé là aussi.

Finis les jeans, le confort mou, la silhouette jeune mais sans féminité affirmée, car à l'époque mes petits seins pointaient sous ce pull léger, ce top moulant, suffisait à voguer entre femme anodine et femme simplement casual. Aujourd'hui, plus encore face à l'impossibilité de cette prétention féminine de mon buste, je veux être glamour, je veux être présente, ne plus jouer de mon invisibilité.

Alors j'ai sorti un autre atout, mes jambes. Des talons, une razzia faite avec ma meilleure amie, mon épaule durant ses derniers mois. Des talons hauts, fins, des brides, des escarpins avec ou sans plateforme, mais j'ai pris de la hauteur et puis j'ai opté pour la jupe ou la robe, uniquement, disons principalement. Je montre mes jambes, je ne les exhibe pas, ma mode passe par un regard vertical, vers celles-ci.

 

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Alors boutiques et e-shops, j'ai dévalisé les unes et les autres, pour remplir mon dressing, je me suis redéfinie ainsi, avec une féminité toutes en jambes, et cela aussi a été un médicament. Surtout quand certains compliments sont passés par là, quand certaines ont reluqué mon collant graphique, ou dernièrement, par un matin frais cet opaque scintillant avec une jupe blanche. Rien, je ne me refuse rien, car c'est un levier pour croquer à nouveau la vie. Je suis jeune, je suis femme et j'espère être bientôt amoureuse et aimée.

Comme je suis.

 

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Nylonement


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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Attendre, en respirant l'air frais de ce matin de septembre, seule face à un café crème, avec l'avenue et ses arbres devant moi, je patiente.

 

Viendra-t-il ?

 

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Une question que je me pose depuis une semaine, chaque minute depuix hier, chaque seconde depuis mon arrivée ici. Ce n'est pas un rendez-vous, pas un premier contact après une histoire sur internet. Non je l'ai connu dans une soirée entre étudiants, je ne me souviens plus exactement laquelle, ni quand ni comment j'ai fini dans ses bras. Il était sage, presque coincé, là dans un coin, les autres parlaient forts, faisaient des selfies un peu débiles, les filles comme les garçons. Il attendait avec sa flûte, son pull en v, son regard perdu, pas vraiment poète, juste un peu décalé. Alors après les alcools et les bulles, je ne savais plus ce qui m'avaient tourné l'esprit, et lasse des discussions dans le bruit de cette musique techno, je suis allée le voir. Par hasard non !

 

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Parce que sa gueule d'ange anodin m'intriguait, et puis j'étais fatiguée d'être chassée pour mon petit cul rond qu'ils reluquaient tous, jalousaient toutes. Avec mon short, mon collant opaque, mon top laissant la liberté à mon corps de se montrer, de s'exprimer, je suis venu vers lui, et je l'ai embrassé. Oui directement.

Il a ri, et il m'a entouré de ses bras, jouant avec virtuosité de ses lèvres, des miennes, de ce contact soudain et fou. On a fini dehors, sur la terrasse sous les étoiles, dans un transat, moi couchée sur lui, parlant de nos études, de nos parents, de nos vacances, de tout, vraiment tout, sauf de savoir pourquoi on était là, deux heures après, ensemble.

 

 

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Coup de coeur ? coup de folie plus surement, je suis reparti avec lui, chez lui, pour dormir enfin presque. Mais rentrée et études, nous ont séparés, malgré des heures de téléphone, des milliers de sms, du skype, des week-ends amoureux. On a fait une pause après six mois fougueux, comme brisés par une routine, avec nos sentiments, mais la réalité de nos cursus éloignés. Et puis nos hormones, nos envies, nos heures au lit, une surprise, plutôt des surprises car il est amoureux et toujours là. Alors cette pause devait se faire, examens obligeant aussi cette coupure. Sans cassure.

 

Des heures à regarder ses photos, son profil fb, ses tweets, sa vie au loin, notre complicité évidente. Alors j'ai écrit, pleuré un peu, exigé, et souhaité, je l'attends.

 

 

Nylonement

 


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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon 2000...

J'aime les discussions qui naissent de rencontres imprévues, qui glissent sur les passions, et surtout se nourrissent de belles soirées douces d'été où les bulles de champagne sont les seules étoiles pour guider les propos.

 

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Hasard d'une invitation à une soirée, hasard double d'être assis à cette table avec dans la main une belle bouteille de champagne, curiosité d'oenophile, des flûtes près de moi. 

"Et si vous nous serviez quelques bulles d'or ?"

A une si belle question, je n'ai pu qu'accompagner mon regard d'un sourire, et d'un geste souple servir un groupe de jeunes femmes apparemment assoiffées, papotant de mode, de choses légères et d'autres indiscrétions sur les couples environnants. Je laissais alors mes yeux se poser sur leurs robes d'été, soirée chic oblige, en distribuant le champagne. Des petits robes noires, mais aussi de la couleur, des imprimés, plus ou moins réussis pour charmer, une wrap dress sur des hanches rondes si jolies, des brindilles en jupe haute pour prolonger leurs jambes, et la dernière, celle qui m'avait interpellé, avec une délicieuse robe néo-rétro. Une poitrine mise en valeur par le jeu des bretelles fines sur des épaules bronzées, et un cintrage en-dessous pour laisser pigeonner le duo féminin. Une taille fine marquée par la coupe, la prolongation cintrée de cette robe jusqu'aux hanches qui se cachaient sous la corolle typique des années 50, avec un peu de tulle froufroutant en dessous. Un sourire, un compliment et finalement, un coin de jardin pour discuter. La bonne cuvée emportée avec nous dans un seau à glace, la soirée pouvait s'éterniser. Ne chercher pas de suite affriolante, de culbutes pétillantes derrière les haies d'un valmont moderne, de fin plus sensuelle que mes premiers propos, ce ne fûrent que des mots, un long dialogue coupé parfois d'allées et venues de ses amies, de couples amoureux cherchant la frivolité en plus des embrassades, d'un dragueur un peu trop alcoolisé aussi, devenu improbable dans ses réflexions.

 

 

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Sous la lune complice, nous avons parlé de mode, croiser nos métiers et plus encore nos passions, ces moments où la liberté de rêver devient un art de vivre.

 

Bien évidemment, j'ai fini par parler de lingerie, de voile léger, de bas, de bas nylon tout en cheminant sur les chemins de la volupté, de la sensualité, et enfin de la féminité. D'autres bulles, d'autres mots, elle m'a coupé alors pour soulever un peu le tulle de son ensemble rétro, et laisser apercevoir un revers fin sur ce bas couture de teinte claire, une jarretelle. La signature était là dans le geste, dans le partage d'un détail caché, révélant aussi au passage les coutures que je n'avais pas vues avant. 

 

Notre discussion amplifia par la suite ma curiosité, mais aussi sa féminité, en argumentant des satellites associés, comme le vintage, la mode d'aujourd'hui, les repères d'hier. Elle avait fait un choix, en harmonie avec sa personnalité, avec son esprit vif et peut être extraverti, d'opter pour des vêtements rétro, ou revus avec les matières et des coupes d'aujourd'hui néo-rétro. Nous parlâmes des expositions, des livres et des blogs sur le sujet, rigolant de nos pépites communes et de nos trésors encore inconnus, bientôt partagés dans un prochain email. A défaut de voyager dans le temps, ou dans les étoiles de ce ciel scintillant, nous avons parlé de jupons, de talons et d'escarpins, de coiffure et de rimmel, des étincelles qui font la féminité, sa signature. 

Pour elle, l'apparente coquetterie d'aujourd'hui se liait naturellement au féminisme nouveau, avec tant de mouvances, de moyens de manifester et de prolonger les actions vers un seul objetif de réelle égalité, mais son choix était aussi d'être féminine, avec les atouts fifties. Une époque de référence, du style Christian Dior, le fameux New Look qui avait marqué le cinéma, les belles de cette décennie, avec des photos en noir et blanc devenues myhtiques. Audrey, Ava ou Lauren, et tant d'autres, toutes étaient encore là avec ce type de robe, avec leurs tailles marquées, leur volupté souriante. 

"Mon féminisme passe par une ultra-féminité, une vision sophistiquée de ma réalité, de mon existence bien réelle, en femme glamour d'aujourd'hui." 

Cette phrase, longue, je l'ai noté dans un coin, en lui resservant quelques bulles, de ce millésime soyeux, pour entrer dans ce mystère, plus passionnant que son intimité, le pourquoi de ses choix de mode, de sa passion pour le glamour d'hier vécu maintenant.

 

 

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D'autres mots, d'autres affirmations, mes souvenirs ne sont pas complets, mais nous avons discuté longuement, très tardivement, les invités étaient de moins en moins nombreux, la bouteille vide, nos flûtes écroulées dans l'épaisseur du gazon. Il ne restait plus que nos transats, le ciel et les étoiles. Nous avons continuer naturellement sur les bas nylon, sur leur réalité si rare aujourd'hui, sur la douceur et sur leur extrême finesse. Un choix volontaire pour ponctuer la jambe d'un équilibre de symétrie supplémentaire, car dit-elle en riant "les coutures, je ne les voient jamais, elles sont derrière moi, mais elles me sont indispensables, elles font corps avec moi." 

J'ai souri, convaincu par cette vérité, à l'instant plus encore. Nous avons parlé de bas vintage, de merveilles dégotées lors de brocantes ou de vide-greniers, avec des tailles fantaisistes, trop courtes, trop longues, avec ou sans couture. Son art de vivre croisait ma passion, nous étions comme deux gamins, vantant leurs collections, juste avec cette malice de voir pétiller les yeux de l'autre. Nous avons parlé des marques contemporaines, françaises et anglaises, qui perpétuent cette fabrication, en passant par des matières nobles comme le véritable nylon cristal et la soie. La lingerie, le nombre de jarretelles ont occupé nos discours de passionnés, en passant par les corsets, les allers-retours vers les robes anciennes, les nouvelles couturières passionnées. L'univers vintage non pas comme un monde clos mais une dimension complémentaire à la modernité. Que de mots, de bonnes adresses évoquées, de rires et au final cette conviction commune que cette féminité, que ce détail cachée sous sa robe étaient des douceurs quotidiennes, une part de son bonheur d'être femme.

 

 

Bon dimanche, sous étoiles.

 

 

 

Nylonement

 


 

 


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Publié le par Gentleman W.

 

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La robe portefeuille, wrap-dress en anglais, fête son 40e anniversaire. La créatrice Diane von Furstenberg, d'origine blege, mais vivant aux USA après en avoir adopté la nationalité, l'a imaginé en 1974. Inspirée par la liberté des années 70, la nouvelle position des femmes de plus en plus actives professionnellement, elle a donné les bases de cette robe si chic, si sobre et à la fois si tendance.

 

Motifs et imprimés ont été ses choix le plus souvent, mais la déclinaison à plusieurs millions d'exemplaires de ces modèles lui a donné raison de croire en ses créations. Un peud e chance, la folle dimension du rêve américain, Diane von Furstenberg continue à créer, à donner des tendances pour des femmes toujours plus féminines, plus actives, plus amoureuses et séduisantes.

 

Un anniversaire à partager dans les vitrines des Galeries Lafayette, et dans le magasin avec l'exposition de plusieurs dizaines de robes emblématiques. Un bel hommage !

 

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Exposition "Diane Von Furstenberg",

du 3 au 30 septembre.

Galeries Lafayette Haussmann.

40, Boulevard Haussmann, 75009 Paris. 

www.galerieslafayette.com

 

 

Nylonement

 


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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - demain, #Femmes - vous, #Femmes & Culture

Mouchoir, je cherche dans le fatras de mon sac à main, avec discrétion, des mouchoirs. Indispensable dès maintenant en sentant l'émotion déjà me gagner face à cette scène vide. Les fauteuils se remplissent, les allées bruissent de discussions passionnées, entre parents et invités, entre professeurs et élèves. 

 

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Une audition, un presque concours, un moment de présentation de longues heures de travail, entre son instrument et elle, ma fille, je suis prise par l'intensité de tous les efforts qu'elle a accumulés depuis des mois. Un piano, seul sous la lumière, le parquet, la salle qui parle encore, soudain le noir, un début de silence, les derniers bruits, le silence absolu.

 

Le velours du fauteuil, mon compagnon à côté de moi, son beau-père devenu premier complice de son implication, aidant sans connaître la musique, mais la motivant chaque jour, chaque fois qu'elle se relâchait, n'y croyait plus. Sa main, ma main, serrées en attendant la présentation, un professeur vient expliquer le déroulement de la séance, il nous invite à rester silencieux durant les morceaux, mais enthousiastes ensuite. Il salue quelques personnes, encourage et lance la première personne, une jeune femme, toute frêle, des partitions à la main. Chopin, des mains souples qui brisent le silence, des notes enlevées avec aisance, des variations, de la délicatesse. Elle joue, puis s'arrête, se lève pour recevoir les premiers applaudissements, une tension qui s'efface avec cette première interprète.

 

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D'autres suivent, des adolescents, quelques adultes, des débutants, des quasi virtuoses, parfois très jeunes. Je l'attends, soudain c'est elle, concentrée. Son visage n'émet aucun signe de tension, elle est si passionnée, si heureuse dans la musique. Face au clavier, dans une routine naturelle, elle s'asseoit, positionne sa partition, pose ses mains, et là la magie opère. Ma première larme juste après la première note, intense en moi et pourtant un trémolo si doux, un Liszt soyeux, maintes fois entendu à la maison. Mais là, la dimension de la scène, le lieu, ma fille, son interprétation parfaite, sa rigueur, sa droiture, je suis émue, prise dans son jeu. Rien de compte, sauf ce bien-être qui m'enveloppe de sons mais plus encore me remplit d'émotions. Des années de travail, une passion nourrit depuis le plus jeune âge, avec des ruptures, des doutes, des retours plus tard vers ce clavier si exigeant mais aussi si émouvant. Elle et lui, ils s'expriment ensemble, devenant une échappée de volutes musicales, plus uniquement une vision de solfège, mais un sentiment communicant. Rien n'est plus beau, et je n'avais imaginer cette explosion, des larmes avec, des notes encore, et les dernières notes, celles que je connais. 

 

 

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Libérée, elle ralentit ses mains, sort de cette symbiose, s'extrait de l'instrument, se tourne vers la salle, debout, pour elle seule. Applaudissements, un enthousiasme de connaisseurs, et pour moi, le coeur qui bat si fort, celui d'une mère horriblement fière d'elle. Juste un regard flou, où est ce mouchoir ? Je pleure de joie, je reste sans voix, je la regarde, elle brille.

 

 

 

Nylonement

 

 

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