Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Envisager une nouvelle semaine, voir au loin derrière cette vitre, ressentir un vide, penser à elle. l'été nous éloigne par les vacances qui se croisent, les histoires qui se font, se défont, se renforcent dans le silence de lèvres qui s'embrassent.

 

Je suis resté sur ce goût, ses lèvres, hier, avant-hier, je ne sais plus quand, tout est relatif tant elle me possède. Là proche de moi, un mouchoir imbibé de son parfum, un signe de sa présence, mais aussi de notre éloignement. Involontaire, un départ impromptu, les vacances des uns, les contrats des autres à l'autre bout de la France, des kilomètres coupés de sms, je tapote sur mon clavier mais elle m'obsède, oui un sentiment fort me pousse toujours vers elle.

 

Souvenirs des derniers jours, ceux de notre amour, toujours l'un avec l'autre, un peu en recul car trop amoureux pour aller dîner chez les autres, une rencontre à un mariage, et depuis l'un collé à l'autre, tous les jours, toutes les nuits, avec force et sentiments.

 

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Magie de l'amour, du coup de foudre avec les plus belles émotions, celle de la dépendance envers son coeur, je pense encore à elle, une pause thé, face au vide de cet immeuble parisien, la baie vitrée s'arrête dans le ciel gris, un été de pluie, le soleil est partie avec elle. Rien ne m'agite, fidèle aux réunions du lundi, les mots, les propos du manager, les échanges, une surdité partielle, un esprit ailleurs, des questions, des réponses formatées, une attente, celle de son retour.

 

Rêve éveillé, celui de retrouver sa silhouette-là, devant moi, de revenir dans l'appartement, la revoir, belle, flamoyante dans son body de dentelle, une étincelle vive sur sa poitrine pulpeuse, une féminité en plein rayonnement. Et puis assis sur le coin du lit, à regarder le miroir, sa coiffeuse chinée ensemble, ses bijoux, ses crèmes, deux pinceaux larges encore marqués de poudres, un eye-liner posé, en attente lui aussi de souligner ses yeux, son sourire. Je vois ses lèvres, je pense à elle, un message, elle est dans le taxi du retour.

Bouffée de parfums, une robe légère, des perles, ses colliers, ses bracelets, tout est là sauf elle. 

 

 

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Elle me manque, autant que sa silhouette, mais plus encore entre mes bras, près de moi, ensemble. Ce tout me manque, et pourtant elle n'est partie qu'hier soir, pour la première fois, plus de vingt-quatre heures de séparation physique, et ce bsoin d'elle, de son odeur, de sa peau, de ses lèvres, de son regard, de son corps, de son coeur, de ce tout que j'aime.

 

Je file vers la cuisine, pour préparer quelques petits plats pour lui faire plaisir, pour charmer son nez en arrivant, pour la voir heureuse. Les fleurs attendent sur la table, seul son glamour, son tailleur, ses talons hauts manquent au lieu, si féminin.

 

Une sonnerie, elle est là.

Enfin.

 

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Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon 50-60

Dans mon stock de photos de pochettes ou de publicités de bas nylon, dont la provenance varie des années 40 à 70, le choix est très divers. 

Les graphismes de chaque époque marquent les changements de décennies, avec la révolution en marche de la réclame devenant publicité, les mots vendeurs, les gros titres, les accroches les plus fantaisistes.


Elastique, le nouveau nylon devient encore plus souple, plus enveloppant, tricoté pour concevoir des bas sans couture, et bientôt déjà les premiers collants dès le milieu des années 60. 

Les arguments sont le prix, la qualité, la performance et la marque avec un nom innovant, pas toujours inspiré.


 

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Argument prix pour ce nylon 1er choix

 

 

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Le bas nylon suit la musique

 

 

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Un bas élastique sans égal, un vrai miracle

d'autant que cette paire de bas était fabriqué en RDA (ex allemagne de l'est)

 

 

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Le bas Tex "compétition" avec les anneaux olympiques

 

 

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Elégante mise en scène pour les bas nylon mousse

(super élastique, taille unique souvent, le discount du bas nylon)

 

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Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture

 

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Festival de pluise pour ce début août, la météo désenchante vos vacances. Voyageons ensemble dans la musique pour apprécier les mélodies et la voix d'Imelda MAY, une jeune chanteuse irlandaise, talentueuse. 

 

Trentenaire mais envoûtée par les années 50-60, elle interprète avec justesse les classiques mais aussi des nouveautés rockabilly, des standards irlandais, des slows langoureux, des morceaux plus rock, avec une voix douce et énergique quand il le faut.

 

Un look de pinup, Imelda MAY incarne la nouvelle génération qui aime le vintage, le vit, le ressent à 100%.

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Féminisme

Pourquoi parlez-vous des femmes, tous les jours, avec obstination ?

 

Le hasard des rencontres, une discussion, un blogueur, des questions, puis cette interrogation directe, franche, sans ménagement.

 

Parce que j'éprouve un réel et profond sentiment d'admiration pour toutes les femmes, celles qui forment mon entourage, mes filles, ma compagne, ma mère, ma grand-mère, mais aussi des amies, des collègues, des relations, des blogueuses et puis de simples rencontres. 

Esthétisme mais aussi relations, douceurs et émerveillements face à vos vies, vos engagements, vos volontés, vos libertés (certes avec inégalités et manque de respect aussi), je vois en vous cette force illimitée.

Mais il me faudrait écrire encore et encore, des mots, des phrases, des articles, des portraits pour justifier encore cette magie qui passe en vous, se partage ou parfois se trouve à sommatiser avec vos doutes.

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Pink Ribbon Award France

 

Aujourd'hui je reparlerai d'une autres facettes, négative et positive à la fois, celle pour laquelle, modestement je me bats pour vous le dire, le redire, ou simplement faire passer le message. Le cancer, celui du sein, de l'utérus, les plus virulent envers les femmes, cette maladie est une perversité de la nature, un choix aleéatoire de vie, de mort, de souffrances contre laquelle nous devons lutter ensemble.

Chercheurs et médecins, infirmières dont c'est le métier et l'objectif de prévenir, guérir et lutter définitivement.

Mais vous aussi, malades, malheureusement je dois le dire, possibles futures malades, vous devez vous prémunir contre cette nuisance si malfaisante, en consultat régulièrement votre gynécologue, annuellement écoutée ses conseils, suivre ses demandes de mammographies suivant votre profil, votre âge.

Mais vous aussi, amies, relations, collègues, proches, vous devez être présents pour porter l'autre, le malade, pour lui offrir une épaule, pour écouter ses douleurs, pour trouver ou non les mots réconfortants (ce n'est pas facile, mais moins lâche que les absents), pour donner le courage et l'énergie, pour supporter les larmes, les douleurs que vous ne voyez pas, pour l'aider simplement à traverser ces périodes, avant-pendant-après.

 

La marque Estée Lauder porte depuis plusieurs années, dans tous les pays des initiatives contre le cancer. En France avec l'association le cancer du sein.

 

www.pinkribbonaward.fr

 

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www.cancerdusein.org

 

 

Luttons ensemble !

Aidez, participez à cette initiative, aimez !

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Comme cette saison, il y a eu des instants de pluie, des orages, des nuages mais aussi tant de ciel bleu que je n'ai gardé que celui-ci en moi.

Assise sur mon transat en teck, face à la forêt, dans cette belle vredure qu'offre notre maison, notre grande demeure de famille, je me réjouis de ces vacances nouvelles, de ces moments complices entre nous tous. Certes j'ai en mémoire mon adolescence, mes parents séparés comme tous les autres, ils devaient être les derniers à divorcer, à s'engueuler, à prendre du recul sur leur vie commune impossible. Mes frères et soeurs, nous avions compris avant eux cette fin, nous avions des études à faire, loin d'eux, sans eux, mais aussi près d'eux. Alors les week-ends avaient commencé, les agendas, les voyages, l'âge et tous les paramètres des boulots des uns, des autres, de la belle-mère, du mec amoureux de ma mère, le troisième en un an, les départs imprévus, bref un roman à rebondissements.

 

Nous nous amusions des choix complexes, des voyages en train, et puis assez vite, des campings sans eux, loind 'eux, juste quelques jours en juillet pour remplir notre poret-feuille et reprtir chez d'autres copains, chez mon petit ami aussi en août. La vie, la mode, les amours, les larmes aussi, je partageais plus avec mon père mais pas du tout avec sa blondasse si amoureuse, quelle hyène ! Encore aujourd'hui, je ne l'aime pas, je n'ai rien à lui dire, et pourtant elle n'est pas la source du divorce, juste un choix improbable de mon père. Aveugle des sentiments, mais amateur de lecture en braille sur bonnets siliconés apparement. 

 

 

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Copyrights Lovelypepa.com

 

 

Maintenant je peux en rire, plus facilement, avec du recul, dix ans déjà que mon ex, la papa de mes fils est parti, lui aussi avec une blonde siliconée. Un vice familial, j'en souris, je vois sur le bord de la pergola sur un banc, mon nouvel homme, mon compagnon, celui que j'aime. Nous avons choisi cette maison pour sa taille, pour nous, pour son paysage, au-dessus de cette vallée, de cette rivière, non loin de la mer. Idéale pour nos réunions de famille, entre mes deux fils, ses trois enfants, un fils et deux filles, un petit monde devenus grands aussi, avec les pièces rapportées, deux autres jeunes hommes très gentils, une jeunette plus rigide, un peu perdue peut-être par cette tribu qui s'entend si bien. Elle voulait roucouler, elle est dans une bande de jeunes. L'année prochaine, on fera restaurer la grange du fond, un coin plus intime pour nos jeunes amoureux, moins proche de la meute recomposé de notre nouvelle famille. Ainsi je suis maman et belle-maman, plutôt bien acceptée d'ailleurs, complice de leurs amours, de leurs doutes, de leurs flirts, de leurs besoins de réponses à des questions compliquées. La cuisine est un lieu d'échange, de bon matin, ou tard le soir, pour trouver le tiroir des préservatifs par exemple. Je ris, j'ouvre la cachette qui n'en est pas une, je donne à profusion, je laisse ouvert, je file vers la cheminée, me glisser contre mon homme, sa chaleur, sa douceur, son parfum.

 

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Demain sera un autre jour, une autre demande, là dans le dresing commun, chacun son coin, des étagères, mais aussi le coin vintage, un lieu magique voulu par ma grand-mère, chez elle un grenier pour ne rien jeter. Par tradition, on a créé donc, un recoin avec tringles et tiroirs, où chacun peut laisser des affaires dont il ne veut plus. Ainsi robes, jupes, pantalons, chemises et tops, chemisiers et vieu tee-shirts se prêtent, trouvent nouveau preneur, nouvelle interprète pour sa mode. Chaussures aussi, avec le bonheur, le matin de voir une fille, la mienne, la sienne, une autre, portant mes escarpins dorés d'il ya deux saisons. On rigole, on explique aux nouvelles venues, on crée un lien, une complicité qui finit parfois en après-midi essayage. Mon compagnon a eu l'idée de mettre des miroirs dans le couloirs des chambres, on défile. On rit !

 

Le temps passe, l'union se forge, nous somems une famille, puzzle de personnes différentes, de sensibilités diverses, d'envies variées mais avec un bonheur transmissible. Délicat melting-pot de sentiments, nous partageons nos repas, laissant libres les activités, les allées et venues des jeunes, ronronnant sagement dans le salon, nous deux, enfin seuls.

J'aime ce parcours, il est le mien, le nôtre maintenant, une vie, des amours, nos deux coeurs simplement.

 

 

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Nylonement

 

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode

Premier concert officiel, le lieu plutôt confidentiel, une petite salle, en réalité l'arrière-salle d'un restaurant, une scène restreinte, un parquet qui craque, je suis venue m'inprégner des dimensions, de l'âme.

 

Tant de fois, jeune, adolescente, je me suis glissée entre les chaises, pour voir un jeune chanteur, une soliste, des groupes de tous les styles. A l'époque, le bar, le restaurant de province, sa version pour les familles et les vrp, je laissais mon père avec ses potes, moi je voulais voir cette scène ouverte, ces gens qui poussaient les mots, hurlaient, s'essayaient à la chanson française, aux classiques de la pop anglaise, usaient leurs vocalises pour convaincre des chaises vides. Mais il y avait les instants magiques, la salle comble, les gens debout, la belle chanteuse qui perçait les coeurs présents de slows langoureux, de douceur dans ses variantes d'octaves parfaites. Tout changeait, le lieu prenait une autre dimension, cela devenait le zénith local, immense, avec des visages heureux, des baisers ici et là, des larmes parfois, une émotion collective.

 

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Je suis revenue quand certains après-midis, le thé remplaçait les boissons gazeuses, la fille du propriétaire souhaitant mettre de la musique classique et d'autres flonflons du siècle dernier sur les planches. Le public eétait différent, consommait autant, les applaudissements suivant les sonates au piano, les cantatrices de la région, les jeunes surdoués de l'école de musique. A la fin, traditionnellement, une quête pour l'artiste, non pour la patronne, avec aussi le don partiel à une association locale. Tout était naturellement rodé, le soir, les petits groupes rock ou de musique nouvelle, new wave, techno, hard rock, reprenaient possession des lieux. C'était le cocktail pétillant de la perpétuelle nouveauté.

 

Ce soir, ce sera moi, dans quelques minutes, du jazz vocal, des cuivres, des potes, et cette salle, de l'autre côté, derrière le micro. Emue, déjà heureuse et pleine de trac, je vois les murs différemment, je suis fier de la confiance donnée par la propriétaire. Quinze minutes d'audition un matin, à froid, crispée, et puis en larmes, c'était il y a un mois, une grande marche dans ma passion. Je suis fleuriste depuis quelques années, je n'avais osé lui dire, et pourtant elle me connais depuis toujours, un hasard, un refrain repris à une soirée karaoké, des amis enthousiastes qui lui parle de moi, de celle qui se cache pour chanter. Notes et belles fleurs, elle a cru en moi. Car elle adore le jazz tout particulièrement, elle n'a pas lâché.

 

Ce soir, je devrais tout donner, non pour conquérir le monde, mais juste la salle, au mieux la place du village, avec des sourires. La grande Ella sera avec moi, ces morceaux si forts, mon coeur qui battait si intensément, je l'ai encore en moi, là dans cette pièce entre débarras et loge. Assise sur un pack d'eau, je n'entends plus mes comparses qui préparent leurs cuivres. Leurs paroles deviennent sourdes, je suis concentrée, trente minutes à chanter, à me donner à ce public, d'ailleurs sera-t-il là. Le bouche-à-oreille remplira-t-il les bancs, les chaises ?

Pour me rassurer, j'ai enfilé une robe néo-rétro, un peu sixties, un rappel, un hommage à Ella, une corolle bleu marine, avec des plumetis, des talons, des gants longs, une écharpe souple en soie, je suis prête. je suis derrière le rideau.

 

Dernière inspiration.

 

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Nylonement

 


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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité

Comment expliquer ce déclic qui transforme le regard en une fusion d'émotions, un sirocco intérieur, intense de caresses et finement gorgé de chaleur ?

Pourquoi nos sentiments sont des leviers esthétiques qui prennent une image ou un visuel réel, mais aussi retournent des mots, des baisers d'admiration ?

 

 

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Là, devant vous, un restaurant en province, un déplacement, un rendez-vous un peu morne, sans conviction de faire de réelles affaires, l'ennui, mais pour vous changer les idées ou par hasard, vous êtes dans ce restaurant. Seul ou seule, une carte à la main, une bouteille d'eau gazeuse près de vous, pour unique compagnie, vous dévisagez la salle, appréciez le décor, les lumières. Soudain, elle rentre, franchit la porte extérieure pour amener de la magie dans la salle, oui cette femme est différente et pourtant ce n'est pas une star, une actrice ou une comédienne de renom, une top-modèle flamboyant ou une écrivain illustre, juste une femme. 


En fait bien plus qu'une femme, que les autres femmes, car elle dégage à chaque pas une féminité, une intense force qui suit son allure, elle marche sur des talons hauts, elle ouvre son chemin, il s'ouvre à elle naturellement entre les tables, laissant son manteau, prenant sa minaudière avec elle, charmant tout le personnel d'un simple sourire. Une robe, osée diront certaines, un simple dos nu, voilée d'un organza vaporeux, une petite robe noire qui marque ses hanches, une poitrine qui se soulève, un corps qui se meut avec aisance, sûr de son glamour, fier de sa féminité.

L'homme, élégant, plus discret lui tient la main, l'accompagne, rayonne de ces étincelles amoureuses dans les yeux, conscient de cette beauté, heureux de la voir briller, non pour sa fierté personnelle mais pour cette femme, sa compagne qui illumine d'une sensualité assumée, de sa présence si élégante. Si naturelle !

 

Rien n'est de trop, juste une belle coiffure, quelques minutes prises pour poser ses mèches, pour dompter les rebelles avec une pince, pour laisser visible ses boucles d'oreilles. Un choix adapté de bijoux, simples manchettes, sobres avec cette robe si belle, parfois un peu plus en transparence, parfois en bi-matière, cuir et jersey, parfois plus fluide pour suivre son parfum gourmand, parfois plus moulante pour marquer ses épaules, son buste, sa taille, ses hanches, son corps, ses jambes. Souvent une couture au dos des jambes, souvent aussi des talons fins, hauts sans être d'impossibles gratte-ciels.

 

Elle est femme, elle a verni ses ongles, s'accaparant toutes les étincelles de sa beauté, de cette volupté assumée dans laquelle elle s'enveloppe chaque jour, un peu plus ce soir. Fière non d'être le bouquet esthétique de cette soirée, de ce lieu, mais d'être plus belle simplement devant son miroir, mais non pas dans le corps d'une autre, juste révélée par l'amour de son compagnon, heureuse de se sentir plus élégante. Il a suffi de petits détails, d'une prise de conscience, d'un regard nouveau sur elle, de belles paroles, d'autres conseils d'une amie, d'une vendeuse, de complicité avec lui. Imparfaite, sûrement, comme toutes les femmes, surtout quand elle découvre cette silhouette dans son miroir, dure avec elle-même, avec ce sport impossible à gérer dans son emploi du temps, quand elle voit le temps passer, quand elle critique chaque centimètre, chaque longueur, chaque coin et recoin entre les pieds et la tête.


Lui, son homme, là, posant sa main sur ses hanches, avec un bisou dans le cou, il lui a dit ce qu'il voyait à l'instant, son corps, ses chairs de femme, ses courbes, ses lignes, celles qui s'amplifieront avec des talons, celles qui se glisseront sous tel chemisier, tel top, telle jupe, telle robe. Des conseils peut-être, des suggestions pour la laisser libre de ses choix, pour la rassurer surtout sur le potentiel de ses hanches si féminines, si rondes, sur la volupté bien réelle de ses seins, sur le rouge si impeccable de ses lèvres, sur elle comme un tout. Il a ri de ne pas vouloir avoir cette baguette magique qui retoucherait les soit-disantes imperfections, car elle ne serait qu'une autre, fade, stylisée, banale, une copie artificielle. D'un autre baiser, il a posé une jupe en expliquant dans ses yeux, ce qui devient sublime quand elle la porte. Lui, il est devenu un miroir, sans compromission, mais avec beaucoup d'amour, franc et diplomate à la fois. Son reflet est différent, car de ces jours ensemble, un matin, avec leurs tasses de thé, avec un simple geste, un simple pull si confortable, sur ce canapé, il lui a dit cette féminité qu'il voit là simplement. Un geste souple, une mèche de cheveux, une main sur l'épaule, ses jambes repliées sous elle-même, ses petits pas vers son sac à main, ses yeux brillants quand elle cherche, quand elle trouve, le soyeux de sa peau, le soleil qui pose des baisers à travers les volets, son corps en mouvement, le sien uniquement, son esthétisme naturel, ses imperfections certes, mais en premier lieu cette femme, cet amour.

 

 

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D'elle, de tous les jours, de tous ses choix de mode, il est le gourmand qui savoure sa beauté. Ses ongles vernis, tous les jours, un empreinte exclusive du glamour qu'elle porte nuit et jour. Mais tant d'autres paillettes qui parfois le soir, pour cette sortie à dîner embellissent sa silhouette , qui reste lumineuse dans cette robe noire. Non déguisée, si féminine.

 

Son amour lui donne son réel reflet, souligne en elle ce qu'il aime, ce qu'il ne voudrait voir changer, car c'est elle qu'il admire. Elle brille à ses yeux, cela la rassure, elle devient source de lumière, confirmée dans ce corps avec lequel elle a longtemps douté. Découvrant avec plus de lux, avec cette force extérieure, qu'elle pouvait être femme, encore plus femme, et que le glamour était son style.

 

Elle est certainement plus féminine grâce à lui et son regard respectueux, mais avant tout, elle est féminine, car elle est en accord avec elle-même.

 

 

Nylonement


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