Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Comment ne pas penser à ces vacances, tout en étant au bureau, ou là en terrasse pour la pause café ? Elles sont là. Une absence, les premières collègues sont parties, sur la plage ou ailleurs, un peu de vide, un peu de calme. Des sièges vides, des postes inoccupées, le travail continue, la soleil est là, l'ambiance a changé.

 

 

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Un parfum de fleurs, des orchidées apportées par un client pour nous remercier de la qualité de service, d'autres bouquets, un coin tranquille, moins de sonneries de téléphone, des claviers qui bruissent du clapotis des touches, des clics de souris. Un atmopshère plus sobre, une collègue qui se lève, une robe noire, trois trous, elle aussi très sobre et moderne, une paire de ballerines et son éternel sourire, elle part en réunion, silencieuse avec ses dossiers.

 

 

Vent léger dehors, là pour la pause en terrasse, déjeuner ou break viseul vers l'extérieur, rien de trop, pas de discussions emportées, des échanges discrets, des petits groupes, des belles en tenue d'été, des robes en majorité, quelques tailleurs pantalons. Pas d'imprimés percutants, des dentelles ici et là, parfois un body sous un chemisier, sous une veste, on ose le dessous-dessus, avec parcimonie, un coin de féminité sans exubérance. Des couleurs en bonus, des chaussures en soldes qui apparaissent chaque jour, des petits bonheurs, des compliments. Jus de fruits, douceurs d'une météo mitigée, le temps passe, les dossiers se traitent, les humeurs sont parfois tendues mais les esprits sont sages, entre concentration et congés tout proches.

 

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Un sourire, des emails, une tasse de thé, un collègue avec une grande boîte de dragées, héritée d'une mariage récent, celui où il était témoin, des paroles, des souvenirs, un coin de détente et de sucreries. Les têtes sont face à leur écran, dans les lignes d'un rapport, dans les cases d'un fichier, avec des milliers de chiffres, des performances, de la croissance, des analyses, des résultats, des décisions.

Quelques discussions, des regards vers le couloir, des pas, des jambes bronzées qui passent avec leurs talons sur la moquette, le rythme continue, aucune rupture dans les statistiques de productivité. Chacune et chacun veille à avancer vers la fin de journée, vers la fin de semaine, vers la fin du mois.

Chacun à ses objectifs, là-bas sur la plage, détente et bien-être au programme.

 

 

Nylonement

 


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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode

Rassurez-moi moi, plutôt deux fois qu'une !

 

Si les claquettes, les birkenmachins, les trucs plats et larges tenus par des lanières de cuir, dont je croyais encore l'usage unique par des moines et quelques soeurs bénédictines, oui rassurez-moi sur le fait que c'est confortable.

Car si le pratique justifie ce choix de mode, je ne peux que vous dire ma première pensée : C'EST EXTREMENT MOCHE. Même avec une robe longue, un brin bohême, filant dans le vent léger de cet été, sous un soleil dur et chaud, je ne vois pas l'élégance qui deviendra paradoxe avec votre joli sac de plage ou votre besace de cuir blanc pour le bureau, votre chapeau et votre ravissante paire de lunettes. Non, la claquette que je voyais si souvent durant mes voyages en Allemagne, aux pieds des serveuses, élégantes dans leurs dirndls cintrés, voluptueux et leurs robes, mais avec collants noirs sous chaussettes et birkenmachins. Un détail qui parfois m'aurait coupé l'appétit si la bière n'était venu troublé mon esprit, pour ne plus me concentrer que sur le haut des tenues. ;-)

 

 

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Oui aux tropéziennes, à des claquettes sans dire tongs en plastique qui chauffent les pieds, les abîment, ne les tiennent pas, et les rendent peu crédibles. Une belle sandale en cuir, tressé, ciselé de couleurs ou de petites perles, un pied bronzé dedans, et une démarche qui n'est plus la vôtre. Oui, là encore vos talons, vous manquent, ceux qui vous donnaient des allures de princesses, de femmes aux déhanchés sublimes, tout cela s'envole. Et pourtant aux dernière soldes, vous en aviez acheté, un nombre certain, de toutes les couleurs. Bon j'assume, j'aime ce détail, cette hauteur nouvelle, vos mollets affinés, vos pas plus raffinés, votre mode plus féminine ainsi , du moins à mes yeux.


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Ok, sur la plage, dans le sable, les talons, bof, très bof même, alors pieds nus !

Ok dans ce petit village de l'arrière pays, les pavés et les talons sont des ennemis de toutes silhouettes, et le short en jean avec ce crop-top en dentelle blanche, acceptera des sandales plates.

Ok, aussi pour des ballerines, des versions avec de petits trous, pour les rendre plus légères, plus aérées, plus de saison. Une danseuse entre trottoirs et balades dans les vignes, un coin de plage, et un restaurant pour une glace fraîche.

 

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Mais promettez-moi, oubliez cette mode décrétée par des magazines en manque de bon goût, pour laisser vos pieds libres, avec une touche de vernis sur vos orteils.

 


 

 

Nylonement 

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon 50-60

Rayonne, soie artificielle, viscose ... plusieurs noms ou définitions pour une matière simialire, même si les puristes trouveront une légère différence soit technique, soit tactile.

 

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Mais revenons dans le passé, pas celui des chevaliers et autres rois de France habillés de chausses hautes de soie brodées, ou les temps ou le lin ou le coton enveloppaient les jambes masculines et parfois féminines. Remontons donc au début du XXe siècle, la mode s'affirme depuis le XIXe siècle et même un peu avant en quittant les habits d'apparat des nobles pour aller vers les classes bourgeoises qui vivent, paradent, sortent le soir, et donc s'habillent. 

 

Les bas deviennent chaussettes plus ou moins hautes chez les hommes, de couleur noire majoritairement. Pour les femmes, ils deviennent en coton (parfois un peu rugueux mais d'un usage peu visuel car cacher sous les robes de travail ou de vie courante) avant de devenir en soie, avec des épaisseurs proches des 40-50 deniers actuels, donc semi-opaques ou opaques. Les premières découvertes du XXe siècle en chimie, avec ne palette très large allant des arômes aux gaz les plus variés, mais aussi des matières molles dont certaines deviendront fils. Ainsi vers 1920, via plus de quatre procédés possibles (plus ou moins coûteux et plus ou moins souples et/ou doux, voir référence de fabrication ici), la rayonne naît. Sa proximité avec la soie naturelle, la fait nommer "soie artficielle" au grand dam des professionnels de la première, qui nourissent les papillons, les vers à soie, avec une grande économie, notamment régionale comme dans les Cévennes.

 

 

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La rayonne déplace la production, plus proche des zones forestières car c'est avec la pulpe du bois, d'abord les déchets puis du bois dédié uniquement à cette production, que les usines chimiques produisent les bobines. La matière primaire est la cellulose végétale. Le produit fini est la Rayonne. Très soyeuse, mate ou satinée, plus ou moins souple, elle donne un bas une fois tissé par les spécialistes, un bas plutôt opaque ou au mieux semi-opaque. Son nom chimique est la viscose, elle sera utilisée pour produire du tissu, au toucher soyeux, encore aujourd'hui, chaude au toucher. La soie artificielle devient "rayonne" en France, pays de grande production et de consommation. La transparence n'est pas du tout l'objectif, mais un prix plus accessible pour les clientes bourgeoises, en opposition avec les véritables bas de soie, puis pour les femmes des classes moyennes, qui recherchent alors le pratique et le confort avant tout. Point de transparence donc !

 

 Pour la consommation courante, sans une réelle volonté de séduction ou d'accessoire de mode visible, mais un simple complément, la production va s'accroître de façon très significative, d'autant plus que la soie restera bloquée au Japon, principal pays producteur, et deviendra fort chère en comparaison. Puis dès les années 40, le bas nylon, sa fibre synthétique et toutes ses déclinaisons  (voir infos ici pour le bas nylon, ici pour les autres fibres) vont envahir le marché, américain, européen, français avec une reconversion dans les régions de production.

 

 

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Vous pourrez en trouvez encore aujourd'hui, dans des ventes vintage, des brocantes, ce n'est pas de la soie, donc ne payer pas le prix fort, mais vous aurez une matière unique entre les doigts. D'ailleurs, je vous encourage à tester au simple toucher : la soie, le nylon cristal, le nylon lycra, la rayonne. Chacune a son aspect tactile et fluide, sa transparence (même si l'on peut filer certaines avec des deniers ultra-fins), sa chaleur au contcat de votre peau, son soyeux, et surtout ses reflets et sa tension toute particulière. Une expérience que j'aimerai faire partager prochainement comme certains dégustent des grands vins, ce serait là, des grands millésimes de matières, des bas vintage. Un atelier "bas vintage" avec cent ans de matières, de douceurs, de finesse, intéressées par une séance toucher, puis essayages ?

 

 

Pour vous encourager, je vous propose cette exposition et ce musée à ECHIROLLES, proche de Grenoble, le musée du VISCOSE. Un lieu unique, une ancienne usine de production, toute l'histoire d'une ville vivant entre 1927 et 1989, avec près de 3000 ouvriers textiles, autour de la RAYONNE.

www.musee-viscose.fr/1110-le-musee.htm

 

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www.graphisme-echirolles.com/francais/actualite/expositions.htm

 

Avec le regain de l'écologie actuelle, où chacun cherche un moyen de substituer le pétrole et ses dérivés pour des matières végétales plus propres, la rayonne revient avec une nouveauté, elle serait maintenant envisagée avec de la pulpe de bambous. Belle idée, mais attention, si les procédés se sont franchement améliorés depuis le début du siècle dernier, il faut encore beaucoup de matières polluantes pour traiter la pulpe de bois ou de bambou. Et produire un végétal à outrance n'est pas écologique. Elle est plus soyeuse, plus malléable pour être intégrer avec d'autres matières comme le jersey pour sa fluidité, sa légereté.

 

 

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Nylonement

 

 


 


 


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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon 50-60

Rayonne, soie artificielle, viscose ... plusieurs noms ou définitions pour une matière simialire, même si les puristes trouveront une légère différence soit technique, soit tactile.

 

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Mais revenons dans le passé, pas celui des chevaliers et autres rois de France habillés de chausses hautes de soie brodées, ou les temps ou le lin ou le coton enveloppaient les jambes masculines et parfois féminines. Remontons donc au début du XXe siècle, la mode s'affirme depuis le XIXe siècle et même un peu avant en quittant les habits d'apparat des nobles pour aller vers les classes bourgeoises qui vivent, paradent, sortent le soir, et donc s'habillent. 

 

Les bas deviennent chaussettes plus ou moins hautes chez les hommes, de couleur noire majoritairement. Pour les femmes, ils deviennent en coton (parfois un peu rugueux mais d'un usage peu visuel car cacher sous les robes de travail ou de vie courante) avant de devenir en soie, avec des épaisseurs proches des 40-50 deniers actuels, donc semi-opaques ou opaques. Les premières découvertes du XXe siècle en chimie, avec ne palette très large allant des arômes aux gaz les plus variés, mais aussi des matières molles dont certaines deviendront fils. Ainsi vers 1920, via plus de quatre procédés possibles (plus ou moins coûteux et plus ou moins souples et/ou doux, voir référence de fabrication ici), la rayonne naît. Sa proximité avec la soie naturelle, la fait nommer "soie artficielle" au grand dam des professionnels de la première, qui nourissent les papillons, les vers à soie, avec une grande économie, notamment régionale comme dans les Cévennes.

 

 

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La rayonne déplace la production, plus proche des zones forestières car c'est avec la pulpe du bois, d'abord les déchets puis du bois dédié uniquement à cette production, que les usines chimiques produisent les bobines. La matière primaire est la cellulose végétale. Le produit fini est la Rayonne. Très soyeuse, mate ou satinée, plus ou moins souple, elle donne un bas une fois tissé par les spécialistes, un bas plutôt opaque ou au mieux semi-opaque. Son nom chimique est la viscose, elle sera utilisée pour produire du tissu, au toucher soyeux, encore aujourd'hui, chaude au toucher. La soie artificielle devient "rayonne" en France, pays de grande production et de consommation. La transparence n'est pas du tout l'objectif, mais un prix plus accessible pour les clientes bourgeoises, en opposition avec les véritables bas de soie, puis pour les femmes des classes moyennes, qui recherchent alors le pratique et le confort avant tout. Point de transparence donc !

 

 Pour la consommation courante, sans une réelle volonté de séduction ou d'accessoire de mode visible, mais un simple complément, la production va s'accroître de façon très significative, d'autant plus que la soie restera bloquée au Japon, principal pays producteur, et deviendra fort chère en comparaison. Puis dès les années 40, le bas nylon, sa fibre synthétique et toutes ses déclinaisons  (voir infos ici pour le bas nylon, ici pour les autres fibres) vont envahir le marché, américain, européen, français avec une reconversion dans les régions de production.

 

 

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Vous pourrez en trouvez encore aujourd'hui, dans des ventes vintage, des brocantes, ce n'est pas de la soie, donc ne payer pas le prix fort, mais vous aurez une matière unique entre les doigts. D'ailleurs, je vous encourage à tester au simple toucher : la soie, le nylon cristal, le nylon lycra, la rayonne. Chacune a son aspect tactile et fluide, sa transparence (même si l'on peut filer certaines avec des deniers ultra-fins), sa chaleur au contcat de votre peau, son soyeux, et surtout ses reflets et sa tension toute particulière. Une expérience que j'aimerai faire partager prochainement comme certains dégustent des grands vins, ce serait là, des grands millésimes de matières, des bas vintage. Un atelier "bas vintage" avec cent ans de matières, de douceurs, de finesse, intéressées par une séance toucher, puis essayages ?

 

 

Pour vous encourager, je vous propose cette exposition et ce musée à ECHIROLLES, proche de Grenoble, le musée du VISCOSE. Un lieu unique, une ancienne usine de production, toute l'histoire d'une ville vivant entre 1927 et 1989, avec près de 3000 ouvriers textiles, autour de la RAYONNE.

www.musee-viscose.fr/1110-le-musee.htm

 

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www.graphisme-echirolles.com/francais/actualite/expositions.htm

 

Avec le regain de l'écologie actuelle, où chacun cherche un moyen de substituer le pétrole et ses dérivés pour des matières végétales plus propres, la rayonne revient avec une nouveauté, elle serait maintenant envisagée avec de la pulpe de bambous. Belle idée, mais attention, si les procédés se sont franchement améliorés depuis le début du siècle dernier, il faut encore beaucoup de matières polluantes pour traiter la pulpe de bois ou de bambou. Et produire un végétal à outrance n'est pas écologique. Elle est plus soyeuse, plus malléable pour être intégrer avec d'autres matières comme le jersey pour sa fluidité, sa légereté.

 

 

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Nylonement

 

 


 


 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode

Chaleur d'été prévue pour l'après-midi, mais en ce matin, seul sur une terrasse, avec mon chocolat chaud, je regarde les passantes, un vent frais souffle légèrement ici.

Rien, un vide créé par cette rue bloquée pour des travaux souterrains, rien de visible, et aucune voiture. Un calme soudain dans la ville, des passants qui reprennent le cours naturel des pas lents, des pas rapides, des arrêts avec le téléphone en main, le journal dans une autre main, le parapluie, si la pluie venait avec l'orage de chaleur, la tablete aussi et bien évidemment les sacs à main. Toutes les tailles, cuir ou tissu, toutes les matières, des complices de votre mode, des stigmates de vos dernières soldes, la plupart sont flambant neufs, comme vos sourires. Fierté d'avoir fait la bonne affaire, je vois cela dans votre démarche, dans la façon toute particulière de parader avec.

 

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Elle attend. Une collègue ? un amant ? son mari ? un inconnu ? je ne sais pas mais elle m'intrigue, elle fouille dans sa besace, consulte son téléphone, tapote un sms, appelle. Impatience ou simple retard, elle attend toujours, là à côté de cet arbre cerné de goudron, la nature n'a pas de place ici. Un doute dans son regard, elle regarde à droite et à gauche.

 

Rien pourtant car cette rue sans circulation, sans voitures, semble si morne soudainement, comme en pâture pour les prochaines fleurs, les prochaines graines qui viendront très vite reprendre leurs droits ici. Entre deux pavés, entre route et trottoir, la nature est tapie, mais les arbres, arbustes, graminés et herbes remarquent ce vide pour déjà l'entreprendre.

 

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Une autre femme passe, regarde les vitrines des magasins encore fermés, rien n'attire son oeil de fashionista, elle se balade, croque un croissant, prend le soleil matinal sur ses épaules, elle sourit à cette rue, à cette ville. Je lui renvoie mon sourire, béat face à sa combinaison de couleur prune, idéale sur elle.

 

Un rire, un couple, un vélo, et comme dans un lointain souvenir, deux êtres amoureux qui se suivent, se collent pour rouler vers l'horizon, loin de mon regard. Quelle belle image !

 

 

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Un nuage, non, une robe blanche, ample et aérienne, elle danse sur le bord du trottoir, sautille, ancienne ballerine ou Mary Poppins délavée, elle est la touche blanche, unique dans ce coin coloré, entre enseignes de boutiques, poubelles, camions stationnés, voitures immobiles, quelques arbres, et puis des affiches de publicité. 

Nuage au ras du sol, car le ciel est bleu, profondément bleu, infiniment bleu, la chaleur tombe déjà, minutes après minutes sur ce coin de rue. Les parfums des rares plantes, des pots entourant cette terrasse s'échappent, avec leur dernière humidité de la rosée du matin. Une dernière bouffée, des arômes, de la mode pour aller avec.

 

 

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Je me lève pour un rendez-vous inutile, pour croire en cette vie avec d'autres horizons, d'autres nuages, moins blancs, plus gris, plus sombres. l'été est une belle saison, si courte, si légère quand on a des vacances, un travail et donc du repos. Moins quand chaque jour est une quête d'un nouvel emploi, une quête sans fin, sans samedi, sans dimanche, sans arrêt. J'essaye d'y croire, un dernier regard sur cet été.

Une dernière bouffée de mode, une bonne respiration, j'entre sous le porche.


 

Nylonement

 


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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode

Comme le temps joue entre soleil et pluie, et que les rues se vident dès 17h00 pour aller hurler devant les télévisions, elle profite des fins de journée pour fouiner tranquillement dans les soldes. pas un besoin néccessaire, ou vital, mais un petit budget et des petits  plaisirs associés. Comme ce bracelet ici avec une pierre bleue qui brillait comme son regard, une petite babiole pour son bras qui attend un peu plus de soleil d'été.

 

 

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Là-bas en suivant les pas d'un duo de jeunes femmes, l'une en robe longue de coton fin gris, moulant et fluide, l'autre en top blanc et jupe de guipure blanche, les mêmes sandales plates aux pieds, elle découvre un magsin éphémère, dans cette rue annexe à son bureau. Les habitudes la font aller toujours au même endroit, surtout pour déjeuner sur le pouce dans ce coin de la ville, elle entre, des chaussures et des sacs de plage, du Made in France, placardé partout. des étagères de petits bonheurs, des tropéziennes, des mules, des claquettes dorées, des envies de sable et de soleil, déjà, alors que les vacances sont si loin. Un joli sac en toile, des idées de coquillages imprimés sur du coton, la taille idéale pour glisser des livres, de l'huile solaire, du maquillage, une brosse, des choses utiles ou presque, un téléphone, des lunettes. Oui un bleu, oui celui-là ! Une bonne remise et voilà une fin d'après-midi douce, agréable, sans trop de chaleur.

 

 

Quelques mètres plus loin, des vitrines, des marques encore trop chères, peu inventives d'ailleurs, juste un regard, plutôt des clins d'oeil dans le bazar de cette petit boutique plus authentique, une jeune fille enthousiasme sur le pas de porte, c'est calme, elle rigole avec sa grand-mère qui l'aide ici. Deux générations, des sourires, elle entre, elle discute, elle prend son temps, une denrée rare. Questions, réponses, conseils, suggestions, elle découvre des foulards, des jupes, une robe pouvant faire office de paréo, à moins que cela ne soit l'inverse. Jeu de transparence, elle essaye des robes, sa volupté naturelle coince un peu, la jeune fille, sourit, propose une autre taille, complimente sur cet atout qu'elle aimerait avoir aussi. Rigolade, entre femmes, autres robes, autres petits tops, du blanc, du bleu, du rose, du turquoise, de l'indigo, elle revient vers les nuances de bleu, comme le ciel. Quelques achats raisonnés, des sourires et un aurevoir pétillant, elle repart, heureuse, contente aussi de redécouvrir sa féminité. 

Car en rentrant, elle pourra montrer ses petits bonheurs-là à son homme, pour voir les étoiles dans ses yeux, lui admiratif, toujours séduit par sa féminité.

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Pour les uns, vu de Province, j'habite à Paris, plus exactement en région parisienne. Pour les autres, parisiens , j'habite à la campagne, en bout de région Ile de France, loin de la capitale. Si votre curiosité vous aide, vous trouverez sûrement la proximité de mon lieu de vie, proche de la forêt de Fontainebleau, dans un endroit calme, avec le plaisirs d'avoir de réels maraîchers dans les environs, donc mes légumes et mes fruits, j'essaye de les acheter directement dans cette boutique, ce petit châlet construit en bout de plaines cultivées, avec quelques serres toutes proches.

 

 

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les photos de cet article ne sont aucunement en rapport

avec cette expérience spatio-socio-temporelle

 

Je suis donc entré dans cette capsule bio, enfin plutôt en culture raisonnée, avec un circuit écologique, puisque mes dernières fraises avaient fait 500m avant d'être dans ma voiture, et 5km avant d'être mangées. Et c'est là quasi en pleine nature, que j'ai fait une rencontre du 3e type, d'individus venant d'une autre planète, d'un autre monde. Flânant entre les carottes nouvelles, les salades fraîches et les aulx frais eux-aussi si goûteux sur une tartine grillée, avec une tomate frottée dessus, des fines lamelles, un doigt d'huile d'olive. J'ai d'abord entendu, les paroles, fortes, du moins plus élévées que la moyenne locale, un des individus parlaient dans son téléphone. Il racontait en détail à sa base, les comportements des locaux, le lieu, les folles perspectives de son week-end, et nous partagions sa communication, intégralement. Quel bonheur que ce premier contact qui vous fait alors relever la tête pour jauger cette forme quasi humaine !

 

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Puis les courses reprennent, une hésitation pour des asperges, à la flamande, avec une cuisson juste, des oeufs durs, du jambon blanc en miettes, une sauce un peu moutardée, je calculais le poids idéal, en observant la fraicheur, les gouttes de sève sur la tige encore humide, récemment coupée. Là les individus montrèrent leurs enthousiasmes, parlant toujours fort pour transmettre entre eux, des impressions sur chaque légume, comme si ils analysaient chacune de leurs découvertes, chaque bulbe, chaque légume, chaque feuille, chaque barquette de fraises ou framboises. Un petit pas pour les fruits, un grand cours de cuisine en version hurlée. Ainsi j'en déduisais que chacun devait participer à ce jeu de voix, sous les yeux médusés des autres terriens, habitués de ce lieu tranquille.

 

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Et comme toute bonne économie doit se conclure par une addition, un total en euros, j'attendais à la caisse avec mes oignons fanes, mes betteraves, des fraises si parfumées, et d'autres choses pour nourrir mes adolescents dévoreurs. Là la découverte continuait avec les rites et usages de ce troupeau venant d'ailleurs. Deux caisses, et surtout une autre qui causait pour ajouter, ceci ou cela, de loin, histoire de bloquer la caisse, seule au monde. J'adore cette tribu primaire, qui ne vit qu'autour de son propre rayonnement cosmique.

Sans tentacules mais en gesticulant beaucoup, elle donnait sa version de l'écologie, du développement durable, de ses achats vertueux, quasi une confession en direct, sans prêtre bio, mais avec de plus beaucoupde certitudes, à sens unique. Quelle chance de pourvoir attendre derrière, les autres locaux, moi, nos yeux apitoyés quand la plus discrète explique sa façon de manger bio, presque de planter les légumes à la vendeuse, agricultrice justement. Ah le savoir doit se partager, sans limites, sans restrictions de temps, surtout quand on refait le bio, le vrai bio, en insistant toujours un peu plus, sans trop se dépêcher de payer.

 

 

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Heureusement les rencontres avec les extraterrestres sont rares et souvent furtives, car après en sortant, me dirigeant vers mon vélo, histoire de prolonger ma balade, en retournant chez moi, j'ai pu apercevoir leur vaisseau. Trois créatures remplissaient le coffre, satisfaites d'avoir aider ce peuple d'ailleurs, de leur avoir transmis le message de la capitale, d'avoir parler avec les gueux du bio et de la salade verte. Et là, sans aucun remord, elles sont montées dans un 4x4 énorme, un turbo diesel de luxe, et dans un nuage gris, elles ont disparu.

 

 

 

 

(ceci n'est que partiellement fiction,

mais je ne regretterai pas de ne jamais les revoir !) 

 

 

Nylonement

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