Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

feminite & sensualite

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité

Prendre le soleil, là face à la mer, en cet automne déjà présent, avec le vent, l'iode, le silence relatif des oiseaux, des bourrasques et des vagues qui s'échouent. Un grand bol d'air, je suis en vacances, en grandes vacances, en retraite même, depuis quelques semaines, et je relativise doucement. Lentement, je comprends que je vais pouvoir me lever à l'heure de mon choix, sans réel agenda, sans réelle obligation et sans réunion. Je suis libre de ce temps, de mes prochaines années, un nouvel espace.

 

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Une étape, un repos que je n'attendais pas, mais c'était ainsi, la fin d'un cycle, un de plus après celui de mes hormones, celui plus dynamique où les enfants étaient encore là, celui d'un premier mari, tout cela est derrière. Heureusement il y a lui, moi, nous. Lui qui travaille encore, car il en a encore envie, car nous partageons ses projets pour voyager et pour comprendre notre monde. Moi qui l'aide dans ses tâches, moi qui prépare déjà l'arrivée de petits enfants, mais aussi qui rêve déjà d'activités différentes, de bénévolat pour rester en connection avec les autres générations, pas de bridge, mais des cours pour les jeunes, des conseils, des défis actuels. Nous, un nouveau domaine que nous explorons depuis quinze ans avec le même amour, les mêmes folles embrassades, la même fusion. Amoureux de nos corps, de nos esprits et de nos longues discussions, toujours soucieux l'un de l'autre, toujours surprise par ses idées. Mais j'aime surtout, toujours et encore, la chaleur de ses bras, ce cocon bien à nous, là face à la mer.

 

 

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Jamais dans l'eau, trop froide, du moins pour nager, mais juste pour marcher un peu, ou pour d'autres balades en bord de mer, sur les plages, nous le faisons chaque jour, comme un rituel confortable pour parler encore, pour savourer le vent aussi en silence, pour nous nourrir du soleil. Même si récemment la pluie était un peu trop présente, nous avons poursuivi, pour déguster notre thé fumé chaud ensuite, serrés l'un contre l'autre, notre truc à nous. Mais aujourd'hui il fait beau, il travaille à l'intérieur, passe les yeux dehors, m'embrasse dans le cou, les cheveux relevés coincés dans mon chapeau de paille, j'adore ses lèvres.

 

J'adore ce soleil, ce nouvel agenda. Plus près de lui.

 

 

Nylonement

 


 

 


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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité

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Souplesse et douceur, comme dans un monde ouaté, je suis non pas mes mouvements, mais un vol, plutôt un survol de mon corps. Quiétude, sans aucun bruit, non pas dans un nuage, avec une relative légèreté, mes yeux guident mon déplacement dans les trois dimensions, en prenant soudainement de la hauteur quand je lève la tête, piquant si je regarde le sol. Etrange position, la tête en bas ou la tête en l'air, je ne sais plus, mon équilibre se joue de tout, mais pourquoi suis-je là, derrière mon canapé. 

 

Une interrogation, un coup d'oeil, une volonté et je décolle, survolant mon salon, apercevant ce couple, lui et moi, notre couple, étendus là sur le gris moelleux des coussins. Deux pommes, un thé, nos tasses, notre bulle de détente.

 

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Etrange sensation, je nous vois, serrés l'un contre l'autre, regardant un livre, non une tablette, des photos de notre dernière échappée ensemble, quelques jours privilégiés vers la plage, ils tapotent, glissent, agrandissent et commentent les clichés. Au-delà des paysages, des souvenirs, des balades, main dans la main, des repas dans des endroits charmants, le vent dans les vertes étendues, les couchers de soleil et leur bien-être qui les fusionne. Je me sens bien.

 

Je redescends plus près de lui, sur son épaule, dans la chaleur si particulière de son corps, vive en toutes saisons, traversante et attirante, comme un aimant froid sur un aimant chaud. Collés, dans un confort naturel, mes jambes étendues, ma jupe un peu relevée, son regard qui quitte parfois l'écran, caresse mes jambes. Mes talons sont tombés sur le sol, je suis bien près de lui, mon homme. Il me prête son épaule, son corps, tout son être pour que mes courbes se lovent sur lui, avec lui, presque en lui. Un jeu avec de multiples combinaisons douces, entre ses bras, sur son torse parfumé, entre deux coussins, sur ses jambes où je pose les miennes durant nos lectures communes, juste là simplement près de lui.

 

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Je suis bien, avec cette chaleur, avec cette lumière, ah non, il fait nuit, mais d'où vient cette lumière, de lui peut-être, des battements de son coeur, là dans ma tête. Je bouge, je le sens encore plus proche. Une lumière douce sur le côté du canapé, un oreiller, son visage, un sourire, relevé, il lit un livre, un polar sino-américain. Ma tête est là sur sa poitrine, son parfum, j'ouvre mes yeux, le vol s'arrête, devient réalité. Coincée avec justesse contre lui, dans le lit, entre l'oreiller et son corps, comment suis-je venue là ? nous regardions la télé depuis le canapé gris. Il sourit en voyant mes yeux ronds, retient une mèche de cheveux, se penche pour m'embrasser dans le cou, sur mes lèvres aussi. Pas un mot ! 

 

Il me caresse, m'emporte dans notre bulle celle de notre bonheur, de nos nuits ensemble, de cette douceur immense, dans notre canapé ou notre lit.

Notre amour !

 

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Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité

Calme dans la maison, avec ce soleil qui entre vaillamment dans le salon, les volets ont dû rester ouverts. Surprise par tant de lumière, j'entre doucement, pieds nus sur le parquet, avec juste ma longue chemise de coton, un orange pastel, un confort d'automne, mon cocon qui a enveloppé ma nuit. Il est là, dans son coin, son capharnaüm de papiers, de livres, de crayons, d'idées et d'objets insolites. Il dort. Sur son bureau, épuisé par la nuit, par les heures, les touches sans limites qui ont saturées son ivresse de mots. Hier soir, il m'a embrassé, s'est levé, nous lisions ensemble dans notre lit, encore une bise, un signe d'amour. L'insipiration l'agitait, je m'étais endormie seule, connaissant ses gestes-là, ce cliquetis au loin sur le clavier.

 

 

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Dans le noir, il est venu là, il a probablement ouvert la fenêtre, laissant  les volets ouverts sur notre courte terrasse pour voir la nuit, la sentir présente, et pour apprécier le silence. Bien que celui-ci soit relatif, en fond sonore, presque peu audible avec les sons du jour, de l'extérieur, j'entends des sonates, le clavier subtil et les teintes endiablées de Glenn Gould. Ce cd tourne sans fin, une boucle qui signe en général la fin d'un texte, d'un roman. Pause. Je connais ce signe, je trouve sur le canapé, les pages imprimées, raturées, le manuscrit entier, sans titre, d'autres ratures en majuscules, il aime que nous en décidions ensemble. c'est le ruban commun pour entourer la fin d'un ouvrage. Tout semble là, entre version imprimée et complément manuscrite.

 

Il a écrit, donné ses dernières forces, poussant sa conclusion, accouchant des dernières phrases, vivant l'intensité de cette histoire d'amour, j'en avais lu quelques pages, celle d'un chapitre au hasard. Mystérieusement il les laisse traîner, attisant ma curiosité, attendant de savoir où il va, et si cela ne me plait pas, il faudra les réécrire. Patience face à cette critique, la mienne, sa première lectrice, sa muse aussi. Un rôle en plus de celle d'épouse, de maman, de femme, il me l'a dit un jour, car sans moi, il ne peut écrire, même si ils ne nous racontent pas. Mais je suis un point de repère dans les brumes de son inspiration, dans les envolées de nuit comme de jour, dans ses moments de doutes, dans ses moments forts et vamipiriques où les mots le sucent jusqu'à ne laisser que des mains crispées, inertes, sclérosées par l'effort. Mais sans les pages, sans cette imagination qu'il ne maîtrise, sans accomplir cet acte humain de donner vie à des histoires, il ne peut vivre. Il exorcise des douleurs intérieures ainsi, simplement, durement.

 

 

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Avec un thé, je m'enroule discrètement dans la couverture douce, je me love dans le canapé, et je lis. Première page, premiers mots, premiers pas dans son imaginaire, dans ce labyrinthe où il aime capturer tout de suite l'attention des yeux qui le veulent. Là, il me prend, plutôt me donne sa vérité, ce chemin avec une personne, peut-être son héroine, je lis, j'avance. Devant moi, il dort la tête sur un coussin, à côté de son clavier, une pose sans élégance, peu confortable car assis, mais c'est une de ses habitudes, la fatigue a pris totalement possession de lui. Ses rêves sont des espaces blancs, s'amuse-t-il à me dire, après cette course folle pour une conclusion, pour une fin. Il dort, et moi, je décortique son intrigue, ses personnages, l'intensité des mots, du style que je connais, que j'aime comme l'homme derrière, un privilège entre ce futur livre, lui et moi. Je le lis, je voyage en lui, sagement, je pose les pages, je note des fautes, je souris de ses étourderies, de ses redites, de ses tournures trop molles, de ses excentricités si fidèles à notre complicité. Je lis, chaque lettre, chaque mot, chaque paragraphe, chaque page, j'approche de la fin, le tas lu s'épaissit sur le coin de table. Je le dévore, sans limites moins non plus, les heures passent, je me remplis de lui, de ses mots, de son parfum, car son style est parallèle à son odeur. Il n'y a que lui, que moi, que nous, ses mots qui donnent un trait d'union de plus.

 

Sur le mot "fin", je pose la dernière page, le soleil a tourné, picore son bureau, bientôt sa tête affaissée sur le coussin, je prends ma tasse. Repue de littérature, je bois le thé fumé, une ponctuation. J'attends son retour auprès de moi, après cette apnée nocturne dans les grandes profondeurs des voyelles et des consonnes. 

 

 

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Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité

J'avais mis ma petite robe noire, une nouvelle, un peu drapée sur les hanches, avec un collier moderne, entre fils et perles de couleurs, mes cheveux libres et coiffés. Une amie m'invitait dans sa nouvelle colocation, un superbe appartement avec terrasse sur les toits, une centaine de mètres carré partagé avec deux autres femmes. Une soirée pour mélanger les amis, de nouvelles rencontres m'avait-elle promis, mais avec un thème un peu chic "ladies and gentlemen". Le beau quartier appelait cette élégance.

 

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En sortant du taxi, j'avais troqué mes ballerines pour des hauts talons, prévoyante mais aussi féminine, mon grand sac à main me permettrait d'être toujours en plein confort, le bouquet de fleurs dans l'autre main. Ascenseur à grille au centre d'une escalier large haussmannien, je me serrai avec un couple lui en costume gris, triste comme un financier voyant dégringolé la bourse, et elle en tailleur gris, aussi triste mis à part son sac de marque exhibé.

Dernier étage, de la musique, contrastant avec le silence monacal des précédents, ils sortent, mais heureusement ils ouvrent leur porte opposée à mon chemin, les grincheux ne me suivent pas. Sonnette, attente, sonnette, et enfin une ravissante blonde, un robe bleue, une embrassade joviale avec elle que je ne connais pas, une foule dans le salon ouvert. Je pose mon trench, dans la chambre de mon amie, retrouvée dans la cuisine, entre tapas et champagne, elle me libère aussi des fleurs, de mon sac, et m'entraîne.

 

 

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Des lumières colorées sur les longs murs blancs, des moulures au plafond, des canapés larges, un lounge bar ou leur salon, j'hésite, bel espace en tout cas. Je pioche dans les bouchées apéritives, je la suis, vers la terrasse. Elle me présente à des personnes différentes, dont je ne retiens même pas les prénoms, artistes, consultants, copines, collègues, des gens avec d'autres gens. La nuit est là, la chaleur aussi, je retrouve d'une autre relation, déjà vue, je ne sais plus où.

On boit, on discute du lieu, de tout, de rien avec la musique pour les silences. On en arrive aux compliments pour mes talons, une question sur la marque, j'hésite entre la copie d'une marque connue, so chic, et une simple affaire faite entre deux pauses déjeuners, je ne sais plus, pour éviter de mentir, mais c'est vrai ils en jettent mes escarpins. Double brides, paillettes, et talons fins, belle cambrure, on parle des autres chaussures accessibles devant nous, dont une paire magnifiques, au bout de jambes interminables. On rigole de cette robe si courte, si moulante sur la caricaturale blonde à forte poitrine, elle semble attendre avec sa flûte, entre deux pots de fleurs, une bimbo sur un toit. Alcool aidant, on sympathise en cherchant d'autres belles créations, en repassant sur la blonde au passage pour persiffler encore un peu. On se rassure sur nos petites robes noires plus classiques, plus sobres, plus longues malgré tout, moins tapageuses. On disserte sur la féminité, la sensualité et le vulgaire, le regard des hommes aussi.

 

 

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Et là surprise, j'ai failli renversé mon verre sur ma robe, un homme se dirige vers la blonde, toujours aussi caricaturale dans ses poses. Je le connais, même très bien. C'est mon ex. Lui, le type le plus coincé du monde, un brin geek, concerné par son boulot la semaine, et son boulot le week-end, que j'ai quitté en renonçant de le surprendre même en passant en nuisette, porte-jarretelles et bas noirs devant son clavier. Jamais le temps ! Lui, il est là avec cette pétasse moulé comme une barbie de trottoir, une pamela étouffé par ses nichons sur-gonflés. J'hallucine, la personne avec moi, me demande pourquoi mes yeux sont si ronds, si ce sont les bulles du champagne rosé. Non, juste ce con avec cette ***** blonde. 

 

Je bois ma flûte, je ne réponds pas, j'attrape un seau de glace, je retire les deux bouteilles, je me dirige vers lui, lui tape sur l'épaule. "Toi" et "ici" seront les deux seuls mots qu'il aura dit. Je lui offre un défi en version express, de l'eau et de la glace, de quoi lui rafraîchir les idées, de calmer la chaleur des poumons de la robe minimaliste toute proche et aussi mouillée. 

"Tu as gagné, maintenant fais un don."

 

 

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Un froid dans la soirée, puis une immense rigolade, tout le monde applaudit. J'en profite pour filer, avec mes ballerines dans l'escalier, mon trench pour cacher l'eau qui m'a ruiné mes bas et une partie de ma robe. Quelle douche froide !

Je ne suis pas sure d'avoir à mémoriser l'adresse, pas sure de revenir ici, invitée ou non.

 

 

 

 

Nylonement


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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité

Canapé rouge, chaises de bistrot, tapas sur nos deux tables, la bande de copines reprend ses bonnes habitudes, les jeudis soirs, une pause entre femmes. Nos hommes, nos maris, nos compagnons, nos amants, tous, restent loin de cette réunion, se chargeant des enfants, parfois des bébés ou organisant d'autres soirées devant une télé, un match de foot ou de playstation.

 

 

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Ici, c'est notre bulle, un café qui nous réserve notre coin, note nos envies, prépare des plateaux dégustations suivant les saisons, entre vins et fromages, le plus souvent , mais aussi salades et petites brochettes, ou des soupes quand les jours deviennent plus froids. Parfois même ils nous prêtent des petits plaids pour que nous puissions nous sentir chez nous, entre les chaises annexées et le canapé devenu lieu pour refaire le monde. Une source sans fin de mots, d'éclats de rires, d'échanges, de rencontres car de nouvelles amies s'ajoutent aussi, un noyau ne vit qu'avec de nouveaux électrons entrants et sortants.

 

Cool ce soir, un début d'automne avancé, un soir calme mais une arrivée sous la pluie, sous un parapluie depuis le métro, une rentrée de septembre maussade, mais l'été a été si triste, si peu lumineux. Chacune s'accorde dans ce sens, malgré des vacances aux quatre coins de la France, de l'Europe et parfois des voyages plus lointains. Il a fait moche, gris surtout avec trop de nuages et d'incertitude, même du froid, des soirées en pull et collants début août. Alors nous parlons de soupes, de crèmes solaires, de tout et de rien, sautant de sujet en sujet comme pour balayer nos sacs de plage, nos lectures, nos petits plats et nos vies amoureuses avec un regard léger. Entre deux propos, une dérive vers la chirurgie esthétique, dix pages dans le dernier numéro du magazine féminin, que nous avons toutes lu, avec un oeil distrait on non, dans le vent, sous le soleil, ou dans une véranda. 

 

Les avis divergent, les "pour" et les "contres", chacune expose un exemple, une copine, une collègue avec des lèvres trop grosses, voire déformées, un nez refait. On argumente, on défend le point de vue de celle qui en a besoin, de celle qui en ressent le besoin, du jsutifiable et de l'intolérable, du rêve et du fantasme. Quelques coups de griffes vers les hommes, leurs demandes, leurs envies, nos corps au final, on relativise la réalité et plus encore on revient vers  nous, avec le finalement "pas pour moi". Chacune rigole des possibles transformations réelles ou aberrantes qu'elle s'appliquerait. On se resserre de ce beau vin de loire, frais et plein de saveurs presques sucrées malgré le fait qu'il soit rouge. L'ambiance est délicieuse, comme une famille, avec un sentiment si fort d'amitié, de complicité. Certes parfois, quand l'une a une souci, prof ou familial, on la sort, on en parle, on mange, on parle, on oublie, on conseille, on vit, mais ce soir la chaleur du soleil est dans nos rires, nos visages rayonnants de joie.

 

 

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Plus tard en sortant, rentrant à pied, seule vers mon petit studio, vers mon petit ami sûrement endormi, je pense à mes seins, oui, ce bonnet C là que tout le monde, que toutes celles connaissent, parfois prennent en référence quand on parle lingerie, ou petits hauts moulants. Personne ne m'a connue avant, avec ces petites collines plates héritées de mon enfance, stagnant dans leur verticalité et oubliant les trois dimensions. Un jour, j'avais pris le temps de réfléchir, j'ai opté pour une augmentation mammaire, une opération douloureuse, mais une fierté de femme ensuite. Peu le savent, peu des gens avec qui je sors maintenant, m'ont connu avant. Ce n'était pas une facétie de bimbo, moins encore un besoin de sexy attitude, mais juste un manque. Cela a complété ma féminité. De tout cela, je n'ai rien dit ce soir, laissant leurs paroles analyser, juger, anticiper sur les émotions, leurs émotions, leurs ressentis.

 

Ce fût un choix, c'est un plaisir quotidien, mon bonheur. Là sous une pluie soudaine, je ris, seule dans la rue, fiere de mes seins.

 

 

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Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
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Profonde émotion dans l'attente d'une nouvelle étincelle, j'avais posé mon téléphone, là, à côté de mon clavier, à droite, le plus proche de ma main directrice, prompte à répondre à son prochain message. Il me manquait et pourtant, je le savais amoureux, occupé lui aussi, mais toujours dans les sentiments envers moi.

 

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Comprendre n'était pas mon but, simplement une dépendance, que je maîtrisais le plus souvent sauf quand il me manquait, de plus en plus souvent, mais je savais ce lien si fort. Avec des petits détails, des petits mots, la force soupesée de chacun de ceux-ci, et puis leurs apparations imprévues sur l'écran. Je me nourrissais de cela aussi, juste pour donner une dose de bonheur à ma journée. Depuis le temps, je ne m'en lassais pas, je l'attendais peut-être trop, troublant mes pensées, mes devoirs et un peu mon travail.

 

Mais il savait me rassurer, me dire ce qui vibrait en lui, ce qui était nous à certains instants privilégiés, forts et intenses. Nous ne vivions pas ensemble mais nous avions déjà cela, déjà des moments complices et déjà une identité auprès de certaines de nos relations. Cachés un peu, non pas comme un couple illégitime, mais plutôt comme un couple entre deux histoires, une composition nouvelle qui se devait de respecter d'autres contraintes du passé, d'autres mariages en cours, en décomposition. Sur ce terreau nous avions déjà planté nos vies, ce lierre commun autour de nous. 

 

 

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Alors oui, là durant cette pause, il me manque, mais il me fera peut-être la surprise d'être là, à ma sortie, où de m'appeler pour profiter de nos longues discussions. Amour et bonheur à travers les nouvelles technologies, je pouvais rire en pensant aux liaisons dangeureuses et chevaleresques où les jours ponctuaient les échanges de mots. Plus facile donc, mais aussi plus amoureux aussi.

 

Je reprenais le cours de mon activité professionnelle, il était là près de moi, des photos récentes, d'autres messages à venir, des émotions présentes malgré son absence. Et puis le manque ne devait être qu'un rappel de nos joies communes, distillées de façon irrégulière certes, mais belles et remplies de sérénité. Uniquement ce positif pour éviter le négatif d'un possible manque, d'une réalité impossible à cette heure, mais surtout avec de si beaux morceaux de vie. Un sourire intérieur, des mots. 

 

Cet amour, toujours présent, à chaque instant.

 

 

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Nylonement

 

 

 


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J'adore cette publicité avec ce type qui sourit dans le bus, le matin, en partant de chez lui, vers un bébé complice, vers sa voisine, vers les autres dans le métro, avec les autres sur son chemin.

Instinctivement le jeune poupon réagit, sourit, répond naturellement à un geste primitif de communication, celui des animaux entre eux. Je te montre ma face, tu lis le message et tu réponds en retour, nous étions et nous sommes des êtres du monde animal.

 

Et pourtant, vous trouverez tant de gens que cela gène, surtout ceux qui restent bloqués entre leurs écouteurs et leur écran, fidèle au diktat de l'indépendance total, de la communication synthétique, un semblant de lien social à travers de faux amis, et des nouvelles passionnantes entre deux vidéos de petits chats tous mignons. A côté, il y auara aussi les amis du côté obscur de notre monde, ceux qui adorent les mauvaises nouvelles, les suivant sans les comprendre, sans avoir besoin de recul ou d'analyse pour conforter leurs idées, d'ailleurs ont-ils réellement une opinion. Mais ils ne peuvent se passer de regader les informations, de se gaver de choses rarement positives, qui les confortent dans leur vision étroite du monde, de leur religion, de leurs vies de frustrés. Toujours sur la même banquette, la féministe qui a avalé un tigre de travers, celle pour qui un sourire devient une proposition, un regard de trop, une invitation à plus, un harcèlement sans limite, je vous conseille de la repérer vite, de rester de marbre même si elle fait un malaise, le bouche-à-bouche est interdit.

 

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Heureusement, je vous le confirme, un sourire est un trait d'union vers tous les autres, ceux qui doutent le matin, cherchent un boulot et juste du réconfort, attendent sans y croire des réponses, et là un sourire, parfois juste cet échange, un coin de ciel bleu, entre deux gouttes de pluie d'été. Oui sourire, donner un sourire, et en premier lieu pour soi, être heureux donne un message positif à notre corps, vers l'autre aussi. Sourire à votre voisine, celle qui descend lentement les escaliers, mais le sprint n'est plus en phase avec ses quatre-vingt ans. L'aider, lui parler, juste un simple "bonjour", un sourire, car elle aussi, elle n'a plus le temps de voir ses enfants, ses petits-enfants. Vous êtes un lien, un petit bonheur qui lui permet de croire qu'elle n'est pas invisible. En prenant de l'essence ou en payant votre caddy, un sourire vers la vendeuse, la caissière, cela crée un sentiment de relation, loin des automates sans vie, avec une voix métallique "insérez votre carte". Ce sourire va vers l'autre, lui tend la main, lui dit qu'il est là, vous aussi, et souvent la réponse naturelle sera un autre sourire en retour.

 

Là dans ce bus, là sur ce trottoir, là dans cette boulangerie, un sourire, des passants, des anonymes, des sourires entre les générations, vers les enfants, vers les parents, vers les adultes, vers toutes les personnes présentes.

 

Une amie en fauteuil m'avait dit, il y a une double frustration à croiser les bipèdes, d'une part ils vous regardent comme un objet, une chose, une découverte extra-terrestre, en figeant leurs visages, en exprimant une certaine pitié, en imaginant beaucoup et même un peu trop sur la raison d'être handicapé. Puis ils vous enfantilisent, vous parlent d'une voix douce et ublient le sourire, sauf pour commencer à se justifier de vous aider. Elle me disait de commencer par un sourire, comme vers un autre bipède, et de parler normalement pour lui proposer une possible aide. Rien de plus ! Un sourire, une communication, des diversités de langages aussi.

 

Car il y a parfois un peu de malice dans le retour, dans la gourmandise d'une sucette ou d'une glace, les yeux émerveillés d'un gamin, et ce sourire heureux, gourmand et malicieux. Parfois aussi, il y a de la bienveillance, de la compréhension de votre besoin, avec cette hôtesse, figée sur positif du matin au soir, mais qui fait un métier de service, où naturellement on donne un sourire en plus, avant, pendant, après. Le sourire se veut aussi intéressé parfois, mais souvent le sourire est là pour donner une politesse, pour voir le cile bleu derrière les nuages, pour emporter une équipe vers un objectif commun, pour stimuler les autres, pour cacher aussi ses propres peurs. Ah le sourire, celui du bonheur, celui d'un simple détail qui fait le bonheur d'un jour, d'une heure, d'une minute, car le temps l'accompagne toujours. Une passante élégante me donne magré elle, même de dos le sourire, ce petit plus d'avoir vu ses jolis talons, sa silhouette sautillant le trottoir, sa jupe crayon sous cette veste courte. Oui le sourire est bien gratuit, on le donne, on le reçoit, un cadeau pour notre bien-être.

 

 

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Amoureux, encore plus, on ne décolle plus du bouton "on", on sourit de tout, de lui, d'elle, de ses paroles, de ses gaffes, de ses bons mots, de ses projets, de ce dîner, de cette balade pour faire les boutiques, des essayages improbables et des miracles coupés exactement sur ses formes, des bras dessus-bras dessous qui font courir vers le parking quand la pluie arrive, des instants silencieux où l'on s'aime sans le dire, des moments fougueux où l'on crie cet amour, des larmes de joie quand ilse déclare. Un sourire encore, quand là, dans ce lit, un après-midi d'été, durant cette joute nue, où les sentiments et les lèvres se mêlent, les sourires fusionnent, dans des allers-retours incessant, vers l'autre, pour soi, pour lui, pour elle, vers soi, de votre part, de sa part.

 

Sourire, un jeu de miroir, une bataille positive, une signature pour votre mode.


 

 

Nylonement


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