Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

feminite & sensualite

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité

Là, maintenant, je vais me mettre nue, face à lui, avec lui, dans ce lit. Et si je ne pouvais pas. Ce n'est pourtant pas la première fois, vraiment pas. Mais c'est différent, mes émotions s'entrechoquent, je suis dans la salle de bain à moitié nue, à moitié habillée. 

 

Pas un blocage, juste une rupture, dure, cruelle et apparemment sans issue, une blessure si forte qu'elle m'a fait rejeter tous les hommes, même ce super copain, même des amis ou des collègues. Je n'avais plus confiance. Il a fallu que le temps laisse des longueurs réelles entre lui et moi, des mois, deux années, presque trois, pour que tout cela devienne souvenirs, difficiles mémoires. Tout cela aurait été si beau, avait été si destructeur ensuite.

 

Alors quand je l'ai rencontré, derrière le bar, dans un café branché, où l'on discutat entre copines, je n'y ai pas cru. Je l'ai pas vu, lui et surtout mes amies beaucoup plus. Son regard en posant ce jus frais de pamplemousse, de grenadine et de schweppes, et des crackers japonais au wasabi. C'était brûlant dès le premier regard sur lui.


800x1013xkelsey-van-mook2.jpg.pagespeed.ic.FT4th4Z-s1.jpg

 

J'avais soudainement chaud sous mon pull fin, dans ce tailleur plutôt classique. Un peu décalé pour un moment de happy hours, mais plaire n'était plus mon souci, je m'habillais pour moi, pour le boulot et le reste du temps, je jouais le casual chez moi, seule. Ma féminité, ma séduction, je les avais rangé dans un tiroir, bien au fond de mon coin dressing, loin de mes pensées. Loin de moi.

 

Son regard, il faisait son service et pourtant, de table en table, dès que je relevais la tête, il me souriait. Force était de le voir, de le suivre, et de découvrir un type au physique sympa, un beau gosse, mais pas aussi dragueur que d'autres serveurs. Discret, rapide, nous avons bu, grignoté ce soir-là, lui assurait le ravitaillement de nos tables  avec efficacité. Rien de spécial finalement, deux personnes, au milieu d'autres gens, de verres, d'alcools, de petits plats et de musique, deux émotions. Mais en fin de soirée, j'ai osé le truc impossible, enfin j'ai pas osé. Alice, ma copine, lui a laissé mon numéro, car jamais je n'aurai vraiment osé. Blocage peut-être, comme là maintenant.

 

Car depuis, nous nous somems revus, nous avons dîné, nous avons discuté, découvrant un type simple, réellement sincère et qui a ttendu deux rendez-vous avant de m'embrasser. Des mots, des sentiments, des balades de jour, de nuit après son service. Et ce soir, je l'ai ramené chez moi. Sans savoir, sans calculer, juste prise par le jeu de mes palpitations, de cette envie de l'embrasser devant tout le monde, d'être un peu en manque de lui en l'attendant. Oui je crois l'aimer, je suis sur le chemin malgré ce refus ancré en moi. 

 

 

800x1127xadriana-lima-robbie-fimmano5.jpg.pagespeed.ic.jrD3.jpg

 

 

 

 

 

33f6c73ace57a93e3ad3a6a523139cda.jpg

 

 

Il m' a toujours vu soit en tenue de travail, tailleur gris strict, ou en pull et jean. Et pourtant je peux, je suis plus féminine. Victime de ce repli, de ce conflit en moi, je refuse de plaire, d'être l'élégante que je fus.

 

Pire encore, je vais me mettre nue, face à lui. Je sais qu'il ne m'a rien demandé, rien exigé, rien suggeré, mais j'ai envie de lui. Laisser mon corps, ma peau afec à lui, oser ce passage à l'acte, briser cette frontière. Vais-je oser ? Pas de copine, beaucoup d'envie, et tant de doutes. Je laisse ma jupe à terre, je tire sur le pull. Une sobre culotte en coton, rien d'aguicheur, et puis mes dessous sont dans la chambre. Que faire ?

 

Juste respirer, pousser la porte, se blottir tout contre lui. Juste comme je suis !
Amoureuse de lui ! 

 

5c80ea49a7fab1311dcae05ba807c11a.jpg

 

       

 

Nylonement

 

 

 

 

Octobre rose 2014

www.cancerdusein.org

AFFICHE_LAUDER_CANCERDUSEIN_2014.jpg

 

 

 

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité

Vivre autrement, revivre après avoir été dans la phase survivre. Hier, le jour où l'on m'a déclaré que mon corps recelait ce mauvais trésor, ce jour-là a effacé un temps le avant-hier. J'avais été une jeune femme, étudiante brillante, juriste chevronnée dans le droit international, une manager convoitée par les concurrents du secteur, une femme respectée professionnellement, une triple maman heureuse, une épouse comblée par un mari dévoué pour me soutenir dans notre duo de parents occupés. 

 

3c1135687a8f364f5155360c4ee1d6e1.jpg

 

 

Dorénavant, je n'étais qu'une malade, et surtout quand la maladie, les douleurs, le traitement ont donné raison à la fatigue, tuant en moi, la moindre envie de remonter du fond de la piscine. Un coup physique mais plus encore moral, et puis cette double sanction, cette masectomie violente même si irrémédiable, même si accompagnée par l'amour de mon homme, j'ai pleuré, craqué, explosé face à cette charge trop forte. J'ai perdu ce jour-là plus que mon sein, surtout une assurance, une fierté et une moitié de ce qui était ma féminité, son plus fort symbole. Pourtant j'avais consulté, j'avais anticipé et même déjà soutenu une amie dans une situation similaire, mais ce fût immensément dure et frustrant, face aux questions sans réponses, face à moi-même dans le miroir. Et là encore pas uniquement face au miroir, pour cette plaie, que j'avais intégré en moi, que j'envisageais autrement, avec une reconstruction, un tatouage mammaire d'un faux téton, mais dans mon esprit, j'étais en déséquilibre.

 

417c15dfaedbe5637b6fc5d6878acfa9.jpg

 

 

800x530xhelena-christensen-vs-shoot4.jpg.pagespeed.ic.Y-RLb.jpg

 

 

7014_546358245391726_1310825550_n.jpg

 

Et c'est ma kiné, elle femme du même âge que moi, qui me relaxait de mes douleurs, de mon stress, c'est elle qui m'a donné une part de mon retour vers le présent, vers demain. Quand je refusais tous contacts avec cette partie de moi, du moins tactilement, que je souffrais du syndrôme de l'épaule ankilosée, elle m'a palpé doucement, le plus délicatement du monde la cicatrice pour la décontracter, l'adoucir, lui rendre sa souplesse. Des séances qui sont devenues si bénéfiques que j'y prenais plaisir. Un jour elle m'a dit de passer la main, de le faire moi-même, en attendant la reconstruction possible, et même en demandant à mon mari de la faire. Oui une complicité thérapeutique, surtout au début, puis charnelle, voire érotique.

 

Aujourd'hui, je suis redevenue moi, avec mes souvenirs et cette étape impossible, mais il y ade nouveau, avant, pendant et surtout après le cancer. J'ai vaincu la maladie, mon everest personnel, mais avec ma petite équipe, médecin, infirmière, kiné, et mes proches, enfants et mari, quelques amies aussi. Je suis là, heureuse , de nouveau derrière mes dossiers, revenue dans mon poste, dans ma propre vie, avec ma nouvelle définition de féminité. 

 

 

5d53bca807d82fabd51a7445dfede4b3.jpg

 

 

Nylonement

 

 

 

 

Octobre rose 2014

www.cancerdusein.org

AFFICHE_LAUDER_CANCERDUSEIN_2014.jpg

 

 

 

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Féminité & Sensualité, #Femmes - demain

J'avais rencontré cette femme pour un projet en cours, nous avions décidé de discuter dans un lieu animé, autour d'un verre et de quelques tapas. Nos discussions tournaient autour des années 50-60, du glamour de cette époque formidable, de l'élégance des femmes, mais aussi de littérature, de romans accessibles et de ces succès incompréhensibles pour des livres improbables pour un un lecteur non-bobo. Grignotages et sourires, nous avions développé nos contacts autour de ce projet qui deviendrait peut-être commun, tout en appréciant cette mini-scène où venait de défiler des burlesque girls, entre poésie et paillettes.

 

Un magicien à l'ancienne, haut de forme et smoking avait pris place, le silence succédait à la musique des effeuilleuses. Un lapin, des lapins, des colombes, des cartes, des foulards, toute la panoplie entre ses mains, il nous captait par la facilité étonnante à faire apparaître ou disparaître les objets, les animaux. 

 

224561_181368858667052_936757706_n.jpg

 

Nous avons applaudi, il était tard, je l'ai raccompagné jusqu'à chez elle, en voiture, puis là sur le trottoir,  sous la pluie, avec cette dernière image dans ma tête, son manteau noir vintage, avec un col de fourrure années 40 ou 50. Puis dans le rétroviseur, en m'éloignant, j'ai eu l'impression qu'elle n'était plus là. Juste ses escarpins, un parapluie et un déluge d'automne, sa silhouette, seul, son manteau.

 

Je me suis endormi sur cette étrange impression. Un peu de noir, de plus en plus de noir, et elle qui n'était plus là.

 

Au réveil, mes idées n'étaient pas plus claires, et pourtant son image, sa beauté, son eye-liner me manquait, ses jambes aussi, marquées au dos d'une couture si voluptueuse. Je lui laissé un sms, deux, peut-être quatre ou cinq, dix avant la fin de la matinée. Pour la revoir, ou simplement la voir, sortie de son invisibilité.

 

 

GGB_0557-2.png

 

Ses mots me sont revenus alors, entre deux rapports, des tableaux d'évaluation, mon travail. Elle m'avait dit avaoir un secret, une passion, et en rigolant elle avait revondi sur le projet, sur la magie de voyager dans le temps, sur le bonheur de permettre un jour à des touristes de passer du XXIe siècle vers la fin du XIXe siècle. Un pas dans la mode Belle Epoque, loin des années 50 certes plus rock, mais en pleine expositions universelles, dans le Paris magnifique. Elle rêvait, elle sourait avec malice.

 

Au culot, je lui proposé de la revoir, ce midi, là, près de son travail, pour un déjeuner rapide, pour la voir.

 

Et je suis parti, sans regarder mes collègues, sans attendre les remarques du chef, sans avoir d'autres idées qu'elle. Un restaurant, plutôt un coin dans une galerie de peinture, où l'on peut manger, voir de belles photos, parfois des tableaux, ou des sculptures. Une exposition de pinup, je flâne, mais mon regard va vers la rue, Vers ce fantôme laissé hier soir sur ce trottoir, sous la pluie. Mon imagination peut-être ?

 

 

GGB_0579.png

 

Et si finalement cela continuait, que je ne voyais arriver que deux bottines beige, un sac bleu et une tunique, rien d'autres. Comment l'embrasser, comment la serrer dans mes bras, car oui j'avais envie de cela. La voir, être avec elle. Je l'attendais dans un spectre visible, face à des photos de pinup figées dans le temps par un photographe, présentes face à moi.

 

Là, elle vient d'arriver, cherche du regard autour d'elle, puis entre. Entière, je la vois dans une tenue lumineuse. Des collants blancs, une laine légère vers cette tunique taupe très claire, elle me sourit en avançant vers moi. Un autre fantôme, en version jour, loin de la nuit, de sa transparence en tenue noire. Contraste rassurant et surtout réalité, elle s'approche, m'embrasse, sur les joues en me glisse "je suis bien là" à l'oreille.

 

Mystérieuse apparition, celle de mes sentiments définitifs pour cette fée.

 

 

whitethights.png

 

Nylonement

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture, #Féminité & Sensualité, #Femmes & Mode, #Nylon & Mode

J'avais pourtant déjà jouer avec les regards, enchantée de paraître toujours plus glamour aux yeux des autres, pour me rassurer de cette enfance compliquée où je n'étais que fille, mais avec des envies de garçon manqué.

 

Alors maintenant que les petites robes noires sont celles de mes plus grands plaisirs, indissociables de mon allure au quotidien, je suis radieuse pour entre dans cette soirée privée, sous le regard des autres invités, et de quelques jalouses. Mon corps m'appartient, et si je ne l'exhibe pas en public, j'aime en montrer les courbes.

 

5d53bca807d82fabd51a7445dfede4b3

 

Et en privé, cela ne vous regarde pas ;-)

Face à un appareil photo, totalement, j'ai trouvé là la clef du mystère de mon corps, de ma féminité ensuite avec quelques magiciens, maquilleuses et coiffeuses mais aussi photographes. Masculin ou féminin, leurs visions de moi m'ont donné les reflets des facettes que je ne soupçonnais pas. Un voyage intérieur face à celle qui était une autre sur les premiers clichés, cela ne pouvait être moi, et pourtant. J'ai non pas haï les photos, mais j'ai exploré cette personne plusieurs mois avant de comprendre qui elle était. 

Car l'étudiante qui posait pour quelques billets facilitant son budget mensuel, arriavit en jean, en pull informe, en baskets molles mais siglées. Je n'étais rien et avec eux, je suis devenue tout.

 

5bb2031980c8bd9889bff02076e97cb4

 

 

4beda821abbbd1a6a1924a6b3f9ec39f.jpg

 

 

3d906455eed27b0a18f03c5afbc14258.jpg

 

 

3cea38cd6cdca20e3701c759252c4677.jpg

 

Des portraits, des photos de mode, en intérieur, en extérieur, même sous la pluie, je faisais le tour des lieux modernes ou trash de ma région, sous l'impulsion de leur imagination, les photographes me façonnaient.  Chaque fois surprise du résultat, j'ai aussi voulu comprendre lors d'un week-end complet avec l'une d'elle. Une charmante poétesse du noir et blanc, elle retouchait juste la lumière, laissant mon corps avec ses lignes, ses courbes, ses imperfections.

Et après une vodka détressante, j'ai fait mon premier pas vers la lingerie, vers le nu, au bout de la nuit. Souvenir intact car resté secret, juste pour elle et moi, sans assitant, juste le noir de la nuit, des lampes, et cette chair, mon corps.

La nudité n'était pas un problème juste une limite, et d'ailleurs elle n'était pas non plus une revendication de liberté, juste un état. Aucun lien vers de la sexualité, juste une sculpture de chair, moi, une expression artistique de ma volupté, je découvrais mes seins, trop petits à mon goût, devenus une fierté de femme, une gourmandise esthétique réelle par le truchement des ombres et des lumières. 

 

Deux jours qui reviennent là, dans cette soirée privée, avec aux murs des clichés en noir et blanc, grand format, de l'art autour de la femme, des femmes plus exactement. C'est beau, grisant avec ce souvenir si fort en tête, je suis les modèles de pièce en pièce, je refuse une vodka, un clin d'oeil, un hasard, je préfère les bulles, celle de ma maturité, de ce plaisir devenu récurrent depuis des années. Pour eux, pour elles, je pose toujours, dans un lien complice naturel, et parfois encore je laisse mes hanches à l'air libre, d'autres fois juste en lingerie, d'autres fois sous une de mes petites robes noires. Nous décidons, nous construisons des tableaux, et chaque fois, la même magie, je me vois différemment, mais maintenant je me reconnais. 

Justement l'un d'entre eux, exposé, vient vers moi.

"J'ai une surprise pour toi, suis-moi."

 

 

6da81644a5bb09c131090ae630d1deb2.jpg

 

MERCI à tous et toutes les photographes 

qui nous donnent une vision subtile

de notre monde, de vos choix de mode

et de la féminité.

 

 

Nylonement

 

 

 

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité

Lui, il est ma seule obsession, surtout depuis notre rupture, il est le type qui m'a arraché le coeur. L'homme qui m'a fait pleuré pendant trois semaines, au point d'être arrêter par mon médecin, de me droguer de médicaments pour m'endormir, il est ce cauchemar qui m'a ébranlé des pieds à la tête. 

Rien n'a résisté au choc de son départ, du moment où je l'ai foutu dehors, incompatible en fidélité, impossible petit ami pour durer dans une relation de vrai couple, justement au moment ou je croyais que nous deviendrons un jour mari et femme. Je l'ai vomi, je l'ai insulté, je l'ai viré, j'aurai pu presque le tuer. Finalement je l'ai maudit.

 

L'amour, j'y croyais, sans être fleur bleue, loin de là, mais j'y croyais naturellement en approchant la trentaine, en voyant les autres se marier, les couples souriants chez les amis, les premiers bébés, les premiers appartements, plus grands, un confort qui me plaisait. L'amour je le voyais avec lui, totalement entre nos deux corps fougueux dans le lit, sous la couette, sur le canapé, partout, et puis nos deux esprits complices, nos fou-rires, nos instants fusionnels.

 


10001516_700183450032466_116329189_n.jpg

 

 

 

10003433_697243096993168_1341750735_n.jpg

 

 

Mais les soirées ont fait leur travail, le boulot, un gros projet, les semaines folles, des heures, des dizaines d'heures, des taxis tardifs, je me suis épuisé pour oublier la vie à deux, pour l'oublier intégralement. Tout était effacer.

 

Un soir, un livre, une pause, des mots dans un tas, et là, son écriture, rare, sensuelle sur les premières pages, un aphorisme sur la beauté, un clin d'oeil à ma féminité, à mes jambes. Il les adorait, il me cajolait, me tendait toujours les bras, à chaque moment de fatigue, à chaque instant de doute. Toujours présent pour m'aimer, simplement me le dire, en silence avec son corps, avec son parfum.

 

J'ai justement retrouvé son tee-shirt, un bout de lui, dans un tiroir, je me suis lové dessus, j'ai dormi avec, il me manque. Et si son histoire, ailleurs, n'était qu'une faute, une erreur commune. Je ne trouverai pas la solution, mais j'ai d'autres moyens, celui de mon coeur qui ne l'oublies pas car je l'aime, profondément.

 

10342755_513244045470041_8357221175210102294_n.jpg

 

Et si je repartais à sa conquête, je le retrouvais pour lui montrer la femme fatale, celle qu'il adorait, que j'avais mise de côté, accaparée par la routine du boulot. Bas et belle lingerie, petite robe noire, escarpins ou bottines, j'hésite encore. 

 

Elodie, une amie commune, fête son anniversaire, son nouveau job, son nouvel appartement avec son copain, une soirée idéale pour le recroiser, pour l'attraper à nouveau dans mes bras, pour lui dire combien je l'aime. Impossible, il est ma seule obsession.

 

 

Nylonement

 

 

 

Octobre rose 2014

www.cancerdusein.org

AFFICHE_LAUDER_CANCERDUSEIN_2014.jpg

 

 


 

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité

Jamais du haut de mon enfance, de mon adolescence rebelle, je n'avais vu cette femme, cette amie de ma mère autrement que comme une mégère, une bonne femme mal fagotée et pleine de prétention. Je l'avais classée dans les bourgeoises qui persifflent sur les autres, en oubliant de regarder leur propre misère. Mais finalement ce n'est peut-être qu'une vision hâtive, surtout renforcer par la présence de son fils unique, chouchou sans appel, surtout illustre petit con. Celui-ci était toujours fourré dans les coups les plus infâmes du collège, fielleux personnage, toujours sauvé par sa maman chérie.

 

Alors quand elle avait proposé à la mienne, de m'encadrer pour un stage d'entreprise, je voyais déjà mes journées semblables à celles de cendrillon, en esclave de ses deux  soeurs malfaisantes, supportant ses sarcasmes à chaque minute, la sorcière avec le nez boutonneux. Un cauchemar !

 

be-reserved-photos-blog-alice-taglioni-dessange-big--1-.jpg

 

 

be-reserved-photos-blog-alice-taglioni-dessange-img.png

 

Mais c'est une fée, une magicienne avec une baguette, en fait plutôt des pinceaux. Pas un chaudron de potion verdâtre, mais un univers fantastique, celui de la photographie et du cinéma, elle est maquilleuse pour les comédiennes en particulier. Elle a ses habituées, celles qui ne font confiance qu'à elle, celles qui ne veulent être poudrées que par ses soins.

 

Là avec sa mallette magique, derrière les lumières, dans les coulisses, je me suis faite toute petite, j'ai ouvert grand mes yeux, pour capter ses gestes précis, les poudres et autres crèmes, les jeux de teintes, d'ombres et de flous qu'elle pose avec une dextérité incroyable. Le premier jour a fini si vite, que je n'avais pas vu l'heure, que je serai restée des heures encore. Ce fût pareil les jours suivants, une expérience surprenante, si loin de l'image que j'avais d'elle. D'ailleurs en faisant les allers et retours ensemble dans les transports en commun, nous avons discuté de son travail, de sa passion, de sa technique. Mais aussi de toutes ses actrices qui lui font confiance, elle m'a confié être un peu triste de ne pas avoir eu de fille, pour transmettre ou juste partager cela. Nous avons ri, nous nous sommes découvertes des liens. 

 

Elle si proche, alors que le la croyais si éloignée de moi, encore un message flou de mon parcours d'adolescence. Depuis ce stage, je la vois régulièrement, j'aime parler de maquillage, de nouveaux produits, de mode, de tendances et de féminité. Je découvre son univers avec envie, comme une amie, même si nous avons pas le même âge.

 

 

be-reserved-photos-blog-alice-taglioni-dessange-big.png

 

 

 

be-reserved-photos-blog-alice-taglioni-dessange-img.jpg

La délicieuse Alice TAGLIONI

 

 

 

Nylonement

       

 

 

Octobre rose 2014

www.cancerdusein.org

AFFICHE_LAUDER_CANCERDUSEIN_2014.jpg

 

 


 

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité

Jamais je n'aurai cru en moi sans cet homme, alors je l'attends avec encore plus d'impatience, ce soir dans ce bar lounge, les baies ouvertes sur la ville calme, l'air chaud de l'été indien qui vient à moi, caresse le voile de mon top noir. Il est là, il traverse la salle, ses yeux droits sur moi, ce photographe s'asseoit face à moi.

 

14_notjustalabel_926237899.jpg

 

Pas un diner en amoureux mais un rendez-vous tout en grignotant, pour voir ensemble les photos du dernier shooting commun. J'étais si tendu la première fois, pour mes premiers clichés. Une amie, jeune femme comme moi, vraie femme avec des formes, des plus et des moins, bien réelle, sans rapport avec les égéries des magazines féminins, elle m'avait montré un soir des photos d'elle. Bluffée par cette photogénie nouvelle, pour moi, pour elle, comme une porte ouverte sur une autre dimension, elle était une autre. 

Elle avait ri de se voir si belle sur sa tablette, et nous avions passé la sirée à parler de coiffure, de maquillage, du trop et du pas assez, de la lumière, du lieu, du photographe. Et surtout de cette complicité étonnante née entre deux inconnues. Elle m'avait dit ce que j'ai ressenti ensuite dès la première fois, une timidité, une fragilité, mais aussi un confort, des mots, des sourires, les premiers flashs, les premiers conseils, directifs pour avoir un portrait, une autre image.

 

Il avait joué de toutes les formes qui me gênaient, mes pieds, mes bras, ma poitrine, mes hanches pire ma tête. Et là, avec cette femme, oui moi, il avait donné une autre interprétation, une autre facette de cette personne que je découvrais sans l'avoir jamais révéler.

 

14_notjustalabel_347811463.jpg

 

Magicien, mais surtout photographe, esthète et amoureux des femmes, de toutes les femmes, il adorait trouver les clefs pour que le mystère se fige dans ses clichés. Chaque pose devenait lus facile, surtout la deuxième fois, plus aguerrie, plus complice, plus proche de moi, tout simplement, j'avais ouvert mon corps, mes yeux sur celui-ci. Certes il me falait un peu de souplesse, de rires en plus pour libérer mon visage, pour croire en ma crinière, pour voir mes yeux avec un trait d'eye-liner parfaitement tracé. J'ai changé, et je suis restée moi-même, mais j'ai donné un reflet différent, plusieurs versions de celle dont parfois je rêvais. Avec d'autres sortilèges j'ai cru apercevoir une autre femme, mais toutes ces images m'ont plu.


Une révélation, un  message fort vers mon intérieur, plus en harmonie avec les possibilités, la réalité de mon extérieur. Je dois avouer que certaines soirée, j'ai regardé ses séries, il m'a donné du bonheur, une autre dimension, et là après la commandes des plats, j'aperçois la dernière. Il rit emporté par sa timidité retrouvée. Lui aussi change, directif durant les séances, il redevient fragile ensuite, se cachant derrière un travail, toutes ses images de moi. Le partage du résultat, il aime le faire en lien réel avec la personne, sans les connexions virtuelles, pour expliquer ses choix, pour justifier ses lumières, ses rares retouches.

 

 

14_notjustalabel_716303059.jpg

 

 

14_notjustalabel_442788629.jpg

 

La chaleur enveloppe ce bar, mon verre de vin blanc se vide. Là devant moi, sur cette table, défilent de nouvelles photos, plus légères, j'ai liberé mes jambes devant lui, à ma demande, avec son approbation. Collants ou bas, j'ai vu enfin l'intégralité de mon corps, de toutes mes courbes, de toutes mes lignes. Ravi, son visage s'illumine, pour ce fauteuil, pour ce choix de coiffure, pour nos discussions ce jour-là pour scénariser la séance. Je ne suis pas modèle, juste une femme révélée mais cela me donne un autre angle de vue sur ma féminité.

 

Toujours imparfaite à mes yeux, mais plus accessible, plus lumineuse, et finalement pas si mal du tout. Il rit de mes remarques, en me confiant la clef usb, avec ce tout qui est moi, mais que je regarde maintenant avec beaucoup plus de plaisir.

 

 

 

Nylonement

 


Voir les commentaires

<< < 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 30 40 > >>

Articles récents

Hébergé par Overblog