Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

feminite & sensualite

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité, #Femmes - vous, #Femmes & Portraits, #Femmes & Culture

 

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La biographie ne m'intéresse pas car vous la trouverez partout ailleurs, l'âge non plus car il y a des figures humaines qui dépasse le temps. Partie certes mais toujours près de nous, devant nos yeux ébahis de ces années-là, en noir et blanc, sa dégaine à lui, son homme, ce fumeur sans fin, ce gentleman au flegme américain, et vous, grande blonde, impeccable, avec des robes qui n'attendaient que vous pour exister.

 

Incroyablement jeune, naturellement née avec ce port de tête, cette chevelure roulant sur vos épaule, vous avez dû apprendre à louvoyer comme les chats, chaloupant de vos courbes, magnétisant le plateau de vos films, les salles obscures entières, avec votre allure. Un mot taillé pour vous, quelle féminité ! 

 

D'ailleurs vous êtes devenus à travers les décennies, celle qui s'attache aux mots "féminité" et "élégance".

 

Souvenirs de vous, peu et pourtant très marquant, les premières diffusions tardives en troisième partie de soirée, le cinéma de minuit, lové dans un fauteuil club, un soir tranquille, cette ambiance des années 40-50, des bars, des salles de restaurants, des escaliers vers des bureaux improbables de détective privé ou vers des chambres d'hôtel, et puis vous, magique. Votre voix, grave et douce, je l'ai découverte plus tard, car déjà j'avais marqué de façon indélébile votre corps de lignes longues, de courbes, de cheveux ondulés, de votre regard en moi, en mon idéal féminin. Ce tout qui était incomparable, peut-être une part de grâce et de naturel séduisant, je ne saurai jamais, je resterai avec la magie.

 

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Eternelle magie, 

Eternelle silhouette,

Eternelle classe,

Eternelle Lauren Bacall.

 

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Nylonement

 

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Féminité & Sensualité

Tout a commencé avec une paillette, une robe noire, des flûtes de champagne, dans une soirée entre amis, une terrasse d'été, des politesses, je n'étais pas très à l'aise, loin de mon univers, de mon métier de chiffres et de totaux. Mais relation de relation, j'avais été invitée pour le rencontrer, notre hôte, cet homme discret qui ressemblait plutôt à un serveur avec son plateau et sa bouteille de champagne, loin de l'image que j'en avais fait.

 

Naturellement, je parlais avec deux personnes déjà croisées lors d'un vernissage photo, d'autres vaguement présents à des soirées burlesque où j'étais le plus souvent happée par les paillettes, les jeux de scène. Il faisait beau, Paris vu du ciel, vu du haut de cet immeuble, une vue imprenable, des bulles de champagne.

"Vous souhaitez des tapas, il faudra contourner les cheminées, mais rassurez-vous, sans monter sur les toits, mais simplement avec vos talons forts jolis."

Il m'avait surpris, d'un regard il avait dû faire le tour, de haut en bas, de ma robe d'été en liberty, de mes escarpins à bride, les dernières soldes, des compensées si attirantes. Et je l'ai suivi en passant entre les cheminées, d'une terrasse à l'autre, entre des groupes qui discutaient de vacances, de mode, des bribes, des mots et au final ce buffet.

 

 

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Et là, en croquant des mini-nems fraîches au parfum de basilic, des cubes de fromage, il m'a surpris encore en trouvant une paillette sur moi, d'où venait-elle, j'ai ri de sa surprise, de cet éclat minuscule sur le bout de son doigt. 

Nous avons tourné autour, toute le reste de la soirée. Mon amie, Elisa, celle qui m'avait fait venir ici, passant, m'embrassant, repartant vers d'autres gens. Et nous parlant de mode, de paillettes, de soirées burlesque, de costumes, de rêves, entrecoupés de rires, de rares silences, de souvenirs d'enfance que je n'avais confié à personne, même pas mon dernier prince charmant. Avec lui, je libérais des envies, celle de poser en photo, de me montrer, de me comprendre, de jouer avec ce paradoxe. Il m'a emmené sous une pergola, des citronniers, des jasmins, des fleurs fines, des parfums, une vue sur la nuit, les lumières, tout le monde prenait place dans les coins de cette terrasse. Une douceur, un calme, des bruits de bouchons de champagne, des mots encore. Moi, plus ouverte par son écoute, par son charisme, par sa proximité, cette délicate empathie envers ses amis, envers moi. 

 

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Oui, de ce corps auquel je ne crois pas, de cette image dans mon miroir ikea, dans mon studio, je doute de ma féminité, et pourtant. Lui m'a écouté, me proposant un limoncello frais, la chaleur de la nuit d'été, des macarons au yuzu, au citron et au pamplemousse. Agrumes, entre acide et sucre, je me retrouvais, et j'avais envie de lui dire, oui, de me justifier, moi si discrète, si introvertie, surtout pour parler de moi. 

A lui, inconnue, loin de toute prétention de séduction, j'avais envie de le dire, de le crier presque. J'avais envie de jouer à la princesse, en me glissant dans des robes, des bustiers, des jupes de tulle. Des photos, notre sujet de départ, cette paillette, la possibilité fortuite d'être une autre face à lui, photographe. Nous avons parlé toute la nuit, jusqu'au petit jour. 
Nous étions là dans son salon, à l'abri, les autres étaient partis, discrètement, des aurevoirs, des bises, et toujours cette envie de lui parler de moi, de mon corps, de cette relation, en feuilletant ensemble des albums avec des clichés au féminin. Tant de styles, tant d'opportunités de m'exprimer enfin. Un déclic.

 

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D'autres déclics ont suivi depuis, devant lui, devant son objectif, des tenues, des ambiances et toujours cette confiance, cette complicté. J'aime tant ce jeu complexe où je me révèle et je suis une autre, à moins que je ne sois moi-même à ces instants-là. J'explore ces bulles le temps d'une pose, je me vois ensuite, je me découvre.

 

 

Nylonement

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité

Quand on est grand, j'ai encore plus le droit de rêver, d'imaginer le cadeau qui pourrait être associer à une date, à un anniversaire. Une gourmandise, une envie, un simple besoin, matériel ou un désir immatériel, tant de possibilités et finalement un seul objectif : mon plaisir. Loin des bisounours, empreint d'un certain pragmatisme, je peux penser très fort aux nombres du prochan loto, sans réellement y croire. Dans la même seconde, je peux me laisser aller à des pures fantaisies, des listes cumulatives de bonheur acheté avec des euros, des milliers d'euros.

 

Au final, je m'évade avec des choses plus simples, personnelles mais aussi partagées. Le bonheur n'existe pas quand on est trop seul. Un partage, une situation, juste un baiser.

 

Simplement une idée, uniquement quelques secondes de liberté visuelle, aucunement une réalité, encore moins une obsession, juste le bonheur gourmet d'un esthète sur une silhouette ultra-glamour.

 

Juste mon regard, le vôtre aussi.

 

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DITA VON TEESE

par Ali MADHAVI

pour le magazine L'OFFICIEL Mai 2014

stylisme : Catherine BABA

direction artistique : Vincent DARRE

 

 

Bonne journée

 

Nylonement

 

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité

Comment expliquer ce déclic qui transforme le regard en une fusion d'émotions, un sirocco intérieur, intense de caresses et finement gorgé de chaleur ?

Pourquoi nos sentiments sont des leviers esthétiques qui prennent une image ou un visuel réel, mais aussi retournent des mots, des baisers d'admiration ?

 

 

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Là, devant vous, un restaurant en province, un déplacement, un rendez-vous un peu morne, sans conviction de faire de réelles affaires, l'ennui, mais pour vous changer les idées ou par hasard, vous êtes dans ce restaurant. Seul ou seule, une carte à la main, une bouteille d'eau gazeuse près de vous, pour unique compagnie, vous dévisagez la salle, appréciez le décor, les lumières. Soudain, elle rentre, franchit la porte extérieure pour amener de la magie dans la salle, oui cette femme est différente et pourtant ce n'est pas une star, une actrice ou une comédienne de renom, une top-modèle flamboyant ou une écrivain illustre, juste une femme. 


En fait bien plus qu'une femme, que les autres femmes, car elle dégage à chaque pas une féminité, une intense force qui suit son allure, elle marche sur des talons hauts, elle ouvre son chemin, il s'ouvre à elle naturellement entre les tables, laissant son manteau, prenant sa minaudière avec elle, charmant tout le personnel d'un simple sourire. Une robe, osée diront certaines, un simple dos nu, voilée d'un organza vaporeux, une petite robe noire qui marque ses hanches, une poitrine qui se soulève, un corps qui se meut avec aisance, sûr de son glamour, fier de sa féminité.

L'homme, élégant, plus discret lui tient la main, l'accompagne, rayonne de ces étincelles amoureuses dans les yeux, conscient de cette beauté, heureux de la voir briller, non pour sa fierté personnelle mais pour cette femme, sa compagne qui illumine d'une sensualité assumée, de sa présence si élégante. Si naturelle !

 

Rien n'est de trop, juste une belle coiffure, quelques minutes prises pour poser ses mèches, pour dompter les rebelles avec une pince, pour laisser visible ses boucles d'oreilles. Un choix adapté de bijoux, simples manchettes, sobres avec cette robe si belle, parfois un peu plus en transparence, parfois en bi-matière, cuir et jersey, parfois plus fluide pour suivre son parfum gourmand, parfois plus moulante pour marquer ses épaules, son buste, sa taille, ses hanches, son corps, ses jambes. Souvent une couture au dos des jambes, souvent aussi des talons fins, hauts sans être d'impossibles gratte-ciels.

 

Elle est femme, elle a verni ses ongles, s'accaparant toutes les étincelles de sa beauté, de cette volupté assumée dans laquelle elle s'enveloppe chaque jour, un peu plus ce soir. Fière non d'être le bouquet esthétique de cette soirée, de ce lieu, mais d'être plus belle simplement devant son miroir, mais non pas dans le corps d'une autre, juste révélée par l'amour de son compagnon, heureuse de se sentir plus élégante. Il a suffi de petits détails, d'une prise de conscience, d'un regard nouveau sur elle, de belles paroles, d'autres conseils d'une amie, d'une vendeuse, de complicité avec lui. Imparfaite, sûrement, comme toutes les femmes, surtout quand elle découvre cette silhouette dans son miroir, dure avec elle-même, avec ce sport impossible à gérer dans son emploi du temps, quand elle voit le temps passer, quand elle critique chaque centimètre, chaque longueur, chaque coin et recoin entre les pieds et la tête.


Lui, son homme, là, posant sa main sur ses hanches, avec un bisou dans le cou, il lui a dit ce qu'il voyait à l'instant, son corps, ses chairs de femme, ses courbes, ses lignes, celles qui s'amplifieront avec des talons, celles qui se glisseront sous tel chemisier, tel top, telle jupe, telle robe. Des conseils peut-être, des suggestions pour la laisser libre de ses choix, pour la rassurer surtout sur le potentiel de ses hanches si féminines, si rondes, sur la volupté bien réelle de ses seins, sur le rouge si impeccable de ses lèvres, sur elle comme un tout. Il a ri de ne pas vouloir avoir cette baguette magique qui retoucherait les soit-disantes imperfections, car elle ne serait qu'une autre, fade, stylisée, banale, une copie artificielle. D'un autre baiser, il a posé une jupe en expliquant dans ses yeux, ce qui devient sublime quand elle la porte. Lui, il est devenu un miroir, sans compromission, mais avec beaucoup d'amour, franc et diplomate à la fois. Son reflet est différent, car de ces jours ensemble, un matin, avec leurs tasses de thé, avec un simple geste, un simple pull si confortable, sur ce canapé, il lui a dit cette féminité qu'il voit là simplement. Un geste souple, une mèche de cheveux, une main sur l'épaule, ses jambes repliées sous elle-même, ses petits pas vers son sac à main, ses yeux brillants quand elle cherche, quand elle trouve, le soyeux de sa peau, le soleil qui pose des baisers à travers les volets, son corps en mouvement, le sien uniquement, son esthétisme naturel, ses imperfections certes, mais en premier lieu cette femme, cet amour.

 

 

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D'elle, de tous les jours, de tous ses choix de mode, il est le gourmand qui savoure sa beauté. Ses ongles vernis, tous les jours, un empreinte exclusive du glamour qu'elle porte nuit et jour. Mais tant d'autres paillettes qui parfois le soir, pour cette sortie à dîner embellissent sa silhouette , qui reste lumineuse dans cette robe noire. Non déguisée, si féminine.

 

Son amour lui donne son réel reflet, souligne en elle ce qu'il aime, ce qu'il ne voudrait voir changer, car c'est elle qu'il admire. Elle brille à ses yeux, cela la rassure, elle devient source de lumière, confirmée dans ce corps avec lequel elle a longtemps douté. Découvrant avec plus de lux, avec cette force extérieure, qu'elle pouvait être femme, encore plus femme, et que le glamour était son style.

 

Elle est certainement plus féminine grâce à lui et son regard respectueux, mais avant tout, elle est féminine, car elle est en accord avec elle-même.

 

 

Nylonement


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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité

Auprès de vous, une fenêtre restée ouverte, hier soir pour laisser entrer le souffle du vent jusqu'à votre lit. Une fraîcheur douce, une première bises sur vos hanches, là où la couette glisse, victime de votre volupté, incapable de tenir l'escalade de vos formes plus longtemps, libérant votre peau.

 

Là, le premier rayon de soleil, le calme, vous, votre table, vos papiers, votre ordinateur, mes mots, votre tasse de thé d'hier soir, vos lunettes, votre tabouret avec la théière, votre étole noire en soie, un passage, un réveil vers la cuisine, vers le petit-déjeuner. Une caresse de votre pied vers le canapé, un souvenir, un esprit qui se réveille, mais aussi souhaite le sommeil.

 

 

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Une pause, une casserole, de l'eau, une autre pasue à côté, un retour dans la cuisine, l'odeur du café, la vapeur, vous.

 

Et moi, qui attend, sagement derrière votre mot de passe, dans vos emails, avec mon lien, juste cachée derrière le net, prompt serviteur de votre bonheur quotidien, je patiente. Là dans le noir de la fibre optique, entre deux commandes de bas nylon, des pages ouvertes sur de prochaines expositions, de prochaines critiques de livres, je prends le temps, de penser à vous, uniquement à vous totalement à vous. 

 

Votre tasse, mais au-delà votre odeur naturelle aussi, ce parfum de petite robe noire qui imprègne votre nuque, je le sens. Un mélange doux qui me remémore, ces matins, trops rares où nous sommes ensemble, ces journées près de vous, ces instants simples qui font que nous sommes. Deux coeurs, deux êtres qui se sont croisés, souris, et simplement découverts. Mais je connais votre chez vous, des recoins qui font que c'est un peu chez nous, cette terrasse dont vous ouvrez les volets, ces fleurs pour être toujours près de vous, ce mini-potager pour être croquer par vous. Sans prétention, j'accompagne le soleil sur vous, vos jambes nues, votre corps dans cette tunique de coton, décente pour les voisins, car sinon, je connais votre tenue de nuit, chut, c'est pour nous. Là votre table, votre univers, vos boucles d'oreilles, ce détail si féminin qui accompagne votre charme, votre nouvelle coiffure, votre regard, votre douceur. Un paquet de mouchoir, posé par hasard, des tickets de métro, des stylos, des papiers encore, votre vie, vos plaisirs, car ici encore trainent quelques livres.

 

 

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Enfin vos doigts, sur le clavier, la souris s'active, vous allez voir vos emails, celui-ci, un clic, mes mots, juste pour vous.

Et même un peu plus aujourd'hui, car je n'ai pas toujours envie de le cacher mais de le dire juste pour vous, mais qu'eux, elles, lectrices ou lecteurs, vous le sachiez aussi.


 

Oui, JE VOUS AIME !

 

Nylonement, votre Gentleman

 

 


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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité

Avec un bon livre en main  "la femme au carnet rouge" , une lecture délicieuse, pleine de tendresse et de bonheur, je prends un peu de recul, une grande respiration sur l'été, pour gonfler mon corps des instants de l'été.

Calmement, avec un coin de pensées sur les derniers mois, des doutes et des douleurs, je regarde plutôt l'avenir, je pense à elle, fort, très fort. Contrairement aux héros de livres, plus encore aux héroines des films, il n'est pas si facile de changer de vie, de sauter le pas, de vivre autrement un beau rêve. Le train n'est pas encore en gare, je n'ai pas ma valise, j'ai raté l'heure, le wagon est plein inaccessible, ou peut-être je n'ose pas.


 

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Alors, je me replonge dans l'imaginaire d'un écrivain, dans cette bulle rassurante qui donne une caresse à mes méininges, happé par les voyelles et les consonnes, consentant dans cet échange. La lecture est un acte de réception, de mots, de paragraphes, d'une histoire, écrit souvent égoistement par un écrivain, plus ou moins inspiré, pour lui, un peu parfois pour nous. Mais si le lecteur ne rentre pas, ne colle pas aux premiers signes, même avec toute sa force, avec toute sa résistance à l'effort de lire, il ne peut saisir le sens du livre. Un véritable échange naît entre les pages et les yeux, entre les virgules et les neurones, chaque souffle passe de l'un à l'autre.

Un souffle de vent d'été qui tourne la page du livre, là sur la plage, le même qui me sort de ma bulle pour pousser cette jupe courte devant mes yeux. Malin, cet air qui ne peut lire mais qui rentrerait volontiers comme un trait d'union entre la réalité et les jupes légères de l'héroine, me narguant de savoir si je rêve, si je dors, si je vis, entre les pages.

 

 

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Exercices de mode très inspirées de la superbe Zeina

Blog http://styleselonzeina.wordpress.com/

 

Heureusement, il y a dans l'air, entre deux particules invisibles, des bonus, des souvenirs en construction, des émotions volatiles, car chaque passante, là dans ce parc, laisse une trace de son odeur. Plus encore, ses parfums si doux, si délicats !

Et je lis, croquant ce macaron léger, sans calorie, pour l'ajouter à cette femme de mots, pour au passage penser plus fort encore à celle que j'attends de serrer dans mes bras. Une petite robe noire, une jupe noire pour me rappeler ce lien réel et irréel, est-elle en route pour que nous nous retrouvions, je pense à elle. Son parfum, ma mémoire, cette parenthèse entre deux pages, ce soleil qui entre deux nuages m'éblouit, sa chaleur sur mon épaule, le bonheur de la savoir bientôt présente.

 

Une pause, le livre sur les genoux, un regard sur les enfants qui piaillent, sur les glaces qui coulent, sur les arbres froissés par le vent, le bruit des feuilles, des silhouettes, des femmes, un peu moins d'hommes, des poussettes, des sacs à dos, des appareils-photos et toujours les même poses, les clichés touristiques. Elles passent, discutent, s'arrêtent pour ouvrir leur sac à main, pour noter quelques mots, pour trouver une chaise libre, pour attendre une amie, leur homme.

 

Douce parenthèse, avant de succomber encore aux mots, avec l'ultime envie de connaître la fin de ce livre, de croire en la pirouette finale, d'espérer que le livre et sa bulle ne se finissent jamais. 

 

Son parfum plus présent, un bisous dans le cou, c'est elle. Réelle, bien réelle, une autre bulle s'ouvre juste sur nous.

 

 

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Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité

 

 

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"Les jambes des Femmes sont des compas

qui arpentent le globe terrestre en tous sens,

lui donnant son équilibre et son harmonie"

 

François Truffaut

' L'homme qui aimait les femmes '

 

 

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Nylonement

 


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