Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

feminite & sensualite

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité, #Féminité & Féminisme
Livre : "Dans le corps du monde" Eve Ensler

L'auteure, Eve ENSLER, vous ne semblez pas la connaître et pourtant elle fait parler les mots, le mot "vagin" en particulier depuis près de 25 ans.

Féministe serait un résumé très minimaliste de sa personne, elle a écrit des livres et des pièces dont les célèbres "Monologues du Vagin", une pièce croisée où quatre femmes reprennent durant 1h30 des réflexions autour de leur corps, de leur sexualité, de leur condition de femme, de leur relation avec la féminité. Incroyable car les mots sont crus, sont vrais, sont forts, sont intimes mais jamais cachés, et que le jeu de révélation ne tourne jamais au voyeurisme mais plutôt à une analyse de nos vies depuis tant d'années.

Surprenant, édifiant, toujours juste, les actrices connues ou inconnues se sont relayées durant des années à Paris, en province dans le monde pour laisser parler leurs lèvres, leurs corps et e regard réaliste d' EVE ENSLER à travers elles.

 

Aujourd'hui elle revient avec un livre plus fort, une vision panaoramique sur ce qu'elle fût, ce qu'elle a vécu, ce qu'elle sera après le passage d'un cancer de l'utérus. Un tourbillon qui l'a amené à plier mais aussi à se redresser pour comprendre, se comprendre, se défendre. Son voyage est à 360°, en elle, autour d'elle et avec des témoignages, des regards des autres, des retours d'autres femmes.

 

Un livre intriguant car elle se bat toujours, pas seulement pour elle et son corps mais pour passer un message à toutes les femmes (et ajouterais-je aux hommes aussi !). Lire devient un moment de rage, de force et de respect face aux réalités de notre monde. Peut-être pas pour vous détendre sur la plage, mais pour comprendre notre message de vie, à nous, à vous, aux autres, aux proches, aux malades, aux victimes, aux errances de certaines vies.

 

"Dans le corps du monde"

par Eve ENSLER

 

 

 

 

Livre : "Dans le corps du monde" Eve Ensler

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon & Lingerie, #Nylon & Mode, #Nylon 2000..., #Féminité & Sensualité, #Nylon Passion
Bas nylon blancs

"Mais vous ne semblez jamais parler des bas blancs, tabou ou rareté ?"

 

Une question envoyée en off, vers mon email : gentlemanw@nylonvolupte.com

 

Force est de constater que je "disserte" des bas nylon, du glamour de ce symbole féminin chaque week-end, avec de nombreuses illustrations provenant d'amies, de modèles, de photographes ami(e)s et du hasard du net (pinterest, tumblr, FB, ...) mais avec une très faible pourcentage pour les bas blancs.

La première raison reste pratique, ils sont rares, oui leur production est limitée car l'offre répond à la demande qui semble faible. Une contingence de mode où le blanc est fortement assimilé au mariage, au blanc virginal, à une sainte représentation de la pureté. En mode, même si en 2014, certains créateurs ont essayé de pousser le blanc pour des jupettes ou des robes, le pratique (c'est salissant), la raison précédente (c'est pas un mariage tous les jours) ou simplement la tendance (oui mais je la mets avec quoi cette robe), ne sont pas des facteurs déclencheurs de vente. 

 

Et si certaines saisons s'adaptent aux modes, avec des couleurs claires comme le nude apparues durant trois ans avant de rester sur vos escarpins dans le fond de votre dressing, le blanc ne séduit pas facilement les gambettes. Car là encore un autre paramètre s'ajoute aux autres ci-dessus, certaines couleurs ont leurs avantages et leurs défauts. Et le  blanc se salit dès le premiers pas de ce printemps pluvieux risque de plus de ne pas être très avantageux sur des mollets ronds, sur des morphologies en formes. 

 

 

Bas nylon blancs
Bas nylon blancsBas nylon blancs
Bas nylon blancsBas nylon blancs

Finalement le blanc reste rare, trop rare même. Le plus souvent observé en blanc mat ou opaque, ou en transparence semi-opaque sur les jambes des danseuses, ces athlètes de la force et de la légèreté dont la finesse parfois effraie par les sacrifices de santé et nourriture. Des collants ou des leggings le plus souvent. Mais les mariées, les nouveaux couples, les familles recomposées et les belles fêtes associées, permettent le port du bas blanc. Dans les merceries, dans les boutiques de lingerie, dans les grands magasins, vous aurez parfois le bonheur de trouver de très belles paires de bas blancs. Certaines marques ne fabriquent que des modèles pour mariage, avec des revers très brodés, très larges sur le haut de cuisse, très ornementaux ou simplement réhaussés d'un ruban ou d'un noeud de satin. 

 

Bas jarretières ou bas avec jarretelles, les choix sont multiples.

Bas couture ou simplement voile fin et blanc, là aussi la diversité prime.

 

Et puis parfois, par hasard aussi, vous découvrirez des bas blancs de laine ou de matières plus chaudes, comme ci-dessous, privilège d'une version chaussettes hautes devenues plus longues ou d'une nostalgie plus ancienne des bas de coton, laine et soie épaisse en version blanche pour le quotidien, pour les écoles avec uniformes.

 

Bas nylon blancs

Le bas blanc est rare, mais n'est pas tabou, il est simplement peu commun, et sa disparition quasi complète du paysage de nos regards esthètes ou des jambes de vous, mesdames, semble plus due à une combinaison non évidente avec la mode.

 

Donc ce n'est pas un tabou non plus !

 

Evidence d'un hasard visuel, il se cachera peut-être sous de belles robes longues pour surprendre comme le font avec joie les bas de couleurs, rouges, orange, bleu, jaune...

 

Le bas blanc n'est pas mort, il reste un mystère discret de l'initimité des porteuses de bas. Et d'ailleurs pour les puristes du véritable  bas nylon à couture ou Fully Fashioned Stockings en anglais, sachez que les machines ancestrales qui fonctionnent encore entre France et Angleterre. Ils sont tricotés à plat, mais avec des fils blancs. Ils sont donc tous blancs avant d'être teintés pour devenir vos classiques bas noirs à couture. 

 

Bas nylon blancs
Bas nylon blancs

Alors porter le bas blanc n'est pas impossible, juste une envie à suggérer, un désir à accomplir pour soi, pour donner une couleur de porcelaine à votre peau blanche après l'hiver. Des escarpins rouges, des talons hauts avec un imprimé python noir, le blanc devient alors source de contraste et de beauté réelle.

 

Essayez, trouvez une paire merveilleuse dans une boutique où l'on saura vous conseiller, vous savourerez ensuite en tendant d'une et d'autres jarretelles vos bas blancs. Pas forcément avec un ensemble blanc, ni même une guêpière blanche, mais osez plutôt la joie des couleurs, sous votre top blanc ou votre chemisier blanc (la seule pièce de mode blanche et classique dans tous les dressings). Osez le rouge qui par une magie naturelle disparaîtra sous le blanc, avec un porte-jarretelles coordonné, et vous toute en beauté.

 

Pour finir, observez, pas le monde extérieur, car il pleut, les manteaux sont de retours, les collants opaques noirs et les bottes aussi, mais les publicités des marques de belle lingerie, vous dégusterez cette première émotion, celle de la nouveauté pour vous, d'une première paire de bas blancs, bientôt sur vos jambes.

 

 

Nylonement

Bas nylon blancs

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité, #Femmes - vous
Arts

La chaleur du soleil matinal s'amplifiait avec la présence encore hésitante du soleil. Le balcon hésitait à laisser éclore les fleurs, les magnolias laissaieent leurs merveilles dans des cocons de soie roses et blancs, fermés en attdant plus de lumière pour briller dans une infinie beauté de la nature. La verrière de notre duplex s'ouvrait sur les toits, notre atelier-salon attendait le printemps.

 

Et pourtant à porter de main, juste là, ma muse était étendue, endormie dans ses courbes amples, rondeurs délicieuses de sa volupté, devant ou derrière, seule la dentelle n'osait cachr sa beauté évidnete à mes yeux. Je l'aimais, plus encore j'aimais caresser et sculpter ce corps de mes mains pressantes, massant la peau, les matières sur elle. De e prmeier regard du matin, je savais le bonheur de la voir, de la savoir près de moi, trop longtemps attendue après nos vies précédentes. Ma vue svourait ce bonheur soyeux du matin, du lever du jour, des draps épars, des courbes découvertes, de ma chaleur toute particulière qu'elle ne voulait quitter. Nous étions là, muse et artiste, l'un pour l'autre.

 

 

Arts
Arts

La lueur du jour, ce bruit visuel délicat qui prnait place dans la large pièce, m'offrait notre univers, une bulle nôtre depuis quelques années. Des livres, des dizaines, des centaines de livres, notre repas quotidien de mots, d'idées et de débats, aussi indispensable que notre thé, là posé sur une table basse, froid maintenant, l'odeur fumée eencore présente, nos deux tasses, nos éternels sourires complices pour boire l'un avec l'autre, un de ces liens invisibles qui nous tenait dans une pelote devenu cocon, puis bulle soyeuse. Des détails complices, implicites et sans contraintes, des petits bonheurs simples qui étaient nous.

 

Son piano, le bonheur artistique de l'effort, de la mélodie travaillé, répétée puis lâchée comme un souvenir commun, des instants d'échanges entre ses notes et mes mots. J'écrivais en l'écoutant, ou avec d'autres musiques, nos choix personnels, notre diversité musicale qui devait surprendre les voisins, entre classique et souvenirs de jeunesse, extase du bruit ou des silences émotionnels.

 

Elle peignait, un art découvert à quatre mains, différemment, pour voir le possible, pour espérer l'impossible, pour prendre force sur les volumes et les couleurs, sans atteindre une vérité, juste un papier, une avancée, une touche de soi sur deux dimensions. Esquisses, réussies ou en cours, nous posions nos mots, nos arts, nos différences ii et là dans notre univers, jamais si loin l'un de l'autre, juste un bonheur toujours présent.

 

 

nylonement

 

Arts

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Autrement

Aujourd'hui, c'est un autre jour, non pas une autre vie, mais un pas différent.

 

Un pas de danse, une pause dans ma vie bien occupée. Célibataire, faute de ne pas trouver le temps de remplacer le prince charmant parti avec une brunette aguicheuse, je me suis concentrée dans mon boulot, avec quelques mouchoirs, et du temps pour moi. Après avoir l'impression de tout lui avoir donner, je suis devenu altruiste avec moi--même, prenant le temps de pousser la porte d'un salon de massage deux fois par mois, pour me détendre, me faire chouchouter sur-mesure, et puis surtout j'ai repris la danse. Un exutoire, un sport, un art de vivre aussi. Non pour le régime, je ne veux devenir danseuse étoile, et rachitique pour mieux enfiler mon tutu. Mais simplement  dans l'esprit, je veux être légère, aérienne, force de subtilité.

 

Alors le classique certains jours, du jazz d'autres soirs, parfois de la danse plus chaude, plus sensuelle à deux avec de la salsa ou de la rumba, mais je reviens toujours à la barre, à mon tutu, à mes chaussons, à ce temps immobile avec le laçage, le mouvement lent des mains autour des chevilles. Se changer, bouger, chauffer tous les muscles, avancer, voler, devenir une autre.

 

 

Autrement
Autrement
Autrement

 

Un bien-être très intéroirisé, une histoire personnelle, une sueur qui me fait du bien, au-delà des hormones que mon corps distribue quand je poursse l'effort, quand je repousse les limites, quand j'oublie que j'ai peut-être mal, que la fatigue est là depuis plusieurs minutes. J'aime ce bien-être fort, une drogue sportive mais aussi spirituelle, tourner sans limites, ne plus sentir les muscles, les années, mon corps de femme, mais juste interprêtée la volupté, la grâce dansun espace sans fin. L'horizon de lumières vives, le soir, quasi seule dans cette salle, en cherchant le bon geste, la main subtilement libre, les pieds en extension, les cambrures, les muscles allongées, les coups de reins, les sauts, les réceptions, les enchaînements, c'est un tout dans la nuit extérieur, les lumières sur la ville. 

 

Je fais corps avec ce piano, cette variation d'Horowitz que j'aime tant, elle me berce depuis des années, depuis mes études, dans mon mp3 dans le métro, chez moi parfois, mais ici sur ce parquet, je fusionne avec le piano, avec la fougue délicate des doigts de ce génie. Et quand le public applaudi cette version concert, je m'écroule, satisfaite, épuisée, rassasiée de mes efforts. La douche, sera le meilleur moyen de caresser mon corps, de retrouver ma présence de femme, celle que je refuse encore de voir dans le miroir, espérant ses bras à lui autour ma robe. Je me donne pour retrouver mon intégrité, encore et encore.

 

D'ailleurs aujourd'hui, je ferai des photos, en danseuse pour un photographe, me voir enfin.

 

 

Nylonement 

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Jamais sans mes jambes !

Encore un regard, celui d'une collègue, sur mon petit tailleur noir, sobre, presque stricte, d'une coupe stylisée sans fioritures, juste quelques lignes blanches et fines pour marquer le tissu. Elle semble apprécier, tout comme le collant opaque et mes bottines, eux aussi en toute simplicité, mais avec cette élégance chic qui est ma signature, ma silhouette dans ce cabinet de consultants. Audit et réunions, rapports et tableaux, je travaille beaucoup, trop parfois, mais j'aime me donner du style avec quelques éléments simplement, avec des jeux sans excès de transparence, ni même de dentelles, mais plutôt avec des matières nobles, aux coupes modernes. Sans jamais oublier de mettre en valeur mes jambes.

 

Mon atout féminité, ma force de femme active, une part réelle de mon identité. 

 

Depuis toujours. Déjà adolescente, j'avais mouché les autres, les tribus soumises aux remarques des ados mâles souvent pré-pubères, coincés entre les résultats des matchs de foot et leurs premières vidéos de cul, leurs visions très limitées du corps de la femme. Sans oublier les esprits peu libres, pas très sains qui voyaient en mon corps une expression débordante de "salope" car j'osais porter des jupes, des robes, affirmer et montrer mes jambes. Mes bracelets aux poignets, mes cheveux en pétard, ma haine dans les yeux envers ceux qui regardaient pas, envers ceux qui regardaient trop, envers tous. Belle adolescence pleine de paradoxes !

 

Puis j'ai déménagé au gré du divorce des parents, dans une autre banlieue, une autre région, du soleil en bonus, des nouveaux copains, des copines plus stylées, et puis moi, en plein changement, naturellement plus bohème, les cheveux longs mais enfin coiffés. Des bottines, des sandales compensées, des sacs très lares pour mon bazar, mes cours, mes discussions sans fin pour refaire le monde avec les potes.

Que de café, que de paroles sur la mode, moins sur moi, tant mieux, j'aimais alors être fondu dans la masse, dans cette foule d'amitié, mais fidèle à mes shorts, mes jupes, mes tuniques d'été et mes gambettes libres.

 

Jamais sans mes jambes !
Jamais sans mes jambes !
Jamais sans mes jambes !

Puis le poids du divorce, des résultats d'école qui ne me convenaient pas, la maturité d'un corps naissant de jeune femme, quelques kilos, je me suis caché sous des pulls longs, des tuniques plus épaisses, plus molles, des collants opaques, ma féminité en retrait, loin de moi, dans une enveloppe floue. J'aimais pourtant ce nouveau calme, ce nouvel amour de ma mère, ses sourires, ce beau-père discret et attentif. Et puis j'ai aimé, cet Emmanuel, beau brun timide, mais fougueux dans sa déclaration, dans la chaleur de ses bras, des baisers volés et une volonté de mes retrouver pour lui. De devenir femme entre nos sentiments et nos émotions charnelles, j'ai retrouvé une ligne sans régime sauf celui de l'amour.

 

Robes légères, balades et soirées sans fin. J'étais bien et si féminine, une nouvelle coupe, blonde six mois, brune six mois et toujours lui. Pour lui, pour son coup de crayon, j'ai posé, j'ai souri sans limite, j'ai joué avec mes courbes, mon corps exprimant le reflet de ses regards forts sur moi. Un duo complice, une belle fusion, le temps de porter des collants de couleurs, d'oser des motifs, des tenter les résilles de toutes tailles, de rire des moments impossibles, des collants filés trop vite, des looks destroy imrpovisés, de son regard toujours attentionné sur moi. J'étais sin bien.

 

Aujourd'hui je suis devenue une femme, bientôt une mère, déjà une épouse, avec un autre certes, mais je ne peux envisager ma vie sans mes jambes libres. Dans ma propre définition de cette valeur, sans contrainte, sans exhibition, mais juste aériennes sur des talons, dans des bottes ou sur des escarpins à talons hauts, mes jambes enveloppées de nylon, fin ou opaque, pour souligner mon allure naturelle. C'est un peu de moi, c'est indispensable à ma féminité, et je suis bien ainsi.

 

Nylonement

 

Jamais sans mes jambes !

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Gants de cuir

Etrange détail que je ne voyais pas dans cette silhouette arrêtée derrière la vitre de la brasserie, mon chahcolat chaud encore fumant, mes carnet de notes à côté, des idées, des mos et des dessins en cours. Mais de cet hiver encore présent malgré les rayons du soleil, il faisait froid, elle avit pris la précaution de s'enrouler d'une tunique pull irlandais, épais et confortable, avec quelque chose en plus. Sa moue, même pas, sa conversation semblait passionnante avec son mobile, elle tournait les yeux vers le sol, vers quelques voitures ou passantes, rien de plus.

 

Et puis soudain son regard froid, droit sur moi, un sixième sens en retour du mien plus intrigué, et soudainement capté par ses mains, ses gants, ses doigts enveloppés de cuir souple.

 

Un mouvement de foule, deux livreur, elle est partie sans laissé de traces, juste son image, un accessoire de mode si rare, si élégant, un retour dans le passé, sans nostalgie, juste par effort de mémoire sur la mode du soir, des sorties au théâtre, des restaurants, des belles toilettes avec les robes corolles ou longues. Les gants, un héritae ancien, venant des temps moyen-ageux avec des dentelles, des usaes multiples, mais surtout devenus au gré du temps, des siècles une étincelle de mode. Encore très présent au XIXe puis début du XXe siècle, il s'est consumé avec la liberté des années 70, même si il existait alors en version coloré et maxi pour des tenues de scènes. Il était de trop, dans des décennies de sobriété où le paraître passe dorénavant par la robe, les chaussures et le sac à main. Le chapeau est parti avec lui.

 

Gants de cuir
Gants de cuir
Gants de cuir

Comme par jeu, comme les enfants comptent les voitures jaunes, les chaussures d'une couleur, en espérant pouvoir toutes les transformer d'un geste magique, j'ai observé toute la journée, durant mes déplacements, les mains gantées. Rares pour ne pas dire très rares, surtout que je ne me rendais pas à une soirée pour un opéra, simplement ici et là dans cette ville grouillante de mode, mais où le glamour se dilue fortement. Coiffure, beaux escarpins, belles allures, jolies robes se font rares là encore.

 

Et les gants ! Une belle attendant un taxi devant un hôtel chic sur une grande avenue, elle portait le tout avec style. Simplement, sobrement mais comme le reste de sa tenue, elle avait du caractère, un joli ensemble, un joli chignon. Une vraie présence.

 

Un peu plus loin, juste entre deux rideaux d'un magasin de mode, là où mes yeux se posent le plus souvent, j'ai aperçu un plissé léger, rose poudré, presque un tulle de danseuse, peut-être des ballerines aux pieds, je n'ai jamais su, mais des gants, en version longue, si valorisant, si infiniment féminin posé sur une hanche. 

 

Quelques pas encore, deux coups de fil, du bruit, la rue, finalement un coin plus tranquille dans une autre rue, le calme relatif, deux bottes suivies d'un manteau de saison, un sac de marque, des pas courts, une jupe crayon peut-être en dessous, elle semblait chercher une adresse. Perdue, je ne sais, mais avec des gants mi-longs.

 

Deux rendez-vous, des discussions, un bureau fade dans les teintes de beige que seuls les architectes tristes savent faire, un contrat signé, enfin, dirais-je après des heures à pinailler sur des détails dont chacun reverra autrement dans le compte-rendu. Je sortais, je laissais un message à ma belle, un lieu commun pour se détendre, tous les deux.

 

Quand je suis arrivé, j'étais le premier. Une eau, des bulles, non finalement un schweppes, du citron, et la ville qui sombre dans la nuit encore trop tôt dans les horaires de nos journées remplies. Je reprends mes notes, corrige le design des prototypes, ajoutent des options folles pour ravir les futures clientes, j'annote une idée saugrenue. Une pause, un regard circulaire.

 

Une femme, brune, les yeux brillants, fixant les lumières extérieures, et deux bras, plutôt deux gants en cuir, longs, sans fin. Sa tête repose sur le cuir noir, satiné, souple comme une seconde peau, sensuel. 

 

Je sens ma belle, toujours féminine, toujours plus proche, avec une pointe de sourire intérieur, face à cette série gantée, je m'interroge. Portera-t-elle aussi des gants ce soir ?

 

Moi seul le saurait.

 

 

Nylonement

 

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Amour

Un simple coup de vent, mon journal s'envole, je me lève surpris par ce geste invisible. Un besoin, su signe, je ne sais, je me dirige vers ce rendez-vous, traversant ce joli jardin blotti à l'intérieur de la ville. Mon regard s'échappe, mes pensées sont assez lourdes pour m'autoriser un peu de bonheur esthétique. Les arbres, les crocus de printemps, quelques primevères, le vert du renouveau, la fraîcheur de la la nouvelle saison, je flâne un peu.

 

Puis il y a eu cette magie, cette main qui a frôlé la mienne, involontairement, dans cette allée si large, presque vide. Je suis retourné, elle a souri, une fée peut-être, d'où sortait-elle ? Elle marchait élégamment avec une allure droite et souple, une robe gris foncé, la taille marquée, les années 50. 

 

Soudain voyae dans le passé lointain, le passé proche aussi, elle, celle qui m'a croisé dans les mois précédents, plusieurs fois sans jamais donner son adresse. Une rencontre, un coup de foudre, une première soirée folle de regards, de bonnes phrases, de révélation, je lui aurai tout donné, j'ai reçu une bise en ponctuation, elle avait disparu.

 

Et puis pour une soirée privée, une inauguration d'exposition, elle était là, le destin, seule, avec une flûte de champagne, la tête vers une sculpture d'homme nu. Sa main caressait le dos, les muscles, leur force, leur faiblesse en bas du dos, les fesses. Son sourire était le même, prise sur le fait, la main encore sur les arrondis arrières. Nous avons ri, parlé encore, pris le temps de boire, de manger, de croiser du monde sans nous intéressez à eux, de parler encore. Derrière d'autres bronzes, elle est parti, sans prévenir. J'aurai dû me méfier, elle venait de m'embrasser encore.

 

Amour
Amour

 

Un soir, la pluie, une humidité impossible, la routine du métro-boulot-dodo, un livre dans ma poche, j'avais pris une pause sur mon chemin. Je regardais les passantes, les styles des unes, les improbables essais de mode des autres, le croisement réussi ou non entre le masculin et le féminin. Deux talons m'ont surpris alors que mon regard tombait sur le macadam, ils sont étrangement rapprochés de la vitre, vers moi, des bras avec. Un visage. Elle.

 

Nous avons partagé un chocolat viennois, du plaisir, deux cuillères, de la crème chantilly, du sucré, du chocolat, du bonheur. Elle était là de nouveau, ma fée. Etrangement, je ne savais rien de sa vie réelle, de son métier ou si peu, de sa vie amoureuse, de son lieu de vie, je connaissais sa beauté naturelle, son élégance très féminine, sa bouche rouge, ses paroles et ses yeux. Je la dévorais sur le vif, en temps réel, et je m'évitais la souffrance de ne pas savoir, de ne pas la voir. J'aurai tant aimé l'avoir.

 

Elle pétillait, me donnait des réponses à des interrogations, mais ma discrétion, mon ébouissement m'empêchait de la dévoiler. Ma timidité revenait avec elle, et pourtant j'aurai voulu être capitaine d'un vaisseau pour l'emmener au bout du monde, sur le chemin de mes sentiments si forts. Oui je ressentais de l'amour mais en silence. Sa joie attirait les regards, sa beauté aussi.  Nous avons parlé, grignoté, mangé là en attendant que la pluie ne s'arrête jamais. Etre là avec elle, toujours, ma main sur la sienne, ou peut-être l'inverse. Un temps sans limite, nous avons tant échangé, j'étais dans le trouble où le temps devient flou, les dimensions avec. Je ne voyais plus que son chemisier plumetis, son manteau sur le dos du siège à côté, ses mains fines, ses lèvres rouges.

 

Il faisait nuit, elle s'est levé, reprenant son sac à main. Nous étions sur le trottoir humide, le silence extérieur annonçait la présence de la lune, le sommeil des voitures et de leurs conducteurs, les volets clos. Mais il n'y avait qu'elle. Nos deux mains, un lien, je ne voulais plus la perdre. Au moins avoir un numéro, un email pour la joindre, la revoir, ne jamais la quitter.

 

Derrière ce mur, sans savoir, je l'ai embrassé. Serrée fort dans mes bras, jamais lâchée, plus jamais.

 

 

Nylonement

 

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