Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

feminite & sensualite

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Féminité & Sensualité, #Femmes - vous
Liberté - Egalité - Féminité
Liberté - Egalité - Féminité

L'hiver est là, le froid avec, la pluie parfois aussi s'ajoute, alors vous jouez à cache-cache avec nos regards, sous vos manteaux. Fières dans vos bottes, surtout confortables contre ce froid, contre ce vent, vous avez remis un collant plus épais, quelques deniers en plus, un opaque pour vous envelopper de chaleur.

 

Vous êtes moins visibles et pourtant vous restez femmes, terriblement belles.

 

Je vois des sourires, pas moi, oui la jeune là-bas, pas moi mais la mince derrière moi. Vous savez pourtant que vos morphologies sont vos trésors, certes parfois les joyaux ne brillent pas à vos yeux, les hanches pèsent, les rondeurs débordent, je ne suis pas aveugle, mais globalement, au-delà d'une meilleure santé alimentaire, vous êtes comme vous êtes. Toutes mannequins brindilles, que le monde serait triste et plat. Non j'apprécie tant cette diversité que donne une belle convivialité, personne n'est parfait, encore moins les femmes qui oublient de manger en croyant devenir belles. Non à la pathologie de la beauté, oui à vos corps libres.

 

 

Liberté - Egalité - Féminité
Liberté - Egalité - Féminité
Liberté - Egalité - Féminité

Un délicieux cercle entre la liberté et la féminité, l'une nourrisant l'autre et réciproquement. Et puis la vision des magazines, pas assez riches d'une autre diversité, celle des coiffures, des cultures, des teintes de peaux, des beautés exotiques extra-européennes (si toutefois cela veut dire quelque chose). Oui à cette autre diversité que j'ai du mal à enrichir car le net regorge d'un déséquilibre dans sa palette chromatique. 

 

Et pourtant toutes vous êtes belles, rondes, grandes, petites, moins grandes, plus minces, fines, jeunes, moisn jeunes, métisses ou pas, et tant d'autres adjectifs qui seriaent tous trop restrictifs, car finalement avez-vous envie de rentrer dans une case ? définitivement ? 

 

Pire encore, avez-vous envie de vivre avec vos clones ? vous là sur l'affiche de publicité ? vous là dans le magasin, comme cliente ou vendeuse ? vous unique et démultipliée à l'infini ? quelle horreur, un monde uniforme de féminité unique que l'on ne regarderait plus. 

 

Alors ce amtin souriez, car vous avez vos formes, votre couleur de peau, votre mode, votre poitrine, vos cheveux, vos jambes, vos mains, votre âge, mais tout cela c'est VOUS !

 

 

 

LIBERTE, EGALITE, FEMINITE

 

 

Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité

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Tout en croquant une clémentine confite, son jus délicatement sucré dans ma bouche, des instants de fêtes et des souvenirs de Noël 2014, un goût de paradis, je vous délivre un dernier article pour l'année 2014. 

 

Ce soir, ce sera un réveillon à deux, à plusieurs ou solitaire, tranquille chez vous, fou chez des amis. Toutes les options sont possibles, chacun choisissant la formule qui fait que cette seoirée est une fête, un délire de convivialité ou simplement une nuit comme une autre, un passage vers un lendemain où seul le calendier aura changé de référence, de mois et d'année. 

 

C'est une occasion, même pour soi, de jouer l'élégance. Alors pour une fois, je vais le dire, pour vous messieurs aussi, pour vous mesdames, quelque soit votre âge, oubliez le pseudo confort de tous les jours. Oui ces tenues informes dans lesquelles pour certains, pour certaines, vous vous enveloppez dedans. Oublions le standard trop générique, trop proche du mimétisme intergénérationnel et unisexe du jean. Laissez-le dans son coin, il se reposera une journée. POur les mâles, autant les djeun's, les trentenaires toujours ados, les quinquas incapables de s'habiller sans les conseils de leur mère, pardon de leur femme, tous, vous allez laisser vos tee-shirts mous, avec des messages de geeeks attardés, vos polos de rugby alors que votre seul sport est celui d'hurler devant la télé. Au minimum, optez pour un pull léger, élégant et charmeur, pas trop moulant si votre bedaine signe votre silhouette, et pour les plus valeureux, prenez une chemise, pas celle de votre communion, ni du mariage de votre fille, elle n'est plus à votre taille, et vous allez être vraiment mal à l'aise. Pas non plus de couleur moche, de motifs de vacances, c'est réveilon, pas carnaval. Un beau pantalon droit, simple ! n'en faites pas trop, soyez vous mêmes mais différent de votre image habituelle, godasses, jean et machin mous. Devenez adultes, séducteurs, un vrai homme pour mériter une vraie femme !

Pour les gentlemen, oui, une espèce plus rare, soignez votre cravate, votre pochette, votre veste de costume et vos chaussures, mais je vous fais confiance, vous aurez acheter des roses et du champagne. Vous êtes toujours leaders !

 

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Et vous mes princesses ?

Simplement être vous-mêmes ! ce que je répète toute l'année, en retrouvant votre féminité, en affirmant votre sensualité, en croyant à votre beauté, à votre propre définition. Certes je vous vous sourire, je suis un gentleman parfois conseiller, parfois un brin excentrique, parfois féministe, toujours convaincu de toutes vos beautés, quelque soient vos morphologies, vos âges. Et parfois je suis un brin provocateur en mettant des robes de princesses pour illustrer mes mots. Bon, regardons, apprécions, mais surtout regardez votre dressing ! Et vous dans le miroir, là, oui derrière vous, celui que vous oubliez de voir parfois, celui où vous semblez voir une autre. Oui vous êtes en majorité pessimistes sur votre vision de vous-même, votre corps, votre potentiel, votre visage. Avec un sourire, un vrai, regardez-vous !

 

Vous êtes belles ! je ne cesserai de le répéter, éternellement. Donnez-vous le courage de prendre soin de vous, avec vos moyens et vos envies. et ne refusez pas les conseils, les aides, les suggestions, les détails, vous êtes belles ! 

Oui, vous, chacune, vous êtes uniques et belles.

 

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Un bon bain (les écolos dehors, le confort et le bien-être sont aussi des bienfaits humains !), un séchage en douceur, des crèmes ici et là, parfois subtilement parfumées, des mains pour vous aider si besoin (les amoureux, c'est vous !!). Un regard, un peu de maquillage, ni trop peu, ni trop, suivant votre habitude, mais osez le rouge à lèvres pour les plus minimalistes, de teintes claires, pour les plus sophistiquées osez le trait d'eyeliner à la Dita von Teese. 

Lingerie, indispensable élément pour se sentir bien. Le confort, la séduction, ce duo peut être facilement mixé pour vous rassurer sur votre volupté. Petits seins ou belle poitrine, vous avez toutes les dentelles, toutes les couleurs et les matières pour être la plus initiment belle. Pour vous d'abord, pour l'amoureux ou l'amoureuse ensuite !

 

Pour les fans du néo-rétro, lire mes articles du dimanche, je recommanderai les véritables bas nylon à couture avec des jarretelles adéquates, soit celles d'un serre-taille, soit d'une guêpière. Mais pour les autres, je vous indiquerai de beaux bas jarretières, de très beaux collants colorés à voir sur Pinterest.com/NYLONMODE. 

Ensuite, point de jean, un pantalon avec une veste élégante et un body pourquoi pas. Le tee-shirt comme pour les hommes, oublions-les avec les pulls over-sizes, si cocoon, si mous, si peu valorisants. Un beau pull, une belle veste, un chemisier, une chemise d'homme un peu ouverte sur voter volupté, mon choix irait, mais cela doit être le vôtre vers une robe, élément de mode si féminin. Une jupe, courte ou longue, c'est réveillon, mais pas non plus la fête au racolage.

Séduction avec les matières, avec toujours un élément féminin, un bijou, un foulard, un accesoire en plus pour jouer les contrastes si vous prenez le tailleur pantalon. Sinon, si vous êtes une folle du glamour, le réveillon est une date pour le confirmer à 200%.

 

Finalement, prenez une simple petite robe noire, un collant avec une joli motif, des petits talons, cinq bouffées de votre parfums, un coup de brosse dans les cheveux. Soyez-vous-mêmes et n'ajoutez que les baisers de votre compagnon ou compagne dans votre cou. Son regard, vous dira tout. Tous ses sentiments, tout ce qu'il ne vous dit pas, n'ose pas vous dire, ou ne sachant comment le dire sans être maladroit. Son regard, ce reflet de son coeur, sur vous, sera une étincelle de bonheur, car c'est réveillon et toutes les étoiles brillent, dont vous.


 

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Bon réveillon à toutes et tous

 

 

Nylonement

 

 

 

 

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité

Ce matin-là, après une nuit de lecture, de prises de notes pour ne pas oublier les fulgurances d'idées parfois un brin explosives, parfois diffuses, parfois scintillantes mais finalement sans intérêts réels, j'avais pris mon manteau, mon écharpe préférée. Douce autour de mon cou, elle me rassurait, me rappelait chaque fois ses mains, sa bouche, son parfum.

 

Mais pour la première fois, les mots me manquaient. Pas pour elle, mon amour était toujours là, fort, intense, parfois difficilement contrôlable, débordant et puis les palpitations redevenaient sagesse et patience, mais avec la même force vers elle.

 

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Les mots manquaient pour ce livre, le story board était pourtant là, les personnages patientaient entre deux chapitres, mais l'envie avait disparu. Plus de mouvements, plus de saisons, plus de nuages ou de soleil, plus rien, une page blanche. Alors j'ai pris une autre rue, celle que l'on oublie par la routine du même parcours au quotidien en sortant de chez soi.

 

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Etrangement, dans cette rue grise, avec si peu de boutiques, il y avait une petite échoppe aux couleurs vives, un refuge pour Alice avec quelques merveilles. Des meubles, des bibelots, des livres, des couleurs toujours, des tables pour un salon de thé, mais pas de lapin pressé. J'ai regardé la vitrine, j'ai souri à la propriétaire, seule, avec sa robe turquoise et ses collants blancs. Elle buvait du thé, lisait en attendant des clientes.

 

Un duo de curieuses ou d'habituées poussèrent la porte, une robe à rayures grises et blanches, un manteau blanc, la seconde avec un manteau jaune cahant une robe rouge, des collants comme un arc en ciel. Et j'ai repris mon chemin gris, sur l'asphalte triste.

 

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Puis il y a eu d'autres rues, des montées, des virages, des ocins inconnus de mon quartier et pourtant j'étais un piéton au quotidien. Des bistrots, des boulangeries, des magasins inutiles, des vitrines pour vendre de la laideur, des vitrines en version NOEL, des lieux souriants pour la mode, des rideaux fermés, la devanture d'un charcutier et les poulets rôtis captèrent mon bonheur gourmand. Mais la suivante, avec des chocolats, des bonbons anciens, des guimauves et quelques madeleines, me ravit totalement. Pourtant sans appétit !

 

Quelques rues, quelques gouttes de pluie, le froid, une envie de rentrer chez moi, et là derrière une vitre, une personne perdue dans ses rêves. Une femme, un pull gris et chaud, un gros bol de chocolat, deux cannelés, un livre, elle regardait dehors, et son reflet était merveilleux. Pas une beauté d'exception, mais ce déclic qui me donne des mots, qui fait glisser ma plume sur le papier avec vitesse. Une belle expression, une simplicité, de jolies lèvres, le rouge de ma compagne, une pensée, d'autres mots plus éparpillés. Je ne suis pas resté comme un admirateur trop persistant, j'ai souri devant elle, ailleurs.

 

Des rues, des porches, et déjà mon imagination prête pour mon clavier, pour libérer des phrases, pour jouer des situations. Plus de pull, mais un réveil le matin, un lit chaud, amoureuse, une chemise de voile, celle de sa compagne. Un regard perdu entre la lecture, le rayon de soleil sur la fenêtre, sur les draps et surtout vers le coeur de son amour. Un peu plus loin, pour les yeux, mais si présent en elle, dans son corps, les caresses, les bises, le parfum, ses yeux, son coeur, sa peau. Son amour présent, là avec elle.

 

Je débordais de mots.

 

 

Nylonement


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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité, #Femmes & Culture

Danse, vapeur, poudre, des éléments aériens qui se mêlent dans les trois dimensions.

 

Je vous avais donné en cadeau : www.nylon-volupte.com/article-votre-cadeau-de-noel-125141684.html, voici une nouvelle envolée mise en scène par Emily Merpillat. Une vidéo pour s'évader quelques minutes dans la volupté,  la beauté, l'effort, la puissance des muscles et la performance artistique.

 

Je trouve cela sublime, et vous ?

 

Bonne semaine

 

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité

Il m'arrive parfois de recevoir des commentaires par email, ou via mon profil facebook (encore quand celui-ci n'est pas bloqué de façon totalitaire par ce réseau social comme depuis 5 jours). Et vos mots me touchent, tant les compliments (oui çà fait du bien), que vos histoires personnelles, vos retours et même vos critiques.

 

Et là, j'ai été face à une vraie révélation, pas vraiment nouvelle sur la diversité, dans mon blog où j'essaye (humblement) de parler de toutes les féminités. Une vision, la mienne, des portraits multiples, les vôtres, des images du net, un secret espoir d'équité, un profond respect et une folle envie de femme plus glamour, voilà les ingrédients de mon menu quotidien partagé avec vous, toutes et tous. 

Oui mais, mes photos manquent de femmes de couleurs, en dehors du stéréotype international des magazines de mode (pourtant pas uniquement mes seules sources, loin de là !) de l'européean blanc, de type caucasien.


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Révélation ? Flagellation ? Révolution ?

Les images sont le reflet certes tronqué de notre société de communication. Où les "minorités" sont ignorées, minorées parfois oubliées, et où les standards sont souvent de façon fortement répétitives, les mêmes têtes, les mêmes blondeurs, quelques brunes, quelques rares rousses.

Mais trouvez des clichés élégants de femmes métisses, beurs, blacks ou asiatiques relèvent de la complication. Et personnellement, je n'ai aucun à priori, bien au contraire, je suis un adepte de la large diversité, des âges, des morphologies, des silhouettes et des variantes qui représentent les femmes, celles de notre monde ouvert et actuel.

 

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Alors aujourd'hui, en rangeant des archives, je suis heureux de partagerv cette beauté, cette féminité flamboyante, trop rare, trop peu exploitée, trop peu représentée pour défendre nos égalités, non non-différences. Là aussi il y a encore du travail pour former nos communicants à des messages multi-culturels, mais simplement visuels où ceux qui mangent le Nutella, jouent, mangent, achètent une voiture, vendent des cosmétiques soit à le reflet réel de notre société.

 

Une réelle acceptation car naturelle dans nos inconscients, et loin des schémas politiques et racistes. Je crois en une beauté variée, universelle dans la paix enre toutes les femmes, et tous les hommes.

 

Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Féminité & Sensualité, #Femmes - vous, #Femmes & Culture, #Femmes - demain

Chère voisine,

 

Je suis le voisin insignifiant du 3e. Celui que vous croisez parfois en sortant de l'immeuble, moi derrière la porte, vous laissant passer, ou peut-êre lorsque nous essayons de rentrer dans ce local poubelle impossiblement trop petit, sauf pour l'architecte qui l'a conçu. Je me permets, peut-être inspirer par ce sapin de noël dans l'entrée, par la magie de ses instants de fêtes de fin d'année, de vous glisser ces mots. Dans votre boîte aux lettres, car ma timidité bloque mes mots au-delà du simple "bonjour" ou "bonsoir", et que malgré mon âge je n'ai jamais su comment aborder les femmes. Ne voyez pas une proposition mal présentée, une présomptueuse invitation indécente, mais voilà je suis artiste, après mon travail de simple fonctionnaire des impôts. 

 

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Je m'évade d'une grisaille quotidienne nourricière certes mais sans aucune ambition de carrière pour ma part, mon bureau ressemble à une prison dont j'ai la clef, mais aucunement à un paradis fiscal, du moins un lieu d'épanouissement dans le sourire. Une version moderne de Brazil, ce film de Terry Gilliam, sans l'horreur, mais avec la même fantaisie hallucinatoire, j'y survis en rentrant chaque soir, et depuis plusieurs semaines, plusieurs en pensant à vous.

 

 

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Décemment ! Oui j'emmenerai, j'ose aujourd'hui avec cette lettre, vous photographier ou envisager de pouvoir vous sculpter. Mon approche est purement artistique même si j'oserai encore vous avouer que vos courbes, votre volupté, vous, chère voisine, vous m'inspirez artistiquement. C'est maladroit, mais je bafouillerai moins en écrivant qu'en essayant de vous le dire, en courant après vous dans l'escalier. Moins encore en vous stoppant et vous déclarant ceci, surement invraisemblable, surtout dans notre monde indépendant où l'on communique plus facilement avec des amis inconnus de réseaux, sans parler à nos propres voisins de palier. Je suis un peu diffus, je vous l'accorde, je suis un brin perdu pour cette demande, mais vous êtes une muse malgré vous. J'ai déjà travaillé sur votre silhouette, ici et là, sur du modelage en terre, sur des collages , viendriez-vous les voir ?

 

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Oui, chère voisine, je ne veux vous déranger, et pourtant je viens de le faire en postant ce courrier. Je suis l'homme invisible du 3e gauche, j'admire votre allure et votre présence , car à chacune de nos courtes rencontres, je nourris mon imaginaire d'artiste. Peut-être suis-je trop indiscret ? Si ma proposition vous effraie, venez avec un proche, une amie, pour apprécier, ou non, mes oeuvres. Je ne prétends rien avec mon talent, mais je revis chaque jour en l'exprimant, pas uniquement avec vous, rassurez-vous, mais avec d'autres inspirations. Je suis maladroit pour exprimer mon ressenti créatif.

 

 

 

M. BOTERO

3e Gauche

 

 

Nylonement

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité

Il fallait êre folle pour ne pas tomber amoureuse de lui. Le beau gosse, l'étudiant qui balancait entre les cours de théâtre et les claquements de portes de sa voiture perso. Rarement la place passager, plus passagère, était vide, une conquête chaque semaine. Une simple amie disait-il à la suivante, à celle qui regardait un oeu derrière les beaux discours de ce dragueur involontaire, toujours en quête d'une excuse pour conquérir la prochaine blonde, la belle rousse ou la jolie brune. 

 

Et pourtant j'ai aussi fini par lui trouver du charme, sa chemise ouverte, blanche sur son torse imberbe, ses yeux doux sur moi, surtout sur ma mini-jupe, peut-être trop courte ce soir-là.

 

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J'ai passé la soirée avec nos amis communs, je me suis rapproché à moins que ce ne soit lui. Pourtant il devait savoir, je passais pour une chieuse, une fille intelligente mais qui ne couche pas, du moins sans mâle sur mon tableau de chasse. Non, précision supplémentaire, je n'avais pas été sur leurs tableaux de chasse, à eux, les mâles en goguette, superman de la bite, du moins en paroles. Et ils parlaient beaucoup, moi je bossais mes études, et à côté pour me payer mon studio. Alors oui je sortais moins, je passais pour une froide créature. Pourtant l'été moi aussi, j'avais croisé un beau chanteur, succombant à ses bras, à son parfum, à son hamac dans un bungalow discount, mais son corps me suffisait. L'air de la mer avec.

 

Et puis le retour, les sms, les messages, le silence, la vie qui continue sagement. Mon diplôme, le suivant dans ma ligne de mire, les copines qui devenaient des épouses, qui s'installaient. Moi, je bossais encore et encore.

 

Ce matin-là pourtant, je suis sorti, oubliant mon manteau, un peu stone d'avoir perdu le sommeil, perdu le chemin de la douche, assommée de médicaments, frustrée de ne trouver la direction de ma vie. Une semaine trop longue, des nuits trop courtes, des examens trop proches, je suis tombée là, sur le pavé, dans ses bras. Un infirmier, des pompiers, les urgences, un simple malaise vagal. Deux jours à dormir, deux jours à recevoir sa visite. Est-il un ange, je ne lui parlais que peu, il semblait m'écouter, je dormais encore, je rêvais peut-être. Et son parfum semblait toujours présent, même quand la chambre de l'hôpital était vide. 

 

 

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J'ai fait une pause, j'ai demandé un report de mes examens, un rattrapage pour cause de maladie, un point sur ma route. Et j'ai découvert des lettres, délicieusement écrites durant mon passage dans les limbes floues de la fatigue extrême. Un homme, un jeune homme, un prénom, et des mots. Digne d'un roman, car il n'était pas là quand j'ai été mieux, et je n'ai pas pensé à en parler aux infirmières. Etrange lecture et relecture chez moi, dans la maison familiale, dans ma chambre de jeune fille. Ma mère me cajolait, s'inquiétait, et pourtant je ne souffrais pas, d'aucune blessure visible, d'aucunes douleurs paralysantes, juste de fatigue, et d'une mélancolie qui absorbait mes journées. Rien, absolument rien, sauf relire ces mots.

 

Un déclic vint plus tard, une nouvelle lettre, trouvée en passant dans mon studio, il avait demandé mon adresse aux services des urgences. C'était lui mon sauveur, du moins lui qui avait arrêté sa voiture, pour me sécuriser, me voyant m'effronder au milieu d'une rue.

Il était avec moi en classe, il n'avait osé le dire. Pas le beau gosse, juste le type discret, quasi invisible du fond de photo de 3e, un admirateur boutonneux. Il me laissait sa carte, juriste dans un cabinet, il m'invitait à dîner, pour parler du passé, du présent.

Et moi, je cherchais un sens à mon futur proche. Je répondis.

 


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Nylonement

 

 

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