Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Femmes - demain, #Féminité & Sensualité
Amour

Un simple coup de vent, mon journal s'envole, je me lève surpris par ce geste invisible. Un besoin, su signe, je ne sais, je me dirige vers ce rendez-vous, traversant ce joli jardin blotti à l'intérieur de la ville. Mon regard s'échappe, mes pensées sont assez lourdes pour m'autoriser un peu de bonheur esthétique. Les arbres, les crocus de printemps, quelques primevères, le vert du renouveau, la fraîcheur de la la nouvelle saison, je flâne un peu.

 

Puis il y a eu cette magie, cette main qui a frôlé la mienne, involontairement, dans cette allée si large, presque vide. Je suis retourné, elle a souri, une fée peut-être, d'où sortait-elle ? Elle marchait élégamment avec une allure droite et souple, une robe gris foncé, la taille marquée, les années 50. 

 

Soudain voyae dans le passé lointain, le passé proche aussi, elle, celle qui m'a croisé dans les mois précédents, plusieurs fois sans jamais donner son adresse. Une rencontre, un coup de foudre, une première soirée folle de regards, de bonnes phrases, de révélation, je lui aurai tout donné, j'ai reçu une bise en ponctuation, elle avait disparu.

 

Et puis pour une soirée privée, une inauguration d'exposition, elle était là, le destin, seule, avec une flûte de champagne, la tête vers une sculpture d'homme nu. Sa main caressait le dos, les muscles, leur force, leur faiblesse en bas du dos, les fesses. Son sourire était le même, prise sur le fait, la main encore sur les arrondis arrières. Nous avons ri, parlé encore, pris le temps de boire, de manger, de croiser du monde sans nous intéressez à eux, de parler encore. Derrière d'autres bronzes, elle est parti, sans prévenir. J'aurai dû me méfier, elle venait de m'embrasser encore.

 

Amour
Amour

 

Un soir, la pluie, une humidité impossible, la routine du métro-boulot-dodo, un livre dans ma poche, j'avais pris une pause sur mon chemin. Je regardais les passantes, les styles des unes, les improbables essais de mode des autres, le croisement réussi ou non entre le masculin et le féminin. Deux talons m'ont surpris alors que mon regard tombait sur le macadam, ils sont étrangement rapprochés de la vitre, vers moi, des bras avec. Un visage. Elle.

 

Nous avons partagé un chocolat viennois, du plaisir, deux cuillères, de la crème chantilly, du sucré, du chocolat, du bonheur. Elle était là de nouveau, ma fée. Etrangement, je ne savais rien de sa vie réelle, de son métier ou si peu, de sa vie amoureuse, de son lieu de vie, je connaissais sa beauté naturelle, son élégance très féminine, sa bouche rouge, ses paroles et ses yeux. Je la dévorais sur le vif, en temps réel, et je m'évitais la souffrance de ne pas savoir, de ne pas la voir. J'aurai tant aimé l'avoir.

 

Elle pétillait, me donnait des réponses à des interrogations, mais ma discrétion, mon ébouissement m'empêchait de la dévoiler. Ma timidité revenait avec elle, et pourtant j'aurai voulu être capitaine d'un vaisseau pour l'emmener au bout du monde, sur le chemin de mes sentiments si forts. Oui je ressentais de l'amour mais en silence. Sa joie attirait les regards, sa beauté aussi.  Nous avons parlé, grignoté, mangé là en attendant que la pluie ne s'arrête jamais. Etre là avec elle, toujours, ma main sur la sienne, ou peut-être l'inverse. Un temps sans limite, nous avons tant échangé, j'étais dans le trouble où le temps devient flou, les dimensions avec. Je ne voyais plus que son chemisier plumetis, son manteau sur le dos du siège à côté, ses mains fines, ses lèvres rouges.

 

Il faisait nuit, elle s'est levé, reprenant son sac à main. Nous étions sur le trottoir humide, le silence extérieur annonçait la présence de la lune, le sommeil des voitures et de leurs conducteurs, les volets clos. Mais il n'y avait qu'elle. Nos deux mains, un lien, je ne voulais plus la perdre. Au moins avoir un numéro, un email pour la joindre, la revoir, ne jamais la quitter.

 

Derrière ce mur, sans savoir, je l'ai embrassé. Serrée fort dans mes bras, jamais lâchée, plus jamais.

 

 

Nylonement

 

Amour

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Féminité & Sensualité, #Femmes & Portraits, #Femmes - demain
Comme les autres

Lundi, lundi de mars, lundi d'hiver encore. Le ciel est entre gris et blanc au-dessus de mon velux, dans mon studio un peu froid. Lui est déjà parti, en mission pour la semaine, moi j'ai démissionné la semaine dernière. Fin d'une relation triste avec des collègues stressées, pâles et sans sourire, fin de cette relation d'objet à vendre. Je suis épuisée par ce manque d'humanité, et là encore ce matin, sans rien, après tant de larmes, tant de bras serrés autour de moi,  je peine à trouver un sens à mes prochaines semaines.

 

Je déprimais, mais j'aurai pu glisser plus loin, pour le seul bonheur de gens qui me relançaient avec une éternelle remarque sur l'effort, sur le monde est difficile, mais toujours en oubliant que je n'étais pas un paquet de viandes sou vide, qu'ils ne disposaient pas de moi comme d'un produit. Sans moi ils ne sont rien, sans eux, je ne suis pas grand chose, je le sais. Mannequin, un boulot usant, frustrant, pesant fait d'attente et de longueurs, puis de courses, d'ordres, de froid et de chaud, de folies en tous genres.

 

Entre le styliste, souvent créateur raté, se lance dans un délire d'envies, de cri, d'hystérie hormonale, de besoins et d'envies qui contredisent les premières, et si je suis le mannequin, je ne suis pas de chiffon, ni une poupée mais bien humaine. Les assistantes terrorisées et souhaitant en même l'éviction pour la moindre faute de la première, je jongle entre leurs coups fourrés pour ne pas attraper froid en posant dans un studio trop grand, avec des décors délirants ou sur des plages à l'autre bout du monde, sans intérêt, sauf le wifi à l'hôtel, enfin le soir. Non, je n'accroche pas avec ce style, cette mode, cette volonté aussi de déstructurer tout, de chercher un autre sens, souvent aucun sens à tout, à donner un contre-sens au vingtième degré en posant avec des talons hauts de quinze centimètres, valant mille euros, mais plongés soit dans du sable et de l'eau de mer, avec une fourrure, soyons con jusque boutiste, ou les mêmes escarpins dans un souterrain glauque, puant, un atmosphère de poubelle, des flaques d'huile de vidange.

 

 

Comme les autres
Comme les autres

Et puis finalement je suis payé pour sourire, faire la belle, faire la belle modèle, la plus belle avec le plus grand sourire, j'ai tant entendu les superlatifs, et finalement maintenant pour ne pas détourner les futures clientes du produit que je porte, je dois faire la gueule. Rien, un regard vide, une moue, un visage maquillée mais inerte de la moindre émotion. C'est tendance, et un petit groupe s'autocongratule sur les modes, les couleurs et les imprimés qui feraient mourir un kaméléon, même adepte des clowns. Je les regarde effectivement avec une lassitude profonde, et donc je leur dis ce que je pensais d'eux, de leurs minauderies, de leurs manque profond de talent, de leur exigence sans rapport entre les personnes présentes, la communication sans autres  valorisations, juste des remarques, des pensées  négatives, ce reél manque d'envie finalement. Créatif, j'ai expliqué ce qui leur manquait aussi, ce recul sur eux-mêmes, ce besoin de vivre sous une pression non constructive, cette mélasse qui était leurs pensées, et puis j'ai ri.

 

Totalement, même en allant chercher mon chèque, donner ma démission, en claquant les portes, en donnant ma vérité d'humaine à mon agent, en la coupant dans une de ses nième discussions masturbatoires sur le poid de l'une ou l'autre, celles qui attendaient dans le couloir. Je me suis lâchée, peut-être flinguée dans le métier, mais mon corps est autre chose.

 

Deux photographes ont vite appris la nouvelle, les rumeurs, le coup de vent pris en pleine face par certains, et ils m'ont booké aussitôt, pour mon corps libre, ma fougue, mon impertinence et mon sourire.

 

Une semaine commence, une nouvelle semaine.

 

Je suis mannequin, je suis libre, pas totalement, mon corps est fatigué, mais le soleil pousse les nuages, l'envie est là, avec ce futur printemps, les couleurs. Moi.

 

 

 

Nylonement

 

Comme les autres

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon Passion, #Nylon 2000..., #Nylon & Lingerie
NYLON-Zine

Parler de bas nylon en français chaque dimanche ne bloque pas la curiosité sur le net pour croiser de nouvelles pin-up, pour partager des discussions avec des ami(e)s passionné(e)s de mode, de féminité et de bas nylon, parfois en français, parfois en anglais.

 

Et quand je dois aborder le sujet des magazines dédiés au sujet BAS NYLON, le spectre de votre lecture revient invariablement vers quelques revues, le plus souvent situées en hauteur, entre bas nylon pour fétichistes, bas nylon version érotique, mais le plus souvent bas nylon et version pornographique. Cette dernière version ayant la particularité de vanter "amplement" la lingerie dite sexy, affriolante, avec des versions résilles roses pour le goût douteux, et l'oubli passager de culottes, ou l'usage obligatoire de plans anatomiques de cet univers glauque.

 

Loin de notre passion, plus orientée, élégance et mode, mais aussi pin-up, vous pourrez combler une partie de votre bonheur, en plus du simple fait de porter des bas nylon, de vivre avec des belles robes glamour, des silhouettes féminines, en souriant à la vie, donc vous aurez la chance de profiter d'un e-magazine.

 

 

NYLON-Zine
NYLON-Zine

Un passionné, une infographie impeccable, des photos, des modèles, des photographes, la souplesse du net, l'accessibilité à un prix modéré, ce cocktail s'appelle NYLON-Zine.

 

Un magazine en version anglaise, l'occasion pour les uns d'améliorer leur connaissance de la langue, mais avec passion en bonus, le plaisir pour les plus anglophones d'allier une belle bulle de glamour, une réel empathie pour les bas nylon et les jolies femmes, dans des interviews bien illustrés.

 

NYLON-Zine méritait d'être citer pour partager dans une version e-magazine, en quelques clics, la beauté de pinup, de modèles, dans des styles différents, avec de belles anecdotes, un brin d'érotisme. Des rubriques viendront probablement égayer les prochains numéros, des surprises, des nouvelles égéries, et toujours la magie des duos complices entre les modèles et leurs photoraphes.

 

Pour info, notre délicieux  JFH a été mis en avant pour son travail sur les belles gambettes parisiennes, un hommage mérité pour son talent. Abonnez-vous, c'est un conseil, 100 pages de bonheur visuel, nyloné !

 

http://nylonzine.com/2015/

 

Nylonement

NYLON-Zine
NYLON-Zine
NYLON-Zine

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon 50-60, #Nylon Passion, #Ordre de la JARRETELLE
Bas nylon couture ParmeBas nylon couture Parme
Bas nylon couture Parme

Bas nylon couture Parme

LE BOURGET premier bas top (version bas jarretière !!)LE BOURGET premier bas top (version bas jarretière !!)
LE BOURGET premier bas top (version bas jarretière !!)LE BOURGET premier bas top (version bas jarretière !!)

LE BOURGET premier bas top (version bas jarretière !!)

Comme pour tous les plaisirs, de mode, de gourmandises et d'autres passions encore, il y a des variantes. Version actuelles ou réellement vintage, les bas nylon n'échappent pas à ce second marché, en rangeant des fonds d'armoire de grands-mères, en vidant des greniers oubliés depuis les années 60, en s'émerveillant devant un stock d'une mercerie à l'anciennes. La vendeuse souvent âgée, ne voyant plus de demandes de la part de ses clientes depuis plus de vingt ans, a souvent mis dans un carton, bien au fond des paires de bas intacts, sublimes trésors de l'âge d'or des bas nylon à couture, les années 40-50-60.

 

Heureuses sont les fouineuses, les heureuses clients actuelles qui peuvent en profiter souvent pour un prix raisonnable, sauf quelques vendeurs mégalomaniaques, ou pour certaines marques ou couleurs réellement rares ou d'une qualité exceptionnelle.

 

Je vous recommanderai (en répétant que je ne touche aucun % sur les ventes des personnes citées, que j'achète des bas aussi à un large panel de vendeuses et vendeurs pro ou amateurs, comme vous, pour ma compagne) quelques belles affaires du net pour cette semaine. Sur Ebay, vous retrouverez les mêmes passionnés, collectionneurs ou non, qui se sont spécialisés dans les modèles classiques, dans les bas nylon RHT (renforcés talons et pointes, mais sans couture), les bas Fully Fashioned (terme anglais pour bas nylon avec couture), et d'autres variantes, plus ou moins douces, originales ou non. 

 

Je ne vous dirai pas ce que je cherche car je reste curieux des hasards, même si j'ai des préférences pour certaines couleurs, des originalités de couleurs, des finitions particulières, des modèles premiers prix et des pépites en or. Large panel ? 

 

 

Bas nylon vintage ... bonnes affaires !
Bas nylon vintage ... bonnes affaires !Bas nylon vintage ... bonnes affaires !Bas nylon vintage ... bonnes affaires !
Bas nylon vintage ... bonnes affaires !Bas nylon vintage ... bonnes affaires !Bas nylon vintage ... bonnes affaires !
Bas nylon vintage ... bonnes affaires !Bas nylon vintage ... bonnes affaires !Bas nylon vintage ... bonnes affaires !

Et vous quelques bas vintage choisirez-vous ?

 

D'ailleurs en portez-vous ?

 

Osez, car il seront uniques, et vous avec !!!!

 

 

Nylonement

 

Attention, les tailles de l'époque, ajoutées aux pays de provenance, font que parfois les longueurs sont assez fantaisistes par rapport à vos bas actuels, mais pour quelques euros !

 

Mes vendeurs de cette semaine :

NARWHALHD

http://www.ebay.fr/sch/narwhalhd/m.html

 

LUDIZOREY

http://www.ebay.fr/usr/ludizorey

 

MIC140

http://www.ebay.fr/sch/mic140/m.html

Bas nylon vintage ... bonnes affaires !
Bas nylon vintage ... bonnes affaires !Bas nylon vintage ... bonnes affaires !
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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Féminisme, #Féminité & Sensualité, #Femmes & Portraits, #Femmes - demain
Besoin d'elle

Eux, ce sont mes proches en particulier ma famille, mes amis et mes amies, mes copines, mes voisins, mes collègues. Mais c'est aussi la société, cet univers invisible dans lequel nous sommes vivants, respectant les règles d'un gouvernement, les lois, mais aussi les valeurs de notre éducation. Les interactions de tous les êtres, de ceux qui pensent librement avec leur propre référentiel de valeurs, leurs propres définitions des mots "Respect" et  "Liberté". Le poids énorme d'un groupe d'individus, qui se parlent, se regardent, s'observent, s'entendent , s'écoutent parfois, plus rarement.

 

Eux ce sont ceux que je croise anonymes dans les transports, moi-même avec mes écouteurs et mon univers musical, ma tronche penchée dans un livre, un magzine ou dans le vide du sol pour ne pas les voir. Leus pas, leurs godasses et leurs talons, les petits et les grands, les trop parfumés et les sans-douches, je ne les regarde plus, pas vraiment envie des les voir. Je ne tente pas le rand écart entre eux et moi, mais nous ne posons pas la même vision sur notre monde. Passé, présent, futur surtout, je vis pour demain.

 

Moi, je suis jeune, studieuse, protégée et pourtant parfois un peu paumée. Mes repères sont faciles, un quotidien bien chauffé, un cocon bien nourri. Cependant dans un monde où le boulot manque, où le futur rime souvent avec des contrats précaires, j'essaye de bosser un maximum pour être la meilleure avec le meilleur diplôme. Et pourtant, en tenue jean et pul, ou en tailleur pantalon, je reste moi-même. Et j'ai des doutes quant à un réel poste disponible juste suivant mes envies, juste suivant leurs besoins.

 

Moi, c'est aussi une bombe à retardement,une famille aimante, peut-être trop présente même si ils me foutent la paix, même si il supporte mon caractère d'adolescente aux règles complexes, aux sauts d'humeur très acrobatiques. Je ne sens perdue, et pourtant ils sont là derrière la porte, n'osant forcer ma barrière d'humeur, n'osant comprendre que j'ai besoin d'eux. Un paradoxe quotidien, sauf depuis qu'elle a apporté sa lumière.

 

 

Besoin d'elle
Besoin d'elle
Besoin d'elle

Eux, ce sont aussi les regards, ceux de la vie, des repères naturels et hérités des générations ou des habitudes. La quête du couple entre les copines et les copains, l'esprit ouvert sur de belles soirées où l'on trouvera sa moitié, son mâle romantique ou macho, son homme. J'ai regardé, j'ai goûté, mais finalement je ne me suis pas trouvé dans ce modèle. Heureusement j'ai pris du recul sur eux, dans ma timidité, j'ai compris que ce n'était pas eux qui me jugeait, mais moi qui pensait pour eux. Mon propre regard dans le miroir. 

 

Eux n'avait pas non plus l'envie de voir, le flou restant une solution de faciliter, une aisance colorée de politesse. Mais dans mon cocon le plus proche, j'ai pas cherché à être autre chose que moi. D'ailleurs mon beau-père, cet homme qui aime ma mère, elle aussi en retour, deux amoureux heureux, deux familles derrière, un amour fusionnel devant, bref eux, ils ont ouvert les yeux plus vite, sans juger. Ils ont été simples dans leurs messages "nous ne voulons,, nous ne voyons que ton bonheur !" Eux  n'avait pas de choix sur moi, sur elle, sur nous. Loin de la société, loin des écueils possibles, ils étaient déjà là comme un point de soutien. 

 

Moi, c'est un peu d'elle, cette femme que j'aime de tout mon coeur, fragile, encore incertain, encore pris dans les doutes. C'est un peu mon moteur intérieur, ma carapace et puis aussi dans ce cas, une révélation, une obligation de me l'avouer à moi-même. Sans surprise, sans avoir de plus à le clamer autour de moi. Est-ce que ma mère m'a fait son revival d'amour quadra-out, non, elle l'aime simplement. Moi aussi j'aime simplement cette femme.

 

Moi, c'est un bonheur de me lever, de l'attendre, de l'appeler, de bosser beaucoup et de trouver que tout mon temps libre avant si important si vide, est maintenant si limité, si peu extensible pour être encore plus avec elle. Je suis bien dans ses bras. Notre relation vit, nous sommes deux femmes ensemble, main dans la main, face à eux, mais heureusement si les regards diffèrent, de plus en plus nous soutiennent, ou simplement s'indiffèrent dans un naturel contemporain. C'est ainsi, c'est notre vie, pas la leur d'ailleurs, mais la mienne avec elle.

 

Moi, je suis amoureuse d'elle. Et c'est ainsi.

 

nylonement

 

pour référence

www.liberation.fr/societe/2015/03/05/lesbiennes-vivons-heureuses-vivons-cachees_1214348

 

 

Besoin d'elle

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous, #Femmes - demain, #Féminité & Féminisme
Pas assez, trop !

Ce matin, en achetant mon magazine féminin habituel, j'ai eu le bonheur encore renouvelé de croiser les pages de publicité où je ne me vois pas, je ne me retrouve pas, je ne rêve pas, rien avec moi. En pourtant je ne suis pas vraiement extraterrestre, plutôt banalement terrienne. Mais ma trentaine arrivant dans quelques semaines, je ne me retrouve pas dans leurs visions de pub et pour la mode, je me pose des questions, pourquoi des mannequins si jeunes, si maigres pour ne pas dire si fines, pour ne pas dire totalement juvéniles et non formés. Moi aussi j'étais comme cela, une saucisse géante qui aimait avec douceur, humour et sourire me rappeler mon statut de hot-do sans tranches de pain. On rigolait bien car effectivement mes tee-shirts de taille douze ans, je les ai mis jusqu'à dix huit ans, fine longue, toutes en jambes, sans vraie taille, sans fesses. Un tube long et une version crop-top pour la mini-longueur des mêmes tee-shirts. 

 

Puis un jour miracle, les seins, un bout de pilule, l'amour, je sais pas un bonnet B orgueilleux pour ne pas dire A, est devenu un bonnet C, mes hanches sont venues se glisser sous une jupe trapèze, mon bonheur avec, ses mains à lui aussi dessus. Des études car avec un bac, diplôme tant sacralisé, on a rien, donc d'autres choix, d'autres doutes quant aux réelles possibilités de boulot en sortant après. Rien de plus. Une féminité qui jonglait entre jean confort et petites robes si agréables mais où l'image dans le miroir était en décalage avec mon moi. Son amour m'a aidé à me comprendre, me rassurer, m'embellir entre crises de doutes et belles émotions. 

 

Et puis les cheveux, les coupes de cheveux, les vieilles photos entre mon adolescence et maintenant. Des couleurs, des longueurs, des versions pas peignées, avec ou sans volume, courtes aussi, en attendant d'être de nouveau longues.

 

Pas assez ou peut-être trop.

 

Pas assez, trop !
Pas assez, trop !

 

Alors ce matin, les articles sont les préparatifs à des vacances, lesquelles quand on cherche un nouveau boulot après un nième stage avec un bac+5. Des CDD à rallonges, des postes imaginaires, des projets qui capotent et là devant mes yeux, régime pour la plage, cet été. Mais je m'en fous, totalement. J'aime le nutella, oui énormément, là ce soir, là hier, là demain, quand je veux, où je veux, et avec des footings entre copines ensuite. Je croque, je mange pas, je me cherche, je bosse, je bosse pas, je cherche un nouveau boulot, et mon régime il est dans ma tête. 

 

Le meilleur reste dans les petites phrases des responsables RH, une sémantique hilarante digne d'un prochain one-woman-show. "Pas assez de dipômes pour ce poste", "pas le bon", "pas la bonne spécialisation" (mais existe-t-elle vraiment ?), pas le bon mouton à cinq pattes, car deux trop longues, trois inexistantes, et cinq stilettos en attente, franchement je me marre. Car je préfère en rire, sauf les soirs trop lourds, où je pleure, je coupe le net, le téléphone et je pleure. Lui, il bosse, il sèche mes larmes et essaye de trouver d'autres mots. Car la semaine d'avant il m'a entendu raconter d'autres versions : "trop de diplômes", "vous allez vous ennuyer, même si vous voulez ce poste", "vous serez plus qualifier que votre chef, impossible", "trop jeune, enfin pas si jeune car vous avez des diplômes et déjà de l'expérience". Ces cas qui laissent perplexes sur la crédibilité du refus. Trop jeune, trop vieille, trop grosse, trop maigre, trop souriante.

Ah si, j'ai eu aussi une belle remarque "vous êtes très élégante, peut-être un peu trop féminine pour ce type de poste". Je suis restée souriante jusqu'à l'ascenseur, après j'ai hurlé mon bonheur-haine cocktail pour comprendre le réel message. Trop bien habillée ? trop bcbg ? trop anormalement posée sur 7cm de talons ? ou peut-être la jupe crayon, trop glamour ?

 

Trop féminine, trop féministe, trop femme, trop volontaire ou trop dynamique pour le poste, mais je veux être juger sur mon expérience, mon envie de bosser sur ce projet, mon potentiel à apporter sur les prochaines échéances et pas sur ma jupe. Pour information, ce sont toujours des femmes que je rencontre, donc même un propos que l'on pourrait croire machiste. A moins qu'elles ne soient elles-mêmes héritières de vieux réflexes de management. Non, c'est la crise.

 

Trop de temps, trop de tout, beaucoup de rien. Ma volonté est là, toujours présente, mais comment expliquer que je ne suis pas assez ceci ou cela, mais que je veux ce poste, ce job, maintenant, car je crois en ma candidature. Même avec trop de diplômes !

 

Grrrr !

 

 

Nylonement

Pas assez, trop !

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Femmes - demain
Lueur de printemps

La lumière était là, bien présente, comme assise à côté de moi, sur les chaises vides de cette salle d'attente. Etrange lieu d'ailleurs, habituellement confiné entre deux séries de portes, avec des revues cornées et dont les pages de mode dataient largement, des fausses plantes et d'improbables tableaux modernes ne donnant aucun sens à notre regard, aucun retour dans nos pensées, celui-ci était différent.

 

Lumineux, car en lieu et place du mur, une immense baie vitrée donnant en hauteur sur le boulevard adjacent, sans le bruit des véhicules, juste le passage des oiseaux, de gros pigeons de ville, une haie de bambous et de fleurs blanches à mi-hauteur sur le court balcon, et aucun rideau. Le soleil attendait lui aussi sa consultation. Chaudement posé sur les chaises vertes et jaunes de la salle, sur un parquet en bouleau clair, deux tables basses également du même bois, modernes mais présentes, pas une vision jetable.

 

Etonnant lieu, étonnant contact sans humain, une porte automatique, un code fourni par sms ou email, une série de chiffres et me voilà assise devant une revue d'art, de cuisine, de cinéma, de mode. Quatre magazines seulement, soft, peu courant, plutôt branché, et datant du mois en cours. Un test peut-être, pas de caméra, des plantes dans le coin, des pots de couleurs vives de différentes hauteurs, j'attends. J'observe, je me regarde aussi dans ce long miroir en horizontal sur le mur, il coupe les jambes, mais donne le volume de soi, de notre buste, de notre tête, de nos doutes, de nos douleurs. Déforme-t-il ?

 

 

 

Lueur de printemps
Lueur de printemps

 

Un bruit, sur le mur derrière moi, un écran que je n'avais pas vu, deux écrans, trois écrans verticaux, surprenant, une musique sobre, un brin jazzy, des touches délicates d'un piano swing. Et sur les paes numériques défilent des corps, des femmes, des silhouettes, des variations nombreuses. Pas uniquement des midinettes de quinze ans vantant des crèmes anti-âge alors qu'elles n'en sont qu'aux besoins anti-acnée. Pas de perfection, des femmes, des photos élégantes, de rue, de mode en mouvement, pas de vidéo, mais un spectacle vivant, je me lève, je me pose sur les chaises en face.

 

Grandes, petites, maigres, trop maigres, malades pour être si fines, rondes, très rondes, grosses voire obèses, jeunes, moins jeunes, quadra, quinqua, senior, silver, tous les âges passent et se croisent, adultes, femmes classiques, femmes glamour, femmes en jean. Mais toutes ont le sourire, un point commun. Un sourire avec un téléphone, un message heureux, un sourire de mode, un sourire pris par hasard, une moue des lèvres pour dire les sentiments, elles sont aussi sources de lumière.

 

Différentes, en toutes saisons, leurs modes le démontrent, elles bougent, elles vivent, elles souffrent peut-être mais elles croient en une image positive de la vie. D'ailleurs des images me ressemblent aussi, ce foulard sur la tête, cette couleur fade de moi-même il y a quelques mois, je me rappelle. Oui au milieu de cette foule, de cette belle énergie, il y a des femmes malades, atteintes comme moi du cancer, victimes mais aussi vainqueurs sur la maladie. J'en ai souffert, avant sans savoir, à l'annonce très fortement dans mon corps et ma tête, pendant le traitement, seule, mais aussi supportée par mon mari aimant, mes amies, après encore. Maintenant. Aujourd'hui je viens voir cette femme, sur recommandation, elle est kiné, elle masse les chairs meurtries par l'ablation, elle redonne du tonus et de la souplesse pour vivre les mouvements du bras, de l'épaule plus facilement. J'ai besoin d'elle, de ce rayon de lumière car le chemin sera long encore pour oublier, pour revivre sereinement

 

 

 

Nylonement

 

Lueur de printemps

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