Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité, #Femmes - demain

Plus jeune j'aurai eu le même sentiment avec l'arrivée du printemps, des matins où la gelée recouvre les brins de pelouse, givre le temps, où les hormones de mon corps ne sentaient pas le froid. J'usais des jupes courtes, des collants, des talons, mes premiers, et je pensais déjà au prochain baiser avec  ce beau brun, lui, mon coeur. Vite brisé par le passage successif d'une blonde à ma place, d'un duo de rousses et tant d'autres dans les soirées où je le recroisais.

 

Heureusement j'ai épousé un autre homme, moins beau, mais si drôle, si vivant. Et quand je croise des adolescents, des adolescentes sur le bord de la route, attendant le bus pour le lycée, je repense à ces instants diffus, un peu fous, à mes devoirs, mon stress pour les interros et puis finalement ce temps libre si important, cette insouciance folle.

 

De mon temps, on écoutait en boucle sur des cassettes, oui la préhistoire des cd, voire du net en streaming, un duo dansait dans nos têtes. celui de Dirty Dancing, "She's like teh wind" avec le sublime Patrick Swayze. Apparemment actuellement c'est la chanson d'Ed Sheeran qui reprend la même légèreté.

 

Le printemps arrive.

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - demain

Un TAG, une série de questions qui se propage de blog en blog, de réseaux sociaux en chaîne youtube suivant le média utilisé par chacun. Nicole, notre spécialiste beauté, femme majuscule au sourire rayonnant avait lancé un débat sur les cheveux gris. J'avais laissé un commentaire sur son blog que je suis depuis le début, pour sa pertinence, ses conseils et son engagement toujours positif.

Suite à ce commentaire France, une de ses amies m'a renvoyé le TAG. Bonne idée, mais je dois d'abord m'excuser pour le retard, car c'était juste avant le salon profesionnel principalement lui à mon secteur d'activité, et au lancement officiel de mon nouveau site www.SATINBOX.net.

 

Donc avec du retard, en réponse à la vidéo ci-dessous, je vais donner ma version non pas de Femme Silver, mais d'Homme Silver, mais en restant une ombre derrière un clavier, car mon image n'a aucune importance, seuls mes mots, mes articles quotidiens sur les femmes comptent.

 

Oui mes tempes sont grisonnantes, mon âge proche de la moitié d'un siècle !

 

MERCI Chère France, pour ce choix en fin de votre TAG, j'en suis un peu confus, surpris mais effectivement un homme silver pour parler de l'âge entre autre. Je vais donner ma vérité, dévoiler un peu de moi, et pourtant je préfère parler de vous, les femmes en général, de mon regard glamour sur vous en complément.

 

La première question méritait deux versions :

1a- Qu'est-ce qui faire dire qu'une femme est belle et bien dans sa peau ?

Vaste sujet, car ce sont plusieurs éléments qui vont donner les signes du "bien dans sa peau". Soit une inconnue, une personne que l'on croise dans la rue, que l'on voit entre deux courses, dans une réunion, sans échange verbal, sans communication, dans ce cas, l'attitude sera le plus significatif. Le port de tête, la démarche, le mouvement en global de la personne. Certes un handicap physique ne sera que détail non restrictif, mais je parle plus d'une personne rayonnante, et plus simplement souriante. Notre corps exprime notre santé, nos doutes, notre mal-être mais il exprime aussi le bien-être intérieur, le bonheur, la joie, la plénitude simplement. Sans connaître la personne, dans son visage, dans son regard éteint ou au contraire pétillant, on verra si quelqu'un vit avec sérénité.

Soit avec une amie, une proche, une compagne, la communication et les léments précédents multiplieront les moyens de comprendre l'autre. Certes il faut regarder, donner et recevoir pour apprécier les messages silencieux ou réellement exprimés, mais le sourire est la première signature, toujours, c'est animal. Les bêtes entre elles s'expriment ainsi. Faites un sourire à un bébé inconnu devant vous dans une poussette, il répondra par un sourire. C'est naturel, et si il est patraque, il fera la tête. Notre visage, nos gestes l'un vers l'autre traduisent ce bien-être, les sentiments, le bonheur intérieur. Naturellement le reste suit, la mode, avec peu de moyens, mais l'envie d'être plus élégante, plus belle, comme une grande respiration pour soi. Pour l'autre ensuite, et si le duo fonctionne, cette magie rend beau, rend belle la personne. Elle aura envie de se plaire, de lui plaire. De changer, de varier, d'être toujours en phase de séduction pour ne pas céder à la routine. Pas de façon obsessionnelle non plus, mais ce bonheur donne le sourire, de nouvelles envies de sentir bien. La beauté est relative, mais elle va totalement en phase avec le coeur, les émotions.

 

1b- Qu'est-ce qui faire dire qu'un homme est beau et bien dans sa peau ?

Un homme répondra aux critères précédents, mais il sera peut-être plus limité par des habitudes masculines, des héritages machistes ancestraux (par exemple, le bidon des 40-50-60 ans). Mais pour revenir d'abord sur le bien-être , le "bien dans sa peau", je regarde moins les hommes, mais je les trouve souvent routiniers, tranquilles dans le passage de générations, pris par leurs boulots, visant la retraite encore plus tranquilles. Sereins il semblent l'être, sans but aussi pour beaucoup. Ceux-là me laissent interrgatif face à ce vide en construction, je n'aime pas les moutons. Mais j'aime voir des hommes matures, vivant, élégant toujours, pantalons choisis avec goût, chaussures, chemises et vestes. Gentlemen peut-être mais ceux-là font attention à leur image, à leur possible beauté, au regard dans leur miroir, dans les yeux des autres, de leurs compagne. Un homme serein, heureux, est un homme plein de projet, de partage, d'envies. Pour ma part, j'ajouterai un zeste d'excentricité pour être toujours troublant et joyeux. Mais surtout pas de pantoufles ! et gardons la forme, une ligne harmonieuse, sportive ni plus, ni moins.

 

2- Que fais-tu pour rendre quelqu'un heureux en 30s ?

Pour une femme, une inconnue en lui rendant service, en prenant soudainement soin d'elle pour un échange de sourire. Pour ma compagne, une bouquet de fleurs, un détail, un coeur sur l'oreiller, un bisou dessiné dans son agenda, des sms amoureux pour savoir son sourire de l'autre côté même absent. Sinon, une jolie phrase, un brin d'humour, la vie devient plus légère.

Tendre la main pour aider, tendre une épaule pour soutenir. 

 

3- Qu'apprécie tu le plus dans le fait de vieillir ?

Vieillir ? un mot amusant dans le dictionnaire, car je sais que le temps est inéductable. Donc je ne cherche pas à cacher mon âge, mais je n'ai aucune obsession du temps. Deux raisons peut-être : je suis né un mois où tout le monde est en vacances, donc jamais de fêtes, souvent oubliée  cette date, et car plus jeune vers 25 ans, les gens, ma fonction me donnait 35ans, et cela à durer jusqu'à 40ans. Maintenant les tempes sont grises, les cheveux rares et très courts. 

Donc vieillir, je ne m'en rends pas compte, j'apprécie certaines libertés, et comme France, le fait d'aller à l'essentiel, savourer, déguster, vivre.

 

4- Quel est ton plus grand défi en vieillissant ?

Actuellement je vais être franc : refaire ma vie, plus exactement vivre totalement et pleinement avec celle que j'aime depuis quelques années maintenant. Régler les formalités du passé, la transition, et la serrer tous les jours, tous les soirs entre mes bras, Toujours !

 

5- Après une mauvaise journée, que fais-tu ? manger, bouger, marcher, doucher ?

Je vais vous voir sourire, si la journée a été mauvaise, je ne mange pas plus, je peux courir à la rigueur, bouger un peu, me doucher possiblement. Probablement pour m'évader, je vais créer, concevoir de nouveaux designs d'un coup de crayon.

Mais le plus sûr, je vais écrire. Oui écrire, c'est mon exutoire, j'anime sans me forcer plusieurs blogs, car j'ai besoin de mettre des mots en marche. J'ai commencé il y a plus de cinq ans par écrire pour me battre contre ma maladie, les doutes et les douleurs. Cela reste un exercice de bien-être, un acte zen.

 

6- Quel serait le choix entre maquillage ou coiffure ?

Simplement mes cheveux si courts, une douche ! Plus sérieusement une crème pour ma peau fragile après le rasage, pour assouplir, pour garder un visage net. Quatre touches de parfums pour moi, pour elle.

 

Et pour ma compagne, maquillage simple, un rouge à lèvres pétillant bien écarlate, sa signature. Un trait d'eyeliner parfois, une peau souple, du parfum pour l'embrasser chaque jour dans le cou. Et des cheveux souples, libres, pas gris, justement teints avec sa peau claire et ses nouvelles lunettes.

 

7- Quel a été le message le plus surprenant, reçu de tes abonné(e)s ?

Je reçois des commentaires sur les blogs, surtout sur www.NYLON-VOLUPTE.com, mais aussi des emails (le OFF), des messages sur FB et ailleurs. Beaucoup depuis le temps, souvent très gentills, un retour agréable à lire quand chaque jour les lectrices, lecteurs ont lu leurs articles quotidiens. 

J'ai souvent la surprise, régulièrement, de messages où les gens entrent dans le portrait de la femme du jour, alors que parfois ce n'est qu'une vision de roman.

Mais plus encore la surprise classique, les lectrices pensent que je suis une femme, que la personne qui écrit est une femme. Certes j'écris des impressions, des portraits en mode "je" féminin, mais elles l'oublient. C'est rassurant, touchant et troublant.

 

8- Quels sont tes plans pour 2015 ?

Pour 2015, faisons simple, développer en France et à l'International mon nouveau concept de rangement pour la lingerie (www.SATINBOX.net), des pochettes, des boîtes satinées, des malles de luxe sur-mesure. Un projet dévorant en temps, en énergie, mais aussi une nouvelle aventure. En parallèle, soigner encore mes douleurs, lutter contre elles, vivre mieux. 

 

9- Quels voeux pour tes proches et ami(e)s ?

Le bonheur, cette émotion complexe et polymorphe, mais je souhaite du bonheur à mes proches, mes enfants, mes amies. En bonus, bien avant l'argent, la santé, car sans elle, la vie est lourde, pesante et compliquée, il faut lutter, s'aider, avancer.

Pour ma compagne, plus de temps ensemble, plus de bonheur, plus de glamour ensemble, plus d'amour.

 

10- Qui voudrais-tu taggué ?

Françoise, une amie d'Amiens, talentueuse photographe, femme créative et drôle.

Porcelaine, une discrète blogueuse pleine de poésie.

 

Rien d'obligatoire, mais vos réponses seront bienvenues.

 

 

 

 

Vidéos extraites de la chaîne de France

suivez-la !

Lien vers la chaîne YOUTUBE SILVER on the Run

Merci France  

 

Lien vers le blog BelleetBiendansapeau

Merci Nicole

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon 2000..., #Nylon & Mode, #Nylon Passion, #Nylon & Lingerie, #Femmes - demain
Combien de grammes pour mon bonheur !

Dans notre magnifique monde merveilleux, (et les superlatifs me manquent en regardant le journal télévisé, les discours politiques rassurant sur un monde qui glisse vers l'immonde, la crise et 'linhumanité), il est bon de sacrifier tous les élements de notre vie à des statistiques. Les théories mathématiques pour régencer tous nos actes, tous nos comportements, tous nos mouvements et pire encore toutes nos pensées. Tous nos êtres !

 

Ah soudainement, je profite d'un espace sans caméra de surveillance, je découvre que je suis un être libre, plus encore de penser. Et malheureusement ou heureusement unique, même si de loin je ressemble à un homme, grand, aux tempes grisonnantes, au mantien droit, au style classique avec son costume, et avec une silhouette normale, standard. Je suis unique, comme l'ombre derrière ce clavier depuis cinq ans pour les blogs, depuis bien plus longtemps pour commenter, argumenter, découvrir et partager autour de nombreux sujets. Mais en particulier sur les bas nylon.

 

Les fameux Bas Nylon à Couture, mais avec un esprit assez ouvert pour tout ce qui se rapporte de près ou de loin à la féminité, mais avec une seule obsession le glamour !

 

OUI le glamour au féminin !

Combien de grammes pour mon bonheur !
Combien de grammes pour mon bonheur !

Une obsession ?

Une pathologie ?

Une drogue, oui le mot est là, terrible et quasi diabolique.

 

Je suis un drogué pour quelques grammes ... de nylon. Mais le temps, l'âge peut-être, la sagesse malgré moi probablement, j'ai vu les jambes évoluées, je les ai regardées, observées, oubliées, annotées, décrites, sanctifiées, adorées, dégustées. Tant d'autres adjectifs qui tournent autour des jambes, de ce simple accessoire de mode, indispensable à la féminité, à une belle signature pour avoir de l'allure entre les talons et la robe.

 

Le temps donc, m'a donné l'aisance de pouvoir virevolter entre deux barres parallèles. Deux verticales dont je ne peux me lasser, car la beauté est effectivement une drogue, dont hélas j'aime savourer, chaque jour, mais pas tous les jours, l'infini pas à pas en tous sens. J'ai dépassé l'étape de l'addiction, de la pathologie fétichiste peut-être aux yeux, le plus souvent d'ailleurs dans les pensées des autres vers ma personne. La sérénité me fait rêver de beaux bas, me donne parfois le bonus de croiser des bas sur le net, dans la vie réelle. En parallèle de ce fétichisme possible, mais sans effets secondaires dangereux, ni pour moi, ni pour celles que je croise, je vis le bonheur.

J'ai l'immense chance de vivre avec une compagne élégante, féminine. Et pour ceux qui me voyaient papillonnant entre deux starlettes d'un soir, deux mannequins ou grandes blondes à forte poitrine, non pardon, avec des jambes infinies, des jupes non pas mini mais micro, roses pour ajouter au fantasme. Peine perdue ! Ma vie privée est celle d'un amoureux, main dans la main avec son amoureuse, simplement. Fusionnel et heureux ! oui !  Avec quelques grammes de nylon entre nous ... 

 

 

Combien de grammes pour mon bonheur !

 

Combien de grammes pour mon bonheur !

 

Quelques grammes, souvent, parfois, rêvés ou imaginés, vus, aperçus, tous les jours parfois, aucunement pendant plusieurs jours aussi. Mes activités me retiennent derrière des claviers, derrière des dossiers.

 

"Et mon bonheur", je dirai plutôt "et ma passion" ?

C'est ainsi, nous sommes semblables et différents à la fois, alors en respectant les règles et unanimement celle de l'équité entre les Femmes et les Hommes, de 365 journées de la Femme par an, je suis un passionné de bas nylon.

 

Et une passion n'a d'intérêt que si elle est partagée. Simplement en discutant, en parlant de sa réalité d'accessoire, en modérant les pensées érotiques (ou pire) trop souvent associées, en offrant des paires de bas nylon, en renseignant des anonymes, des inconnues et des amies, en expliquant les premières fois avec de véritables bas nylon, en démystifiant les jarretelles, en expliquant l'histoire de ce symbole glamour, en promuvant encore et toujours ces quelques grammes de nylon. Je ne deale pas, chaque dimanche, je partage altruistement le bonheur associé aux bas nylon.

 

 

Combien de grammes pour mon bonheur ! 

Et vous ?

 

 

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - demain, #Femmes & Culture, #Féminité & Féminisme
Livre : Oscar et la Dame Rose

Il y a si longtemps que je n'avais pas partagé un peu de lecture avec vous. Pourtant tous les jours, je feuillette dévore des livres, des pages web, des magazines, des informations pour le professionnel mais aussi pour la détente.

 

Invariablement le soir, je lis, quelques pages, plus rarement un chapitre, un demi livre voir une nuit blanche sur un livre passionnant.

 

Aujourd'hui, je vous propose une lecture rapide, très courte, une nouvelle en moins de 50 pages, un livre du prolixe auteur Eric-Emmanuel SCHMITT : OSCAR et LA DAME ROSE.

 

Lecture à plusieurs niveaux, simples pour des adolescents (oui je l'ai piqué à mon fils), intriguante voire philosophique pour les parents.

"Un jeune garçon est à l'hôpital, il souffre de leucémie. Et il va mourir. Il découvre la lâcheté des grands, le personnel infirmier, la maladie, le sommeil et les rêves, et la compagnie d'une dame rose, visiteuse. Personnage burlesque qui ne le lâche jamais, lui parle de Dieu, de son métier étonnant, de sa vie et le prépare au mot fin."

 

Un livre optimiste quand on connaît la maladie, la nôtre, celle d'un proche, d'un ami, d'un parent. Même si la mort ponctue la livre, j'ai aimé voir le monde différemment, avec une légèreté enfantine, un pragmatisme saisissant, une bataille perdue, mais un futur possible.

 

Rassurez-vous, je vous proposerai d'autres lectures plus légères prochainement. Bon samedi, plein d'amour, de sourires et de belles pensées pour les autres, pour vous aussi.

 

Bises roses

 

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - demain, #Femmes - vous, #Femmes & Portraits
Lumière ou ombres

Etrange voyage dans le réel comme dans le figuré, je suis ce soir dans cet hôtel merveilleux, au sud du Maroc, l'équipe de shooting fête dans la bonne humeur, le soleil qui nous manque tant actuellement en France, la fin de nombreuses heures d'essyages, de poses, de stylisme, de sable un peu partout.

 

Et les esprits se lâchent un peu, je suis nouvelle dans le métier, pas comme les autres, plus grande, pas si fine, mais surtout plus âgée. J'ai fait mes études, finies même mon mastère pour finalement enfin profiter de la nième proposition de faire mannequin. J'avais posé un peu pour moi, des copines, des photographes devenus des amis, mon petit ami même, mon fiancé. Mais cela m'avait permis de m'exprimer, de rentrer dans le jeu des envies de l'autre, de sa mise en scène, me libérant d'une timidité et paradoxalement me permettant d'accepter mon corps. Oui trop grande, trop noire dans une famille métisse, trop jeune pour être si belle. Je complexais de tout, de ces petits riens qui deviennent des obsessions de jeune femme.

 

Ce soir, je me retrouve face à des questions, d'où je viens, face à l'Afrique, face à des raccourcis, car tous sont persuadés que je connais le continent. Eh bien non, je suis allé plus souvent au ski, dans les Alpes, mais jamais dans le moindre pays africains. Un blanc, du moins un silence dans une équipe mêlant mixité de physiques et de cultures. Asie, europe de l'est, magreb, pays variés entre le photographe allemand, les deux assistants slaves, les maquilleuses et coiffeuses parlant une langue inconnue, les stylistes gays et anglais, les assistantes et scriptes vaguement suédoises ou néerlandaises, du personnel divers, un dessinateur algérien, un mélane où je ne suis qu'une goutte d'eau pour diluer le tout.

 

 

Lumière ou ombres
Lumière ou ombres

 

Oui c'est étrange car mes origines sont mixées aussi, des grands-parents des îles, un père certes noir mais né à Lille, une mère métisse mais bretonne, une belle-mère super mais terriblement blanche, des soeurs et frères de toutes les couleurs. Et notre culture, notre milieu social , des parents cadres hospitaliers, plus favorisés, je suis loin des clichés, j'ai toujours vécu avec une culture melting-pot. Sans y réfléchir, certes en avalant les remarques racistes parfois mais les enfants sont terribles entre eux, la couleur, les apppareils dentaires, la coupe de cheveux, l'acné, les mauvaises baskets, tout est sujet à vacherie, rien de plus pour moi. Et  le côté culture et traditions, la bouffe venait de tous les pays du monde, celle du centre commercial d'à côté, des restaurants, des fast-foods. Pas de religion, sauf celle de la gourmandise. De la lecture aussi, des études aussi.

 

Je grandis, pour découvrir, avant-hier les parfums de l'Afrique, du tagine, du souk, du sable chaud. Un univers parallèle au mien, quel sourire intérieur en regardant leurs yeux tous ronds ce soir. Surtout que le rédacteur, le chef de notre troupe, un blanc, même un peu trop âle à force d'écrire dans son bureau sans fenêtre et lumière naturelle, lui, en rigolant, il a précisé ses origines. Ici Casablanca, son enfance, son Afrique, ses potes, sa nounou, sa vie, son exode, sa nouvelle vie, ses souvenirs des parfums, sa nostalgie. En l'écoutant j'ai eu une larme, car nos coeurs se sont croisés, nos cultures, nos valeurs, nos vies, nos âges, tout cela ne veut rien dire. C'est une part de nous, invisible, profondément cachée parfois, une caricature extérieure aussi quand le regard des autres juent sur l'apparence.

 

Nous avons ri de nos racines mêlées à tous, pour nous définir tous comme des humains, un peu fous, un peu saôuls de fatigue et de vins, enivrés de nos histoires différentes mais venant des mêmes gènes.

 

Nylonement

Lumière ou ombres

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Femmes - demain, #Femmes & Portraits
Etre ou ne plus être

Marcher dans la rue, et soudainement être absorbée par la texture du mur, devenir transparente, invisible pour toute cette foule autour de moi, pour ce monde entier qui ne me voit plus.

 

Stopper, voir ces mouvements continus, cet arrêt sur image juste pour moi, autour de moi, sur moi, à travers moi. Je ne suis plus là. Je croyais exister et depuis une heure, je ne suis plus là. Les souvenirs sont bien là, un passé bien actif, dans ma mémoire, dans ma vie courante, du moins jusqu'à hier, j'étais. La jeune femme que je pensais être, consulte son téléphone, ce fil à la patte, ce lien impossible parfois dans ses périodes de silence, ce lien si tenu quand les gens se suivent, se parlent, partagent leurs réunions de travail, appellent pour préciser les éternels retards des transports. L'heure, les minutes et le secondes, le temps tourne toujours, rien de figé. Juste moi, mon enveloppe corporelle devenue diffuse, trouble, inexistante.

 

Un répertoire, deux doigts sur l'écran, des images, des groupes, des sujets, mes copines, ma famille, mon ex, oui bof, de la déco, ma passion pour l'équitation, les chevaux donc, et mes selfies. Truc débile par excellence, sans vocation artistique aucune, souvent souvenirs de soirées entre potes, de sorties en boîte, de vacances improvisées, de tenues plus ou moins réussies. Je glisse mon doigt, je suis bien là, face à un miroir, dans des toilettes, dans un restaurant, devant des vitrines, à un concert, dans une chambre, un soir de fête, le mariage de ma soeur. Je suis là dans cette machine, juste là.

 

Etre ou ne plus être
Etre ou ne plus être
Etre ou ne plus être

 

Et pourtant cette palissade, ces travaux, ce mur défait, le trottoir, la rue, personne ne me voit. Ma coiffure semblait parfaite ce matin, je me revois dans la salle de bain, douche, séchage, serviette chaude, maquillage, eye-liner, un peu de rose mais pas trop sur ma peau claire, un rouge à lèvres clair, un rose tendre, pas trop voyant. Un coup d'oeil sur mes ongles, nickel depuis hier soir. Mes fiches, mon dossier, mon petit déjeuner en lingeries pour ne pas faire de tâches sur ma robe. Un collants opaque, une tunique longue pull gris, un ceinture, un trench dessus, mon sac pas trop grand pour éviter mon côté bazar ambulant, pas trop petit car je ne suis pas en petite robe noire et sortie restaurant.

 

Tout était là, je suis arrivée à l'heure, j'ai attendu. Et puis deux entretiens, et ce vide en sortant, cette chaleur de printempes ressentie à neuf heures, disparue à onze heures, deux heures qui ont aspirées ma vie. Toutes mes sensations aussi.

 

Rien, mon profil, pas mon corps, juste des mots sur un cv, vite relu, dix candidates dans la salle, toutes alignées comme des poupées, toutes la tête droite, le regard fuyant la concurrence, personne ne parlait. Rien de ce moi de papier et de mots, de moi présente, ne valait de choisir mon avenir, et donc mon présent. Ce nième rendez-vous stérile où je me donne, je me vends, je me marchande, je suis ressortie avec rien. Même plus l'envie d'être moi.

 

Et puis les autres, eux, ils oublients qui je suis, ils sont occupés par leurs vies, ils se déplacent de A vers B. Peut-être ont-ils l'idée que le boulot tombe tout seul, ou mieux encore que les sans-emplois pour ne pas dire honteusement les chômeurs, se moquent de travailler. Le rapport est un peu différent, franchement moins engageant. Des dizaines d'appels, des emails par centaines, des versions par dizaines, des conseils si nombreux que je pourrai écrire un livre sur le faire, le défaire, le refaire et son contraire. Je suis vidée, désesperée n'est pas le mot, car je ne vois plus mes pieds, pourtant j'avais mis des bottines. Je suis aspirée par le néant de ne plus être réellement un humain, ou peut-être de seconde zone. Un mimétisme troublant avec le non-être d'une vie intérieure et d'un corps extérieur.

 

Invisible et consommée, bientôt digerée par la société.

 

 

Nylonement 

Etre ou ne plus être

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - demain, #Femmes - vous
Vous, de près ou de loin ?

Vous, si lointaines dans votre course vers votre bus, bloquée sur un quai de gare, gesticulant pour vous maquiller dans les embouteillages, ou simplement emmitouflée dans un manteau épais malré l'appel du mois de mars, mais aussi le rappel du froid de l'hiver. Je vous vois, je passerai volontiers de toit en toit, de bord de fenêtre en balcon encore un peu terne sans fleurs, tel un chat pour vous contempler, pour zoomer de mes yeux sur vos détails, sur votre visage, sur vos expressions, sur cette tristesse ou ce sourire imprégné en vous.

 

Vous, je vous observe derrière ma fenêtre, calmement, mes mains sur la grande tasse chaude du thé, encore ankilosé par mes courtes nuits de travail, de doutes, d'écriture. Je vois en vous une femme, jeune ou moins jeune, une énergie, une douceur en tenant la main de vos enfants pour traverser cette route. Là vous attendez, qui, je ne sais, mais vous regardez encore votre téléphone, un message ou un appel, un rendez-vous peut-être. Au chaud, je vois vos cheveux blonds volés dans le vent, votre écharpe s'envole un peu, elle aussi. Vous tournez la tête, cherchant une nouveauté, une publicité ou cette personne. Un regard au loin, une autre forme, une autre femme, belle dans sa simplicité, dans son jean moulant, son pull gris chiné, ses bottes hautes, sa fraile silhouette dans le froid, jeune et forte, élancée et sure de sa beauté naturelle, elle avance vers vous. Deux femmes, deux amies, vos bras, ses bras, des bises, non, une longue embrassade, oui, sur la bouche, un amour, l'attente d'un amour. Je souris en avalant à petites gorgées la chaleur, un autre baîser.

 

 

Vous, de près ou de loin ?
Vous, de près ou de loin ?

 

Mon regard tourne, deux vieilles dames se tiennent la main, plus par utilité ou amitié, un autre lien, une canne mutualisée, l'une supportant l'autre. Elles parlent, retiennent leurs sacs, choisissent leurs pas, progressent vers une rue commerçante. Le ciel reste gris, une créature, de loin aperçue, très loin, peu attrayante, une manteau sans forme, pire une teinte terne, ah non, une imitation léopard. Point de réflexe primaire sur les fourrures car la plupart sont synthétiques mais leurs coupes et leurs élégances surannées ou trop vulgaires. Jamais convaincu par leurs usages en mode, je me penche, je croque du chocolat noir, un cadeau de ma compagne, un lien même en son absence, le parfum, le goût, le partage, elle n'est pas loin. Une pensée vers elle.

 

Je suis cette femme, jeune, une amie la photraphie, une blogueuse peut-être, elle pose, elle joue de sa tenue. Je reste sceptique, elle rejette le manteau sur son épaule, dévoilant des gambettes opaques, des chaussures plus justes avec sa morphologie. Surprise !

 

Comme le chat, je me love sur un tabouret, pliant les jambes sous mes fesses, prenant place pour suivre le scénario des clichés, elle utilise toute la rue. Même les panneaux moches, les poubelles, les travaux en cours, quand apprendront-elles à appréhender le paysage, sa globalité dans la mode, dans un parcours, avec ou sans profondeur de champ. Espérons que ce sera flou, elles rigolent, s'arrêtent sous mes yeux, tournent. Ah, autre surprise, un pull avec de  gros boutons dans le dos, un détail mode adorable, j'aime finalement. Mon premier jugement sur le manteau s'évapore, gardant ce pull moderne, chaud et les boutons arrière. 

 

La vie est belle, faite de détails, de votre mode.

 

Je repars derrière mes claviers, pour dévoiler d'autres idées, partager. Vivre !

 

 

Nylonement

 

Vous, de près ou de loin ?

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