Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

femmes & portraits

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Je vous regardais, je vous observais pour votre coiffure, pour ce côté sage ou sauvage.

J'avais suivi votre regard, n'apercevant  pas le mien, mais avec un sourire qui marquait la prise de conscience de votre beauté dans les yeux d'un homme, un brin de fierté, un doigt de sensualité, et toujours votre féminité assumée.

 

 

Mais aujourd'hui quand je vous ai croisé, dans le train, vous dormiez déjà. Un train si tôt, est-ce vraiment humain ? Vous étiez calée contre le bord de votre siège de TGV, direction Lille. Endormie et relâchée, déjà avec le doux Morphée. 

 

 

belle - 022xs

 


Je ne pouvais vous regarder avec tant de fragilité, car dormir est une part d'intime, souvent dans un lit, ou sur un coin de canapé, pour une sieste. Mais là, je vous scrute, avec vos yeux fermés, soyeux car poudrés d'un duo de gris argenté mixé avec un doux bleu pétillant. Paupières fermées mais un mouvement derrière, celui de vos rêves, sûrement ailleurs, peut-être avec ce compagnon laissé dans son lit chaud.


Mon regard se déplace vers le haut de votre visage, votre caractère est marqué par deux signes, et par les dizaines de formes possibles pour vos sourcils. Un véritable détail de de féminité, une étincelle seule illuminée à cette heure, car si ils sont fins et très effilés, vous deviendrez une féline femme, dès que vos yeux s'ouvriront, accompagnés par ces deux courbes stylisées.

 

 

2c1a8ff8738cf08634d2fd8096efff8f.jpg


 

 

8afd78a06e1e4eb0252e504e7b07fcb3.jpg

 

 

 

1c068c149148147d4ab6262cab008b54.jpg

 


Ou deux barres droites, plus classiques, plus féminines pour un sérieux d'executive woman, mais comme votre coiffure vous en jouerez avec votre maquillage, avec une épilation plus ou moins marquée, surtout pour ouvrir votre nez et votre front. Jeu de poils fins et indispensables à votre visage, à votre sourire, à vos yeux, à votre touche de sensualité, vos sourcils sont deux étincelles vivantes autant que vos lèvres.

 

Discrets détails, et pourtant si présents dans l'équilibre de votre visage, certaines comme Alessandra Sublet sauront exister plus fortement entre cheveux courts et moue mutine. Une virgule, une finesse faussement négligée mais finalement totalement maîtrisée. Chaque jour, vous aurez retoucher pour avoir les paillettes sur les paupières et la baguette du chef d'orchestre au-dessus.

 

 

yumi-jalouse-geisha9.jpg

 


Deux notes cachées par votre frange, non, juste oubliées en dessous, vous chérissez l'harmonie de votre sourire, de votre fougue, avec ses deux virgules qui traduisent l'intensité de votre âme.


Alors vous vous tournez, pour dormir sur votre sac besace, endormie, loin du train, il me reste vos deux traits de caractère, un peu plissés, un autre rêve peut-être.

 

 

 

 

        Je reviendrai bientôt me poser,

ailleurs sur votre silhouette de femme,

sur votre attitude, sur votre féminité

pour la voir briller de ses subtiles étincelles.

 

 

 

Chaque vendredi, découvrez une nouvelle étincelle.

 

 

 

 

Nylonement

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Je suis femme, totalement femme, intégralement en faiblesse ce matin, désordonnée sur mon canapé. Dans ce cocon, je me suis lovée, roulée, enroulée sur moi-même dans ma tunique pull marinière, un grand doudou chaud, j'attends les rayons du soleil de printemps.

 

Je suis bien, je vais le quitter.

 

Je l'ai aimé, je suis devenu folle de lui, presque au premier regard échangé, derrière ce bar, dans ma tenue colorée des années 80. Une jupette rose, un collant flashy, vaguement résille, qui me grattait mais faisait tourner toutes les têtes. J'ai aimé ses bras, sur mon mini-pull, ses mains en desssous pour notre première fois. Oui j'ai adoré nos folles envolées, nos plaisirs mêlés, nos nuits, nos journées dans le lit, avec presque rien. Déjà j'étais libre, à mon compte, presque trentenaire, comme les jeunes femmes d'aujourd'hui. Indépendante, heureuse, joyeuse, merveilleuse, et  malheureuse certains soirs aussi car il tardait à venir le prince charmant.

 

7c2f0f23c6982e6f6eb8f4e2a399913c.jpg

 

Et nous avons vécu des moments fous, intenses, de l'amour avec des projets, des voyages, des fins de mois un peu justes après les folies. Puis des enfants, un appartement, puis un jardin et une maison, des enfants plus grands, plus sauvages, plus de sourires dans cette famille. Je suis restée femme, séductrice avec des tenues pour combler mes différentes facettes, du jean et pull moulant pour suggérer ma volupté, en passant par les jupes, courtes le plus souvent sur mes jambes, pourquoi les cacher ? Des tuniques, des bottes, des sacs à main et encore des talons, des accessoires qui faisaient ma mode, et qui le charmaient chaque jour. L'époque changeait, ma féminité évoluait.

 

214906213440500845_ULO7gbfg_c.jpg

 

Des anniversaires de mariage, des moments plus durs aussi, le boulot, le chômage, les doutes, la vie car on finit toujours par rebondir, mais l'amour se dilue. On s'aimait, du moins on croyait encore s'aimer quand les enfants ont fait leurs études supérieures, quand ils ont pris leurs indépendances. Chacun partageait des passions, les expositions, la peinture, la photographie, le sport, mais ce partage devenait individualité.

 

 

Un singularité qui m'a fait ouvrir les yeux sur les autres, sur les couples, les amis, les proches, eux aussi s'étaient séparés, ou vivaient des enfers. Mais aussi des couples éternellement amoureux, si beaux, si complices. 

Moi, je revenais des soirées, dans ma robe noire, dans mes bas de fin nylon noir, avec mes escarpins, je ne voyais plus de cela. Je ne l'entendais pas non plus, je vivais avec un homme devenu objet de la décoration, à moins que ce ne fût moi, l'objet.

 

 

Moi, lui, à qui la faute ?

A la routine ?

A la séduction envolée, pas assez  cultivée, pas assez nourrie, pas assez partagée ?

A notre vieillesse, non ! Je suis fière d'être, et bientôt d'avoir été,  une quinqua gourmande, avec quelques formes certes, mais une allure fringuante, des tenues féminines, une coiffure et un maquillage toujours impeccable. J'aime la vie, j'aime celle qui est dans mon miroir chaque matin.

 

 

9346eabc93d3cd1b3e6ae5599cab7563.jpg

 

Mais lui, qu'a-t-il fait pour croire en moi, pour me le montrer, pour croire en notre amour ?

Et moi, ais-je encore envie de croire à l'amour ? avec celui qui n'est qu'une ombre molle, un petit vieux sans envergure, sans envie ?

Et moi, si j'avais envie de ce jeune quadra, pas si jeune d'ailleurs, qui malgré ses trois enfants, suit ma silhouette du regard, et a osé m'avouer son admiration, un peu plus aussi, de mes courbes de femmes !

 

 

J'ai été séduite par son regard, celui qu'il portait sur moi, est-ce égoiste ? Probablement, mais j'ai envie de vivre mes prochaines années, de bouger, de grandir encore, de partager des petits riens, et encore des folies. Je suis si heureuse de voir mes filles préparer leurs mariages, de les voir rire et sourire par amour. Alors je vais le quitter pour partir avec un autre, pour redevenir une princesse ... non simplement une femme libre de son corps, avec des sourires, des caresses, une nouvelle tranche de vie.

 

 

Nylonement

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Féminité & Sensualité, #Féminité & Féminisme, #Femmes & Portraits

Je n'avais pas choisi, rien prémédité, c'étatit une évidence. Depuis le jour où par défi, un peu rebelle, durant mon adolescence, j'avais poussé la porte d'une échoppe de tatoueur. un simple papillon, un truc de fille sur le haut de la cuisse, sur la hanche, juste au-dessus de la dentelle du string. J'avais été fasciné par le travail, la création, la précision et surtout bien pluq qu'une simple étiquette collée sur la peau, par le jeu entre les formes et les contrastes.

 

tatoo-epaule2.jpg

 

Je n'avas pas en face de moi un quelconque sorcier, décrit comme un hérétique récalcitrant à notre société, vivant avec son styme rock et flower power, ce tatoueur était un artiste, et je voulais être comme lui, je devais être comme lui.

 

J'avais fait une école d'art, au désespoir de mon père, avec les encouragements de ma mère, un mastère d'histoire tribale avec une thèse sur les pigments suivant les continents. J'avais fait des petits boulots de guide dans les châteaux, quelques aides dans la restauration. Mes coups de crayon, mes esquisses plaisaient, mais ne me nourrissaient pas. Je travaillais en pointillisme, des inspirations très diverses, impressionnisme et art africain.

 

tatoo-aile-.jpg

 

 

tatoo-bras.jpg

 

 

tatoo-mollet-s.jpg

 

Et puis je suis retourné voir cet homme. Je lui ai parlé de dessins, de vies, de peau, de choix personnels depuis des années et puis surtout des encres. Il m'a posé des questions, sur moi, sur mon approche du tatouage, sur leurs histoires, leurs origines. Il semblait apprendre de moi, mais là aussi, je découvrais un être très cultivé, connaisseur et voyageur de la nouvelle-zélande à l'afrique du sud. Il avait vu, essayé, partagé ces cultures.

 

Ce devint un parcours initiatique chaque soir, après mon boulot, avec son boulot, je venais voir comment il donnait vie à des dessins sur la peau des autres. un peu partout, des obscurs hommages de fans, des amants, des amoureux, des simples témoignages à leurs mères, il se faisaient tatouer. Je regardais, j'observais le style, la technique, le discours aussi, les esquisses, les choix, les encres, le travail en cours, le bruit de la pompe, et la réalisation en 3D du tatouage final. Un zizaillement de l'aiguille, un presque silence pour découvrir.

 

 

tatoo--2-.jpg

 

Un soir, après avoir tatoué mes chevilles, quelques essais sur mes hanches, à côté du papillon, je me suis lancé, il m'a demandé de l'aider sur un travail complet d'un dos tatoué en couleurs. Quelques points, un premier centimètre, d'autres, tant dautres. 

 

tatoo-oiseaux-.jpg

 

Des oeuvres d'art, de simples mots, la beauté humaine et pour moi une nouvelle vie.

Le musée continue, mais je suis à temps partiel ici, pour créer des dessins originaux, sur des bras d'hommes, sous des tailleurs chics, pour des cadres supérieurs, pour des biscottos virils, ou sous des jupettes légères. Je suis illustratrice de leurs sentiments, de leurs souvenirs, de leurs envies sur leurs peaux. Homme et femme, jeune ou moins jeune, je traduis un message de leur vie, pour le montrer aux autres, ou pour le cacher sous des dessous chics, j'aime cette complicité, mon art.

 

tatoo-nb.jpg

 

 

tatoo-2.jpg

 

 

tatoo-lingerie-.jpg

 

Bises tatouées à Bebarock, en attendant le 13.

 

Nylonement

 

 

ruban-rouge-sida.jpg

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Non, il n'y aura pas d'atterissage, car je me suis crashée, totalement, intégralement répandue dans mon inconscience. Je gîs ce matin dans mes toilettes, dans une matière indéfinie, ignoble dans son parfum, j'ai dormi là. Après cette soirée de trop, d'ivresse et de vide dans l'estomac, et puis cette foule, des amies, des relations, ce type, cet ami qui m'a proposé de partager sa dose. Un coup de trop, de la poudre encore sur ce qu'il reste de ma robe à paillettes. Un bustier si chic, si cher, porté juste avec un collant opaque de couleur gris argenté, mes stilettos en vrac, là-bas dans le couloir qui me paraît si long. Je suis une loque collée sur le carrelage froid.

 

GRAVURE_7_56.jpg

 

Quelle heure est-il ? 

Quelle excuse vais-je encore trouver pour mon boulot ?

Où est mon téléphone ?

D'ailleurs comment suis-je arrivée là ?

 

Ah cette vie trépidante, ce métier passionnant dans les médias, dans la communication, je suis devenue un nom, un prénom même qui sertd e clef pour rentrer dans toutes les soirées de Paris et même de Londres. Mais la fête a été trop loin. J'ai pris des distances avec mes proches, j'ai largué mon mec, enfin il m'a largué un soir.

Sordide situation, j'ai plongé plus loin, dans plus de poussière blanche, si facile, si accessible, même si parfois je ne savais plus avec qui j'avais couché, j'avais somnolé sans savoir dans un lit ailleurs.

 

GRAVURE_7_58.jpg

 

 

GRAVURE_7_61.jpg

 

Un temps, j'ai joui de ce bonheur festif, de cette explosion programmée de mes fins de semaines, de mes milieux de semaine, de toute la semaine. Je faisais la fête, du moins je me choutais au gré de la pression des projets à rendre, des idées à trouver, des happenings de mes relations, des lancements des autres. Tout était sujet à une envie, à un besoin, à un dépassement.

Explosée je suis !

 

 

Me lever, clopiner car la bride de mon escarpin droit est toujours autour de ma cheville, mon collant en vrac, ma tête qui pèse une tonne, le roulis incroyable quand je suis debout. Je vogue d'un mur à l'autre, je me dégoûte et pourtant je baisse la tête en passant devant le grand miroir de l'entrée, je ne veux pas me voir.

 

GRAVURE_7_59.jpg

 

 

GRAVURE_7_62.jpg

 

Insupportable image de ma déconfiture, je ne suis plus une jeune femme branchée, je suis un déchet agonisant de sa propre bêtise. Un relent, je m'accroche à la porte de la salle de bain. Je vois l'ensemble flou qui compose ma douche. Un rideau glauque de moi , je m'avance au mieux vers l'eau, je règle, je tourne les boutons du robinet. Eau froide, eau chaude, je cherche, je me cherche dans ce brouillard assomant. 

 

Là debout, sous la douche, je jette tout, ma robe à paillettes qui collesur ma peau, mon collant déchiré, ma chaussure, mon string, je suis là, nue, une ombre de moi-même. Rien ne ressemble à celle que je rêvais d'être. Brillante recrue, volontaire et déterminée, j'ai joué, j'ai perdu. Du poids, de l'énergie réelle, car les shoots ne donnaient qu'une illusion d'invincibilité. Je glisse sur le mur, je prends l'eau. 

 

GRAVURE_7_57.jpg

 

Je pleure, je hurle, je suis déçue par moi-même, par toyt ce que j'ai détruit malgré les appels des mes proches, de ma meilleure amie. Mais j'ai adoré me brûler, il y avait tant d'excitation. Encore de l'eau chaude, partout, elle coule. Après j'appelerai le bureau pour dire que je suis malade et je vais aller chez mon médecin pour une désintox. Je pleure sous le flot de ma douche. J'ai honte, c'est là le mal le plus profond. Et la peur du manque me taraude, celle qui me tentera les soirs sans espoir, sans coup de fil, sans sortie. Ce sera long !

 

Aussi long que cette douche, que cette odeur immonde qui flotte dans ce lieu.

 

GRAVURE_7_55.jpg

 

 

NYLONEMENT

 

Textes de l'auteur de ce blog, librement inspirés

et sans aucun rapport avec les clichés originaux 

du MAGAZINE GRAVURE

 

Photographe:  David BELLEMERE

Modèle : Chloé NORGAARD

Directrice artistique : Priscilla POLLEY

Coiffeuse : Cécilia ROMERO

Maquilleuse : Régina HARRIS

 

 


Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Attendre, créer un espoir pour demain, pour comprendre comment sera ma vie, celle après mes études, surtout celle après mes attentes.

 

Avoir travailler des nuits, des journées, pour réussir aux examens, pour trouver de belles raisons à croire en ce diplôme, pour toujours avancer vers un métier, mais finalement n'avoir qu'un stage, puis un autre, puis un CDD, puis un autre CDD.

 

Etre qualifiée, et pourtant ne pas êtres reconnue par ce monde qui n'attend plus rien des humains dans sa folie financière où les banquiers mourront un jour, seuls dans leur coffre-fort, sans argent réel, sans création de revenus, car leur métier est un vide, un jeu auquel ils ont trop joué.


dafne-cejas3.jpg

 

Devenir femme, croire encore en moi, en cette jeune femme que je vois le matin dans le miroir, une image fraîche de mon espoir. J'ai rêvé longtemps d'être un jour une femme libre, avec un appartement, des beaux meubles, chinés ou neufs, des babioles, un dressing, une vie.

 

Supposer que l'avenir sera demain, un peu plus loin, mais toujours avec cette féminité, ce rayonnement qui me donne de l'énergie pour croquer les prochaines étapes, pour patienter aussi.

 

 

dafne-cejas7.jpg

 

Protéger de ce soleil, de ces nuages gris qui me suivent, mais que mon sourire fait fuir, ils se savent fragiles, ils me savent conquérante.

 

dafne-cejas2.jpg

 

Obtenir une signature, un nouveau contrat, un espoir nouveau pour insuffler en moi, ce statut d'adulte, de responsable, de manager. Je serai alors une femme active, une cadre dynamique et voyageuse, ici et là pour acquérir la connaissance, diriger l'équipe.

 

dafne-cejas1.jpg

 

Eclore sur le chemin de l'amour, rugir avec tout  mon corps pour échanger avec mon corps, ma chair, des sentiments et des caresses, des sensations subtiles pour une autre personne. Dépasser mon esprit dans cette union, sous ce voile blanc du mariage, avec tous les sourires du monde.

 

dafne-cejas8.jpg

 

Mais aujourd'hui encore, attendre demain.

 

 

 

Nylonement

 

Photographe : Josefina Bietti @ ABA MGT
Styliste : Sebastian Kell
Mise en Beauté : Gracia Santamaría for Diana Saucedo
Modèle : Dafne Cejas @ SOF Models
Assistant Photographe : Valentin Avelardo

pour FASHION GONE ROGUE

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Déjà l'oublier, cette personne que j'avais aimé, de ma jeunesse, de ma naïveté, de ma vie et de mon coeur d'une époque qui reste maintenant derrière moi. Certes nous avions vieilli, entre les enfants, la maison, les boulots, la crise et tant de virages contrôlés, de dérapages plus ou moins négociés, nous n'avions plus rien à nous dire. Il était parti, je l'avais quitté.

 

Une situation difficile à gérer, une décision lourde à prendre malgré des enfants partis depuis longtemps, vivant leurs propres vies, leurs propres mariages, mais sans attachement, j'avais dû me battre avec moi-même pour défendre mon choix.

 

andie-macdowell-serie-sur-fox-L-1.jpeg


Comment rayer une situation matérielle, une vie et tant de souvenirs, juste en quelques phrases, juste comme cela ? Il fallait construire demain, et finalement peser le pour et le contre. Comme tant d'autres amies avant moi, et déjà je n'avais pas su trouver les mots pour les aider, alors pour moi. J'avais envie de liberté, de nouveaux espaces pour respirer, de continuer mon travail, surtout les nouveaux défis actuels. J'aimais cela, j'étais encore si active. 

 

Mon corps avait changé, les kilos s'étaient installé, une négligence, des hormones et puis le poids de la vie, d'un amour mort sur le canapé, sans sentiment, sans envie, sans rien d'ailleurs. Maintenant j'avais envie de vivre, de réagir, de savourer tous les instants. Lire, manger, rire, partager avec mes collègues, me faire belle, prendre soin de moi, mais aussi faire l'amour. Un soudain désir venu du fond de mes chairs, une émancipation nouvelle, une liberté de vivre mon corps de femme, de quinqua peut-être, mais bien de femme élégante voire sensuelle.

 

sharon-stone_0.jpg

 

J'avais pris cet appartement, lui laissant le soin de garder son canapé, de vendre tout, de partager l'argent sans odeur et sans souvenirs de notre vie passée, voilà ce qu'il me restait aujourd'hui. Un nouveau lieu de vie, des nouveaux meubles, mes vêtements et moi, tout à contruire, mais avec une joie forte. D'abord un  canapé, des chaises modernes, une commode, un vrai dressing monté avec un ami. Mes affaires prenaient leurs places, je disposais quelques bibelots, je rangeais mes tiroirs.

 

Un grand changement, de taille aussi, de massages et de bien-être, j'avais perdu du poids, refait une partie de ma garde-robe, avec des nouvelles jupes, de nouvelles robes, en osant un brind e transparence, en affirmant définitivement la féminité, ma féminité. 

 

Andie-MacDowell-dans-Footloose_reference.jpg

 

De nouveaux dessous aussi, une intimité nouvelle, un sourire nouveau de femme, de jeune femme dans cet ensemble rose, dans cette nuisette en dentelle noire, des envies girly, des désirs soyeux, des sensations nouvelles avec des bas sur les conseils d'une rencontre récente.

 

Que la vie est belle, je viens de nâitre femme à plus de cinquante ans. 

 

Ma fille sourit autant que moi de ces changements, elle m'envoit par email les bonnes adresses, une veste, une robe bleue indigo, et surtout notre folie commune, des chaussures à talons.

 

Vivement demain.

 


Nylonement

 

 

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Je suis rentrée chez moi, pour la première fois, je suis seule.

 

Après des années avec lui, avec cet homme devenu le père de mes enfants, après l'éducation de mes petits devenus grands, après les fins de mois difficiles, les adolescences et leurs défis journaliers, je suis libre, je suis seule. Je me retrouve enfin, les premières vacances sans eux, sans obligation de bosser un peu plus pour me nourrir, pour payer les charges, je vis.

 

3be44e2913c7857bec678524b66275da.jpg

 

Alors les copines m'ont offert la trilogie de GREY, elles ont ri, refait le scénario  en remplaçant la vierge par un quinqua fanée,  sans vie sexuelle depuis trop longtemps, elles se sont moquées, et elles avaient raison, on a ri toutes ensemble en mangeant. Une bonne soirée, et maintenant une belle journée d'hiver, froide dehors, chaude dedans, mon canapé, un thé, des livres, mon univers et moi. J'ai pris un long bain chaud, profitant de mon temps, de mes crèmes, de tout cela pour m'occuper de moi. 

 

Là allongée dans mon collant, je suis heureuse, sereine de cette vie calme soudainement, de ses nouveaux repères que j'ai réellement envie de retrouver, de cette vie devant moi. Je cherche à vivre pour moi, avec pourquoi pas un homme pour jouer avec mon corps. Oui là, maintenant, j'ai réouvert mes sensations, pas vraiment avec cette lecture sirupeuse et caricaturale du mâle, jeune, beau, riche, sûr de tout sauf de lui, ni avec cette jeune femme soumise et insignifiante. J'ai simplement pris le temps de ne plus reprocher aux hommes ce qui était les faits d'un homme. 

 

125fd25e7d685b5ee9c3037a239eebc9.jpg

 

J'ai envie de douceur, de beaucoup de douceurs, de respect et de sexe. Voilà c'est dit, mais je vais devenir une femme, moi-même, plutôt élégante, plutôt conquérante, et je veux vivre avec mon corps, avec mes émotions, ce printemps sera le mien, celui d'un nouveau soleil, de nouveaux doutes, de sentiments, je n'y tiens pas, mais de contacts, de rencontres, de rires et de déceptions. Oh j'ai appris de la vie, je serai encore surprise heureusement.

 

J'aime lire, je dévore des pages, je prépare mes formations, je m'occupe des autres, alors maintenant à mon tour. Je me sens mieux, des kilos en moins, partis quand la tête a de nouveau souri, je me sens encore plus femme. Mais avec cette liberté supplémentaire, je ne suis plus naïve, je sais ce que je veux, ce que je ne veux pas, et puis j'ai envie de désirs, et de toujours plus de douceurs. La révélation est venue avec les copines, un week-end spa, des massages, et un regard d'homme sur mes fesses. Je me suis senti plus femme, plus désirable même, de façon anodine et par hasard. Et puis mes cheveux gris, je les ai assouplis, conservés, coiffés, c'est devenu ma beauté.

 

885b817898b82e8632e9ff7838ebd24d.jpg

 

De tout cela, est née une réflexion sur moi-même, sur les dernières années, sur la famille, sur mon corps, sur mon image, sur les prochaines années, sur mon caractère, j'en ai parlé avec mon psy, juste avant de lui dire que c'était fini, adieu.

 

Aujourd'hui je savoure mon thé chaud, j'apprécie ma tenue, mon collant opaque de couleur bleu cobalt, ma tunique en laine, ma ceinture large posée sur mes hanches, mes dessous blanc et bleu que je sais présents. Je suis bien. Mes cheveux dégoulinent sur la laine, je les caresse.

 

Et lui comment les caressera-t-il ?

 

 

Nylonement

Voir les commentaires

<< < 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 > >>

Articles récents

Hébergé par Overblog