Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

femmes & portraits

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Je suis debout derrière mon pupitre.

 

Ce matin, je me suis levée après une nuit courte, entre les derniers chiffres d'hier soir, un peu de tress, je m'engage pour une bonne douche, un maquillage d'executive woman, sobre. Pas de couleur excessive mais des étincelles , de sdétails qui me rassure dans ma féminité, mon rouge à lèvres favori, un rouge un peu orangé, un Chanel, mon fétiche. Les cheveux, brossés puis tirés en chignon avec une broche argentée, cadeau de ma moitié.

 

milla-jovovich10.jpg

 

Je suis sereine, dans mon tailleur gris, pas trop austère mais strict, un chemisier en soie turquoise, un collant semi-opaque, des bottes vernies. J'ai choisi des talons confortables car je vais bouger pour cette soutenance. Je me suis engoufrée dans le taxi, pas d'envie de transports en commun trop tôt, plutôt du calme, de la chaleur. Juste cinq secondes de froid, ce grand hôtel, ses salles de réunions, la plus grande. J'ai mon sac à main, mon ipad, mes emails.

 

Je suis dans la salle, devant ses sièges vides, j'ai pris mes marques sur cette scène, mes deux amies, peut-être un jour associées, silencieuses au premier rang. Je teste mes diapositives. Un lent discours intérieur, pour me remémorrer les mots-clefs. Je suis entre trac et stress, mais pourtant je suis calme. J'échange quelques sourires avec la salle, je scructe la salle vide.

 

milla-jovovich7.jpg

 

Ils, elles vont venir pour choisir, pour investir. Nous sommes plusieurs entreprises, très jeunes, en création, en quête de premiers pas, de financement. Je suis la première de cette journée. Je vais jouer un bout de ma vie, en quelques minutes, je vais devoir convaincre.

 

Vendre mon projet, me vendre, vendre cette idée qui est sortie de moi un jour.

 

Un soir, sur le canapé, à feuilleter des catalogues, des livres sur la création d'entreprises, à la recherche d'une indépendance, d'un autre projet de vie, j'ai soudainement souri. J'ai bu mon thé, ce soir-là je n'ai pas dormi. J'ai griffonné, j'ai lu, j'ai écrit dans tous les sens, j'ai mis des papiers partout, des dessins, des schémas, des possibilités. Un nouveau concept, un idée, du thé encore, des visites sur mille sites internet, pour voir en français, en anglais, si les mots donnaient des réponses cohérentes. Seule, nouvelle, mon idée face à la concurrence. La propriété intellectuelle prenait soudainement son sens, je devais tout donner, laisser le cerveau en ébullition, avec sa vapeur et ses bulles diverses.

 

milla-jovovich12

 

Mon chemin de croissance, de pure folie d'un jour être là avec un concept, le vendre, en vivre. J'ai soupiré, j'ai faibli, je me suis endormi sur le canapé, en vrac. C'était il y a quelques mois, depuis des prototypes, de nouvelles idées, des premières présentations, des corrections, des critiques, des déceptions et puis des jours souriants. Un business-plan, des banques silencieuses voire transparentes, totalement en dehors de la vie réelle et du business, j'ai présenté, défendu mes idées, prévu l'avenir sans connaître le présent. J'ai pleuré aussi, car certains jours, j'ai cru tout jeter. Garder mon idée pour ne rien en faire.

 

Puis j'ai trouvé les premiers contacts, les possibles clients, j'ai vécu un autre cycle, celui de vivre mon aventure, en parallèle de mon métier, d'un 3/5 négocié rapidement, d'un encouragement de mon entourage, enfin. J'ai pensé à la production, trop chère, à négocier, sans élément pour démarrer, sans les mots exacts pour chaque fournisseur, la sémantique technique, l'évolution éthique, à mon ciblage client, à la gamme de prix, à la possibilité de faire ici, ailleurs, non ici.

 

milla-jovovich5.jpg

 

Ce matin, je suis une femme qui attend dans un virage, sans visibilité sur son avenir, mais avec une folle envie d'accelérer encore. Je vais créer la route.

 

Nylonement

 


Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Je suis dans cette grande salle, dans un coin, d’une salle ni carrée, ni ronde, elle suit la forme du bel immeuble de verre. Une ellipse, un lieu sans aucune âme, des femmes et des hommes y travaillent dans le cliquetis récurrent de leurs touches de claviers d’ordinateurs. Ici on pense, on vend des logiciels, des architectures de systèmes d’informations, on achète des journées/homme, des agendas à vision multidimensionnelle, en dehors du temps mais plutôt du coût, du bénéfice, on refait le monde, les stratégies des entreprises, on joue avec les clients tout en leur léchant les chaussures avec abondance, un jeu subtil, un jeu mortel en costume ou tailleur. Calme relatif face à ses millions de neurones suractivées pour donner le meilleur et profiter au pire des coups les plus bas, car ici la politique et les carrières se font et se défont sur de simples dossiers. Chacun use de son énergie, de sa drogue personnelle pour tenir le course. Le costume et la cravate est propre, les souliers brillent mais le numéro inscrit sur chacun le rend jetable à souhait.

 

forms2.jpg

 

 

forms5.jpg

 

Je suis lasse de jouer ce jeu, de passer de réunions en rapport, de regarder du haut de mon bureau virtuel, aujourd’hui ici, demain à côté de ma boîte de tiroir roulant ailleurs, je ne suis rien, je suis dématérialisée, juste un  numéro de mobile pour être jointe à tout moment du jour et même parfois de la nuit. Je vogue de clients et projets, de rapports et appels d’offres, de réponses vers d’autres réunions.

 

J’ai aimé ce travail, son esprit de conquérante, de découverte, de réponses et de projets gagnés. J’ai aimé les soirées sans fin, les nuits absolument courtes, les hôtels à 4heures du matin, les levers à 8heures dont 30 minutes sous la douche, le chemisier dans le coffre de voiture, le tailleur, le collant avec dans sa housse plastique, les journées sans rentrer chez soi, sauf pour manger un fruit et dormir. J’ai aimé ma ligne qui était quasi sportive, entre le stress vampire et mes repas sautés. Je courrais parfois le soir, pour oublier le dossier, mais pour finalement reprendre mon clavier de blackberry ensuite, ou pour continuer sur mon canapé ce rapport infini. J’ai aimé mes collègues, même ce collègue qui comme moi, comateux sur un cahier des charges à finir, m’a caressé la nuque, massé pour se décontracter, me décontracter, on a fini sur la moquette. Epuisés de boulot, dopés de nos hormones animales, prêts pour continuer et défendre le dossier sans rien se dire le lendemain matin. J’ai aimé quand mon chef m’a offert un duo de jours pour souffler, je suis partie à Florence, dans un spa de rêve, un palazzio de douceurs. J’ai dormi, j’ai repris vie, goût à la vraie vie le troisième jour seulement, sans stress, sans batterie de téléphone.

 

forms3.jpg

 

 

forms6.jpg

 

Mais aujourd’hui, je suis lessivée de ce goût amer de promotion qui n’avance pas, de projets lassants et de pression inutiles sous des charges qui mériteraient plus de travail de fond, de qualité, de collègues tout simplement. Mon salaire, ma voiture, certes je vis bien, mais je ne prends plus aucun plaisir à faire ce boulot d’audit, de reporting, ni pour les clients, ni pour mon entreprise et encore moins pour moi. Je suis épuisée de cela, de ce tournis, de cet ouragan sans fin mais surtout sans but, qui fait de nous, les consultants, des robots inhumains, des producteurs de lignes et de tableaux.

 

J’ai envie de matérialiser mon avenir, de construire une famille, de vivre simplement, de respirer avec un vrai souffle, de prendre mon temps, de me poser parfois. J’ai envie de ne plus sentir le stress contracté mes muscles, mon esprit, et surtout j’ai envie de parler avec les autres. Finis les emails, les sms, et les conférences téléphoniques, je suis au bout de moi-même, je suis une femme. Humaine !

 

Je vais prendre des congés, un gros mot ici, je vis aller me détendre sans dossiers, sans internet, sans communication virtuelle, je vais parler avec mes amies. Prendre le thé, des macarons, ma vie en main.

 

Changer peut-être ?

 

Nylonement

 

 

Dans la série « Portraits de Femmes »,

retrouvez les autres articles ici !

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Je suis encore là, lasse et fatiguée. Epuisée serait ce terme plus exact, souvent galvaudé pour des petits riens, des agendas surbookés de rien, des vies de faux-semblants.

 

Je suis dans ma chambre, rose, calme, et bien chauffée, mais je suis épuisée, emportée cette nuit avec les anges, je ne savis plus où ma vie était, où moi même j'errai. Je suis partie dans un paradis, avec un semblant de rose, de blanc, de couleurs rassurantes car elle son celles de mon imaginaire, de ma vie. Un turban rose me suivait, il était un nuage flottant dans le ciel, au-dessus de mon visage.

KarlieDK02.jpg

 

J'ai marché, flotté plus exactement, je vivais un moment de pur shoot, oui, celui des médicaments, des folles doses contre les douleurs, contres les angoisses, les mauvais rêves et parfois même les envies de non-retours. J'étais sortie de moi. Je vivais une vie, sans réflexion, dans un coton soyeux qui était une souffrance sans douleur, une vie de femme, avec des boules tueuses en moi, avec des manques, avec un amour disparu.

 

KarlieDK03.jpg

 

Oui j'errai, je voyais d'autres personnes sans visage, parfois des parties de leurs corps, une nudité partielle car le reste n'existait pas, seule la beauté me suivait derrière moi, parfois un ciel gris, une douleur, un rappel, une infirmière, la nuit, une nouvelle injection. Je repartais. Oui aujourd'hui encore, je ne sais si je dors ou si je rêve, ou même si je vis.

 

KarlieDK01.jpeg

 

Hier encore une amie m'a ccompagnée ici, pour le nième traitement, elle l'a vécue, elle sait être avec moi, une épaule forte, une âme forte, des mouchoirs dans sa poche quand nous pleuront ensemble. Oui, je suis lasse de cet hôpital, si doux, de ses médecines qui me rongent, qui me soignent, qui me donnent un supplément de vie, mais je suis là, ici et ailleurs.

 

Je ne veux dormir et pourtant, je suis si bien dans ce rêve fou, dans cet incohérence qui forme mes prochains pas. Je souffre tant, j'ai souffert et je ne sais comment seront les prochains jours. Je doute, je redoute, je me bats et parfois je succombe totalement aux doutes.

 

KarlieDK05.jpg

 

Dans quelques heures, je me réveillerai, elle sera là, mon ange, mon amie, celle qui m'appelle encore, viens me voir, ose, souffre de me voir partir un peu plus, m'aide et même à sa façon transforme son amitié en un presqu'amour. Je suis là, fatiguée et lasse.

 

Je ferme les yeux. Ma féminité brûle de cette maladie.

 

Nylonement

 

 

Illustrations & Copyrights

Modèle : Karlie KROSS

Mode : DONNA KARAN


 

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

J'étais rentré quasi flacé par le vent dans ma rue, à croire qu'il ne soufflait que sur mon passage. Je ne voulais que ma longue tunique grise en laine et cachemire et ma boule de poil, ce nouveau chat sur moi. Lui il est chaud.

 

Un grand thé, quelques gâteaux, mais pas trop, une série ou un émission de télé en zappant, je cherchais le cocon le plus chaud de mon appartement, l'endroit où je devrais être avec mon amoureux, oui ! souriez ! celui que je n'arrive pas à garder, ni déjà même à trouver. Je dois être invivable, ingérable, inadoptable par un homme. La trentenaire en a marre de cette vie froide, de clui qui lui manque pour la chaleur, pour parler de tout de rien, du boulot plat du du jour, des copines, des fringues, du chat, de mes pieds froids ausssi.

 

Dring, enfin un son bizarre que j'ai choisi un sir où je n'avais qu'à essayer les mille versions de sonneries de portables sans amoureux à déranger, et une soirée fort longue à remplir. Un son unique que je n'arrive même pas à mémoriser, à décrypter.

 

 

324175707_XZ_3.jpg

 

 

 

324175707_XZ_6.jpg

 

"Allo, qu'est ce que tu fais ce soir ?" Une bonne copine, une de celle qui me rassure car elle est souvent seule, entre deux plan cul, entre deux histoires de princesses pour la vie qui finisent en larmes avec un pot de nutella. On bavarde, j'adore çà !

"C'est Halloween. On va aler piquer les bonbecs des mômes, se déguiser en horreur ou plus simplement sortir avec d'autres couples et célibataires, j'suis pas seule."

 

Bonne idée, je sais pas, mais je travaille pas demain, j'ai dit "oui". Mais que mettre, un jean avec une tunique orange, j'ai pas. Et puis la citrouille qui cache la princesse, j'ai vu mieux pour capter le regard du faux zombie de la night.

 

324175707_XZ_8.jpg

 

 

324175707_XZ_4.jpg

 

Ok je vais jouer le maxi trip, la couleur en version maxi avec tunique, tee-shirt ou souspull à manches longues et un collant de couleur sur des maxi wedges. Je cherche, je sors tout des tiroirs, des boites de collants maxi mal rangés, je déboudine les jambes englués de ceux-ci. e trouve un rose ... oups filé... un rouge, un vert, un jaune falshy, je vais ma maquiller en fée.


324175707_XZ_7-copie-1.jpg

 

 

324175707_XZ_1.jpg

 

Finalement après un bain, chaud, oui j'avais toujours froid, j'ai opté pour le gothique, jupe cuir, collant noir entre rayures verticales et un collant grosse résille dessus. Un look noir, un rouge à lèvre si rouge qu'il doit briller dans la nuit, une frangue impeccable, mes yeux noirs, mon look noir, et un gros pull noir sur mon body.

 

Je suis prête pour dévorer avec mes fausses dents de vampire, le prince de ma nuit.


4b6bfbd07f510.jpg

 

Sinon au pire, je mangerai un chat en rentrant.

 

Nylonement

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Ce matin, il pleut, des gouttes froides, presque glacées, mais je reste droite dans cette allée. Toutes et tous viennent me serrer la main, me faire une bise, me dire un mot. Je ne pleure pas, je ne sais pourquoi, je l’ai tant fait ces dernières semaines.

 

Oui ce matin, la vie a disparu, j’enterre ma fille. Ce cancer du sein, détecté il y a un an, devenu invasif, et terriblement dévorant. Elle a lutté, je l’ai protégée, aidée de mon mieux par des mots, par des silences, par des efforts pour voir ses enfants, mes petits-enfants revenant le week-end de leurs écoles de commerce en province. J’ai fait tout cela car je n’ai qu’elle, car cette maladie dévore ses forces, son corps, elle maigrit si vite. La douleur, elle la cache, elle la pleure. Les traitements sont des substituts de bien-être très passager avec des effets secondaires omniprésents, des douleurs nouvelles. Son moral est là car certaines amies sont restées proches, car elle n’a pas coupé le lien, mais en se regardant faiblir, même si elle n’est plus qu’une enveloppe qui se vide.

 

2032580

 

Son image, sa beauté tant aimée des hommes, tant jalousées ou copiées des femmes, elle l’a oublié, elle a rangé les photos pour ne vivre que l’instant présent. Elle souffre, elle pense à demain, elle pensait à demain.

 

Mais le mal était devenu général, elle avait pris des décisions qui la condamnait plus vite, mai qui lui laissait un peu de dignité, de féminité. Elle a affronté les médecins, ces personnes si accompagnantes mais aussi si habituées à annoncer des résultats négatifs, des traitements lourds et pire encore le nombre de mois de vie. Oui ils deviennent humains ou inhumains, suivant l’angle de vue, ils passent dans la chambre suivante, sur le cas suivant.

 

Angelo-Merendino7

 

Alors ce matin, elle repose en paix, naturelle et doucement maquillée. Elle avait tout prévu, demandant une discrétion absolue, aucune fleur sauf des lys blancs, et surtout elle avait écrit un texte pour nous, les vivants. Sur sa maladie, sur la prévention, sur les silences des uns, les mots des autres, elle demandait de prendre soin de nous, elle déjà ailleurs. Elle n’oubliait pas ses enfants, elle demandait à l’assistance de montrer encore à eux, perdus, le chemin de la vie.

« Vous devez les accompagner sur cette route sinueuse, si belle, si ensoleillée, avec la mer sur le côté, avec les vertes prairies, les amours et les pincements de cœur. Aimez-vous, autant que j’ai aimé la vie, en mettant toujours un nouveau pas devant le précédent, vers d’autres projets. »

 

schon4

 

Je viens d’ajouter de l’eau à cette pluie incessante, mes yeux s’illuminent en pensant à sa force, jusqu’au bout de ses forces. A cette volonté de vouloir rester femme, alors que son corps refusait de lui donner de l'espoir. Elle s'est battu. Trop tard.

 

Nylonement

 

 

Image-0296

www.cancerdusein.org

 

Mesdames, Octobre rose rappelle chaque année

qu'il est mieux de passer une mammographie

(certes douloureuse et désagréable moment)

, de détecter, de savoir, de traiter si besoin.

 

 

 

 

Participez tous les jours, pour VOTRE BLOG NYLON-VOLUPTE.com !

 

Alors simplement votez TOUS LES JOURS avec vos amies (après chaque article),

 buzzez avec vos amies, partagez sur vos réseaux sociaux avec vos amies, encouragez les votantes.

Promis je vous embrasserai toutes ensuite !!! 

 

 

voter-goldenb1.jpg

Votez pour Nylon-Volupte.com

Golden Blog Awards ici !

 

Chaque jour ! c'est pour votre Blog !

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Je voulais finir avec cet ouragan, ses mots et parfois des gestes trop brutaux. La vie ne m’avait pas amené à lui pour subir ce flot de vagues de rage, de colère,  d’usure et de folie. Jalousie peut-être, mais elle devenait une obsession, pour mon image, mon corps.

 

256161_980.jpg

 

Des remarques sur ma taille, ma corpulence, mes  grossesses, les rejets, puis les manques, il ne savait gérer la relation avec celle que j’étais avant, sa femme.  Il me voulait belle pour être son artifice de balade, pour parader avec une belle femme en tenue rétro, en tenue tendance, en tenue d’été, en jupe même l’hiver, en bottes, tout suivant ses envies.

 

251060_980.jpg

 

Mais aussi paradoxalement que cela pouvait paraître, il me voulait pour lui seul, mon image devait suffire aux autres, femmes et hommes, car sinon il leur faisait une scène pour un regard trop intrusif, pour un compliment raffiné, mais totalement déplacé dans son univers égoïste. Il sombrait sur les creux et les hauts de ses propres tempêtes. J’étais devenu un objet, une réelle femme objet, une convoitise pour la mode, le reflet plaisant de ce jeu complice mais aussi l’image destructrice de sa possession. Je ne le voulais plus.

 

250052_980.jpg

 

Alors n’imaginez même pas un amant, une amie trop proche pour partager des discussions en dehors de sa présence, n’imaginez pas non plus le choc, le déluge face à ma décision de partir, de nous séparer, de le quitter. Il a tout dit, tout improvisé, tout démontré et extrapolé, mais rien n’était plus simple que le fait que je partais chez une amie. Puis je chercherais un appartement, un lieu à moi, pour recevoir mes deux filles, adolescentes et en internat, loin de son délire, habituées depuis longtemps à son comportement chaotique. Je serai, non je suis libre.

 

252249_980.jpg

 

Pour le divorce, il faudra des années, des démarches, mais mon avocate se chargera de démontrer sa nuisance,  ses égarements, son harcèlement, sa folie amoureuse peut-être. Trop aimer, ou trop s’aimer à travers l’autre, je ne sais pas, et d’ailleurs je ne veux vivre que pour moi, avec des collègues, des amies, des proches, une vie de femme.

Un nouveau départ.

 

Nylonement

 

 

 

Participez tous les jours, pour VOTRE BLOG NYLON-VOLUPTE.com !

 

Alors simplement votez TOUS LES JOURS avec vos amies (après chaque article),

 buzzez avec vos amies, partagez sur vos réseaux sociaux avec vos amies, encouragez les votantes.

Promis je vous embrasserai toutes ensuite !!! 

 

 

voter-goldenb1.jpg

Votez pour Nylon-Volupte.com

Golden Blog Awards ici !

 

Chaque jour ! c'est pour votre Blog !

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Rien n'est plus doux que le soleil, celui qui lèche dès le matin, en suivant le contour de l'immeuble voisin, il renait en contournant la maternité de ce CHU. Là, maintenant, je ne dors plus malgré les somnifères, je les volontairement oublié, pour avoir une nuit à moi, un nuit de souffrance certes, mais sans être assomer, sans avoir ce sentiment de coup de massue. Je me gère, je souffre toujours un peu plus, je hais ce cancer qui me dévore, années après années. 

 

J'ai pu voir la cérémonie des jeux olympiques, j'ai tout suivi, ces centaines de chaises roulantes et ses sourires par milliers. Aveugles, handicapés, impotents, brisés par la vie, ils sont là pour partager une fête du sport. 

 

201208_brera_13-650x433.jpg

 

J'en suis venu à me demander pourquoi, tous ces sportifs n'étaient pas là avant, durant les jeux olympiques du mois d'août, avec les autres "normaux". Pourquoi ne pas alterner naturellement des épreuves avec et sans handicap ? Car ici encore on renforce la discrimination en offrant deux spectacles, en sectarisant les uns et les autres SEPAREMENT. Les malades et les non malades, comme depuis ce jour où je suis passé de l'autre côté de la frontière. Assomée, brisée, seule, trop seule, trop malade, vainqueur par KO après certains traitements et malheureusement les rechutes, les petites boules, les examens sanguins qui vous pourrisent la vie, le moral en ouvrant une simple enveloppe. J'en suis arrivée à avoir la nausée en ouvrant ma boîte aux lettres. 

 

201208_barcellona_17-650x433.jpg

 

 

Maintenant je suis malade, j'ai un corps en souffrance et à chaque fois que je dois avoir un contact pour un boulot, pour un papier bancaire, je dois préciser que je suis malade. Une tâche indélébile entre ce cancer et ma dépression, entre tous ces méandres qui dévorent mon corps et mon âme. 

 

Alors ce matin, je savoure le soleil, là, dans ma chambre vide, sobre et de couleur pastelle, je suis dans cet atmosphère triste, pauvre de tout sentiment, juste dans l'efficacité d'un traitement, d'une possible rémission, partielle, jamais définitive. J'attends ni le docteur, ni l'infirmière, encore moins la maladie. Je sortirai volontiers pour humer la fraîcheur du matin, pour ma balader le long de cette rivière si proche, de ce mer à quelques kilomètres. Je croque un rayon de soleil, j'essaye de l'attraper avec ma main, les perfusions me rappellent à mon lit. Un bijou pendouillant, même en version doré.

 

JVP_6718.JPG

 

Je suis lasse de cette vie pourrie, de ses maux, de tout cela, de ce mal maudit, ancré en moi. Pour combien de temps encore ? Je vois mes enfants qui ne peuvent plus cacher leur tristesse, je vois mes petits-enfants qui sèchent leurs larmes avant-après les visites. Je porte ma fierté lors de leurs passages, mais mon visage, mon corps parle. Aujourd'hui, je suis de plus en plus lasse.

 

Le soleil, la chaleur, les robes d'été, trop larges sur mon corps épuisé, mes talons trop frêles sans la moindre force dans mes jambes.

 

JVP_7643.JPG

 

Serait-ce mon dernier été ?

 

Nylonement

 

retrouvez tous les portraits de Femmes

Voir les commentaires

<< < 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 > >>

Articles récents

Hébergé par Overblog