Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

femmes & portraits

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Comme cette saison, il y a eu des instants de pluie, des orages, des nuages mais aussi tant de ciel bleu que je n'ai gardé que celui-ci en moi.

Assise sur mon transat en teck, face à la forêt, dans cette belle vredure qu'offre notre maison, notre grande demeure de famille, je me réjouis de ces vacances nouvelles, de ces moments complices entre nous tous. Certes j'ai en mémoire mon adolescence, mes parents séparés comme tous les autres, ils devaient être les derniers à divorcer, à s'engueuler, à prendre du recul sur leur vie commune impossible. Mes frères et soeurs, nous avions compris avant eux cette fin, nous avions des études à faire, loin d'eux, sans eux, mais aussi près d'eux. Alors les week-ends avaient commencé, les agendas, les voyages, l'âge et tous les paramètres des boulots des uns, des autres, de la belle-mère, du mec amoureux de ma mère, le troisième en un an, les départs imprévus, bref un roman à rebondissements.

 

Nous nous amusions des choix complexes, des voyages en train, et puis assez vite, des campings sans eux, loind 'eux, juste quelques jours en juillet pour remplir notre poret-feuille et reprtir chez d'autres copains, chez mon petit ami aussi en août. La vie, la mode, les amours, les larmes aussi, je partageais plus avec mon père mais pas du tout avec sa blondasse si amoureuse, quelle hyène ! Encore aujourd'hui, je ne l'aime pas, je n'ai rien à lui dire, et pourtant elle n'est pas la source du divorce, juste un choix improbable de mon père. Aveugle des sentiments, mais amateur de lecture en braille sur bonnets siliconés apparement. 

 

 

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Copyrights Lovelypepa.com

 

 

Maintenant je peux en rire, plus facilement, avec du recul, dix ans déjà que mon ex, la papa de mes fils est parti, lui aussi avec une blonde siliconée. Un vice familial, j'en souris, je vois sur le bord de la pergola sur un banc, mon nouvel homme, mon compagnon, celui que j'aime. Nous avons choisi cette maison pour sa taille, pour nous, pour son paysage, au-dessus de cette vallée, de cette rivière, non loin de la mer. Idéale pour nos réunions de famille, entre mes deux fils, ses trois enfants, un fils et deux filles, un petit monde devenus grands aussi, avec les pièces rapportées, deux autres jeunes hommes très gentils, une jeunette plus rigide, un peu perdue peut-être par cette tribu qui s'entend si bien. Elle voulait roucouler, elle est dans une bande de jeunes. L'année prochaine, on fera restaurer la grange du fond, un coin plus intime pour nos jeunes amoureux, moins proche de la meute recomposé de notre nouvelle famille. Ainsi je suis maman et belle-maman, plutôt bien acceptée d'ailleurs, complice de leurs amours, de leurs doutes, de leurs flirts, de leurs besoins de réponses à des questions compliquées. La cuisine est un lieu d'échange, de bon matin, ou tard le soir, pour trouver le tiroir des préservatifs par exemple. Je ris, j'ouvre la cachette qui n'en est pas une, je donne à profusion, je laisse ouvert, je file vers la cheminée, me glisser contre mon homme, sa chaleur, sa douceur, son parfum.

 

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Demain sera un autre jour, une autre demande, là dans le dresing commun, chacun son coin, des étagères, mais aussi le coin vintage, un lieu magique voulu par ma grand-mère, chez elle un grenier pour ne rien jeter. Par tradition, on a créé donc, un recoin avec tringles et tiroirs, où chacun peut laisser des affaires dont il ne veut plus. Ainsi robes, jupes, pantalons, chemises et tops, chemisiers et vieu tee-shirts se prêtent, trouvent nouveau preneur, nouvelle interprète pour sa mode. Chaussures aussi, avec le bonheur, le matin de voir une fille, la mienne, la sienne, une autre, portant mes escarpins dorés d'il ya deux saisons. On rigole, on explique aux nouvelles venues, on crée un lien, une complicité qui finit parfois en après-midi essayage. Mon compagnon a eu l'idée de mettre des miroirs dans le couloirs des chambres, on défile. On rit !

 

Le temps passe, l'union se forge, nous somems une famille, puzzle de personnes différentes, de sensibilités diverses, d'envies variées mais avec un bonheur transmissible. Délicat melting-pot de sentiments, nous partageons nos repas, laissant libres les activités, les allées et venues des jeunes, ronronnant sagement dans le salon, nous deux, enfin seuls.

J'aime ce parcours, il est le mien, le nôtre maintenant, une vie, des amours, nos deux coeurs simplement.

 

 

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Nylonement

 

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

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CAMELINE.org, ce blog est la cerise sur le gâteau, les gâteaux, nombreux de ma gourmandise de lecteur, de commentateur, de blogueur. Je lis avec une réelle sérendipité des sujets divers en relation avec la mode et la féminité, et un heureux hasard m’amené un jour dans ce coin du net. Aussitôt lu, aussitôt abonné, aussitôt accroc, aussitôt addict à ce blog qui parle en images des femmes du début du XXe siècle.

Un bazar organisé de photos de mode, de rappels, de souvenirs, de gravures, de publicités, d’anecdotes très bien documentées, de sourires sur ces inspirations qui reviennent dans notre vie plus contemporaine.

Je commente régulièrement, une façon de remercier le travail qui est derrière chaque blog, et puis surtout parce que j’aime ce gâteau sucré, savoureux, délicat, d’une infinie tendresse, avec de si délicieux retours en arrière. Ici les articles sont documentés méticuleusement, une préparation qui prend du temps, un commentaire me semble le minimum pour en remercier son auteure.

 

Une passion, la féminité (tiens un point commun) et la mode vintage, l’esprit de ces époques là.

 

Et au-delà de tout ce que l’on voit, une personne cultivée et passionnée, que je devine d’une sensibilité honnête. Nous avons échangé quelques mots déjà ensemble, via le net, et plus récemment en réel, en visitant avec une autre blogueuse une exposition sur Paris 1900, et j’ai l’immense honneur de vous faire partager cet interview.

Et de vous encourager à voyager dans le temps et la subtilité, l’élégance sur son blog : www.CAMELINE.org

 

Nylon-Volupte.com: Oui ma chère, je suis un fan de votre blog, un inconditionnel qui lit, puis relit avant de commenter. J’aime m’instruire, apprendre, découvrir, et votre blog nourrit ce sentiment. D’ailleurs comment est-il né ce blog ?

Mélanie pour Cameline.org : L'idée de mon blog est née un été, il y a trois ans, et s'est concrétisée à l'automne suivant.

J'ai toujours aimé, depuis mon enfance, explorer mes sujets de prédilection dans tous les livres que je pouvais trouver, chez moi et à la bibliothèque, pour inlassablement en copier les extraits intéressants sur des pages et des pages, en faisant des résumés, que je réunissais ensuite avec des images découpées dans les magazines, avant de les ranger enfin dans des enveloppes ou les collant dans des cahiers. Je me souviens d'un de mes premiers petits dossiers : le Moyen Age, avec en particulier la vie quotidienne des femmes … Tout un programme ! Qui m'a amené à accumuler les carnets, cahiers, et tant de livres que mes étagères croulent sous leur poids …

Bref, en cette belle après-midi d'été, au détour d'une lecture, j'ai pensé que le blog pourrait être un bon moyen de partager mes trouvailles,  donner un sens à toutes mes recherches en les partageant avec d'autres qui seraient intéressés par les mêmes sujets.

Et c'est ainsi que peu à peu mon blog a pris forme, au gré de mes envies, pour mon plaisir, et, je l'espère, celui de mes lecteurs.

 

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Nylon-Volupte.com: Sans trop vous dévoilez, qui est Cameline, signant Mélanie ?

Mélanie : Au moment de choisir son nom, je ne voulais pas l'associer à un thème précis qui m'aurait limitée. L'idée de départ était de traiter des soins de la peau, des cosmétiques, et de leur histoire, et le nom de la fleur Cameline est venu naturellement. Je n'avais pas envie d'afficher mon nom, Mélanie, de manière trop officielle, mais j'ai toujours trouvé naturel de signer avec.

Cameline, c'est comme un personnage qui représente mon blog.

Mélanie, même si elle signe les articles, n'aime pas trop se dévoiler, c'est vrai … c'est une ancienne timide. Parisienne d'adoption, Reimoise de naissance, Arlésienne pour y avoir vécu longtemps, je suis aussi à moitié Espagnole. Infirmière de profession. Epouse par amour. Et maman pour le bonheur.

 


Nylon-Volupte.com: Quel message, quelle envie, quelle transmission passe à travers ce blog, ses articles ?

Mélanie : Mon envie première est de me faire plaisir en explorant les sujets qui me passionnent, en transmettant ce que j'en ai appris de la manière la plus juste possible, y alliant le plaisir des belles images. Mon grand plaisir étant, au final, de partager tout cela. J'aime aussi partager des images ou des textes, d'un photographe, d'un peintre, d'un auteur, poète, écrivain, blogueur, en hommage à la beauté qu'ils nous offrent.

Mon blog a grandi, il s'est enrichi, et le thème initial, bien vite limité à mon goût, s'est peu à peu ouvert à l'histoire des femmes et de leur image, dont la mode. Mon blog a évolué aussi grâce à ses lecteurs et à leurs commentaires, à leurs envies, à leurs conseils, qui m'accompagnent .

 

  

Nylon-Volupte.com: Car si vous écrivez avec une fréquence discrète, chaque apparition me réjouit. Car ce sont des pépites. Beaucoup de recherches, comment construisez vous chaque article ?

Mélanie : Oui c'est vrai, je ne publie pas souvent suivant les alés de mon agenda, mes occupations, ma famille.

Quand j'ai trouvé une bonne idée d'article, je commence à partir en chasse de documents de tous types, livres, images, témoignages, écrits de spécialistes, romans, films, avec une préférence pour les documents d'époque (d'où mon goût immodéré pour le site Gallica).

Au fur et à mesure de mes explorations, de nouvelles pistes s'ouvrent, qui m'entraînent vers plus de découvertes. Petit à petit, j'apprivoise le sujet pour le faire mien.

Et c'est au fur et à mesure que j'explore le sujet que les différentes structures de mon article apparaissent, naturellement. Elles diffèrent en fonction du sujet, et se dessinent au fur et à mesure de mes recherches, s'affinant et se remodelant au moment de l'écriture.

 

Bien sûr, ces temps de recherche ne me laissent guère celui de publier des articles, et c'est souvent à ce moment-là que je sème quelques illustrations, photos et autres belles choses que je souhaite partager avec mes lecteurs.

 

 

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Nylon-Volupte.com: Vous parlez de la mode, est-ce une passion ? et d’ailleurs pourquoi ce focus tout particulier sur ces décennies là ?

Mélanie : J'aime la mode, surtout les modes anciennes, de toutes les époques jusqu'aux années soixante-dix, années nostalgiques de mon enfance … J'apprécie la mode contemporaine, mais je choisis mes vêtements en fonction de mes goûts et non des diktats.

Mon intérêt pour l'histoire de la mode est lié à une passion pour l'histoire de la vie quotidienne, essentiellement celle des femmes. Quand je vois un vêtement ou un bijou ancien, je pense à la personne qui l'a porté, j'essaie de comprendre la manière dont elle vivait, ce qu'elle pouvait ressentir. Ce objet me raconte un peu de son histoire personnelle, au-delà de l'Histoire en général.

 

Il est vrai que mes derniers articles se portaient essentiellement sur les années vint et trente (ce n'est d'ailleurs pas terminé, j'ai « en chantier » un dossier sur la coiffure des années vingt et trente qui, je l'espère, ne devrait pas tarder). La mode de ces décennies me plaît beaucoup, et mes recherches m'ont donné envie de les approfondir. Mais je compte bien revenir sur d'autres époques, allant de l'Antiquité, voire la Préhistoire, jusqu'au années soixante-dix.

 


Nylon-Volupte.com: Je suis fasciné par les publicités, disons même les réclames avec leurs argumentaires très terre-à-terre. Et puis cette mode si moderne parfois dans les coupes. Un regard sur un siècle qui a vu tant de mode pour chaque décennie, euphorie et désespoir de chaque période. Comment le ressentez-vous ?

Mélanie : Nous avons ce point commun d'aimer les publicités anciennes, qui avaient un tout autre charme que les publicités contemporaines. J'aime beaucoup leur esthétique, les graphismes et les couleurs. Touchantes, parfois maladroites, ces publicités reflètent des mentalités qui ne sont plus celles de notre société, et qui pourtant ne sont pas si lointaines.

 

 

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Nylon-Volupte.com: Avez-vous une nostalgie pour ce temps-là ?

Mélanie : Oui, je suis nostalgique. Pensant à ces temps-là, mes premières pensées viennent d'ailleurs le plus souvent à mes grand-parents.

 


Nylon-Volupte.com: Parfois vous partagez le monde de la lingerie, d’ailleurs plutôt appelée corseterie. Des hommages indirects vers les bas nylon, avec les gainettes et leurs jarretelles, les corsets, des souvenirs ?

Mélanie : J'aime parler des vêtements et ornements anciens, et votre blog a certainement été une source d'inspiration pour traiter de ces dessous, me donnant l'envie d'explorer le monde de la lingerie.

En découvrant leur histoire, celle du corset par exemple, on comprend les formes féminines et la mode de l'époque, ce dessous contraignant le corps de la femme pour le modeler selon les tendances du moment. Nous prenons conscience aussi de l'énorme sensation de liberté que les femmes ont gagné en ne portant plus le corset. Ainsi, aujourd'hui, le corset n'est porté que pour le plaisir, sans étouffer le corps dans un carcan quotidien.

Les dessous aujourd'hui évoquent le plaisir, la sensualité, la beauté, la fantaisie aussi. Betty Page et les pin-up des années cinquante ont été parmi les premiers symboles.

Des souvenirs, oui, avec ma grand-mère qui portait des sous-vêtements qui étaient d'un autre temps pour moi, avec la gaine, les bas, la combinaison, une lingerie qui caresse la peau et s'ajuste au corps.

 

 

 

Nylon-Volupte.com: Vous abordez moins les années 50-60, peur du mot « glamour » ?

Mélanie : Non, je ne crains pas le glamour, il m'enchante.

Enfant déjà, je dévorais les magazines des années cinquante et soixante que ma grand-mère, qui était couturière, avait conservés. J'admirais les mannequins avec leur robe et leur coiffure, et je me souviens des heures passées à en dessiner les silhouettes.

J'apprécie beaucoup ces périodes, mais je n'ai tout simplement pas encore eu l'occasion de les approfondir. Le glamour est un aspect de la féminité que je n'ai pas encore suffisamment exploré.

 

 

Nylon-Volupte.com: Pourriez vous nous donner, pour les lectrices de ce blog, une définition de la Féminité ?

Mélanie : La féminité, c'est une manière d'être, une certaine douceur, une beauté particulière. Douceur des formes du corps de la femme, douceur dans les gestes, dans un sourire. La féminité d'une femme est propre à chacune. Chez l'une, ce sera une fleur dans les cheveux, du rouge sur ses lèvres, de la soie sur sa peau. Pour l'autre, les jambes habillées de bas, le pied glissé dans de jolies chaussures. La grâce d'un mouvement, la courbe de la nuque ou le creux de la taille. Les chauds reflets d'une chevelure, le pétillement dans un regard, un parfum qui s'accorde à sa peau.

La féminité, c'est ce qui fait qu'une femme se sent femme.

 

Gentleman W : Je tiens à remercier Cameline pour son blog, oui encore, car j'y puise des idées, des références et encore plus récemment des informations utiles pour un nouveau projet. Nous avons eu l'occasion de nous rencontrer, de partager des émotions en visitant une exposition sur le vieux Paris, et ce fût un moment souriant. 

Chères amies lectrices, si vous aimez le vintage, l'histoire de la mode, ce blog est là pour vous, commentez car Mélanie appréciera vos mots, votre regard sur ces décennies de mode, ces articles. 

Félicitations car votre blog est un média de culture et de connaissances, gratuitement et passionnément partagées !

 

 

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Nylonement

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Comment choisir entre les saisons, car chacune apporte des bonheurs, des joies, des chaleurs et même des fraîcheurs que l'on attend toujours. Elle avait décidé que cette année le soleil serait là avec le printemps, et que sa nouvelle vie serait devant elle, dans ce nouvel appartement, dans ce cocon tout nouveau. Si personnel d'ailleurs, qu'elle ne l'avait partagé qu'avec peu d'amies, uniquement celles qui étaient ses proches, celles qui avaient compris son choix de changer, de vivre autrement d'assumer cette liberté d'aimer.

 

 

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Là sur sa petit terrasse, elle avait posé quelques fleurs, un ami lui avait offert des tomates cerises pour croquer sa nouvelle vie, un homme délicat qui aimait jouer des mots et des situations. Le même qui lui avait tendu son épaule, sans ambiguité, juste pour lui dire en silence de pleurer pour se libérer. Des émotions qu'elle avait projetées vers l'extérieur pour mieux se rassurer. Maintenant le soleil lui embrassait le cou, lui chatouillait la bretelle de sa lingerie, sur cette épaule dénudée, avec ce top en soie si légère. Elle respirait les parfums des glycines environnantes, suaves saveurs de miel qui s'ajoutaient à sa propre interprétation. Un jasmin entrait en compétition, un duo de mode pour les éphémères fleurs des deux plantes. Beauté de la nature, simplicité de la vérité de cette nouvelle saison.

 

 

Nouveau job, nouvelle vie, nouvelle respiration, elle hésitait encore à sortir, à trop s'afficher, à rencontrer la foule, une fatigue devancée, un pause en attendant cette douceur pour retrouver toutes ses amies. Mais pas en même temps, elle préférait les soirées, ces moments entre tapas et champagne, des bulles pétillantes, qui se reflétaient avec la lumière des bougies sur cette terrasse le soir, durant des discussions sans fin, sans but, si ce n'est le plaisir des mots.

 

 

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Un oiseau se posa près d'elle, surpris mais pas inquiet, cherchant des petits choses à grignoter pour nourrir ses petits, poussant les feuilles, regardant vers elle. Un battement d'aile, il était déjà loin, elle tournait les pages de son livre, un nouveau roman, celui d'une amie écrivaine. Du ciel, elle s'enfla, pour aspirer cette saison, gorgée de cette passion naissante, de ses envies d'un nouvel avenir.

 

Le printemps l'embrassa à nouveau, câlinant de ses rayons sa silhouette, assise, sereine et libre.

 

 

 

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Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Enfiler un collant, se glisser dans un justaucorps, ajouter un top pour chauffer les épaules, le froid est encore là, malgré le mot printemps qui se pose sur la fin d'avril. Fouiller dans le sac, choisir les manchons de laine, pour mes avant-bras, pour les protéger, pour la chaleur toujours, pour la douceur aussi, et pour ce rappel tel un doudou, de cette habitude depuis des années. Des jambières aussi, la couleur a passé depuis que je suis entrée avec la main de ma mère, dans cette salle de danse, sagement sur le pas de la porte, à peine dedans, enroulée dans mon manteau d'automne et reculant pour me cacher dans sa longue jupe de velours.

 

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Mes yeux venaient de rencontrer une antre fermée, un dôme de verre ouvert sur le ciel gris, sur la nuit de cette saison-là, un endroit plein de lumières, avec un parquet de bois clair si parfait. Une odeur, indéfinie, que j'allais ressentir, année après année, pas après pas, en mouvement avec les autres, dans des phases de progrès, dans des instants si forts de doutes, dans des spectacles qui devenaient challenges avant les applaudissements. La danse a toujours été une part de moi.


 

Un ruban, un second, un geste ancien et toujours similaire, je le répète, je pense à elle, j'enveloppe le collant clair de ce chausson, dans un rituel immuable, un acte pour moi, pour mes pieds et leur presque confort sur les pointes, pour le bruit si particulier des pas et des envolées sur le parquet, pour la danse. Une cérémonie  de tradition et de nostalgie toujours, un rappel pour moi. Je suis là, sans professeur, avec la chance d'avoir cette amie qui possède maintenant cette salle, qui me la laisse ouverte. L'odeur est là, car c'est celle du jardin, des fleurs de printemps, des glycines envahissantes, mais en d'autres saisons, c'est la quartier tout entier qui entre par un souffle de vent, puis des bouquets coupés, sa touche à elle, ce trait d'union avec les parfums des étoiles. Il y a un mélange avec la poudre du maquillage, celui des anges légers, des tutus et des ballets, mais aussi la poudre de l'enfer, celle des douleurs des répétitions sans horloge. La perfection a toujours un parfum d'effort et de sueur, de larmes aussi, de pas répétés sans fin, sans envie, sans réfléchir, juste pour trouver la clef d'un mouvement, pour le répéter encore.

 

 

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J'entre dans ce nuage, musique, lumière et le ciel au-dessus de moi, toujours cette verrière, cet élan vers le vide. Quelques pas incertains, des assouplissements, des réflexes que je retravaille depuis des mois, comme une routine, plutôt une obligation. Chaque semaine, je vais la voir à l'hôpital, dans cette pièce où ils sont là, tous absents, tous présents autrement. Elle garde le sourire, vers les autres, vers moi, sa fille, enfin cette femme qui vient la voir. Depuis deux ans, je ne comprends toujours pas cette disparition de notre vie, de nos souvenirs, du mot famille. Dans un néant qui est le sien, recomposé sans aucune relation, elle attend, elle lit, relit le même livre depuis des semaines, parfois elle vit dans son passé avec mon père, parti depuis longtemps. Alors après cette échange unilatéral, cette recherche que je m'impose sans but, mais que mon inconscient redouble de force pour croire en un miracle, en la vérité d'être sa fille, je suis épuisée, vidée, décalée.

 

 

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Pour cela, après je viens danser, je viens me disloquer pour mieux retrouver mon corps, l'entendre me parler. Une souffrance, des douleurs, des notes de musique et parfois du long silence, du calme ou d'autres larmes. Mon amie vient m'accompagner dans les creux, pour un duo d'improvisation, sur du modern jazz, pour des folies jusqu'à l'épuisement de nos corps, jusqu'au moment où je ne sens plus mes pieds, mes jambes, mes bras, mon buste, ni même ma tête. J'oublie le lieu, je ferme les yeux, assise le long du mur, sous la barre, défaisant mes rubans de satin, me gonflant de rien, de cette odeur, de ce lieu, de nos souvenirs en commun. Là, nous étions ensemble, main dans la main, mon coeur battait aussi fort qu'aujourd'hui.

Un rêve, ma réalité.

 

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Nylonement 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Aujourd'hui, je suis restée derrière mon téléphone, moi, tranquille étudiante en droit, pas trop addict aux réseaux sociaux, mais fille préoccupée. Hier je suis passée déjeuner avec mes parents, un dimanche habituel avec cette routine si agréable pour papoter en cuisine, pour préparer des recettes, des crèpes hier pour le goûter. Je peux ainsi, moi la grande, croiser mes deux frères et soeurs, issu de notre famille recomposée, plus jeunes, et si aimants. 

 

Ils adorent m'emmener dans ma chambre, vide la plupart du temps, où à chaque fois ils me déposent une surprise : un petit paquet, un jeu, un bracelet brésilien fait maison, des dessins, ils sont adorables, nous sommes complices car nos parents sont heureux ensemble. D'ailleurs ma soeur est blonde comme ma mère, moi brun comme personne, les liens de sans sont dépassés par nos évolutions, par nos facettes et nos similitudes. Une famille bien actuelle !

 

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Je suis donc venue pour le rôti de boeuf du dimanche, la purée de mon beau-père, mais il y avait un silence dans les mots de ma mère. Alors dans un coin, dans le salon, pendant qu'ils piaillaient devant les jeux olympiques, je l'ai regardé, elle me fuyait, elle était ailleurs. Oui, moi, sa grande fille, je l'ai prise dans mes bras, sur mon épaule, pour lui parler plus bas, plus doucement. Son recul en m'approchant de sa poitrine, de sa robe chiné grise, toujours avec son élégance, sa taille fine, marquée d'une ceinture de cuir. J'ai compris.

 

 

Nous avons parlé, nous avons été voir sur internet sur les sites d'informations officiels des spécialistes de la santé, elle m'a sorti  ROSE MAGAZINE, j'ai feuilleté les pages, celles pour les malades, celles sur la maladie, celles sur les effets des traitements, les plus nombreuses, celles pour les proches, si utiles, celles aussi sur l'après maladie. J'ai reçu un message positif malgré le ton alarmant de ses yeux. Trop jeune ma mère, jeune quadra, heureuse en amour avec ce nouvel homme, elle qui avait digeré le divorce avec force, je la vois si faible soudainement.

 

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Oui aujourd'hui je regarde mes sms pendant les cours, je ne le fais jamais, enfin si quand je suis amoureuse, au début, enfin presque jamais. J'attends des nouvelles de ses examens, ceux sur sa santé.

 

Et puis demain, comment va-t-on l'accompagner dans les prochaines étapes ?

Comment va-t-on le dire à mes frères et soeurs ?

Comment va-t-elle le vivre ? 

Tant de comment, avec aussi des pourquoi si nombreux. C'est soudain, c'est comme toujours impossible, c'est comme toujours injuste, et puis cette maladie sournoise qui brise la vie. Heureusement j'ai lu, je n'ai pas dormi, j'ai lu encore, j'ai appelé une amie tard le soir, qui a eu sa mère dans la même situation. J'ai parlé à ma colocataire qui m'a parlé avec des larmes dans les yeux de son père, de son grand-père, de ses épreuves. De la vie surtout ! 

Chacun était là, pour moi, enfin pour m'aider à comprendre ce que je vais faire pour ma mère, à positiver car on guérit de cette maladie, car on vit encore après. J'ai pleuré un peu pour me libérer du poids ce matin, durant mon footing, mais j'ai souri ensuite, croquant l'envie de la voir plus souvent. Un sms, un autre, j'attends le sien.

 

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Et puis non, je vais sécher ce cours, une première fois si justifiée, je vais aller la récupérer à la sortie de l'hôpital, la prendre avec moi, pleurer peut-être, la rassurer, lui donner la main pour l'emmener sur un chemin où elle ne sera jamais seule. Nous serons là, proches et amies, des soutiens, des épaules pour les moments de creux, des sourires pour lui donner de l'amour, une maladie contagieuse et incurable.

 

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Ma semaine commence et pourtant je la ressens comme différente, un coup d'oeil à mon agenda, une dernière vérification. Le rendez-vous est bien en début d'après-midi, j'ai pris ma journée. 

 

Et si souvent j'ai rêvé de rester au lit un lundi matin, au lieu de courir derrière mon bus, vers mon bureau, ce matin, je ne dormais pas. En buvant mon café, en croquant une tartine, je regarde la rue, les passants qui justement vont et viennent à leurs occpuations, à leurs obligations pour le travail ou pour en chercher. Eux ont un lundi standard, ce jour qui suit le dimanche d'un week-end tranquille.

 

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Moi, j'ai le moral dans la sphère des doutes, depuis jeudi dernier, et les jours précédents, des douleurs, des nausées, un inconfort anormal alors que je vais si bien, que je suis heureuse en famille, en couple et même avec ce nouveau poste. Mais la fatigue et puis ce quelque chose, je l'ai détecté par hasard, une boule, un point dur, là en retirant mon soutien-gorge, en voulant glisser une nuisette avec balconnet. Une différence non pas de ma peau, non pas superficielle, mais bien une chose présente, indélicate qui m'a fait préféré un tee-shirt. Jeudi le médecin m'a palpé, a trouvé aussitôt un créneau entre les différentes échos et radios du jour dans le bâtiment annexe. Il avait l'air inquiet. Son diagnostic est vite tombé, je suis restée dans la chaise, stupéfaite même si je venais pour être rassurée. Malheureusement ce ne fus pas le cas, ce fus l'inverse.

 

Mais c'est ainsi que je repoussais aussi ce délai pour ne pas savoir, une futile approche de la santé, je vous l'accorde. Mais comme souvent, cela n'arrive qu'aux autres. Me voilà donc devant mon agenda, mon manteau et mon sac à main. le poids de cette nouvelle me pèse depuis plusieurs jours, je vais à la clinique pour un examen plus approfondi, une possible biopsie suivra peut-être.

 

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Je marche dans la rue, je me dirige vers ce lieu qui finalement me déplait soudainement. Je suis encore dans le refus, dans le doute profond, dans les larmes intérieures qui ne sortent pas encore. Moi, trentenaire presque quadra, je ne peux y croire, c'est symbolique, j'ai feuilleté Rose Mag que j'avais pris dans la salle d'attente, plein d'informations. Il y a toutes les femmes, tous les âges, et toutes les situations, aucune n'est prête à cette mauvaise nouvelle. Chacune l'ajoute à sa vie, à son corps, à son parcours. J'ai beaucoup appris sur le sujet, je refuse pour autant  et au même instant je revois le visage de mon gynéco. 

 

La porte coulissante, l'accueil, cet univers froid et aseptisé, un ascenseur, mon rendez-vous.

Une petite angoisse !


 

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Toujours le ciel bleu, des coins de vie, la mienne, rien de nouveau depuis hier.

 

J'ai décidé de prendre un peu l'air en sortant de chez mon médecin, pour respirer, pour ne plus réfélchir ou du moins pour prendre du recul , un petit peu, sur ma situation actuelle. Lors de l'entretien d'hier, le seul depuis un trimestre de recherche d'emploi, j'ai eu cette question "comment vous projetez-vous dans 5 ans". Etrange quand on est au chômage depuis un an, cadre assurée de son statut et soudainement rejetée comme une non-personne. J'ai plutôt regardé en arrière, pas par nostalgie, juste pour essayer de comprendre encore. 

 

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Il y a cinq ans, j'avais un bon poste, le confort d'un salaire chaque fin de moi, la joie certains jours de travailler dans une bonne ambiance. Je devenais part du management, tout en conservant mes activités opérationnelles, j'avais une petit équipe composée de jeunes et de cadres plus âgés. Une envie de conquérir les clients, des produits innovants sans être magiques. A cette époque, je voyais ma fille faire ses études, lui payant un petit studio, assurant le prix de ce diplôme et surtout le bonheur de la voir trouver sa voie. Une voiture de fonction, une maison quasi payée, une vie normale me direz-vous.

 

Aujourd'hui, tout a changé, je ne suis plus qu'un pion perdu dans la masse gluante des fainéants, des sans-emploi, des gens profiteurs. Pas encore quinqua, active, je suis trop chère, trop expérimentée pour les postes. Je dois tricher sur mon CV pour retirer des titres ou compétences qui effraient les recruteurs frileux pour certains postes qui me conviendraient. Je jongle entre volonté et doute profond face à cette société qui m'a exclu. Désabusée pour certains postes, lentement laminée par cette situation impossible dont je ne détiens pas les leviers actifs.

 

Et puis les douces remarques des agences d'emploi, nulles dans leurs réponses, les petits commentaires légers qui vous réduisent à l'état de parasites. Tout s'est écroulé autour de moi, j'ai protégé ma fille, ses études, son avenir, mais moi, je n'ai plus rien.

 

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Plus d'économies, moins d'énergie, bientôt plus de maison, car après avoir repris un travail et ne pas avoir été confirmée à la fin de ma période d'essai, les organismes vampires de crédit ont considéré que je n'étais pas au chômage. Alors pas d'asssurance valable à leurs yeux, j'ai payé avec mon indemnité de chomeuse, puis maintenant je suis étranglée.

 

Alors me projeter dans cinq ans, mais c'est maintenant que je dois choisir. Vendre ma maison, pour aller où sans emploi, ou pire encore. Est-ce que la clause décès fonctionnera pour les assuraces des crédits, je vais le demandez à la dame qui me relance chaque jour.

 

Enfin, je suis rassurée, dans le centre-ville, s'installent de larges devantures pour de nouvelles banques, à défaut de petits commerces, d'artisans ou de jeunes entreprises. Notre monde serait-il devenu fou ? et quand saura-t-il dans 5 ans ?

 

Je marche vers mon avenir sous ce ciel bleu, avec un peu de vent dans mes cheveux roux.

 

 

 

Nylonement

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