Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

femmes & portraits

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Partir, quitter cette maison sans se retourner pour ne pas souffrir encore un peu plus, ouvrir la porte de la voiture, le contact du métal froid, ressentir.

 

Oui, aujourd'hui, sans un regard, j'ai fui ce lieu, comme on fuit un enterrement avec l'espoir que ce ne soit qu'un rêve. Mais là derrière cette façade de verre, dans une chambre, elle est là. Le verdict a suivi les premières altérations de sociabilité, plus clairement, ses instants où elle perdait le contact avec notre monde.

 

6b5bcf94983e43efad16a93f0ad78c68.jpg

 

Mémoire, mais plus encore repère de sa vie, de son corps, des éxigences de son corps, pour se nourrir, pour se tenir propre. Vieille, je ne sais pas, elle a toujours été là, et moi à côté, mais comment comprendre ce lien cette souffrance par manque de ce lien. Oui, un jour j'ai compris, j'ai demandé, je me suis informé et devant moi le médecin a lâché "alzheimer". J'étais seule à entendre, son comportement était devenu sourd, sans reflet dans le miroir de cette parole brutale. 

Des semaines à réfléchir, à ne pas y croire, à ne plus y croire, à l'aider, à vivre à côté car oui, le pire est de ne plus être sa fille, mais juste une aide, un soutien. Un trait total sur notre famille, notre existence, nos souvenirs. Plus rien !

 

 

99431104242973341_wMsdsFoR_c.jpg

 

De la haine aussi car la fatigue complique tout, et puis toujours cette envie d'y croire encore, de foncer vers le moindre signe, en fêtant son anniversaire, celui de mon père décédé, son mari, de parler du chat, des voisines, de tout, d'absolument tout dans un vide incroyable, affolant parfois. 

Des larmes car rien de remplace les émotions, et parfois justement elle montrait un sourire, un bonheur qui me transportait durant des heures. Car dans sa maladie, il ne peut y avoir d'espoir, mais des lueurs de son humanité. 

 

571253533953904548_Wpmqc700_c.jpg

 


En s'accrochant à cela, je l'ai soutenu, avant de prendre la décision la plus amère, celle de la quitter. Aujourd'hui elle est entre les mains de personnes habilitées pour la traiter, l'aider, l'accompagner. 

 

Là dans le rétroviseur, cette maison spécialisée derrière moi, je la vois encore comme passagère, elle si élégante, si féminine durant mon enfance, durant mon adolescence, où elle m'a transmis les codes de respect, de la mode, de la vie souriante. Je souris voyant les vitrines de soldes, celles que nous faisions rituellemenet chaque saison ensemble. Arrêtée au feu devant cette boutique, je souris de mon reflet, du vide à sa place, une larme coule.

 

 

bab42943a5814ca42341390065e0e6b3.jpg

 

 

Nylonement

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Un dernier geste pour ouvrir la baie vitrée qui donne sur ce jardin, des arbustes, une pelouse impeccable, des pots vides, l'hiver marque sa place, pas de fleurs sauf quelques pensées moins fragiles. Elle marche dehors, sous ses talons, le carrelage de la terrasse claque, il fait frais pour un jour de janvier, à peine froid.

 

Rien ne le retient plus, un dernier regard sur ce lieu, une tranche de vie, la sienne, enfin plutôt celle d'un couple et avant d'un duo d'amoureux. Ils bossaient ensemble, ils ont pris un verre, fait des missions ensemble sans prévenir leur hiérarchie de ce rapprochement intime. Le duo fonctionnait à merveille lors des audits, à tous les coins de la France, dans des entreprises en détresse. Leurs conseils faiseint mouche, leurs styles plaisaient, leurs soirées étaient parfois devant deux ordinateurs, studieux et professionnels, parfois plus horizontaux. 

Un couple, un enfant, toujours du boulot, de l'argent, une vie haut-de-gamme, mais finalement peu de temps ici dans ce jardin, lui préférant le golf.

 

hm-key-pieces5.jpg

 

Elle descend les marches, le coin barbecue, une belle table en teck, mais si peu d'amis, plus souvent happés par des soirées avec des dîners pour leurs réseaux, pour leur business. Des relations mais finalement une routine, et puis un jour, elle a eu envie d'autres choses, de souffler en premier lieu.

Explosion de travail, succès, hiérarchie avec toutes les médailles du stress et des heures supplémentaires comme des couronnes de totale dévotion. Promotions pour l'un, pour l'autre, mais finalement une vie de famille faite de fatigues, d'épuisement, de colères, de rapports compliqués. Rien n'allait plus, elle avait dit stop, s'accrochant à sa fille.


 

hm-key-pieces4.jpg

 

Lasse de tout cela, riche certes, avec une belle voiture, un dressing plein de marques, des chaussures à profusion, des accessoires d'une féminité en plein repli, elle s'assied sur les marches, contemplant ce vide, ce lieu qui bientôt ne sera plus le sien. Elle le quitte, elle part.

Recommençant une autre vie, plus en harmonie avec son coeur, un métier d'art avec des relations humaines sereines avec ses futures clientes. Elle sourit de ce détail, de cette soudaine envie d'humanité, de contacts réels avec un parfum naturel.


 

hm-key-pieces3.jpg

 

Certes elle sera toujours femme, doublement d'ailleurs, pour elle, pour un autre regard, pour des bras qui un jour l'acceuilleront à nouveau. Belle et élégante, non pas dans une recherche de nouveautés, de marques, de rivalités et autres snobismes, non juste des pièces de sa grade-robe qui deviendront vintage, des basiques, des classiques, des souvenirs, et toujours elle dedans. Un trait d'union avec son passé, un tout qui restera en elle, en positif.

 

Elle se lève, se tourne une dernière fois. 

Là sur la table, elle pose la clef, claque la porte.


 

Nylonement

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Oui, l'année s'étire, se finit, je tourne les pages de ma vie. Jeune fille devenue bachelière, devenue étudiante, trop jeune, je ne sais pas. Mais trop vite responsable de mes choix, un peu perdue, la première semaine dans mon studio, dans une ville quasi inconnue, pour mon école de commerce, je passais de mon cocon familial, de mes habitudes faciles avec un repas servi chaud chaque soir, les lessives et le repassage, tout le confort disparu. Soudainement je devais faire mes courses, cuisiner, attendre à la lavomatique, surveiller mon budget et gérer mes transports, sans papa pour me dépanner. Et en plus les devoirs, les cours, les horaires, les dossiers en groupe.

 

Ce fût si brutal de devenir une réelle adulte, pas une ado rebelle avec le confort, mais une jeune adulte fatiguée, consciente et un peu paumée dans tout cela. Mais mes parents m'appelaient et puis petit à petit, j'ai partagé des soirées avec des nouvelles amies, avec des associations d'étudiants, une nouvelle routine, des soirées pasta-party, des choses simples.

 

Tout cela semble hier, juste l'année dernière, depuis j'ai pris mes repères, revenant chaque trimestre à la maison, dans un train bondé, des rêves et des devoirs mélangés, des retrouvailles superbes. pas de copain, enfin plus de petit ami, mais tout changeait, la vie devenait celle de mes choix personnels, même si je prenais en compte tout le soutien de mes parents. Téléphone, internet, et petites enveloppes furent des instants parfois magiques, parfois larmoyants, mais toujours avec la même énergie. 

 

Aujourd'hui je reprends le train, ce wagon de tgv si habituel, mais avec le petit goût amer de l'après-Noël. Même si j'ai un réveillon entre copains et copines en prévision, j'aime tant ces instants si mignons de Noël en famille. Les grands-parents, pas si vieux, d'autres trop vieux, mais si présents, les oncles, les tantes, les cousines et quelques jeunes cousins nés de re-mariage. On s'amuse, on se voit grandir, on partage tant d'amour et de liens.

 

Nostalgique, je fais un signe à ma mère, je vois mon père qui verse discrètement une larme. Je les aime, ils me manquent, et pourtant j'adore mes études, j'adore cet avenir rayonnant.

 

Les rails défilent, la nuit avec, un bouquin, des souvenirs, des paquets, des chocolats, je suis heureuse d'avoir en moi ces émotions. Jeune femme, étudiante, sous les lumières, au loin, dans le wagon, des chants de Noël. 

 

Nylonement

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Aujourd'hui vous serez sous un ciel d'hiver, entre deux dernières courses de NOEL ou en pleine décoration de vos maison pour les fêtes. Je souhaitais vous faire partager des instants légers, des mots complicces avec une interview d'une blogueuse.

 

Pas n'importe laquelle, une amie du net, une relation née commentaires déposés ici et là, de curiosités mutuelles, de visions multiples de la féminité et surtout de bons mots, de rires et de sourires via le net.

 

J'adore son blog pour son esprit rebelle, pour ses tendances girly parfois, et ses tatouages, mais plus encore pour son approche de la mode, ses relookings ouverts au caractère affiché ou retenu de chacune de ses clientes. Miss BEBAROCK partage quelques mots avec vous aujourd'hui !

 

 

NYLON-VOLUPTE.com : Votre blog, ah votre blog croisé par hasard en venant de chez miss Aizen, réservé aux femmes, dont j’ai poussé la porte malgré tout par pure provocation (c'est indiqué "réservé aux femmes" sur le blog ...) . Votre blog dont j’ai aimé l’esprit à travers les mots et les choix de mode, les choix d’idées et même les tatouages. Oui j’aime rêvé avec vos choix de robes accessibles, variables entre rock et pinup et les chaussures très girly. J’aime vos coups de gueule, votre humour et tant d’autres détails, bref, je m’y sens bien, mais je reste dans un coin de ce lieu sur fond noir.

Et puis une personne qui partage des goûts musicaux, un peu années 80-90, des rêves, des mots et une citation de Rammstein, groupe de heavy métal allemand, elle ne peut qu’être une belle personne.

 

Chère Lady, oui, depuis le temps, je vais me permettre de vous mettre dans le clan rare des ladies, rebelle et rock. Comment est né ce blog, et pourquoi ce nom ?

 

Lady Bebarock : Be BaRocK est né en 2009. 2 ans avant ma fille naissait, il était alors impossible pour moi de continuer à  bosser en tant que coach vocal comme c’était le cas après mes études de musicologie. A l’époque je rentrais tard des concerts et studios d’enregistrement. Comme je ne voulais pas du tout pénaliser mon bébé, je me suis donc arrêtée. Seul hic : être maman à plein temps c’est bien mais j’avais aussi envie d’autre chose sans quitter ma fille (rhaaaa impossible de me décoller de Baby Barock !). Un matin je me suis réveillée en me disant : « Bon, j’ouvre un blog ! » J’avais eu l’idée d’un blog pour ouvrir une marque de body et tee-shirt maman-fille sous une tonalité rock, punk et décalée, une enseigne qui friserait l’exagération sans  jamais frôler le vulgaire. Au cœur de ce concept qui n’a jamais vu le jour (du moins pas encore) j’imaginais des filles et leur maman  parées de skulls, de jupes tutu, d’inscriptions rebelles à même leurs tee-shirts. Et c’est autour de cette idée farfelue qu’est née Be BaRock.

 

       Robes de soirée noires Asos

 

 

Robe de soirée noire Asos

 

 

Robe de soirée noire Asos 

 

Gentleman W. : Blogueuse un brin atypique, vous partagez votre univers avec un cocktail de détermination, d’humanisme, de douceur, de clous sur vos talons fins. Serait-ce le mélange de vos traits de caractère et/ou des reflets des facettes multiples de votre profil de blogueuse ?

Lady Bebarock :  Bien de fil en aiguille, je me suis rendue compte que je souhaitais surtout m’exprimer, râler, partager mes goûts et mes coups de cœur sur la mode, ma passion (naissante à l’époque) pour le tatouage. En réalité je suis plutôt timide voire agoraphobe. Sur ce point Be BaRocK m’a d’ailleurs beaucoup aidé.

Humaniste je ne sais pas… Je n’aime pas les injustices ça me rend dingue. J’aurai parfois voulu avoir un brin de détachement face à certaines situations mais je n’y arrive pas. Comme une maladie ça me fait mal au ventre, puis j’ai besoin de dire ce que je pense SURTOUT quand il s’agit des enfants !!!

 

 

Gentleman W. : La mode est la ligne directrice de vos articles, une passion ? un exutoire pour serial shoppeuse ?

Lady Bebarock : … Ha ha ! Au risque de décevoir non ! Je ne suis pas si serial shoppeuse que ça ! Bon… je craque parfois mais quand on est maman, on pense d’abord à ses enfants. Du coup c’est le dressing de Baby Barock qui est plein à craquer ! De mon côté, les clous, les têtes de mort, les talons, les robes moulantes, font partie de mon dressing noir, noir et encore noir !!! J’aime aussi proposer sur mon blog des bons plans, des looks de célébrités, des pièces mode dans l’esprit rock qui fait partie intégrante de moi. Je ne visualise pas la mode autrement même si j’ai des coups de cœurs plus classiques parfois. 

 

 

Gentleman W. : Car finalement, contrairement aux blogueuses/modeuses qui posent chaque jour devant leur porte de salle de bain, dans l’escalier, non parlons de celles qui font des efforts de créativité, contrairement à ces dernières, on ne vous voit pas ?

Lady Bebarock : … Moi ? JAMAIS ! J’ai pourtant été encouragé par mes amis et mon homme mais non… Je n’ai pas envie que l’on me voit, je suis beaucoup trop réservée. 

 

 

Robe de soirée noire Asos


Gentleman W. : Qu’est ce qui vous pousse à continuer, à écrire, à partager avec vos lectrices ?

Lady Bebarock : Bloguer, c’est comme une drogue. On se relâche parfois ou on est surbooké ailleurs, mais quand des centaines et même parfois des milliers de lecteurs vous suivent chaque jour, il y a comme un lien qui pousse au partage. J’écris donc par pulsion quelle que soit la catégorie abordée.

 

 

Gentleman W. : Même pas pour un coin de tatouage, parlez nous de cette passion qui semble si ancrée en vous, une part de votre féminité ?

Lady Bebarock : J’ai fait mon premier tatouage en 2006. Aujourd’hui j’en ai 6 (trop trop peu mais ça viendra). Je me souviens  avoir vu mon oncle tatoué lorsque j’étais toute petite. Depuis j’écrivais toutes sortes d’inscriptions sur mon corps au grand désarroi de mes parents ultra conservateurs ! Après plusieurs fessées, mon envie de me faire tatouer ne s’est jamais envolée. Puis j’ai franchi le pas… au grand désarroi de mes parents ultra conservateurs qui ne peuvent plus me donner de fessées !!! Je pense tattoo, je respire tattoo, j’envie les très tatoués. Pour moi c’est bien plus qu’un mode d’expression. C’est donner à son corps la chance d’être ce qu’on est dans le fond, dans les tripes. C’est mourir un jour autrement qu’avec les universelles marques du temps, c’est choisir là où on ne choisit pas d’ordinaire, c’est se remodeler, se réapproprier son corps !

 

Robes de soirée automne/hiver 2013-2014

 

  Robes de soirée automne/hiver 2013-2014

 

Gentleman W. : L'hiver est là avec son froid, mais pour les fêtes, ou le prochain été, quelle serait la tenue idéale pour une sortie entre copines ?

Lady Bebarock : La tenue idéale de cet été ? Le rétro ! Une robe bustier très pin up, des sandales à talons hauts, une paire de lunettes yeux de chat, une ombrelle ou un large chapeau pour parer au soleil… et l’attitude !

 

 

Gentleman W. : Femme active, il me semble que vous avez tenté l’entrepreunariat, expérience en cours, comment conciliez-vous votre vie de maman-femme-blogueuse-entrepreneuse ?

Lady Bebarock : Ouh lala c’est si compliqué ! Je jongle entre ma vie de maman, de femme, de blogueuse et d’entrepreneuse TOUS LES JOURS ! Si je n’ai pas encore véritablement élaboré la marque de vêtements maman-fille je propose néanmoins des ventes privées à mon domicile. Du coup ma maison doit toujours être présentable et clean. Des plumes par-ci, des bougies par-là, des petits gâteaux, du punch ou du jus de fruits et c’est parti pour les essayages ! Je propose aussi sur Be BaRocK des tenues qui viennent de mes marques partenaires (ou pas), toujours dans  ma vision de la mode pour avoir le choix et une indépendance totale. Je me vois mal suggérer une tenue qui ne me correspond pas sous prétexte qu’elle est à la mode et qu’elle me rapportera des sous.

  

Robe de soirée noire Asos 


Robe de soirée noire Asos

 

 

Gentleman W. :  Quelle serait votre définition de la Féminité, en 2013 ?

Lady Bebarock : La féminité en 2013 ? Si seulement elle pouvait être la même que celle des années 50 avec notre présente (quoi que pas assez suffisante) évolution des mœurs !

 

Gentleman W. :  Et pour un dîner idéal, vous choisissez le groupe de musique, votre lieu, vos invités, lesquels ?

Lady Bebarock : Pour un dîner, on oublie Rammstein. J’imagine plutôt Gainsbourg sur une scène de bar parisien, clope au bec : « Elle ne porte rien… d’autre qu’un peu… d’essence de Guerlain … dans les cheveux… » Là, l’homme que j’aime, quelques amis et moi, sirotons cocktails les yeux rivées sur l’artiste.

 

Gentleman W. : Votre tenue serait alors ?

Lady Bebarock : Je vois bien une ambiance à la Gatsby Le Magnifique avec en plus, quelques clous dissimulés sur nos talons et des skulls bijoux pour remplacer les diamants. Les hommes porteraient alors des gilets de costumes sur leurs chemises à manches retroussées pour montrer leurs avant-bras tatoués, tandis que les femmes porteraient des bas à coutures apparentes et de sublimes robes fourreaux !  Rhaaaaa je rêve les yeux grands ouverts !!!

 


Robes de soirée automne/hiver 2013-2014

 

Gentleman W. du dimanche : Et les bas nylon, c’est toujours dans la case exploration future, ou intégré dans un look sixties néo-rétro

 

Lady Bebarock : Et pourquoi pas les deux ?!

 

Gentleman W. : merci BEBAROCK !

Chères lectrices, chères commentatrices, je vous encourage à découvrir son blog, son univers, ses conseils mode, et surtout à picorer dans les articles précédents des idées de robes ou de bottines. En tout cas, je reste un fidèle de son blog, un coup de coeur depuis 2010.      www.bebarock.com

 

bebarock-banniere.jpg

 

Violeta by Mango

 

 

Nylonement


Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Etre une femme, et parfois sans aucune schizophrénie, vivre la vie de deux femmes.

 

Oui, je vois encore le regard souriant de cet homme croisé récemment à un mariage, nous parlions de tout, de rien, patientant sans nous connaître, en petits groupes, dans le jardin de la famille du marié. Des phrases banales, et puis soudain, un détail sur un arbuste, une anecdote, et mon voisin qui se trompe, volontairement ou non, sur la dénomination de cette plante. Je corrige, il sourit.

Sa curiosité revient vers moi, en cherchant à savoir si j'étais passionnée de jardins, ou finalement de botanique. Notre discussion part alors sur les pivoines, un amateur lui aussi. Les parfumées, les herbacées, les arbustives, les grandes familles, de chaque zone du monde, les croisements, il me pose des questions, et moi dans ma robe bleue nuit, impeccable, mes talons fins sur ce gazon fraîchement coupé, je lui décris les couleurs, les raretés des parcs français en particulier. Il est intrigué, mais la cérémonie commence. 

 

KTR_1483.JPG


Mariée si belle en robe blanche, je la regarde comme si elle était une princesse, j'adore les paillettes, les dentelles, les roses blanches dans sa coiffure, et cette légère voilette sur le visage. Départ éparpillé en voiture, mairie, église, soleil et pétales de rose avant les félicitations, les photos trop nombreuses, les hsytéries des uns, les oublis des autres, les deux belles-mères en quête de la perfection. Moi je regarde les robes, les sasc à main, les chapeaux, un foisonnement de beauté et de mode.

 

La variété de femmes, d'allures, certaines trop endimanchés, d'autres totalement perdues dans une tenue qui les boudinent, d'autres très altières, mais beaucoup simplement féminines soit en simplicité, soit en sophistication. Un beau festival de diversité, de couleurs, de longueurs, de coiffures, de perles et de bijoux. C'est l'été, le corps parle.

 

Les heures passent, la fin de journée, le vin d'honneur, le soir, le buffet, des tables dans un jardin, celui d'un manoir, une flûte de champagne qui vient vers moi et lui derrière. Il m'avoue être un peu perdu, ami de classe de la mariée, mais ne connaissant personne, à peine les parents, remariés depuis leur baccalauréat, les frères et soeurs, trop petits à l'époque. Je rigole car moi-aussi, je connais que peu ce petit monde, je suis le petit canard noir de la famille, cousine par mésalliance des familles recomposées du côté du marié. On rigole de ce détail, et j'explique pourquoi. 

 

Alors que tout ce petit monde vit à la ville, en petite bourgeoisie de commerces locaux, de début de statut de notables, je suis celle qui vit à la campagne. Oui je suis garde forestier, un choix personnel après des études de chercheuses en botanique, en développement des écosystèmes ruraux, je voulais vivre dans la forêt, je le fais chaque jour. Il se recule et me regarde. Des pieds à la tête.


1--1-.jpg

 

Plus exactement des talons de mes escarpins, bien hauts, en passant par mes jambes fines, ma robe bleue et sa fine ceinture, mon petit gilet sur les épaules, ma coiffure blonde en chignon. Il ne semble pas me croire, me charriant un peu, validant le bon choix du rouge à lèvres qui pourrait peut-être effrayer les renards ou les sangliers. Je me justifie, il me rassure, il a bien compris le sens de mes mots, la valeur de mes choix.

 

Nous nous installons à une des tables posées dans ce grand espace, des bougies et des lampes, des grands arbres, nous parlons poésie, fleurs, plantes et un peu de mon métier. Il s'amuse de ma tenue si élégante, si féminine, avec des mots très respectueux mais plus facilement relâchés avec les verres, les plats grapillés ensemble à ce buffet géant.

 

Les mariées passent, saluent et papotent avec chacun des invités, nous les embrassons, nous leurs souhaitons de belles années pleines de bonheur, de joie et d'enfants. J'ajoute aussi avec un beau jardin, et les rayons d'un soleil intérieur, eux, et extérieur. L'ambiance est chaleureuse.

 

0lpm.jpg

 

Mon interlocuteur revient avec des fruits frais, des framboises et des fraises des bois, nous les mangeons en continuant nos balades entre les oiseaux, les lieux magnifiques de nos régions, les forêts en particulier. Sans aucun équilibre nous bondissons aussi dans la mode. 


Il est surpris de me savoir en rangers et pantalon de toile durant mes journées, avant d'être rassuré de ma seconde vie en rentrant chez moi. J'adore autant les parfums des bruyères, le matin, dans la brume d'automne, entre les roux des feuilles mortes, les jaunes des autres arbustes, autant que j'aime les magazines féminins et mes soirées à commander des belles affaires chez ASOS ou NEW LOOK, ou pour commenter chez les blogueuses et modeuses. Il apprécie cette dualité, cette cendrillon cachée dans les bois.

 

Lyrisme, alcool, proximité, lui est un être d'internet, il quitte peu son écran, même si on le croit souvent dans une tour de verre, dans un quartier d'affaires alors qu'il travaille avec internet, d'un peu partout. Dans une maison, avec deux fenêtres donnant sur des arbres, un tilleul, des noisetiers, des chênes, la forêt lui aussi. Nous avons tous deux cette alchimie sans explication, avec la nature, par choix de vie, plus encore par essence de complicité avec le milieu ambiant. C'est un besoin.

 

final-eq-6.jpg

 

 

Moi qui venait pour profiter de la mode qui se regroupe les jours de fête, je croise un homme, un esthète de la mode. Pivoines arbustives, je vous regarderai différemment dès demain, en recensant les jeunes pousses d'une parcelle en pleine éco-rénovation, coupée mais laissée en friches pour étudier les changements, les implantations naturelles, les dégradations et les espèces de plantes qui reprennent le dessus. Charmante rencontre, nous nous sommes quittés sur un sourire, il m'a dit avoir été surpris par les deux femmes qui fusionnaient en moi, charmés par leurs intelligences mutuelles, celle du jour et de la nuit, par leurs envies de croquer la vie, en gourmandise de nature, en plaisir gourmet de la mode. 

 

Et avant de partir, de nous éloigner, il m'a demandé où se cachait la femme glamour le jour.

"Dans son rouge pour les lèvres, dans le vernis sous les gants."

 

Il a ri, puis m'a embrassé.


 

 

Nylonement

 

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

L'automne nous embrasse dès le matin, en poussant la porte d'entrée, le vent extérieur vient se blottir contre nous.

 

Alors en pensant à elle, une amie, une collègue, je monte dans ma voiture, je regarde les feuilles virevolter, je jette un oeil sur la ceinture des enfants à l'arrière, la journée commence dans sa version course et déplacements. Quelques minutes, et hop l'école, un parking rapide, je sors pour les accompagner encore une fois, des bises et des cartables, des sourires et me voilà à courir vers la voiture sous la crachin froid, prête à conquérir les bouchons de l'autoroute.

 

Je vais rouler vers mes clients, tranquillement installée avec mon sac à main pas trop loin, mon téléphone branché sur le système sans fil pour appeler les autres rendez-vous du jour, je suis bien au chaud dans ce paysage couvert de ciel gris. Les feuilles tombent, vertes, jaunes, rousses, parfois rouges. Des gouttes de pluie ponctuent aussi le pare-brise.

 

aaBRYANT-179.jpg

 

 

1IMG_8650-copy.jpg

 

Je me gare, après une demie heure, un parking, une réunion professionnelle avec cette créatrice d'entreprise. Depuis de nombreuses semaine, je l'aide à créer son business plan, à le défendre, à consolider ses richesses financières mais plus encore son équipe, son atelier, ses idées et son e-shop. Une harmonie avec elle, alors à la pause on rigole, on regarde nos bottes, car toutes les deux on adore les chaussures, une passion féminine, un dérivatif mode.

 

aaBRYANT-089.jpg

 

 

1IMG_8638.jpg

 

Complicité simple, naturelle même, on partage nos envies, des talons, des bottes encore sur des photos dans les magazines ou sur le net, des escarpins pour Noël sauf si il neige. A quand les soldes, un bon exutoire avant de se replonger dans les chiffres, là, facilement, avec toute l'équipe.

Ici, il y a de l'humain, du courage, de la sueur, certains jours de la fatigue face aux premières commandes, des doutes que je dois effacer, des envies encore que je dois aider à développer.

 

J'aime cette jeune entreprise, et aussi cette saison, idéale pour les bottes.

 

Nylonement

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Ce matin, encore un début de journée avec un souffle froid dans la chambre. Je me lève, je vais réveiller mes deux enfants, mes deux adoslescents qui ronchonnent sous leur couette et vont mettre près de vingt minutes à émerger.

 

manteau-sandro-robe-sandro-1.jpg

 

Douche, froide, puis tiède, puis chaude, doucement je ressens la température réelle, anesthésiée par la vie depuis des mois, depuis de si longs mois. Ce matin, petit-déjeuner, j'accompagnerai les enfants, je les laisserai au coin de la rue, vers le collègue et le lycée, ils sont grands. D'ailleurs ils tiennent le coup, sans marquer de faiblesse, sauf peut-être l'autre soir, devant la télé, tous les trois dans le canapé, serrés comme une famille, pour un câlin, pour un coup de blues léger en regardant le concert d'un chanteur, le préféré de leur père.

 

Soudain ils passent, viennent se doucher pendant que je me maquille, pendant que je m'habille, toute la journée commence. Froid ici, un collant, une robe, une écharpe pour moi. Leurs grognements sous l'eau, savons et parfums, tee-shirts et jeans pour les deux, une tenue adéquate pour leurs cours, leurs anonymats dans leurs tribus de copains et copines. Tiens d'ailleurs entre deux tartines de Nutella, je découvre que deux copines dorment ici demain soir, une invitation, un sourire, un repas adapté. Ils sont heureux de cette facilité, de cette vie entre amour et amitié, entre mon coeur qui bat pour eux, leurs profondes enveis de rester des enfants de leur super-maman.

 

4921011b04f89ffc68b7846444dacb41.jpg

 

 

Aujourd'hui, je les laisserai mais pas pour aller au boulot, mais pour m'arrêter sur le parking du stade. Là en longeant le trottoir entre deux haies de roses, toujours en fleurs, je pousserai la grille en fer, froide, dans un grincement frois lui-aussi. Des tombes, des petits cailloux, mes talons, ma tenue élégante, un manteau jaune, tout cela, c'est pour lui, car il m'adorait ainsi, me serrait fort dans ses bras, m'embrassait.

Mais un jour, un camion, une autre voiture folle, et lui dans l'ambulance, un coup de fil, un coma, des nouvelles affolantes, une journée impossible, une vie, une fin de vie. Veuve je suis, et là devant sa tombe, je pleure, je ne peux retenir cette force. Cette dignité qui serait plus belle, plus noble, mais je lâche tout ce que je retiens durant les autres jours, les semaines, les mois. Je suis devenu un parent solo de force, contrainte d'aimer deux fois mes enfants. Là je pleure car cet homme, ce mari, il me manque, je le voudrais juste là, près de moi, devant d'autres tombes, sa main sur mon épaule. Le sentir. L'aimer.

 

tumblr_lcah57nxaP1qap9qio1_500.jpg

 

La vie est ainsi faite, je lutte, je pleure encore, je souris aussi de ma tenue, pour lui, pensant qu'il me verra toujours aussi belle. J'enrage de cette injustice, mais je pleure aussi de ce manque. Alors à reculons, sans voir, les premières fleurs de la Toussaint, ici et là, je repars en lui faisant un dernier signe, comme un aurevoir, comme pour le revoir bientôt.

 

Il me manque.

 

Nylonement

Voir les commentaires

<< < 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 > >>

Articles récents

Hébergé par Overblog