Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

 

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L'idée première des étincelles était, est d'explorer ces détails, ces points de repères visuels que posent les regards sur une féminité en mouvement, la vôtre. Vos différences, vos vis, vos choix de vie, vos destins plus encore font que vous êtes différentes, loin du rêve artificiel d'un esprit de science-fiction qui ferait de vous, des êtres hybrides et similaires, et plus encore des corps interchangeables avec des options pour changer à votre gré, au gré des remarques de votre mari, au gré du jugement des autres, au gré de la vieillesse, qui ferait donc changer vos parties du corps. Je vous vois déjà sourire de cette folle possibilité qui semble déjà proche de nous avec des opérations esthétiques plus ou moins justifiées, avec des abus du regard que l'on porte sur soi-même.

 

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Et dans cette catégorie, après vous avoir parlé depuis plusieurs semaines, de vos cheveux, un bon coiffeur peut vous donner la plus belle des chevelure, de vos yeux, de votre bouche, de vos sourcils, un bon maquilleur pourra vous donner des astuces pour embellir de lumière votre visage, j'avais aussi abordé la partie basse des étincelles. Avec les pieds, les jambes, les fesses, des atouts que vous avez toutes, une partie de votre corps qui valorise le mouvement, vous aviez votre regard dans le miroir, une vision plus positive de vous-mêmes, du réel qui vous met en valeur, à vos yeux d'abord, même si ceux-ci sont souvent trop critiques, trop exigeant sur votre taille, sur vos rides, rélles ou imaginaires. Plus encore nous avions ensemble abordé les étincelles qui brillent sur vous, brillent en vous, méritent de briller pour les autres aussi, de vous montrer sous votre réelle image, lumineuse !

 

Aujourd'hui il ne reste que deux étincelles dans la liste, et celle de ce jour n'est pas la plus intime, (la semaine dernière nous a permis de voyager dans cet univers) mais bien la plus féminine de toutes : vos seins !

 

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Car suivant les aveux, les honnêtes réponses des questionnaires sur la vision que portent les hommes mais aussi les femmes sur les autres femmes, cette étincelle attire les regards.

 

Vos seins sont l'expression de votre féminité, la différence avec l'autre sexe.

 

 

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Souvenirs multiples dans une vie, quand on naît et que nos premiers contacts sont ceux d'une bouche avec la cuisine maternelle de votre mère, ce lait naturel qui nous rappelle notre animalité. Quand on grandit, avec les mots d'enfants voyant les seins de leur mère, de leurs soeurs plus âgées, et qu'elle même, devenant jeune fille, voit son corps changer, avec des tétons durcis, des mamelons poussant la chair, déformant le buste. Souvenir d'une main, la sienne, la première fois, d'autres mains, de soutien-gorge, de regards, d'échanges de conseils entre copines pour les cacher parfois, pour les montrer aussi parfois. Une vie avec ces seins, pour aussi croiser la médecine pour des préventions si utiles, pour des opérations malheureusement aussi, pour sauver sa propre vie aussi.

 

Seins qui font rêver quand on rentre dans le regard du miroir, en souhaitant un peu plus, en trichant avec push-up et autre coton glissé là dessous, ou aussi souhaitant en avoir moins, car trop devient gênant, difficile à supporter, mais souhaitant simplement au final vivre avec cette volupté si féminine, cette signature de soi. Tant de seins, tant de débats, tant de vies différentes et souriantes, tant de regards sur eux, dans le miroir de votre vie.


 

 

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Alors la mode se conjugue avec votre étincelle, par l'élégance d'un top moulant, évanescence subtile d'un bouton de chemisier tendu, pour mieux rapprocher la dentelle de vos rondeurs. Impression sur la transparence, jeu d'aperçu découvert, de cette chair qui cache votre coeur. Oui là, juste en dessous, il bat, délicat.

 

 

 

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Une mode ou une ode pour parler ces seins, sans les dévoiler ?


Juste un hommage que je préfère délicat, soyeux comme le bout de mes doigts passant sur une aréoles. Vous en verrez plus dans n'importe quel magazine féminin, sur les murs de vos publicités, dans les catalogues, et parfois juste pour vendre une voiture, des petits-pois, voire même des yaourts pour le transit (je m'égare dans cette publicité trop exhibante).

Juste un hommage par la mode.


 

 

Oui juste un hommage au galbe, celui de vos rêves, de vos envies. 

 

Seins bien réels, seins vivants, seins de votre vie de femme, jeune ou moins jeune, avec le charme de la variation, de la variante des tétons, de la peau, du petit grain de beauté si subtilement placé. Infinité de la beauté, de la lingerie depuis tant d'année, qui offre à votre corps, à votre mode,  à vous , dentelles et satin pour des enveloppes de charme et/ou de confort. 

 

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Ils vous donnent une présence, ils sont parfois une part de votre personnalité. Ils vivent avec vous, vous ne pouvez vivre sans eux, enfin presque (ROSE MAGAZINE en parle justement).


 

Votre poitrine fascine, fait fantasmer, où simplement voit passer de doux regards en échos à votre mode, votre tenue du jour. Aucune indifférence, et tant de préjugés, de jalousies, ce sujet est la source première des ragots, des potins. 

 


Moi, je n'y verrai que vos seins, vous, oui je ne suis pas un faux gentleman ("Cachez ce sein que je ne saurai voir"), et j'assume la liberté de mon regard discret et léger. Je suis un gourmet préférant le bel emballage, au grand déballage. Suggestion, dentelle, volume, enrobage de sucre satiné, je ne lui refuse aucune audace vestimentaire.

 

 

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Car en face de moi, juste là, quand je viens de vous croiser, vos seins sont deux étincelles qui combinent avec les autres atouts, un cocktail magique au vaporeux nom de "Féminité".

 

 

 


      Je reviendrai vendredi prochain

pour poser mon dernier regard 

sur votre féminité,

pour la voir briller de vos subtiles étincelles.

 


 

Nylonement

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Ruisselante, je suis enveloppée d'eau, de vapeur, de cette douche tiède si agréable sur le peau.

 

Ruisselante, je l'étais aussi cet après-midi en rentrant du travail, avec cet orage si soudain, dépassant encore la météo, après les simples averses, voici la version tempête en ville. Mon trench, mon petit parapluie n'ont rien pu contre le flot de gouttes et de coups de vent mêlés. J'étais trempée.

 

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Alors je savoure, mon coin douche, tout neuf, avec des mosaiques de carreaux bleus de différentes teintes, des camaïeus de couleurs, des variantes si douce avec la lumière du soleil à travers cette fenêtre translucide, un nouveau cocon de beauté avec ce miroir, des tablettes pour mes milles et uns accessoires de maquillage, houpettes et pinceaux, crèmes de toutes tailles, rouges à lèvres, mascaras, tout est là pour ma féminité. Pas ma nouvelle féminité, mais ma nouvelle liberté, celle d'une une femme divorcée, libre de lui, de son emprise et surtout de notre dégoût commun de l'un et de l'autre. C'était si pesant, et pourtant j'entendais encore les "vous allez si bien ensemble." Des aveugles ou des extrémistes polis, car nous étions ensemble, les enfants presque partis, faisant leurs études ailleurs, et nous, plus rien. Plus de passion, ni de point vraiment commun, et puis lui, mou sur ce canapé, mou de tout d'ailleurs.

 

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Alors que je continuais à travailler, ma vie active, en tailleur et jolies bottes avec ce temps chagrin, lui ne me voyait plus passer, ni aller, ni venir, ni même partir d'ailleurs. Un soir, je lui ai dit, tranquillement, que j'avais un nouvel appartement, un nouveau point de chute, mais surtout un nouveau point de départ.

 

La vie s'est arrêtée quelques jours, pour lui surement un peu plus, car les petits plats ne sont plus arrivés sur sa table, ni même son linge. Je suis repassé checher quelques affaires, dans cette maison que nous vendons, qu'il habite encore, c'était une caricature de l'homme retraité en détresse, un faux air de Derrick dans le mouvement, voire même dans la teinte verte de son corps mou.

 

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Ma vie a repris, avec de nouveaux repères, une nouvelle féminité, par pour plaire à un autre mâle, je suis en période de désintoxication ;-))) mais simplement pour moi. Sereine devant mon miroir, avec mon corps, celui d'une jeune quinqua, belle avec des formes, mais assumant cette silhouette, c'est moi finalement. Je ris chaque matin en me maquillant, en me faisant belle, pour me voir, pour mieux respirer, pour me glisser dans une robe ou dans un tailleur pantalon. Je succombe encore plus aux jolies chaussures, une saine addiction.

 

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Je vais bien, et si demain, des regards se posent sur moi, je serai libre d'y répondre, de vivre encore de belles années, de sourire, de voir du ciel bleu, enfin dès que la pluie sera partie.

 

Nylonement


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Publié le par Gentleman W.
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La pluie coule toujours sur les vitres, le clapotis n'a pas cessé de la nuit sur le velux de la chambre. Une ambiance de fin d'automne, mais nous sommes en mai, je déprime un peu, les journées s'écourtent, les expositions suivies de balades, de happy hours en terrasse deviennent des soirées devant la télévision, toujours aussi vides malgré le nombre de châines.

 

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Je me lève, sous la douche et quelques touches de maquillage. Je corrige mon khôl, je cherche les nuances dans les noirs, les éclats du mat et les variantes du brillant. J'aime par dessus-tout mélanger un vrai rouge avec une teinte foncée dessus pour donner une couleur forte et une noirceur que j'aime.  Mon studio manque de lumière extérieure, j'allume les spots du dressing pur choisir une tenue pour cette journée. Comme la température est celle de novembre, je me penche vers mes jupes longues, en pensant glisser un collant opaque noir dessous.

 

 

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Peu de couleur ici, car adolescente, une pleine crise d'hormones, je suis tombé dans le noir. Un peu de gris, foncé quand même, quelques teintes de bleu, toujours foncés, parfois des rouges, du bordeaux, je suis gothique et avec le temps j'ai affiné mon style, en devenant femme. Toujours en quête de beaux gants vintage, de dentelles noires, de chemisiers en variations de noirs, de confection unique, de modèles un peu surprenants, de froufrous ici et là, de références historiques.

 

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Je ne suis pas dans la tendance punk apocalyptique, encore moins dans la vague des vampires, j'aime le médiéval, les retours vintage du noir et des couleurs qui se reflètent dedans. Parfois je choisis une robe sixties, toujours noir, avec des bottes lacées. Mais je préfère les bijoux argentés, très travaillés, les bagues mutliples, et je ccahe mes piercings sur mon corps, loin des yeux des autres, je suis avocate. Sous ma robe noire pour plaider, un hasard du métier, je suis dans ma tenue, dans mes collants de dentelle noire, parfois avec un de mes corsets de velours, je suis femme, j'assume ce look qui détonne, mais qui n'est qu'une variation atypique dans un monde très normalisé.

 

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Je ne cherche pas à surprendre, je cherche uniquement à être moi-même, avec mes cheveux bruns, presque noirs, longs et ma mèche qui change de couleurs suivant mes envies, je souris des regards interrogatifs des autres.

 

Alors aujourd'hui, je suis sereine, ma tenue me plait, je me regarde dans le miroir, ce corset est si joli sur mon chemisier, sur cette jupe. Un trench gris foncé, j'enfile mes bottes, et je prends mon parapluie, lui aussi avec de la dentelle, comme les ombrelles anciennes, il donnera malgré son noir un brin de nostlagie rayonnante sous cette pluie, sous ce ciel gris.

 

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Nylonement

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Ce matin, je regarde la pluie qui coule le long des vitres de ma chambre. Encore une météo impossible, mais comme je révise mon bac, je n'ai aucune tentation  pour aller flâner dehors. Mais ce temps me pèse sur le moral. Je tourne les pages, je fais des mini-fiches, je relis les annales, quel sera le sujet ?

 

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Dèjà hier soir, je regardais ces gouttes qui s'accumulaient, qui partaient en tas dégoulinant vers le sol. J'avais fait une pause, ma mère m'avait rapporté un gâteau pour moi, et une surprise dans un paquet. Elle avait déposé tout cela avec un sourire, avec deux bises, avec sa main pour caresser mes épaules et mon dos. Son souci semble encore plus fort que le mien, elle sait que c'est une étape dans ma vie de future étudiante.

 

Alors sur ce chemin, en croquant dans ce mille-feuille vanille, j'ai fermé les yeux pour mieux savourer les parfums, pour faire une pause méritée et intériorisée. Doucement, j'ai glissé dans le tas de coussins, la couette tire-bouchonnée, mes livres, je me suis posée dans une position un peu foetale, si agréable. Prise par des rêves éveillés ! La vanille remplissant ma bouche de pure bonheur de gourmet.

 

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Ah l'adolescence, le premier souvenir, les boutons et la mode, mes deux obsessions hormonales, mon paraître qui dépassait mon être en pleine construction. Je passais des heures à essayer des vêtements dans les centres commerciaux, et feuilleter les magazines dans le salon. Les talons, les jupes, toutes les longueurs, les jeans même si finalement, après une période de mimétisme avec les copines, j'ai découvert que mes jambes avaient grandi, mo, corps était celui d'une jeune fille pour mon père, d'une jeune femme pour ma mère. Chacun refusant de voir que je devenais une femme. Moi aussi, sauf quand le bonnet de mes soutiens-gorges a débordé malgré moi, quand le regard des copains a changé aussi. Tout en même temps, mais finalement c'est avec ma meilleure amie que l'on a le plus ri de tout cela. D'autres essayages, des découvertes aussi sur des blogs, sur des sites anglais de mode, bref, nous avons créé un blog quelques mois, nos wish-lists de folies, de couleurs, de styles différents. Des photos avec des poses, souvent pas très réussies, des détails fades, des arrières-plans sans intérêt, et quelques merveilles aussi, mais surtout quelle rigolade !

 

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Avec les années, je me suis assagie, j'ai toujours ce piercing fait en secret au nombril, exhibé sur la plage, devant ma famille, devant les amis, comme une signature de mon évolution. Ce fût une étape, et heureusement, avec le recul, que j'ai oublié le tatouage que je voulais sur ma cheville. Des lubies, des hormones, des instants de vie, mais maintenant je prépare le bac, surtout les futures études, je voudrais être juriste, pour défendre les droits des sociétés, ou ceux des clients, on verra. Le droit est une passion, une voie pour le travail, pour ce moment-là aussi qui fera que je serai une adulte à part entière, avec un boulot, un appart, un chien, un mari, non je rigole. Des étapes avant et après, mais surtout moi, ma féminité, mon maquillage qui maintenant orne chaque matin mon visage. Quelques touches, rien de trop, du naturel, mais un plaisir féminin, un peu de séduction pour moi. Je deviens femme, et j'aime cela.

 

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Et puis si ce beau blond qui me tourne autour depuis quelques semaines, sait attendre le mois de juillet, on verra alors. Je serai libre de mes prochains pas, de lui répondre avec un sourire, de lui montrer mes jambes bronzées, enfin là, avec la pluie, ce sera en octobre. Encore un détail que je verrai après les révisions.

J'ouvre le paquet, ma mère a glissé dedans une belle robe de printemps, colorée, je la voulais mais mon argent de poche était déjà évaporé. Elle a mis un mot.

 

 

"Ma fille,

Que ta beauté rayonne sous le prochain soleil,

En espérant que tu la porteras pour fêter ce bac,

Pour tes prochaines vacances, pour ton futur studio et tes études.

Bisous pour toi, ma fille."

 

 

 

 

Nylonement

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Qu'il est bon d'attendre le soleil, sa chaleur douce sur mes épaules, le bonheur de se reposer derrière une vitre en observant le ciel bleu. Ce printemps est un peu chagrin, et puis j'étais plus encore affaiblie par la maladie, par les soins et leurs effets secondaires épuisants.

 

Depuis ma chambre de l'hopital, je pensais à celle de l'hôtel où mon homme avait eu le gentillesse de m'accompagner pour un week-end. Nous n'avons rien fait, aucune randonnée, juste une petite balade sur le bord de plage, quelques repas, mais déjà j'étais si faible. Cet air marin me faisait du bien, celui de m'assomer pour des siestes, des nuits plus calmes, sans angoisse, et suffisament intenses pour oublier certaines douleurs musculaires. J'ai pris du plaisir à recevoir ces massages, il me donnait tant pour oublier mon corps malade, pour caresser mon âme blessée, pour cajoler notre amour.

 

Aujourd'hui je me repose, après le traitement, je souffre toujours, je hais cette maladie qui me ronge l'intérieur, dévore mes forces, mais je crois en la vie, en des projets d'avenir, avec lui, avec moi ajoute-t-il souvent.

 

Alors avec discrétion il m'a ramené ROSE MAGAZINE, ce média génial qui parle de nous, des femmes en particulier, mais des hommes aussi, des aléas de tous types en relation avec la maladie. Les journalistes sont concernées, elles ont souvent vécu ou partagé le sujet, et de plus elles sont contagieuses en énergie positive. Je retrouve aussi de témoignages, sur leur site aussi : www.rosemagazine.fr, Je suis une grande lectrice et j'aime les articles sur des sujets au féminin, sur le maquillage, sur les sourires après les traitements, sur la médecine et les petits atouts de beauté pour se reconstruire. Je le savoure en devenant membre de l'association  www.rosemagazine.info.

 

Mais comme toujours, je ne cesserai de le dire "luttez avec en premier lieu la prévention, la détection". Pour le cancer du sein, pour le cancer de l'utérus, les premiers avant celui du poumon, il y a des rendez-vous à prendre avec votre gynéco, avec votre médecin. Faites une mammographie, cela sauvera votre vie, bien plus que l'ignorance juste avant cette maladie.

 

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J'ai pris le temps de sortir, de poser mon thé sur la table de métal ancien, un peu instable, câlée entre deux touffes de pivoines. Un rayon de soleil, peut-être le seul de cette matinée de mai, un comble pour ce printemps qui se lamente sans chaleur. Je suis bien dans ce jardin, avec les oiseaux pour seuls compagnons de lecture.

Une douceur provinciale, mon havre de paix, maintenant.

 

Je prends une fleur cassée par le récent orage, je la coupe, je porte son parfum à mon visage, elle éclaire des effluves mon sourire. La chaise longue est là, je m'y allonge, je me repose, mon dos me fait souffrir et pourtant.

 

Pourtant quand je suis née, je courais dans les escaliers de notre hôtel particulier parisien. Mes parents étaient souvent absents, occupés par les affaires, pris par les mondanités le soir, alors la gouvernante nous occupait, moi et ma soeur, mais nous aimions tant dévaler les grands escaliers, pour jouer à cache-cache dans les caves, dans ces lieux quasi secrets et interdits des voutes parisiennes. Des vieux coffres, des vieilles valises, des objets abandonnés par notre famille, par des voyageurs trop pressés, par des oncles d'amérique déshérités.

 

J'aimais ce marbre, ce retour à la maison, quelques années plus tard, jeune étudiante, je revenais de la province, après plusieurs semaines dans un petit meublé, je sentais alors l'encaustique des lieux, du bois, l'odeur unique de ce tapis qui jalonnait les marches, c'était chez moi, encore quelques marches avant de serrer ma mère dans les bras, ma soeur, mon père parfois.

 

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Puis le temps a accentué la vitesse, son défilé, les années, les rencontres, mes amours, mes enfants, mon fils unique finalement car la maladie avait emporté ma si petite fille. Des malheurs, des doutes, la vie, et toujours cette envie de liberté, de croquer le monde, avec ce nouvel homme, cet appartement américain, New-York, les quartiers magnifiques, les appartements si modernes, loin du style d'Haussmann, des nouveautés, et ce rêve américain si réel. Une fortune faite en décoration d'intérieur, une liberté féminin acquise à grands coups de fierté, d'intelligence et de victoires personnelles. Des artistes dénichés ici et là dans des quartiers moins luxueux, avec des artisans aux mains d'or, des créations, des propriétaires heureux et toujours plus enthousiastes, et puis ce plaisir de l'escalier moderne, des mezzanines, des formes des sixties, des envolées vers le ciel des duplex, des triplex. 

J'adorais cette vie folle, cet air différent, cette excitation qui suivait les courants de la mode, ma féminité rayonnait.

 

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Et puis les années ont tant passé, les petits-enfants, le retour en France, les petits bonheurs de Paris, ce grand appartement au-dessous des miens, ils occupent le reste de l'hôtel particulier. J'ai pris des raccourcis avec l'histoire, ne conservant que quelques meubles, quelques tableaux, mais toujours avec ce plaisir de suivre les lignes modernes, tant dans ma décoration que sur moi, je suis une vieille femme moderne, ce qui fait rire mon arrière-petite fille. Elle m'a emmené faire les boutiques pour m'acheter des boots cloutés, et comme nous avons le même pied, je les ai payé, elle les porte.

 

Aujourd'hui je suis heureuse de profiter aussi de cette maison de famille dans les environs de Tours, un coin de bonheur, de souvenirs, mais pas trop, avec ce jardin, ces iris et ces pivoine, ses bosquets de plantes, ce verger de cerisiers en fleurs, ce havre de paix pour mon dos fatigué. Alors mon dernier plaisir, c'est la gourmandise, des pâtes de fruits, des framboises, et des mots, ceux d'amis, ceux de jeunes écrivains, cette liberté qui parle de femmes, de nous.

 

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Nylonement

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Comment ne pas penser à lui, à peine réveillée, je suis encore au chaud sous ma couette, la lumière chaude et vive frappe à mes volets, il me manque déjà. Ce petit matin de printemps, ce bonheur d'être entre ses bras, de lui glisser des bises dans le cou, tout cela est encore là.

 

Présent dans les fibres de ce lit, un parfum, le sien, j'ai inondé les draps, je veux dormir avec lui.

 

Je me lève, une douche, quelques crèmes, un gros pull pour m'envelopper dedans, j'ouvre la fenêtre sur le jardin. Les cerisiers sont en fleurs, leur lumière est forte, rose, blanche. Cela papillonne, cela bourdonne, les abeilles butinent comme pour rattraper cette saison tardive, il fait intensément beau, j'aime cela. Je me ressource.

 

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Ce mois d'avril, ce moi-là où il m'avait demander de l'accompagner, de le suivre à ce dîner, comme une amie, nous étions repartis amants. L'amour était né entre les langoustines et le dessert, cette fabuleuse poire au chocolat noir, un souvenir gustatif qui se renouvèle à chaque fois. Je ressens le goût du chocolat, je suis émue, je bois mon café du matin, que de souvenirs en avril.

 

Là, je me pose, je regarde les photos dans les cadres, il adorait me prendre en photo, m'habiller et me faire poser, enfin c'était plutôt un jeu entre nous, il me sublimait comme une muse, comme une femme devenue bijou mais aucunement comme un objet. Cet homme me regardait depuis le lit, il observait mes petits gestes du matin, autant les matins de week-ends en amoureux, que les matins en retard pour le boulot. Il appréciait mes dessous, ma silhouette, ma volupté, ma robe, et toujours il était là pour un bisou, pour me donner mon sac, pour un autre bisou dans le cou, le sien, le mien, son parfum.

 

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Je regarde les photos de moi, aucun nombrilisme et encore moins de narcissisme, c'était son univers, le nôtre, car il devenait flatteur à aimer mon corps, mais aussi nos longues discussions, nos fou-rires, nos silences, sa main sur le tissu de la robe, sur ma peau, une caresse infinie.

 

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Et puis les grands soirs, les surprises, les petits repas sur le coin de table, entre deux piles de livres, à la campagne, ou sur un pont parisien. J'adorais ces moments fous, qui nous énivraient de bien-être et d'une véritable insouciance, ces instants où il sortait un gâteau, un verre de vin, des fleurs, un simple sourire d'enfant qui a mis les doigts dans la confiture. Malicieux, il était ce coeur qui dévorait la vie, ma vie, me donnait tant, car en me sublimant, il s'effaçait, il m'aimait si fort.

 

Le soleil rentre dans la pièce, marche sur le parquet, chauffe les lieux.

 

Je choisis une robe, quelle tenue pour lui aujourd'hui, un modèle court, une simple robe trois trous, gris clair ou blanche pour ce printemps, ou ce tutu long de couleur pêche, il avait adoré l'effet princesse, nous avions ri. Juste pour aller dîner dans un bistrot, toute la salle avait vu Cendrillon, lui avait souri comme un ange durant toute la soirée. J'étais un soleil m'avait-il dit alors. Il avait pris ma main, glissant un simple anneau d'or, avec quelques mots à l'intérieur.

 

"Ne les lis pas, ils sont ridicules aujourd'hui, encore plus demain".

 

Nos sourires, nos amours, nos mots et nos baisers, les soirées étaient en séduction, en douceur, en plaisirs et pour des moments de vie hédoniste. Nous rêvions chaque jour, entre nos boulots et nos créations, entre les contraintes et les agendas impossibles, entre les familles et les bonheurs fugaces. Tout était si fort.

 

Un dernier baiser, un vrai, avec tout mon rouge à lèvre sur ses lèvres.

Cet homme me manque, mais cette vilaine maladie, celle qui le rongeait, celle qu'il cachait derrière son énergie, elle me l'a pris.

 

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Nylonement

 

 

 

 

 

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