Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous, #Douleurs de Femme
Que disent-elles ?

 

Retenir son souffle, regarder devant et pourtant douter de tout.

Années après années, j'ai grandi mais ma timidité a toujours été un handicap, une part floue de moi. Pourtant j'ai travaillé le sujet, couchée sur un divan, assise pour des exercices avec un coach, avec un autre psy, une spécialiste en reconstruction d'image et même un hpynotiseur. En plus des étapes précédentes avec ou sans résultats, les progrès sont venus d'ailleurs. D'une opération d'implants mammaires, une autre forme de voir mon corps changer, d'êre un peu une autre, avec des regards positifs sur ma poitrine, sur mon corps plus conquérant de femme, sur ma mode changée, avec ce nouveau poste en province, une nouvelle vie. Un nouveau départ, avec dans le couloir de cette course contre moi-même, une autre personne, un homme, lui, son regard, ses mains, ses lèvres.

 

Je l'ai découvert, comme il m'a trouvé, accepté, prise comme j'étais. Sans jugement, juste aec un amour fou dans les yeux, épris malgré sa situation précaire, sa fragilité si personnelle, il m'a donné des sentiments, serrant plus fort mon corps, mon âme auprès de lui. Une fusion, une force, une complicité si forte que j'ai oublié mes doutes, cette maladie intérieure. Sauf en recoisant ma famille, leurs réflexions, des électrochocs négatifs, car si j'amplifiais mon mal-être, jamais ils n'ont compris que j'avais besoin d'eux, d'un pilier fort pour rebondir. C'était un défaut, une banalité, un poids, même une fatalité répétée si souvent pour tout justifier. Mais lui s'est levé, ne comprenant pas cela, refusant ce dogme stupide, cette routine blessante. Nous sommes partis, il a crié des mots durs, leur silence est resté là, leurs regards perdus avec.

 

Aujourd'hui, nous sommes toujours heureux, je suis moi, parfois faible mais toujours avec ses bras ouverts, son coeur battant, nos deux enfants aussi souriants que le bonheur incarné par notre famille. L'été passe, le soleil s'impose encore, je regarde derrière moi, comme une nouvelle étape, comme une qualité nouvelle. Il sourit derrière son livre, me caresse la main, me regarde sans me faire douter. Parfois, joueur et aimant, il commence la longue liste de mes défauts, jamais celui-ci, mais d'autres bien réels, qu'il aime, qu'il assume lui aussi, qu'il contourne souvent, qu'il invente pour me faire rire. Jamais il ne finit, la liste est soit-disant trop longue, surtout ne me laisse le temps de douter des possibles propos des autres sur moi, de ces images fausses ou vraies, impossibles à connaître mais obsédantes sur moi. Finalement je ris, je vis, je regarde derrière, les enfants jouent avec une balle. Rien de plus, des passants, des yeux, des gens, nous, moi. J'en oublie toutes les voix qui me parlaient si souvent. 

 

 

Que disent-elles ?

 

Juste ses mots d'amour, comme un courant d'air, lâchés au-dessus de son livre. Innocemment, comme par jeu, des lettres échappées, des émotions vers moi.

 

 

Nylonement

 

 

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - demain, #Femmes - vous
Eté pluvieux

Troublante attente sur cet escalier, loin de tout, loin de cette foule habituelle qui monte ou descend sans savoir vraiment où aller. Les bureaux, les immeubles, les open-spaces sont là, presque vides, des rapports et de cliquetis de clavier, des têtes bronzées et des visages pâles, la croisée des vacances, des embauches et des projets. Le business continue, naturellement, sans enthousiasme débordant mais avec sa mécanique habituelle, entre besoins des clients, études et notes pour rédiger un document complet, une facture et un roulement de tambour de la finance. Ici tout est morne, le soleil se cache derrière les nuages, le béton magnifie sa présence plombante, lourde et immaculée de poussières grises. Rien de bien naturel, rien de bien humain non plus.

 

Un été, une saison de plus ici, cependant une envie profonde de retrouver ma province, un emploi peut-être moins glorieux sur le papier, moins bien payé (mais avec les loyers fous, les prix et les transports pesants chaque jour), mais avec de la liberté en plus. Celle simplement de vivre dans une ville à taille humaine, avec des bosquets d'arbres, des bancs, une certaine tranquilité dans le comportement global des collaborateurs. Un stress pour atteindre des objectifs comme ailleurs, mais une communication plus souple, un activité réelle sans ce surpoids du toujours pour avant-hier, de l'insatisfaction parisienne, cette course folle vers le néant. Je reviens de vacances, après la chaleur  de l'été, oubliée en étant dans les montagnes et pourtant je suis fatiguée de tout cela. Là sur mes marches, je me sens vidée. J'aime mon boulot mais pas cette ville, définitivement pas cette foule présente ou non. Ce tourbillon, même en pause durant les deux dernières semaines, m'insupportent.

 

Je vais prendre mon après-midi, faire un tour dans un parc, avec quelques arbres, beaucoup de poussières, de non-nature, pour essayer de reprendre ce bol d'air qui me manque chaque jour. Lui, absent, pris par ses préparations pour septembre, il me manque aussi, je le serrerai volontiers dans mes bras, un autre souffle. Un sms vers lui. Je me lève pour aller prendre un bus, direction un coin de nature, relative ici. Un square devient une forêt équatoriale pour un parisien, une dizaine d'arbres pour moi. Mes parents, avec leur maison, leurs vergers, leur pelouse à perte de vue, des dizaines d'hydrangéas en fleurs, ils respirent cette vraie nature, sa dimension, et son immensité. J'en ai envie, là maintenant. Partir avec ce bus, non avec lui, en voiture, sans but, mais loin d'ici.

 

Tiens il pleut !

Tiens un sms, il est libre pour me retrouver !

 

Belle journée !

 

Nylonement

 

 

Eté pluvieux

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité, #Féminité & Féminisme, #Femmes - demain

Un coup de soleil, des rayons cosmiques qui inondent notre planète bleue, un peu grise aussi, il pleut de la lumière.

 

Lasse de cette soudaine chaleur, programmée en retard sur le calendrier,  je me suis assise sur un banc, dans ce square, au coeur de la ville, entre nature et bruits urbains. Des bancs et autant de scènes de vie, ce mélange qui fait notre diversité, notre société, notre vie en général. Peut-être là se trouve mon prince charmant, car mon célibat me pèse deux fois par an, comme des hormones calendaires. A l'automne où quand le soir devient un ami de chaque sortie de bureau, le sombre, le vent, le froid et le vide à la maison, il n'est pas là. Certes le dernier, je lui ai recommandé de partir, je l'ai même foutu dehors après une semaine de prise de tête, on avait plus rien à vivre ensemble, après seulement une petite année en duo. Donc célibataire, triste aussi à l'été venu, car l'inutilité des petites tenues, des petites robes sans compliments, des instants câlins sur le canapé, cette envie commune de faire l'amour avec la chaleur à tous instants, tout cela a disparu. Enfin pas complètement, une partie. Oui j'ai envie, mon corps pétille et je ne vous ferai pas de dessins. J'ai un manque réel.

 

 

 

 

Alors optimiste, pas encore non plus sur l'option rouge "je suis en rut", je regarde les mâles en présence, dans ce square, pour ce début d'été. Je ne chasse pas (terme si joli utilisé par ces même mâles quand ils observent , en bavant nos morphologies, bref nos corps de femelles). Là, un nouveau père, il donne à manger à un bébé, deux même, des jumeaux, un sac, des cuillères, des bouches avides de ce repas en boîte plastique. A côté deux grands-mères attendries, cherchant de quoi les occuper, c'est long la retraite quand leurs hommes sont définitivement froids. Elles papotent. Là-bas dans l'allée vers les jeux d'enfants, un geek branché sur sa tablette, captant même pas l'air du temps, juste le wifi pour commander un repas bio dans le restaurant d'en face. Un hipster total avec la barbe impeccable mais longue comme jamais. Peut-être sera-t-il un jour Père Noël car franchement les poils s'est dépassé, sectaire et moche surtout. Et puis çà gratte, oui là, enfin !

 

 

Plus loin, deux types, douze bières plus ou moins vides, des clodos, des heureux pensionnaires à temps complet du lieu, ils hèlent les mamans avec poussettes, entre galanteries de comptoir et grossièretés bien grasses. Qui étaient-ils avant d'arriver là ? Plus loin, deux cadres, costards, téléphone à la main, toujours connectés à un  travail ou des messages urgents, ils dévorent deux sandwichs carton et sans goût du magasin bio, je sais j'ai goûté à cette saine saveur sans aucun goût. Même le papier qui enveloppait le tout semblait plus savoureux. Et ces deux-là, aussi fades. Ils doivent parler de conseils, de stratégies, d'investissements financiers, de bourse et de tristesse. Pas vraiment de femmes, car celles-ci ne sont que des excuses dans leur cv. Un complément de déco et de mode pour les accompagner dans leurs belles voitures, dans les soirées, et optionnellement pour faire des enfants, pardon, pour prolonger la dynastie du nom de famille. Romance du missionnaire, chaque jeudi soir. Je suis exigeante, peut-être !

 

Personne et pourtant je devrais attirer les regards, avec cette petite robe patineuse, achetée fort chère avant les soldes, pour ne pas passer l'été seule. Tout est là, vernis, jambes nues et impeccables, pré-bronzées, robe courte, talons hauts, les lunettes et mon sourire. Ok ce lieu n'est pas St Tropez, mais rien, aucune touche, aucun regard, rien. Et pas de prince charmeur.

 

L'été va être long, chaud, très chaud.

 

 

 

 

Nylonement

 

texte publié sur un autre blog

www.absolue-feminite.blogspot.fr

 

Mots & Emotions

 

 

 

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon Passion, #Nylon & Lingerie
Et vous ?

Dormir, profondément dormir.

 

S'endormir dans les bras de son amoureuse, sentir sa peau douce, son corps mais surtout cette chaleur toute moelleuse, si enveloppante avec un soyeux charnel si particulier, pousser le drap, se caler contre elle, à moins que cela ne soit l'inverse. Se libérer du poids de la journée, être deux dans ce lit, dans un rituel d'amour heureux.

 

Plonger, résister un peu, mais glisser irrémédiablement malgré les mots doux échangés sur l'oreiller, malgré cette envie de recommencer ces étreintes physiques et fusionnelles juste avant maintenant, glisser youy en souhaitant prolonger indéfiniment cette bulle de pur bonheur. Déguster encore ce bien-être, toujours renouvelé, à chaque fois, comme une élégante routine, chaque soir, après ce baiser juste après avoir éteint la lumière. Un dernier contact, quelques mots, son corps, nos corps. Sombrer dans les rêves.

 

Mais de quoi se nourrissent-ils ? De notre inconscient, de nos dernière journée, de nos frustrations d'hier, du passé, de nos envies de demain. Là dans ce lâcher-prise complet, contre elle, la main encore sur sa hanche, sur cette peau aimée, désirée et chérie, avec le toucher en hyper-tactilité, dans le noir, le soyeux de son corps, là donc à quoi rêvons-nous ?

 

Surtout un amoureux des bas nylon, un fétichiste aux yeux des autres qui écrivent la définition à ma place, un affreux obsédé, voire un pervers, mais je reprendrai mon regard du matin dans le miroir de ma vérité, un passionné. Quel contenu, quel tourbillon dans mes rêves ?

Votre curiosité s'affole, il serait peut-être plus sage d'éloigner les enfants des mots suivants, de cet écran empreint de vérité. Quels fantasmes s'entremêlent dans mes méninges, entre les mots écrits, les mots à venir, prochainement libérés de ce grand huit permanent, dans les entrelacs de toutes ses photos aperçues sur le net, dans de beaux livres de photographes reconnus, dans les couloirs des expositions, et pire dans la rue. Surtout l'été, avec cet afflux maximum de petites robes légères, de jolies gambettes bronzées, de silhouettes féminines plus sereines de leurs atouts, de leur liberté et de leur corps.

 

Quid  ?

 

 

Et vous ?
Et vous ?

Soyons francs, quand je me couche, je ne pense qu'à elle. Et après je dors sans jamais me souvenir de mes rêves. Jamais.

 

Déçus ? What did you expect ?

 

Et vous, quels rêves ?

 

 

Nylonement

 

 

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous, #Femmes & Mode

Eté, chaleur, rencontres, le hasard des moments virtuels qui deviennent réalité.

 

Je dois croiser enfin, oui enfin, cette personne cachée derrière un pseudo. Tant de messages échangés, de rires, d'émoticônes pour renforcer nos pensées, d'autres messages, pas de drague, mais des longues discussions, toujours et même parfois durant des nuits d'insomnies. Des interrogations, des entrées dans l'univers de l'autre, des questions et des réponses, parfois des silences, des semaines d'intenses activité, d'occupations ou de vacances, et toujours ce plaisir, le mot est juste car ce n'est pas une routine, de recroiser de nouveaux messages.

 

Alors nous avions pris le temps de nous connaître, malgré nous, sans cette quête d'un coeur, ni même de moindre volonté, ni d'un côté, ni de l'autre, juste une amitié du net. Plus qu'une relation car parfois des confidences viennent, passent, trouvent des réponses.

 

 

 

 

 

 

Se voir, un instant magique, presque redouté, pas souhaité d'ailleurs au départ. Chaque coin de la France ou du monde, le net est une toile trouble, opaque, mais les mots la traverse. Ainsi des émotions plus que des sentiments, nous en avons beaucoup échangé. Des rires souvent parfois des tristesses et des doutes, car cette proximité non envahissante et sans jugement a des avantages. Nous avons parlé, longuement parlé de tout et de nous. Par petites touches, sans trop de curiosité, mais finalement avec des indiscrétions, des joies, des folies passagères, des parenthèses joyeuses, sans aucun risque car nous n'avions jamais envisagé de nous voir.

 

Mais là, j'ai hésité avec mon image, que lui montrer de moi ? Chaleur d'été, jupe, escarpins ou ballerines, top, pas trop court, mais pas trop chaud non plus. Ne pas trop en faire. D'ailleurs, je ne le connais pas vraiment du moins physiquement. Un paradoxe à notre époque, car au début de nos contacts, c'était le jeu de deux pseudos sans visage. Longtemps d'ailleurs. Puis quelques photos, après des mois. Pas trop claires, juste d'ambiance, juste sur nos profils fb ou tw, des extraits de nous. Alors oui aujourd'hui, je ne cherche toujours pas à lui plaire, d'ailleurs cet homme est marié. Juste un ami virtuel devenant réel.

 

Jupe bleue ou jupe framboise ?

 

Comment sera-t-il ?

 

Les mots en vrai, des phrases sans le tempo et les corrections du clavier, des doutes. Est-ce une bonne idée de briser ce flou de nos corps réels ?

 

J'hésite encore. Ce rendez-vous peut-il changer un bout de moi, mon image dans ses yeux. Lui, moi, nous, deux amis. Nous verrons, nous nous verrons enfin.

 

 

 

 

Nylonement

 

 

 

texte publié sur un autre blog

www.absolue-feminite.blogspot.fr

 

 

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits, #Femmes - demain, #Femmes & Mode
Souffle chaud

Eté, chaleur, souffle du vent, le ciel bleu, tout est propice aux rêves, à cette liberté attachée aux vacances. Sous les parapluie de cette ville élégante, Agueda au Portugal, je vois les couleurs de la vie. Bleu, orange, jaune, rouge, blanc aussi, autant de teintes que possible pour cette initiative énergisante, touristiques aussi, des commerçants de la ville. 

 

Je puise un peu de couleurs car aujourd'hui j'ai le moral dans les sandales. Rien, un coup de creux, pourtant pas un lendemain de soirée trop arrosée, juste un coup de blues. Elle me manque, sans vraiment me manquer. Je ne pensais pas à elle ce matin, ni en ouvrant les volets sur la mer bleue, sur les quelques traces blanches des vagues dans cette immensité, ni en prenant ma douche froide pour raviver mon corps. En choisissant une de mes robes, en fouillant dans les tops et les jupes, soudain un flash, une envie de sa peau, de nos rires durant nos essayages, de la voir près de moi. Un vide, quelques souvenirs, des alertes de mon inconscient, le mal qu'elle m'a fait en partant, en annonçant la fin de notre amour. Dualité des pensées, troubles du désir, des souvenirs des vacances ici, il y a un an, de nos promenades main dans la main. Alors j'ai pris cette jupe, toute neuve, un bonheur en soldes juste avant de partir en vacances, une tenue inconnue de ses yeux, de ses mains, de ses sentiments.

 

Sur le chemin, le vent, mes jambes embrassant le soleil, les plantes grasses et les plantes débordant de couleurs, de fleurs, j'ai flané. Regardant le paysage, visant une crique pour me délasser, mon sac près de moi, mon esprit ailleurs. Tout en pensant au mot "fin", je revoyais les moments uniques, les souvenirs sublimes. Dans ma tête, son prochain anniversaire. Les années, les mois, les semaines communes. L'âge et les années n'ont pas d'importance. Seules comptent le temps passé en belle compagnie, car celui-ci ne vieillit jamais. Pourquoi ce trouble aujourd'hui ?

 

Je me suis assise sur des marches, un peu d'ombre, une pause pour oublier ce fil d'idées. Une souffle d'air, un parfum, un peu du sien, fleuri et sucré. 

 

 

Nylonement

 

 

Souffle chaudSouffle chaud
Souffle chaudSouffle chaud
Souffle chaud

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon & Lingerie, #Femmes & Mode, #Nylon & Mode
 

 

"Chéri, ce soir, c'est latex !" c'est avec un simple sms que je lui ai tout annoncé.

 

Dubitatif, il a dû rester devant ces mots, captés entre deux phrases d'une réunion, ou en tapant un rapport sur la croissance économique, bref en plein boulot. Une subite envie de préservatifs, des champignons suspects ou une quelconque démangeaison gracieuse qui fait que l'on porte sa main sans pouvoir se retenir entre ses jambes, non rien de tout cela.

 

Mais ce soir, j'ai envie de latex, cette matière si tendance que les podiums exhibent sous toutes les formes, en robe, en jupe, en body, en trench déstructuré, en lingerie même. Une curiosité dans un monde où tout évolue si vite, où l'on peut avoir peur de rater la dernière innovation, chaque minute, chaque heure, chaque jour. Le temps absorbe l'importance d'une mode. D'autant qu'il est inversement proportionnel au bonheur absolu mais très bref qui nous fera briller dans des discussions, elles aussi très brèves, tout aussi vite oubliées.

 

Je veux être in, devancer même la tendance car si les sites classiques de vêtements ou de lingerie, ne proposent pas de réelles déclinaisons, j'ai trouvé en quelques clics mon bonheur. Et puis c'est surtout en discutant avec une collègue un peu branché, un peu décalée, modeuse à ses heures, testeuse compulsive, c'est ainsi que nous avons disserté sur les matières, les classiques et les incongrues de la mode. Celle-ci semble fétichiste, bizarre même, étrange car finalement mal connue du grand public. Certains créateurs en ont joué, d'autres l'ont exploité sur scène en tant qu'artiste, finalement, le stretwear l'a adopté pour changer, pour ressentir l'enveloppe de la mode autrement.

Intimement ici, c'est mon choix, car les photos aperçues dans des magazines m'ont donné l'envie, oui un désir profond de toucher, de comprendre, de voir. Au final, d'essayer !

 

Une version moderne des dessous chics !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Folie me direz-vous au-delà de la curiosité ? Peut-être mais est-il raisonnable de porter des chaussettes dans des escarpins ? d'oser des mi-bas pour valider la couleur trendy d'une jupe coupée de travers ? d'avoir porter des uggs moutonnés et chaudes , et surtout moches ? d'oser les spartiates alors qu'aucun mannequin de magazines n'a encore réussi à les chausser avec élégance et splendeur ?

 

J'ai envie.

 

D'ailleurs si l'aspect sulfureux de la matière souvent mystérieuse pour beaucoup de gens, il est souvent lié à des préjugés sans aucun avis réel et direct, des rumeurs ou des lectures avec des stéréotypes tout faits. Certes auriez-vous été tendance en lisant les romans mum-porns, ou totalement perverse si vous l'aviez fait avant le grand coup marketing en trois tomes ? Comment juger sans savoir !

 

Alors j'hésite, j'essaye, j'écoute les conseils de la vendeuse, certes habillée en robe latex, tatouée, piercée, maquillée un brin gothique, mais avec une voix sublime et des propos justes en réponse à mes interrogations. La matière ? les tailles ? quel modèle pour débuter ? soutien-gorge et culotte ? string ? bas ? comment les enfiler ? les entretenir ? les stocker ?

 

Je suis étonnée de la variété des collections, encore plus par la douceur extrême de cette matière sous les doigts. Plus encore sur ma peau, c'est enveloppant, autant seconde peau d'une paire de bas nylon, soyeux, gommant les rondeurs, affirmant mes formes, marquant mes atouts voluptueux. Je suis conquise, sauf par le prix, mais une folie moderne n'a pas de prix, et puis c'est quand même plus sensuel qu'un i-machin, même avec un million d'applications inutiles. Je me sens bien dedans, et j'anticipe que mon homme va avoir les yeux dans une autre dimension.

 

Sourire, achats, sms. 

 

Vivement ce soir !

 

 

NYLONEMENT

 

texte publié sur le blog

www.absolue-feminite.blogspot.fr

Mots & Emotions

 

 

Voir les commentaires

Articles récents

Hébergé par Overblog