Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

Publié le par Gentleman W.
Caméléon souriant

Bell été, en prolongement de cette belle année. Le réveillon avait été l'occasion pour la soeur jumelle d'annoncer son futur mariage, pour mon frère et sa femme de retenir sans vraiment l'avouer qu'ils avaient programmé le deuxième petit enfant, mes parents étaient réjouis. Une semaine annuelle, entre Noël et le début d'année, que nous passons si possible, tous ensemble, les parents, les enfants, maintenant un petit en plus, les tantes, les oncles plus vieux et même une grand-mère. Un moment fort que je trouvais lourd, pesant, inutile même quand j'étais ado, quand je faisais mes études en voulant suivre mon petit ami du moment au ski, en amoureux. Ma mère m'avait même calmé d'une bonne claque un jour où j'en faisais trop, je refusais de venir dans cette belle maison, enfin çà c'est le passé. Et cette année magnifique, avec la semaine dernière, mon chef, un type froid, dotée d'une motivation à former la meilleure équipe, me demande de rester en fin de journée. Direction un de nos restaurants, pour discuter, pour prendre le temps enfin de se parler, j'avais suivi, intriguée.

 

Là, une table magnifique, des clients avec du champagne, et nous dans un coin à observer les lieux. En commentant les serveuses, la longueur des jupes, la hauteur des talons, la netteté des chemisiers blancs, la qualité des sourires, la ponctualité des plats dans le regard de chacune des tables, nous avons mangé, discrètement ou presque. Les collaborateurs connaissent peu nos têtes, nous, mon chef et moi, faison partie des managers, les financiers du siège dans le langage des employés. Inconnus sauf lors des négociations de salaires, très rarement ou lors des fin de contrat, le mauvais rôle vu d'ici. En fait, notre département cherche à optimiser la qualité de produits, l'innovation dans les recettes, le ressenti des clients pour qu'ils reviennent, nous sommes le marketing produits, loin des finances et des ressources humaines. Après nos observations, tels des clients mystères en charge d'évaluer les lieux et la qualité, nous avons partagé un énorme dessert offert par le gérant, en fait un ami de mon patron.

 

Et dans la discussion, il m'a glissé une idée. L'envie de nous fondre durant les prochaines semaines dans les équipes de terrain. Tous les postes de cuisine, le service en salle, la plonge, le nattoyage, l'accueil et même le voiturier, pour comprendre les processus, encore mieux les appréhender. Ainsi nous saurons comment fonctionne en réalité nos restaurants, mieux que toute théorie des feuilles excel et avec plus de pertinence derrière les chiffres. Ainsi je vais occuper différents postes, moi, ici dans ce restaurant, puis dans d'autres, jusqu'au poste de gérant adjoint pour savoir comment nous pourrons améliorer notre savoir-faire. Plus ou moins, nous ajusterons les leviers de notre performance. Un nouveau défi, un peu fou, très caméléon, très à ma mesure d'improvisation et de pragmatisme derrière mon ordinateur. Je suis folle de joie, un mission pas vraiment secrète mais polymorphe, je vais voir mon travail de l'intérieur, une expérience rare, palpitante.

 

Bilan, depuis dix jours, après les vacances, je suis motivée par mon retour, par ce nouveau départ qui n'en ai pas un, par ce challenge d'avenir. Super ! Je ne quitte plus mon sourire. Vive la fin des vacances, je ne tiens plus. Sourire encore. 

Caméléon souriant
Caméléon souriant

 

Nylonement

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon Passion, #Nylon 2000..., #Nylon & Mode
Bas Nylon & Volupté

Comment un accessoire aussi fin peut-il dégager une force glamour aussi incontestable ?

 

Atout de féminité, le bas nylon est à la base un simple moyen pratique de couvrir les jambes des femmes, contre le froid, pour éviter peut-être la nudité d'un regard et surtout pour compléter une tenue de mode. Robe ou jupe, le voile délicat enveloppe la jambe, naturellement de la pointe de pieds, laissant sa transparence suggérée le vernis parfait des ongles, se cale derrière la cheville pour ponctuer sa verticalité d'une couture droite, là juste derrière le mollet, embrassant au passage le genou, galbant le début de cuisse, absorbant les possibles défauts de peau, de muscles ou de carnation, cintrant la cuisse en son milieu, attendant sa fin dans un double revers, lié sous tension avec les jarretelles. Quelques grammes, presque rien !

 

Avec de plus ce jeu soyeux de la présence à fleur de peau, quasi invisible, presque présent, totalement sensuel aux plus tactiles, la main inconsciente et heureuse de sa féminité, caressant négligeament le dessus de genou, comme un doudou personnel, une douceur presque intime, une caresse souhaitée, mais aussi la main de cet homme, cet amoureux, d'abord présente et pressante, cherchant la chair, souhaitant lui aussi le voluptueux, finalement conquise par la délicatesse sans épaisseur mesurable, par ce toucher ressenti, inégalé, maintes fois répété et séducteur. 

Invisible deux fois, sous vos yeux, sous son regard, sous votre main, sous les siennes, plus encore dans cette envolée ascensionnelle d'un esthétisme parfait. Là entre le talon, vertigineux lui aussi parfois, pour accentuer le raffinement, la jambe et son complice le bas nylon, grimpent vers les cieux, assurant la silhouette, marquant encore leur présence par une teinte légère sur la peau, ou une couleur plus vive, plus audacieuse d'une féminité assumée, et puis disparaissent. Mystère absolu ! 

 

Jupes, robes, tuniques, notre regard s'accomode du tissu et de ses couleurs et perd ses repères pour rebondir sur des hanches, sur sa taille, sur son buste mais sans réponses sur ce voile si léger.

 

Le bas nylon ponctue de glamour vos jambes, pour me rappeler que vous aurez toujours une part de mystère, que vous posséderez toujours les clefs de votre sensualité, au gré de votre mode quotidienne, avec ce simple accessoire. Pour savoir, il faut être sage plus que curieux, pour vous aimer, vous respecter encore plus avant, pendant, après ce regard envoûté par cet artifice charnel.

 

 

Nylonement

 

 

Bas Nylon & Volupté

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon 2000..., #Nylon & Mode
Bas nylon nude, une touche de discrétion sur vos jambes

Bas nylon nude, une touche de discrétion sur vos jambes

Osez la couleur !

 

Certes la chaleur force l'oubli d'une paire de bas nylon, mais la finesse extrême existe avec des véritables merveilles de 7, de 9 ou 10 deniers, quasi invisibles, comme un nuage ou une vapeur aérienne enveloppant vos jambes.

Celle-ci seront bronzées voire caramélisées par le soleil, chacune son choix, mais d'autres plus prudentes, plus sages ou par choix, garderons une peau de porcelaine, blanche ou très claire. Dans tous les cas, il est bon de choisir une couleur adéquate, une teinte soleil, un rappel de gazelle, une touche de melon plus orangé, une vapeur cosmétique à fleur de peau.

 

Cependant, l'été et les couleurs, les robes imprimées si tendances, les longues robes blanches, les petites robes noires, bref toutes les modes suscitent un bonheur de couleur, de jeux divers avec les accessoires, avec les regards. Alors OSEZ LA COULEUR !

 

Vous n'avez jamais pris ce recul, juste une fois avec un collant opaque, en plein hiver tout gris, une couleur intense, ou juste un vague essai de prune avec votre manteau et vos bottes. Vous avez peur de ce choc visuel, de cette force qui semble réserver aux magazines de mode, aux folies d'un photographe sous extasy, aux volontés vulgaires d'un directeur artistique alcoolisé. Rien de cela, juste des fantaisies, une nouveauté, une première fois.

 

Juste un cap à passer, un regard dans le miroir, un conseil demandé à votre mari, un retour attendu auprès des copines en vacances avec vous, là, enfin, vous oserez les bas de couleur. Une touche raffiné avec le bleu ou certaines teintes de rose, un choix spectaculaire ou du moins peu classique avec le ver, le jaune ou même le orange, une accroche sulfureuse et énergique avec le rouge, avec le rose tyrien, avec toutes les teintes saturées, bien colorées. Violet, prune, bleu cobalt, rouge léger ou clinquant, vous serez probablement attractive, objet de regards intrigués, surpris, vite conquis aussi, charmés avec discrétion, jalousés pour cette impertinence. Changeons les habitudes, devenez la belle d'un soir, au restaurant, en terrasse, avec ce petit plus qui fait de vous la princesse en tunique légère, en escarpins voltigeurs et en bas de couleur.

 

L'été est un manège dynamique de couleurs, vous serez un second soleil.

 

 

Nylonement

Gio Electric Blue

Gio Electric Blue

Rose poudré

Rose poudré

Gio Plum

Gio Plum

Green Princess

Green Princess

Rouge & Noir by Secrets in Lace

Rouge & Noir by Secrets in Lace

Rouge amour !

Rouge amour !

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits, #Femmes & Mode, #Femmes - demain
D'antan ou d'aujourd'hui ?

Lumière d'été, ciel entre bleu et gris, la météo joue avec le soleil et les nuages. Une fraîcheur nouvelle, une pause plus légère, moins accablante en température, surtout dans la ville, une nouvelle bouffée d'air, je bois un verre en attendant mon compagnon. Nous sortons ce soir, un anniversaire, une occasion, juste le plaisir toujours souriant de se revoir, de s'aimer, comme au premier jour.

 

La café s'anime, les couples sortent, des amis se croisent, des solitaires s'ignorent dans un livre ou un journal, pendant que quelques célibataires observent les hommes ou les femmes, en quête d'une personne parfaite, d'un coup de foudre peut-être. Une vieille dame se lève, doucement se faufile vers les tables, pour trouver probablement un lieu d'aisance, non finalement elle s'arrête près de moi.

 

"Bonjour jeune dame, quel âge avez-vous ?" je reste surprise de sa politesse, de son ton direct, de son regard bleu clair entre deux rides. Plus encore de cette question curieuse pour une inconnue. 

 

"Bonjour, pourquoi cette interrogation ?"

 

"Je vous regarde depuis votre arrivée. Oui je prends mon thé ici, tous les jours, ou presque, depuis des années. La mode défile devant moi, mes souvenirs avec. Surtout avec une aussi belle robe. Pas de votre époque, il me semble !" avec un sourire malicieux. " Je peux m'asseoir, mes yeux sont plus vifs que mes os."

 

"Prenez place." sourire en retour "Je suis une une nouvelle trentenaire depuis peu,mais j'aime les belles robes surtout pour sortir. Comme ce soir. Alors j'ai des modèles récents, des petites robes noires, intemporelles, fluides ou strictes, moulantes ou pleines de froufrous. J'ai hérité de cette folie vestimentaire dans ma famille, de mère en fille, de grand-mère en petite-fille aussi. Cette robe a été refaite avec des coupons et un peu de couture récente, mais aussi des mousselines d'antan. Mais je me sens si bien dedans, elle n'a pas d'âge."

 

"Vous rayonnez de féminité, un soupçon des années 40, 50 même, vous êtes la plus belle de ma journée, voire de la semaine et même de ce mois de juillet, si chaud. J'ai tant vu de touristes, de femmes en short, de sandales plates, des claquettes moches, des tee-shirts informes, des tenues de plage dans la ville. Même pour un café chic, j'avais l'impression d'être dans un fast-food. La mode se perd. Les plus jolies ici sont les avocates du cabinet voisin, des amies avec lesquelles je partage mon thé parfois. Toujours en tailleur, souvent avec de belles chaussures. L'une d'elle s'achète toujours des talons hauts à chaque affaire gagnée, et cette année, elle en change chaque semaine." rire " J'aime voir la mode vivante, pas celle des magazines, des belles et des élégantes comme vous."

 

"Merci."

 

"En vous voyant, j'ai même douté, croyant voir une page en noir et blanc, un mirage ou un effet d'un coup de soleil. Je vieillis mais j'avais bien vu, vous étiez là, immobile avec votre sac à main, cherchant un visage, puis entrant dans la salle. Je suis là rarement aussi tard, je ne croise pas forcément les femmes qui sortent le soir, mais je suis heureuse. Je tenais à vous le dire, vous avez avec cette robe, une allure naturellement raffinée. Félicitations." en se levant, elle ajouta " Heureux à notre époque, l'homme qui sera  apprécié votre tenue, votre charme complet, de ce chapeau, en passant par votre rouge à lèvres, votre robe, votre étole, vore démarche."

 

"Merci encore." les joues rouges de bonheur face à ces compliments imprévus, si joliment déposés près de moi, je restais émue.

 

"Vous avez enchanté ma journée, je vais retourner chez moi, en pensant à cette mode, à mes souvenirs, à cette nostalgie d'antan."

 

Au loin, il poussait la porte, me faisant signe.

 

 

D'antan ou d'aujourd'hui ?

 

 

Nylonement

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Femmes & Portraits
Voyage d'été

Le soleil caresse les fleurs, une couronne, une stèle froide de granit. Elle repose là maintenant. 

 

Hasard du vide, avec une famille actuelle où certains enfants, petits-enfants vivent aux quatre coins de la France, du monde même, avec en bonus les vacances, personne où presque n'a voulu changé son programme, envoyant des excuses pour absence à la cérémonie. Notre grand-mère, arrière-grand-mère même n'a eu que quelques amies locales, quelques proches et moi derrière elle. Etrange sensation quand on connaît sa gentillesse, sa présence et ses bras ouverts, ses câlins et ses douceurs culinaires, chacun de nous a pourtant savourer ses flans onctueux, ses madeleines, ses confitures uniques, ses moments dans la cuisine ou autour d'une table. Une femme toujours prête pour les grands repas de famille, pour écouter les chagrins et les amours des enfants, des jeunes filles, des garçons. Son regard noisette perçait sans blesser les doutes et les absolus de chacun, guidait les pas suivants avec sa sagesse.

 

Aujourd'hui la maison prend l'air, je suis seule, ici chez elle, j'ai décidé de libérer les pièces des esprits coincés par le temps, les générations. Toute la maison avec ses fenêtres ouvertes, le jardin passant par la porte d'entrée pour aller vers le potager derrière, par la porte de la cuisine, des courants d'air, des souvenirs nombreux. Une grand maison blanche, posée dans un coin de nature, un lieu de repos depuis sa retraite, mais aussi une vie active, des guerres, des enfants, des mariages, des divorces, des repas et des fêtes. Nous avons tous des photos , en toutes saisons, je les ai étalées sur la table du salon, immense, remplie de toutes les générations, en couleur et noir et blanc. Miracles de voir des parents petits, des enfants inconnus, du moins, je ne peux mettre un prénom dessus, des militaires, des paysans, des fêtes locales, des mariées, des chevaux et des jardins, des couleurs seventies, des tenues de tous âges, je voyage depuis deux jours dans ma famille. Sans leur présence, sans leurs commentaires aigris pour certains, sans leurs rires non plus face à nos sourires figés d'autres décennies, je classe au mieux, je vais ranger tout cela dans un boîte à chaussures, les numériser pour tous, enfin pour ceux qui souhaiteront connaître le passé.

 

Je ne suis pas nostalgique car c'est simplement une partie de moi, plus qu'un gène, une tranche d'histoire.

 

Et là-haut, j'ai ouvert des armoires, des lieux interdits quand j'étais petite, pour éviter que nos jeux abîment les meubles, les lits, les armoires. Des endroit oubliés quand je venais moins souvent dans ma période adolescente, préférant la ville à la campagne tranquille, paradoxe d'un âge. J'ouvre les portes, j'ouvre les armoires, les commodes, tout est là, l'odeur de la lessive, des bouquets de lavande maison et un peu de renfermé. J'aère les lieux et les esprits.

 

Sur une tringle, posées, des robes, des années 40 à 70, trente ans de mode, du fait maison, avec de petits moyens, une robe de mariée (à qui appartenait-elle ?), des robes provenant de petits magasins, du village ou de la ville. Je regarde, je la vois dedans, le souvenir des photos vues hier soir, avec ce modèle, elle a tout conservé. Là une robe fifties, corolle et froufrous d'origine, blanche dessous, des pois dessus, je ne peux résister. Je me glisse dedans.

 

J'adore traverser le temps, je ferme les yeux, je les ouvre face au miroir, elle est encore là, à travers moi, nos traits communs, cette robe.

 

Nylonement

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon Passion, #Nylon & Mode, #Nylon 2000...
 

 

 

 

C'est l'été, il fait chaud, même très chaud l'après-midi. Canicule un mot vite lâché dans les informations, le soleil est là, bien installé au-dessus de votre terrasse, de votre jardin, de la plage ou de vos balades. Ses rayons picorent chaque centimètre de votre mode. Et vos jambes aussi.

 

 

Et là, au gré des discussions, une phrase, non deux, reviennent à mes oreilles :

"Il fait trop chaud pour porter des bas !"

"De toute façon, les femmes ne portent pas de bas, des collants fins, et actuellement rien du tout."

 

Deux affirmations, comme des éléments récurrents de la mode, une pointe de critique, des préjugés avec, les avis sont divers, je les respecte mais parfois je ne peux les partager. A chacun, chacune surtout ses convictions, ses affirmations, ses jugements définitifs malheureusement aussi, mais aussi et plus sereinement ses échanges d'idées.

 

 

 

 

 

BAS GERBE

 

 

Certes quand l'astre solaire pique de ses dards et de mille feux en bonus, les visages, les épaules et les bras, les cuisses et les mollets, le corps entier, tout cela se ressent, pèse de toute la chaleur absorbée, difficilement évacuée. Quand la température dépasse la résistance propre à chacune, variable dès vingt degrés ou dès vingt-cinq degrés, voire plus, les bas peuvent naturellement rejoindre leur pochette, leur tiroir ou leur satinbox.

 

Chacune sait ressentir le moment adéquat pour laisser ses jambes libres sous le soleil, ou juste à l'ombre. Chacune décide d'ailleurs de les laisser bronzer ou pas, pour avoir une teinte caramel léger ou plus prononcée. Une liberté de mode, souvent accompagnée de robes et de jupes, car l'été lance souvent un appel à la légèreté pour respirer plus aisément cette belle saison. Elégance nouvelle car certaines n'osent montrer leurs jambes en d'autres saisons, fidèles aux pantalons, tandis que d'autres portent uniquement des jupes de toutes longueurs, avec des deniers plus ou moins importants.

 

Pour la première affirmation, oui la météo, la température oblige parfois à oublier les bas, à libérer volontairement les jambes pour les bises des rayons de soleil. 

 

Pour la seconde, ma réponse, ma vision commune avec beaucoup d'amies, de relations et de lectrices est différente. Je reste conscient de l'omniprésence du collant, quand les températures s'y prêtent (sinon relire les lignes précédentes) depuis son invention, depuis son adoption inconsciente par plusieurs générations de femmes pour son confort, son pratique et son effet mode sur les gambettes, en complément de leurs tenues. Mais sans militer aveuglément, et sans limiter mon regard à mon entourage proche, je suis certain qu'il existe un faible pourcentage, mais un réel engouement actif pour les bas. Bas jarretières ou bas pour jarretelles, le débat méritera un ou plusieurs autres articles, ou de piocher dans mes écrits des cinq dernières années,

 

 

 

Je finirai sobrement sur cette dernière photo, qui traduit avec un sourire, un espoir fétichiste peut-être (du moins aux yeux de certains), mais plutôt une vision artistique de ma passion pour la mode, pour la lecture et l'écriture, plus encore pour les mots et les bas nylon.

 

 

 

 

 

 

Nylonement

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité, #Femmes & Mode
Kate Upton

Kate Upton

Comment ais-je pu tomber amoureuse de cet homme ?

 

Certes quand il est arrivé à cette soirée, les copines, voyant mes yeux collés sur lui, m'ont expliqué qui il était. Bon parti né avec une cuillère en argent dans la bouche, de belles études dans des universités internationales, beau gosse (çà je le voyais, je ne le quittais d'ailleurs plus au milieu de cette foule, de cette terrasse privée !), une carrière dans les médias. J'avais aperçu ce type entrant dans la lumière, comme dans une publicité, là dans cette soirée d'été, invitée par hasard de copinage pour me détendre entre cocktails et musique pop-électro, je buvais avec le regard perdu dans le ciel étoilé. Lasse des récentes chaleurs d'été, je promenais mes talons hauts, ma tunique blanche et turquoise sur peau bronzée dans une fraîcheur retrouvée, je vivais la plage mais en centre-ville. Rien de spécial, je ne connaissais quasiment personne, et l'ambiance portait vers une prolifération de marques, de bling-bling assumé, de cris enthousiastes (mais faux) d'amitié, de grands déballages de bonheur avec un snobisme suspendu. Ici chacun discutait avec une voix off soit ailleurs dans d'autres pensées, soit en pleine somnolence intérieure face à ces échanges insipides. 

 

Avec mes amies, le trait d'union qui m'avait ouvert cette terrasse, j'oscillais entre cette flûte de champagne rosé et quelques fraises dedans, mes talons et mes hanches dans le rythme musical. Ponctués de son arrivée. J'ai écouté le CV, j'ai misé direct sur lui, et pourtant il semblait si loin de mes goûts. Simples d'ailleurs. Littérature, bons films, un peu de blogging, des sorties au restaurant avec des copains de lycée, d'études de premiers boulots, des gens sincères, des amitiés réelles. J'aimais mon petit studio, mon nouveau job de création dans le design, ma discrétion sauf les jours de folies vestimentaires, ces jours où la mode me faisait vivre dans le corps d'une autre. Simplicité avec un peu d'excentricité, mais aucun snobisme avoué, aucun penchant non plus pour les princes charmants, beaux, riches, avec belles bagnoles et grosses montres. Je rêvais de confort, de bonheur quotidien avec un amoureux, des tartines, du thé, un jus d'orange, un chat, un lit, un canapé, une voiture d'occase pour les vacances.

 

Et là, le lendemain, j'avais juste un drap sur moi, une baie vitrée immense donnant sur la mer, le ciel bleu. Splash. Une vague, de l'eau, un corps en mouvement, une piscine en prolongement de la terrasse en bois. Lui. Je me suis souvenu de ce voyage, de ce regard avant de tomber dans ses bras, de ses paroles, de nième cocktail avec la vue sur les toits de cette ville, puis de son cabriolet, de mes jambes nues sur le tableau de bord, de nos rires dans la nuit, sur l'autoroute, vers ce lieu. Après les souvenirs sont plus confus. Nuit, sexe probablement, amour pas vraiment, le prince charmant était fatigué, l'alcool n'aide jamais sauf dans les films.

 

Enveloppée du drap blanc, ne discernant pas ma robe, ni aucun sous-vêtement dans la grande chambre, je suis allée vers lui, dehors, près de l'eau bleue.

 

"Tu piques une tête, rien de mieux pour commencer une journée."

 

Seule ma montre sur mon bras. Nous étions déjà en début d'après-midi, nous avons nagé, refait l'amour, mangé des fruits de mer, profité de ce lieu. Mais après deux jours, j'avais l'impression d'être loin de moi, dans un luxe inadapté, sans plaisirs vrais. Une prison d'été.

 

Prison d'été
Prison d'été
Prison d'été

 

 

Nylonement

 

 

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