Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - demain, #Féminité & Féminisme, #Femmes - vous
Robe rouge
Robe rouge
Robe rouge

Leurs regards, leurs interrogations, si nous avions été dans une bande dessinée, j'aurai pu voir apparaître des grands points d'interrogation au-dessus de leurs têtes. Surprise et surtout l'éternel jeu des cases voire des préjugés, j'ai changé depuis ma dernière visite dans la famille. Car comme toujours le cycle naturel des cérémonies nous avait éloigné, car il n'y avait plu de naissances dans la famille, même chez les cousines germaines, encore moins de baptêmes ou de communions, le temps réunissait les grands, les parents, les adultes uniquement pour les enterrements. Depuis deux ou trois ans les mariages avaient ravivé le carillon des fêtes, de la foule, des retrouvailles. 

 

Mais je n'avais pas envie de me précipiter pour le revoir. Mes études en province, les longues révisions, la fatigue après les dîplomes, j'avais pu éviter leurs présences en filant en vacances avec des copines, loin de tout. Vacances, puis petits boulots d'été pour dépanner une amie qui créait sa petite entreprise, un job de marketing loin de mes objectifs profesionnels comme juriste. Je savourais le début de ma vie de jeune adulte, mon studio depuis un an déjà pour écourter mes déplacements vers les bancs de l'université, et aussi vers mon alternance, un cabinet à l'ambiance pro et de taille humaine. Je profitais de tout cela pleinement avec des sorties entre amis, des moments théâtre et danse. Des spectacles qui me libéraient comme les livres, un autre monde, des instants privilégiés, un peu de rêve. D'ailleurs ma vie souriait depuis la découverte d'une nouvelle, sur un blog, des mots justes, un atmosphère acidulé, parfois féminin, parfois féministe, surtout drôle. Une blogueuse, une vie proche de la mienne, des complexes, des doutes, des amours, des hauts et des bas, j'avais suivi les mots, pris des décisions pour moi. Des choix de vie, de nourriture, de silhouette, avec mon seul regard sur moi, mon miroir, le plaisir de changer, de refuser le regard des autres, d'être moi. D'assumer un peu, mais surtout de vivre comme je voulais être, cela voulait aussi dire d'ouvrir les yeux sur moi-même. Une rencontre, une psy, des vérités, des blessures mais surtout des fausses évidences, des carapaces faussement  confortables, j'avais dû comprendre mon parcours, ma vie d'adolescente, mon corps. Elle m'avait fait dire ce que je refusais de m'avouer, elle m'avait emporté dans un tourbillon de reflets, d'images du passé, de maux dans lesquels je m'étais conforté. Et après avoir appuyée sur les douleurs, elle m'avait donné quelques clefs, surtout elle avait mis en avant mes forces, ma réalité, mon corps en pleine révolution, mon envie de féminité, mon envie d'être enfin moi, avec en premier lieu mon regard, avec une vision honnête. 

 

Et naturellement j'avais changé, en prenant soin de mes jambes, mon premier atout fort, de mes fesses ensuite, de mon ventre en perdant des kilos, simplement comme amoureuse de mon nombril soudainement. Remodelant  ce renoncement, arrêtant cette facilité à enfiler une carapace devenue inutile, choisissant mes courbes, acceptant d'être non pas une autre mais bien la véritable de moi-même, plus mince sans être non plus en creux, avec des formes, sans être en excès de rondeurs. Quel bonheur, car j'ai retrouvé même en faisant un peu de sport, une joie intérieure, vite reprise par mon entourage pro, pourtant des personnes qui ne m'apercevaient que si peu. Des compliments, des sourires, du bien-être tout simplement.

 

Alors là, aujourd'hui, je ne me suis pas privé de venir, pour le mariage de ma cousine préférée, pour la voir avec son mari dans l'église, dans sa robe blanche, sur les marches et sous le soleil de plomb d'été, pour faire la fête. La famille se dit bonjour, découvre que les garçons et les filles ont bien grandi depuis la dernière fois. Les souvenirs, les photos échangées par le net, les vieilles blagues, les repas, la nostalgie et le constat. Les petits cousins devenus aussi grands que des basketeurs, les cousines maintenant enceintes, la  petite princesse choucoutée par tous dans le passé, modèle familial de barbie, présente aujourd'hui avec ces tatouages et sa petite amie, les murmures, les éclats de rires, la foule des grands jours, la famille au complet. Moi et ma robe rouge, courte pour dévoiler mes jambes bronzées perchées sur des escarpins sublimes. Leurs regards auxquels je ne donne que cette vérité. Rien de plus, juste des sourires vers la mariée.

 

 

Nylonement

 

Gentleman W

Robe rouge
Robe rouge
Robe rouge

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon Passion, #Nylon & Lingerie, #Nylon & Mode
Bas nylon d'été

La chaleur douce de l'été, mais aussi les intenses moments où le soleil nous tombe dessus, imprégnant nos corps d'une sueur collante, nos coeurs d'une pression supplémentaire. La belle saison est là, une petite maison, les volets bleus fermés, une unique fenêtre ouverte, côté ombre, pour sentir le souffle léger du vent de la mer, les pauses s'allogent à moins que cela ne soit nos corps.

 

Canapé, hamac, transat en terrasse, tout est chaud, mais le soleil est bien là avec cette lumière qui nous avait tant manqué. Des magazines, des livres surtout, entassés, tous marqués d'une carte ou d'une feuille avec un dessin original de mon homme, ils attendent une possible lecture, rien ne presse, le temps est un formidable trésor à déguster lentement en vacances. Sagement aussi, même si la sagesse a une définition variable et parfois sensuelle. Robe d'été, jupe courte, toujours trop longue pour cette température prenante, juste en dessous blancs, la peau à l'air, j'aime vivre ainsi, simplement.

 

Ce soir, une sortie prévue, un restaurant, un duo amoureux dans une crique, une paillotte d'une sobriété déroutante, mais des grillades exceptionnelles, des poissons, des langoustes sorties de l'eau, coupées en deux, grillées avec le thym puisé entre deux rochers derrière la barraque. Quelques chaises, un vieux marin barbu et grincheux au bar, une jeune serveuse souriante, du vin frais dans les verres, le ciel bleu, les parfums du barbecue et de la garrigue toute proche, rien ne peut nous perturber. Du bonheur au naturel, ici on mange avec les doigts, on rit, on boit, on refait le monde, on s'embrasse.

 

Mettre des bas ce soir, pour mon plaisir, pour le séduire, sous ma jupe patineuse, j'hésite. Pourtant une paire d'un blush poudré attend dans le frigo, pour déposer une fraîcheur nouvelle sur mes jambes. Prenons le temps, l'après-midi ne fait que commencer !

 

 

Nylonement

 

Bas nylon d'été

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Nylon & Lingerie
la légende du Bikini

BIKINI, une révolution pour se baigner lancée en 1948, dans le mouvement de joie et de sérénité (partiellement retrouvée d'après-guerre, les restrictions sont encore là, ne l'oublions pas!), dans le swing de la mode et du new look de Christian Dior.

 

Cette année le BIKINI a 70 ans, une maturité et en même une éternelle jeunesse, car ces deux bouts de tissus ont une histoire oubliée d'une part, souvent confuse dans nos esprits, et plus encore souvent rattachée à quelques photos récentes de midinettes, de starlettes et de top modèles.

 

Alors cet ANNIVERSAIRE du BIKINI se devait d'être complet, tant dans la forme que dans le fond, avec des expositions (un article prochainement) et surtout un superbe livre.

 

Un beau livre, écrit à quatre mains par deux passionnés, deux érudits de la dentelle, des froufrous et des matières douces à fleur de peau, car ils sont experts en lingerie vintage. La délicieuse Ghislaine RAYER avec sa collection unique de lingerie, de dessous chics les plus rares, ses modèles impeccables comme neufs qui retracent l'histoire des sous-vêtements, elle nous délivre dans ce beau livre des modèles, les premiers, les décennies suivantes aussi. Mais ce duo existe avec Patrice GAULUPEAU, journaliste, passionné intarissable sur les anecdotes et surtout les vérités du monde bouillonnant de la lingerie, il partage ici les mots, un récit presque un roman sur les origines du BIKINI.

 

Car je ne vous en dévoilerais pas plus, je glisserai juste le nom de Louis REARD, génial ingénieur, inventeur officiel du BIKINI, homme de marketing, amoureux de la sensualité aussi, un parcours peu classique. Mais ce livre vous permettra de croiser des photos nombreuses, une riche iconographie, de publicités d'époque, des jolies silhouettes avec les premiers modèles et les suivants, les évolutions, les règles pour bien connaître les différents modèles de l'ART du BALNEAIRE.

 

Un livre indispensable, pour vous, pour vos amies, à offrir et surtout à s'offrir !

 

Commandez-le ici ou ailleurs

BIKINI la légende

70 ans de BALNEAIRE

https://www.amazon.fr/Bikini-l%C3%A9gende-Ghislaine-Rayer/dp/2749929393

 

Prochainement les liens pour les expositions parisiennes et lyonnaises, et peut-être un interview des deux auteurs.

 

Nylonement

la légende du Bikini

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Publié le par Gentleman W.
Debout, toujours debout !

Naturellement, j'aurai pu croire en cette horrible histoire comme un scénario improbable d'un metteur en scène pris de folie. J'aurai oublié aussitôt son désarroi destructeur en appuyant sur les boutons de la télécommande, face à l'écran noir.

 

Mais je n'ai vu que l'horreur; l'effroi, le sand des hommes et des femmes, celui aussi des enfants. Une abomination, une de plus dans notre monde malade, une folie inhumaine aux conséquences indicibles, les mots pourraient manquer pour qualifier la terreur d'un acte immonde.

 

Alors j'ai serré mes mains, mes poings, pour contenir mes mouchoirs et surtout mes larmes débordantes. J'ai prix plus encore, plus fort encore, ces coeurs que j'aime, ma famille, mes amies, mes ados.

 

Moi qui ne croit qu'en l'amour des autres. Idéaliste, optimiste troublé, je crois en certains gestes simples, en ces mots doux qui rassurent, encouragent, s'embrasent d'une belle étincelle de lumière. J'aime partager les émotions debonheur, avec mes proches, avec des amis, parfois aussi des simples sourires avec des inconnus. Un message vrai, naturel, animal dans notre communication entre individus, respectueux. Je crois en ce simple jeu facial positif vers les autres qui majoritairement renvoit d'autres sourires.

 

Et pourtant les doutes et les épreuves, je connais, mais je crois encore plus à une belle vie, pleine de glamour, pleine de belles, de très belles intenations et attentions envers les autres.

 

Aujourd'hui il fait soleil, enfin.

 

Malgré tout, il fait noir, une nuit de sentiments perdus, de confusion, des vagues de haine, des larmes trop nombreuses, des morts et des blessés, des familles en détresse pour toujours, foudroyées pour leur futur. Une trop longue éclipse.

 

Mais nous sommes debout.

Encore !

Toujours debout !

 

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode
Mode démodée, sans goût !

Attention soldes en cours, afflux de flots incontrôlés d'hormones acheteuses, tsunamis de toutes parts derrière les vitrines, dans les portes ouvertes et au final dans les rayons, pour une noyade assurée dans les cabines d'essayage. La mode est là, en overdose de joie, de coups de coude, de choix limité ou au contraire à profusion, sans limites.

 

Mais après les chaussettes dans les escarpins, les imprimés à faire déprimer un caméléon écossais, achetés et déjà oubliés dans le fond du dressing, le retour non-gagnant de la jupe-culotte si féministe et si peu valorisante d'une silhouette de femme, je suis les tendances en feuilletant les médias au féminin avec un esprit curieux mais circonspect. Presse papier ou blogs nombreux sur le net français ou international, je pose mes yeux, je lis et surtout je doute. Le goût reste personnel certes.

 

Le snobisme est-il le complément naturel de la bêtise dans la société actuelle ? avec le temps de la futilité, où la mode semble se perdre. Alors quand je vois les nouvelles et folles idées pour la prochaine saison, dans notre monde si rapide qu'il met en avant l'hiver en plein mois de juillet, les soldes avant même le début de la saison, sans réel équilibre avec la météo, bonne ou exécrable de l'instant. Je savoure le présent, je m'arrête.

 

Parfois même je trébuche hors de la mode, dans d'autres tendances. Le champagne avec des glaçons, après la version avec des pailles de couleurs pour l'été. Les petites robes fluides en terrasse ou dans le lounge-bar vont jouir. Rien de moins. Plus que les conjonctivites données par les photos floues de mode, même si j'ai des hauts le coeur encore et toujours avec les mi-bas, parfois des vomissements incontrôlables face à cette faute de goût, quelques soient les jambes associés. Là face à cette publicité, reprise plus loin par un article dithyrambique sur la plage et les nouveautés incontournables de cet été, j'ai vu la buée, la flûte et dedans, des glaçons dans un champagne rosé. Une hérésie totale. Une abomination. Une oeuvre du diable en personne. A moins que cela ne soit un buveur d'eau plate ...

 

 

Mode démodée, sans goût !

 

Epucrien je suis, et les bouteilles de champagne ont longtemps été les fidèles de tous les moments festifs ou amicaux. Toujours disponibles par caisses entières pour les classiques, dans de belles boîtes pour les cuvées d'exception, pour les millésimes charmeurs, avec même un stock rare de vieux millésimes, pour se réjouir de la vie, pour fêter des évènements et aussi des non-évènements, pour partager un peu de folie, de bonheur et d'insouciance. Parfois en magnums, en jéroboams, non pour le bling-bling mais pour doubler, quadrupler, démultiplier les flûtes et les sourires.

 

Alors non, Non, NON, définitivement NON ! Le froid est utile pour rafraîchir les cuvées, mais pas trop. Même sur une plage de sable blanc, dans une crique secrète d'eau bleue saturée, entourée de cactus et d'iguanes sur des falaises brûlantes, avec mes amis et membres officiels du Champagne Curaçao Club, et sous un soleil de plomb, jamais de glaçon dans le verre. Autour de la bouteille, en masse pour jouer de la thermodynamique entre les matières, mais uniquement pour assurer un confort de dégustation, de joie et de bulles fantaisistes avec nos neurones enthousisates. Jamais le froid, le gelé, le glacé, le congelé n'ont rêvélé les parfums des cépages, du travail long de maturation du vin. Encore moins en diluant avec de l'eau (pure ou non...) dans le liquide d'or. Jamais les bulles collées par les aspérités minuscules de ce bout d'iceberg ne sauront affirmer le plaisir du vin le plus souriant du monde, même sous le soleil le plus fort. Même sur un yacht d'ailleurs.

 

Si le marketing aspire à nous faire rêver, à moderniser aussi, à nous emporter dans une réalité plus féerique que notre vie, pour une fois, pardon, encore une fois, je suis profondément contre cette idée. Je vois les rayons du soleil poindre leur nez sur ma terrasse, face à la forêt, dans un espace qui l'attend depuis le printemps, je sors les flûtes, je pense déjà à la cave fraîche. Un seau à glace, un peu d'eau froide, quelques glaçons à venir dedans. En bas, dans le noir, juste avec une lampe douce, je vais réveiller une cuvée, une marque, le travail dans la vigne durant des mois, sous les affres de la météo locale, le travail de l'oenologue et du maître de chai, l'élévage, les années de repos, les bactéries et le jus des raisins. Un tout appelé Champagne, digne source de bonheurs, d'amitié et de belles émotions avec des personnes, des amis, des fidèles.

 

Bientôt des bulles avec vous (sans glaçons !), avec la chaleur de vos coeurs uniquement !

 

 

Gentleman W

 

Mode démodée, sans goût !

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Femmes - demain
Robe noire, robe blanche
Robe noire, robe blanche

J'ai envie de ce sourire, plus encore aujourd'hui pour la fête des pères, cet absent en face de moi, en face de mes mots, de mes sentiments. Heureusement j'avais avec moi, mon autre homme. Mon futur mari, pour ce mariage en été, tout proche, sous le soleil forcément, si rare en ce printemps. Nous étions là avec cette béatitude, ces sourires permanents, dans cette bulle unique de bonheur qui dure depuis l'annonce, en route vers le jour j.

Je suis passée prendre ma mère, en voiture, pour aller au restaurant en ce jour, simple réflexe familial annuel. Je sais qu'il lui manque, indéfiniment, depuis bientôt deux ans. Peut-être pour avoir été fusionnels durant plusieurs décennies, aussi amoureux face à l'injustice de la malaldie invasive, pour croire toujours à une existence, une possible renaissance alors que chaque jour elle ressent un vide. Sereine elle est pourtant, avec les amis, ses copines de bridge, ses voisins et toutes les personnes croisées régulièrement du fait de ses multiples activités, dont les restos du coeur. Elle est occupée. PLus encore depuis des mois avec la préparation du mariage, le choix des invités, celui plus ambitieux de la robe blanche, avec une touche de tradition, vace ce bandeau de dentelle venant du voile du mariage de la mariée précédente, ma mère. Depuis plusieurs générations, c'est ainsi. Une complicité, des instants sereins ensemble. Une belle robe, une traîne courte sur une robe sobre un brin sixties pour l'église, une autre robe plus courte pour la soiré, au gré des danses. Inspiration vintage aussi, plutôt fifties. Que de rires aux essayages, nous étions, nous sommes une famille. Son futur gendre, présent auprès de moi depuis plus de cinq ans, est comblé de petits plats, pendant qu'il assure le bricolage de la maison. Une caricature qui nous rassure, car sincère et souriante.

 

 

Robe noire, robe blanche
Robe noire, robe blanche
Robe noire, robe blanche

 

Alors là, nous deux dans notre petite voiture, nous parlons de tout cela, des soldes à venir. Cependant je ne peux résister, attendre le dessert come prévu. Je lui annonce que je suis enceinte, là, droit dans les yeux, oubliant le feu passé au vert. Des klaxons impatients, un silence, son regard pour confirmer mes mots, sa joie. Tout est là.

Nous roulons sans rien ajouter, dans un silence heureux. Rien de plus. Bonheur intense, sa main sur la mienne. Je suis si enjouée par ce mystère en moi depuis trois mois, par cette future naissance. Maintenant elle sait aussi. La famille va reprendre son cycle d'expansion, comme un nouveau monde, un futur bébé.

Sa robe noire élégante comme toujours, mais aussi un deuil trop longtemps porté, elle sera avec nous pour la mariage, la fête et les premiers babillements de fin d'année. Des larmes quand elle pense encore à lui, son mari, mon père, mais aussi de la joie d'être grand-mère pour la première fois. 

 

Le repas fût délicieux, entre deux nausées, avec des envies nouvelles de citron et d'agrumes en général. Nous avons reparlé des détails du mariage, du soleil attendu, commandé obligatoirement, du parc avec des pommiers pour que tout le monde discutent durant l'après-midi en grignotant, en croquant des bulles de champagne. En ajoutant des sourires, des envies de layette, de petits chaussons. Il ne manquait rien, sinon un rayon de soleil sur les fenêtres, ses bons mots à lui aussi, même si à travers nous, il était présent. Jamais je ne suis sentie aussi fière, femme, future épouse, fille et future mère. Simplement !

 

 

Nylonement

 

 

 

Robe noire, robe blanche

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture
Théâtre Rive-Gauche : Une Folie

 

 

Le théâtre est un espace unique d'humanité. En attendant sagement devant, sur le trottoir dans une rue passante, avec des petits groupes de personnes venues ensemble pour se divertir, discutant, buvant un verre sur le zinc d'en face, s'impatientant devant la porte, les places avec les numéros pairs ou impairs, chacun son côté. Puis la délivrance, pardon l'ouverture des portes, l'ouvreur, ses consignes, les gens assis, les places ici et là, le confort du velours, la scène vide, les décors, une autre attente plus brouillonne, plus confuse , plus bruyante, les derniers mots, les coupures de téléphone, une bise à ma compagne. La lumière baisse, les acteurs apparaissent, un journal, quelques pas, un bureau, un silence, une première conversation, le ryhtme s'envole tout de suite.

 

La plongée, presque le vertige des mots, le précipice qui vous emporte directement dans la situation, le phrasé ciselé par une écriture claire, précise et énivrante. Lui le psy, fatigué de tant d'années auprès de ses patients, des fous, des incompris, des déprimés et autres variantes de l'esprit humain, il en a cure. Il veut une retraite tranquille dans le Sud. Mais son départ déraille avec la venue saugrenue d'un couple, un homme et une femme, amoureux et pourtant persuader de l'infidélité de l'autre, plus encore de la folie assurée de l'autre, et réciproquement. Confusion de désirs, méandres des mots avec d'autres maux, un peu d'amour et toujours des portes ou des fenêtres ouvertes, les trois actrices et les deux acteurs se croisent dans cette maison, elle-même folie dans sa construction d'origine. 

 

Tout cela se tient sur le fil énergique et drôle des idées, des vérités et des aberrations volontaires de l'auteur Sacha Guitry, avec une mise en scène vivante, moderne qui décuple son énergie pour mieux appuyer les loopings de sentiments humains. On rit, on respire, parfois on retient son souffle jusqu'au prochain sourire, accompagné du jeu de scène, repris par le prochain rire commun à toute la salle. Car les rebondissements sont bien là, avec au passage des messages sur la réalité du mariage, de l'amour, des émotions et des palpitations non contrôlées du coeur et de la chair, sur l'infidélité et ses conséquences, avec une pointe de cynisme et quelques sarcasmes d'époque. La pièce écrite en 1938, par un maître des mots, trouve une place contemporaine dans sa vision du  couple. L'ensemble est ciselé pour embellir chaque facette double ou triple de chaque personnage, pour attiser les reflets entre eux. Brillante interprétation pour le psy Olivier LEJEUNE halluciné par la vie professionnelle, hédoniste pour le bien de ses patientes, avec un texte fort juste, mais aussi pour la "slave" Lola DEWAERE, prenante dans sa fougue, charmeuse avec ses courbes voluptueuses, féministe dans sa raison d'aimer. Le mari Manuel GELIN séduit, fond, aime, achète, surprend son public par ses airs anodins et perdus. La gouvernante un brin fêlée Alice CAREL décoche les répliques avec ferveur, jouant l'élastique entre les situations, devenant la voix off des croisements. Plus discrète, la coutrière Mathilde HENNEKINE sert de levier à la comédie, au milieu de ce tourbillon de drôlerie.

 

Alors oui, définitvement OUI, le théâtre est une magie humaine, ce contact entre le public enthousiaste, captivé par cette histoire, et ces acteurs délivrant la mélodie millimétrée d'un Guitry en verve. Réflexions sur le sujet qui touche tout le monde, mais surtout belle soirée de rires. Cet échange humain, bien réel et bien vivant, sans aucun espace de virtuel cher à notre époque, délivre une complicité qui se retrouve dans les applaudissements nourris de fin du spectacle.

 

Et quand Monsieur Olivier LEJEUNE prend le temps, à la fin, de présenter chacun des acteurs avec des mots choisis, avec un amour sincère pour son texte, pour son auteur, le bonheur ajoute quelques palpitations à nos coeurs comblés.

 

Encore MERCI !!!

 

Copyright Photos - Théâtre RIVE GAUCHE

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Allez vous aussi au théâtre pour voir :

 

LA FOLIE

pièce de Sacha GUITRY

 

Avec Olivier LEJEUNE,

Lola DEWAERE, Alice CAREL,

Manuel GELIN, Mathilde HENNEKINE ou Marianne GIRAUD

 

Mise en scène Francis HUSTER

 

au THEATRE RIVE GAUCHE

6 rue de la Gaîté, PARIS 6e

www.theatre-rive-gauche.com

 

 

 

Merci à la blogueuse Dame SKARLETTE

pour cette découverte souriante !

 

 

Copyright Photos - Théâtre RIVE GAUCHE

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