Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - demain
By LAURA  Copyrights

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Un an, un an déjà. 

Une bonne et belle année que j'ai vécu quand même différemment. Pourtant je finissais la précédente avec un bon boulot, une santé sans failles, des rêves de trentenaires, j'avais geré avec sérénité durant les derniers mois le partage de la garde de mon fils avec mon ex. Et le tout dans un nouvel appartement, plein de charme, sous les toits, avec une petite terrasse, j'avais investi. Un prêt bien négocié, un remboursement facile, je pouvais encore craquer pour des futilités bien féminines, en passant devant une vitrine de chaussures ou pour un nouveau sac à main. Mes pêchés mignons !

Je faisais mes voeux perso et pro pour mes clients, j'ai alors allumé la radio pour la musique et quelques infos, puis la télé avec un oeil sur internet. Des cris, des balles, des journées dans la folie des intégristes de mauvais poil, la police, mais surtout des morts. Un dimanche avec des inconnus, à marcher, à chanter, à rester silencieux, à partager une unité de liberté, une unicité indivisible. Mis sans être totalement dépressive, un défaut hors de portée pour mon tempérament, j'ai senti le besoin de participer à ce changement, à cette date nouvelle dans notre calendrier commun des émotions. J'ai repris des auteurs, des philosophes ayant trouvé les mots pour traité des guerres passées, du XXe siècle ou plus anciens parfois, des lumières pour mieux comprendre la définition de la haine, ses sources, mais éventuellement aussi, ses remèdes. Cependant je n'arrivais pas à m'exprimer sur ce doute, bloqué là en moi, violemment installé chez moi, dans mon monde idéal de trentenaire heureuse.

 

J'ai ressenti alors le besoin de l'expliquer à mon fils, pour répondre à ses questions, aux miennes insconcientes mais ancrées dans certaines angoisses de mes nuits. Je lui ai parlé, j'en ai parlé avec mes collègues, mes amis. 

Là posés dans un carton, un bloc, du papier, des crayons, des pastelles, des pinceaux, des anciens croquis, j'ai repris possession de mes mains pour libérer via l'expression artistique des émotions devenues personelles malgré moi. Des souvenirs d'adolescence, des anciens dessins, des créations, un peu de moi, mon style de l'époque, mes doutes de cette tranche de vie, des allers-retours entre le passé en ébullition, entre l'actualité explosive, le jeu sauvage des couleurs a facilité l'évacuaton de la chaleur, de cette lave instable. Des ratés, des boules de papiers, des coups de crayon incertains, des créations sans fin, et puis le premier dessin, je suis revenue en moi, communiquant dans un acte égoiste mes ressentis, ma frustration envers cette liberté bafouée, violée, traumatisée. J'ai hurlé en silence des mots, des forces étranges pour partager avec mon fils, avec moi-même, avec ma meilleure amie, ce coup de massue injuste envers les artistes, les Hommes, les victimes. Nous indirectement !

 

Des esquisses, des corps, de la mode, des nus également, une volonté de liberté, naturellement de ne trouver aucune contrainte, aucune limite, juste l'exploration sans fin, jusqu'à la fatigue du soir.

 

Aujourd'hui je pense à tous les morts, à leur innocence, à leurs traits d'humour et leurs provocations sans danger apparent, aux familles. Ma poche à soufflet prend du volume, je dessine toujours, chaque semaine. Juste pour moi, un peu pour eux.

 

Pour ne pas oublier la liberté, debout, toujours debout !

 

Nylonement

Gentleman W

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Femmes - demain, #Femmes - vous
Dualité d'une journée

Les fêtes sont toujours un belle période pour nous tous, ici en bord de mer. Le temps n'est pas dicté par une horloge ou encore moins par des téléphones portables, et autres applications inutiles, mais par les marées uniquement. Ces flux et reflux organisent nos vies, nos journées comme nos nuits. Car peu de temps avant, et encore durant les semaines de fêtes, je suis allé en famille, dans ma grenouillère de caouthouc dans les bassins à huître. Tracteur et sa remorque-barge plate derrière, tous en coeur, dans le froid, avec le vent marin, parfois très fort, les vagues au loin, à marée basse, nous avons fait la course pour sortir les dernières poches à huîtres. Retourner, s'emourber quand le sable devient plus mou, quand l'eau remonte parfois plus vite en fin de travail, secouer, porter, déposer, empiler, redisposer les autres, jeter un oeil sur notre future production, voir la mer reprendre possession de cette tranche de vie.

 

Puis revenir avec le sable partout, l'eau iodée, le vent toujours, les visages fatigués par ce double agenda, ce double travail à marée basse, suivi d'un autre dans l'atelier. Nettoyer, trier une première fois, brosser encore, trier et ranger dans les bourriches, goûter aussi, vendre parfois, juste là derrière le cabanon à des fidèles retraités qui chaque année font le voyage pour le plaisir et la dégustation. Prendre le temps soudain de parler, d'échanger avec eux, les jambes dans les bottes de caouthouc, le pull marin, le pantalon épais de travail, les cheveux dans le souffle qui passe la dune toute proche. Nous aimons tout cela car c'est inscrit en nous, dans un mix de générations, entre grands-parents et enfants mais aussi comme moi petits-enfants et bientôt les autres petits. Tous dans le même bateau, tous dans la même énergie pour nos clients. Quand la saison avance, je deviens vendeuse sur les marchés, pour partager avec les touristes et les locaux, ce fruit de la mer, notre belle production. Avec des sourires après l'effort !

 

 

 

Dualité d'une journéeDualité d'une journée
Dualité d'une journéeDualité d'une journée

Après les fêtes aussi, enfin, je redeviens moi-même. Après mon second job comme esthéticienne à temps partiel, le soir je peux prendre soin de moi. Séance de bien-être avec un massage, avec un bain chaud et parfumé, doucement immergé dans les senteurs, les vapeurs et la chaleur. Ma peau, mon corps se détendent en oubliant le vent, à la lueur des bougies. Oui une ambiance sensuelle, pour me séduire en premier lieu. Un regard dans le miroir, un coup de brosse dans mes longs cheveux dénoués, des crèmes pour parer à la sécheresse dûe aux embruns, à ce froid de décembre, des ombres sur mes paupières, des traits d'eye-liner juste et précis, un soupçon de rouge à lèvres, je retrouve la volupté. Une belle lingerie, une robe d'hiver, justement courte pour ne pas oublier ma trentaine récente, et des cuissardes.

 

Un pêché mignon, ma touche toute personelle pour les saisons d'automne et d'hiver, parfois je déborde sur les autres. J'aime cette sensation sur mes jambes, mon atout beauté, avec des talons ou plates. En cuir noir ou en nubuc, souples ou droites, juste au genou ou à mi-cuisse, je me sens si bien dedans pour gambader vers un restaurant avec mes amies, pour une soirée en boîte, ou pour simplement flâner avec mon amoureux. Plus encore, avec le froid, les fêtes, j'aime souligner ma féminité, ma touche de mode. Surtout que les dernières étaient sous le sapin, une version gris souris, ultra hautes, avec des talons vertigineux, je me sens comme une fée. Journée de repos, elles seront pour ce soir !

 

 

Nylonement 

Dualité d'une journée

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon Passion, #Nylon 2000..., #Nylon & Mode
Bas Nylon, un lien glamour entre nous

Le premier dimanche de cette nouvelle année 2016, une première occasion de parler de glamour, pour promouvoir encore, durant les prochaines semaines, le port des bas nylon.

 

Quête incensée sans autre but que de vous rassurer sur ce bel accessoire de mode qui enveloppe avec une subtile finesse vos jambes, mais aussi pour expliquer les astuces, les couleurs, les deniers, les secrets des derniers fabricants, pour donner des réponses à toutes les questions les plus incongrues ou celles des premières fois en bas nylon, plus encore pour compléter les éventuelles réponses. Et parfois pour couper le cou aux préjugés malvenus aussi.

 

Le bas nylon, je partage depuis près de six ans des centaines d'articles, d'angles de vue très variés sur le sujet, pour que ce savoir-faire, pardon ce savoir-vivre, cet art de vivre glamour reste sur vos jambes, discrètement souvent secrètement, mais bien présent. Une touche de douceur à fleur de peau pour vous permettre d'assumer ce choix si élégant, si délicatement séducteur, d'abord pour vous, parfois aussi pour votre compagnon ou compagne.

 

Le bas nylon et les jarretelles, des années à le défendre, à l'expliquer, mais surtout à faire rêver les hommes, à faire sourire les femmes, à partager encore et encore un bel univers de volupté.

 

 

Bas Nylon, un lien glamour entre nous

Alors il serait juste de parler de tous les lieux du net, principalement les blogs car leurs contenus sont moins obsolescents que celui des nombreux réseaux sociaux (FB, Twitter, Intagram, ... ceux-ci plus utiles pour se parler, pour échanger des idées, des rires et des bonnes affaires, plus futiles dans la durée de consommation des informations). Ces blogs qui mêlent textes et beaux clichés depuis des années pour certains souvent après le règne déchu des forums, pour donner de réelles sources durables de bonheur esthétique. 

 

Merci à toutes celles qui apportent leur vision du bas nylon, des éclairages différents souvent avec une ligne directrice commune, mais aussi à tous ceux qui en parlent avec décence, avec respect et globalement avec passion. Une recherche esthétique et artistique, des ambiances différentes, des photographes complices, des textes poétiques, des informations plus pédagogiques parfois mais toujours le même graal, ce bonheur des silhouettes élégantes.

 

Merci à vous toutes et tous !

Que l'année 2016 permettre à certaines de découvrir ce monde soyeux, sans vulgarité, hautement féminin, pour choisir un porte-jarretelles ajusté sur les hanches, avec minimum 6 attaches, pour sélectionner les bas avec ou sans couture, actuels ou vintage, noirs ou de couleurs.

Que l'année 2016 apporter encore plus de sérénité à celles qui en portent au quotidien ou plus régulièrement, pour savoir que le glamour est rare, mais que son charme est infini.

 

 

Nylonement

Gentleman W

Emilie by JFH.Photos

Emilie by JFH.Photos

Une fashionista tous les jours en Bas Nylon

http://universaufeminin.com/

 

Une Miss aux jambes sublimes

http://www.misslegs.fr/

 

Une nouvelle Pinup totalement Nylon

http://www.rougebaiser.eu/

 

Une Miss passionnée d'élégance et de Bas couture

http://www.miss-nylon.fr/

 

Une élégante Lady entre Culture et Bas Nylon

http://pnylonstockings.canalblog.com/

Son Gentleman passionné

http://nylon-volupte.over-blog.com

 

Le futur site de référence sur les Bas Nylon

http://www.en-bas-couture.fr/

 

Un duo poétique et artistique

http://imajill.com/blog/

 

Une nouvelle aux charmes Nylon

https://lescharmesdambre.smugmug.com/

 

Une autre nouvelle passionnée de Nylon

http://www.oh-les-bas.fr/

 

Passionnée au-delà de nos frontières

http://sylvianeretro.blogspot.fr/

 

Un Boss passionné de vintage et d'anecdotes Nylon

https://basnylonetmusiqueretro.wordpress.com/

 

Un ami charmeur de Pinup

http://pinupmania.blogspot.fr/​

 

Un recoin secret entre Bas Nylon et Gibson girl

http://www.sodibasparis.com/​

 

Et tant d'autres blogs disparus qui nous ont fait rêvé :

Cassiopée, Dixden, Valmont, Sand, PrincesseDiva ...

 

Ou les plus discrets, visibles via les groupes ou réseaux sociaux :

OkJaime, PetitCoquins, Rêveriesenvers, ...

 

le dernier forum en date

www.revedenylon.fr

 

Un australienne folle de vintage

http://thenylonswish.com/

 

Un blog et surtout un savoir-faire unique

http://www.blog-cervin.com/

http://www.cervin-store.com

 

Je consacrerai prochainement des articles aux photographes,

aux modèles, aux magazines, aux marques, ...

Cette liste n'est pas exhaustive !!

Et je reste ouvert à des propositions de sujets.

 

Nylonement

 

Emilie by JFH.PHotos

Emilie by JFH.PHotos

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture

Samedi, les femmes, les chanteuses, les artistes, les effeuilleuses, les auteures ou les modèles, plusieurs facettes de la Féminité, de la culture.

 

Tant de beauté, de poésie dans les mots pour nous faire rêver, toujours plus !

 

Tant d'élégance !

 

Lianne LA HAVAS

de la part de mon amoureuse, 

pour mon amoureuse !

 

 

Gentleman W

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - demain
Soyeuse Année 2016

Dans les temps anciens, les humains de cette planète perdue dans l'univers, ne fêtaient que les changements de saisons. Ces instants où la vie sortait de la nuit longue vers des journées plus ensoleillées. Le temps n'avait pas d'importance sauf pour trouver à manger, pour dormir au chaud et pour se reproduire. La nature n'avait pas de calendriers, juste des cycles. Pas de secondes, de minutes ou d'heures, de semaines ou de mois, encore moins d'années. Pas de réveillon pour passer d'une année à l'autre, sujet festif par excellence et forte futilité entre deux jours, comme si cette nuit-là était si importante. Au final, aujourd'hui nous sommes en 2016, heureux consommateurs de temps que nous sommes devenus. Un progrès, j'en doute !

 

Mais l'avantage est celui de pouvoir faire un bilan sur une année précédente, une si longue année, où le mot "humanité" a trouvé des définitions différentes, violemment opposées. Je ne vous ferai pas de dessins, ni de listes pour énumérer la bêtise et la folie de certains humains. Comme vous, je garderai les intenses moments de doutes, de larmes, d'explications vers les nouvelles générations, nos enfants, pour donner une vision positive du monde. Car ici plus encore dans mon coin du net, j'ai toujours cru et défendu la liberté, les libertés avec toutes ses diverses variantes et subtilités, avec vos regards différents, vos émotions et vos ressentis en propre. A Egalité, Fraternité j'ai revendiqué Liberté. Et tant d'autres mots pour lutter contre les maux !

 

Glamour est celui que j'aime le plus, celui que je continuerai à vouloir vous donner, à souhaiter partager ici. Avec des photos, avec des articles légers, avec des coups de coeur, avec ma vision personnelle de la Féminité et certains jours aussi du Féminisme (oui vu par un homme !). 

Glamour encore avec des nouvelles interviews de modèles, de créatrices de mode ou de lingerie, de photographes ou d'esthètes (les deux étant cumulables), et des livres ou des expositions sur la Féminité, sur les Femmes, sur la Volupté !!

Glamour toujours avec chaque dimanche (ou presque) un cocktail de belles images, de promotion et de défense de l'utra-féminité avec des bas nylon. Un accessoire discret et infiniment féminin pour cacher sous votre mode.

 

 

Glamoureuse Année  2016 avec des bonheurs soyeux au quotidien pour toutes et tous. Que la santé soit un actif positif pour vous, vos familles et amis. Que la paix soit avec vous et vos proches, avec toutes les libertés respectueuses pour vivre dans la joie et la douceur !!

 

 

Nylonement

Gentleman W 

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits, #Féminité & Féminisme, #Femmes - demain

Un long week-end commencé dès vendredi matin, pour accompagner le mariage d'une de mes soeurs, nichée dans mon écharpe moelleuse, je ne pense qu'à dormir dans ce train qui remonte vers chez moi. Trois jours intenses, un long voyage dans nos différences, le temps passe vite, trop vite, les mois qui séparaient avec force nos deux classes en primaire et pour le reste de nos études, se sont évaporés, nous voilà trentenaires tout simplement.

 

Si éloignées.

 

C'est pourquoi j'avais tant envie de les revoir toutes et tous, la famille en particulier, que je ne vois plus beaucoup, par manque de temps, avec moins d'envie aussi. Une bande de copines, des moments solitaires, c'est dans ma nature. Différente de notre tribu sans être le canard noir, juste un cygne noir  dans un melting-pot bariolé, avec des envies sortant de leurs habitudes, de leurs traditions. Certes la génétique devient relative avec un inné brouillé par la recomposition de notre cellule familiale, d'un côté comme de l'autre. Ainsi après quinze ans avec une seule soeur, ma grande soeur, moi la dernière, je me suis retrouvée au milieu d'un groupe avec deux garçons, les nouveaux amours de mon père.

 

 

 

 

 

 

 

 

Puis quelques années plus tard, car ce fût plus dur pour elle, ma mère à rencontrer un homme, plus jeune, sympathique, discret, mais avec lui aussi des enfants. Deux nouvelles soeurs, des routines différentes, des blondes, des bruns, des rousses, des grandes et des petites, des morphologies variées, des histoires et des éducations, surtout des week-ends à géométrie variable. La table était toujours grande, le contact en tête à tête difficile avec les parents, surtout dans une fin d'adolescence, face à des choix de vie, d'études, des doutes de futurs jeunes adultes, j'ai pris du recul, je suis devenu indépendante. Le temps a avancé, naturellement jour après jour, mois après mois, en dévorant le calendrier, nos relations se sont plus ou moins nouées. Avec certains j'ai eu le plaisir de partager des concerts, des soirées, des moments complices ponctuels et des souvenirs, avec d'autres j'ai râlé sans retrouver certaines de mes chaussures, la mode semblait être notre lien implicite, mais ses jeunes soeurs ne savaient pas vraiment demander avant d'emprunter dans mon ancienne chambre. 

 

Moins de souvenirs avec elles, on ne se croisait pas assez, je n'avais pas tissé cette fibre dépassant le niveau de simple relation, elles m'étaient étrangères. Mes parents étaient heureux, je menais au mieux mon futur parcours professionnel, mon premier studio. 

 

Alors le temps a marqué cette distance entre eux et moi, mes déplacements à l'étranger, un boulot prenant, une fatigue réelle mais assumée, et les fêtes de famille décalées chez les uns et les autres, aux quatre coins de la France, je me faufilais entre les dates, les lieux. Sans envie. Les premiers amours et les premiers mariages, là c'était ma soeur de sang, mon aînée. 

 

Finalement j'ai été pour la première fois avec eux tous, leurs gamins, leurs bébés, leurs femmes et leurs petits copains, leurs maris. Une troupe de gens, d'amis de ma soeur et de son nouveau mari, des discussions sur l'amour, sur la météo, sur le boulot, sur tout ce qui forge un rien dans une discussion avec des quasi inconnus. Etrangement je me sentais aussi proche d'eux que de certains amis, sans lien familial. Sur la photo des frères et soeurs des mariées, j'ai regardé les personnes, ne sachant plus vraiment qui était de notre côté, trop de facettes.  

 

 

 

 

 

Et puis les différences, ma robe robe, cette couleur qui est ma touche de feu, tous les jours avec moi, ma signature dans ma vie courante, je l'ai porté fièrement au milieu des couleurs fades, des tenues génériques. Rouge en version robe longue, en version courte quand le soleil est revenue, en trench ou en robe moulante, j'ai abusé de la couleur écarlate, même aujourd'hui dans le train, avec mon jean, des ballerines rouges et vernies.

 

Le plus marquant aura été ce vide laissé par ma venue seule à ce mariage. Tous étaient en couple, plus ou moins officiel, durable et parfois avec les gamins associés. Une fierté exposée comme une validation de statut social, une normalité que je ne trouve pas indispensable. Je vis sans personne. Indépendante mais surtout solitaire, heureuse et sereine ainsi, jamais je n'avais dû le justifier avec mes collègues et amis, mais durant tout ce week-end, je me suis répété sur cet oubli d'abord en rigolant, sur ce vide ensuite, sur mon avenir sans enfants de plus, sur une possible nouvelle sexualité aussi, sur cette liberté enfin.

 

Je tombe de fatigue, mais ce fût épuisant de danser, de discuter, de me sentir si différente, j'attends de rentrer dans mon cocon, celui de ma vie, de mes mille occupations, de mon travail, seule et infiniment heureuse.

 

 

 

 

Nylonement

 

 

texte publié sur un autre blog

www.absolue-feminite.blogspot.fr

 

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous, #Nylon Passion

Allumer le portable, taper le mot de passe, attendre quelques secondes, accéder à son blog, lire au passage quelques commentaires, quelques messages d'amis, écrire.

 

 

 

 

 

 

Un lien avec des mots, un instant différent, un contact difficile au début, quand encore le papier était une source de bonheur, que l'encre glissait sous la plume et donnait le miracle de textes, réussis ou non, associé à un accouchement d'émotions.

 

Un acte accompli quand il est fini, un acte brouillon quand il démarre, avec des rituels, j'écris avec un thé chaud, tiède puis froid, renouvelé plusieurs fois dès le matin, en journée, durant la nuit. Ecrire est une route inconnue, mais avec pour seul véhicule, dans mon cas, un simple vélo, non pour l'effort, mais pour la routine du pédalage, la lenteur contemplative des extérieurs. Mon voyage est lui intérieur, les mots en découlent, sobrement, simplement, toujours présents.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tapoter, taper, s'envoler avec les touches du clavier, suivre le chemin des voyelles et des consonnes, ne plus savoir pourquoi, mais comment aller au bout d'une idée, d'un mot, d'une phrase. Avec un point juste derrière. Inégales montées ou descentes, je suis les dénivelés, fuyant les mots complexes, les conjugaisons laborieuses, les arrêts silencieux, le temps d'un pause. Une tasse de thé, un regard dehors ou sur une image, je reprends mon idée, je me débats dans ce maelström difficile, dans ce tourbillon d'une fin possible, d'un texte court ou d'une nouvelle plus longue, avec un sujet qui parfois tombe dans le fossé. Heureusement je rebondis, je repars, je suis le fil du clavier, j'aiguise mon instrument avec les sentiments, avec ma force intérieure pour écrire encore. Pour moi, pour vous, pour elle, pour tous, juste pour moi, j'écris tant ... que je ne sais plus ce que j'ai écrit. Ici et là, à découvert ou sous couvert d'un pseudonyme, je m'enfuis avec les mots, je roule encore sur des chemins, loin des routes habituelles, ne comptant plus les kilo-mots, les tonnes de virgules et de points. Libre et esclave de mes mots, je ne peux quitter ce voyage quotidien, à tout heure, simplement.

 

 

Simplement indispensable.

Simplement anodin.

Simplement viscéral.

Simplement en moi.

 

 

 

Nylonement

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