Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits, #Femmes - demain, #Femmes & Mode
Souffle chaud

Eté, chaleur, souffle du vent, le ciel bleu, tout est propice aux rêves, à cette liberté attachée aux vacances. Sous les parapluie de cette ville élégante, Agueda au Portugal, je vois les couleurs de la vie. Bleu, orange, jaune, rouge, blanc aussi, autant de teintes que possible pour cette initiative énergisante, touristiques aussi, des commerçants de la ville. 

 

Je puise un peu de couleurs car aujourd'hui j'ai le moral dans les sandales. Rien, un coup de creux, pourtant pas un lendemain de soirée trop arrosée, juste un coup de blues. Elle me manque, sans vraiment me manquer. Je ne pensais pas à elle ce matin, ni en ouvrant les volets sur la mer bleue, sur les quelques traces blanches des vagues dans cette immensité, ni en prenant ma douche froide pour raviver mon corps. En choisissant une de mes robes, en fouillant dans les tops et les jupes, soudain un flash, une envie de sa peau, de nos rires durant nos essayages, de la voir près de moi. Un vide, quelques souvenirs, des alertes de mon inconscient, le mal qu'elle m'a fait en partant, en annonçant la fin de notre amour. Dualité des pensées, troubles du désir, des souvenirs des vacances ici, il y a un an, de nos promenades main dans la main. Alors j'ai pris cette jupe, toute neuve, un bonheur en soldes juste avant de partir en vacances, une tenue inconnue de ses yeux, de ses mains, de ses sentiments.

 

Sur le chemin, le vent, mes jambes embrassant le soleil, les plantes grasses et les plantes débordant de couleurs, de fleurs, j'ai flané. Regardant le paysage, visant une crique pour me délasser, mon sac près de moi, mon esprit ailleurs. Tout en pensant au mot "fin", je revoyais les moments uniques, les souvenirs sublimes. Dans ma tête, son prochain anniversaire. Les années, les mois, les semaines communes. L'âge et les années n'ont pas d'importance. Seules comptent le temps passé en belle compagnie, car celui-ci ne vieillit jamais. Pourquoi ce trouble aujourd'hui ?

 

Je me suis assise sur des marches, un peu d'ombre, une pause pour oublier ce fil d'idées. Une souffle d'air, un parfum, un peu du sien, fleuri et sucré. 

 

 

Nylonement

 

 

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Souffle chaud

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits, #Femmes - vous
Générations de femmes

Embrassée par ce soleil, quelques pas dans cette rue, un virage à gauche et soudainement un quasi silence, je respire l'été. Ma vie est sereine, calme comme ce ciel bleu.

 

Dimension temporelle, ici les murs datent du coeur de la ville, des maisons anciennes, des jardinets mousseux de verdure, quelques roses, un trait de parfum mêlé avec les repousses de glycines. Un charme fou, éloigné de mon nouvel appartement, lui dans un immeuble neuf, une résidence tranquille, blanche derrière la porte avec code, es escaliers impersonnels, un ascenseur en acier froid, de la moquette devant des portes sans nom, je découvre les autres facettes de mon quartier. Une autre époque, des vies différentes, une envie curieuse de voir, non la vie des autres, encore moins leurs turpitudes et amours, mais le style, l'agencement d'un autre temps. Années Belle Epoque, Années folles, des maisons qui portent encore avec fierté leurs petits carreaux, leurs marquises et leurs perrons avec quelques marches, des portes larges, parfois avec des couleurs, du rouge ici, verni, une beauté juste en souvenirs de films d'autres générations. 
 

Quel atmosphère derrière ? Un couloir, des carreaux, un univers vers d'autres portes. Qui a poussé ces poignées ? Des belles en robe larges, des jupons et des corsets, des coiffures et des tenues de jours, bien sûr aussi des habits du soir, des bas de soie. Mais à côté des femmes, des madames et des mademoiselles, il y avait aussi les domestiques, des ombres, des costumes noirs, des tabliers blancs, des bas de coton. Des silences, des codes, des meubles qui ont vu la modernité progresser dans un cercle de nouveautés toujours nouvelles, toujours désuètes face à la prochaine innovation. Des belles voitures après les fiacres, des malles et puis des valises, des élégantes et des gentlemen, tous ont défilé ici. Dans le parfum de ces roses jaunes, anciennes, lourdes de pétales, signature de ce bout de jardin, je m'asseois, je voyage dans cette rue, un brin de poésie et de pragmatisme, architecte de formation, jeune associée d'un cabinet de cette ville, j'aspire les lieux, pour mieux les appréhender dans leurs évolutions, mais aussi pour des possibles restaurations. Là une maison abandonnée, là des maisons de notables, des jardins plus grands, des allées, des femmes du passé avec des ombrelles, un chien racé auprès d'elles, des enfants. Chaque époque a vécu ici, j'aimerai trouvé des photos, comprendre leurs chemins des habitants, un peu de ce patrimoine qui les a entourés. 

 

Page de mode, chambre, jardin, statut social, chacune avait une place, un coin à elle, une intimité. Bonne ou patronne, je rêve de cette magie à voir revivre en accéléré ces tenues, ces entrées et sorties, ces rituels, ces saluations et ces lourds paniers, ces bises d'amour, ces instants de solitude. Le soleil sur moi, une réponse, je ferme les yeux, elles sont toutes là, evant moi, en mouvement. Une maison, quinze femmes, toutes en habits de leurs époques. Incroyable !

 

Un sourire, un trait d'union, la guipure du col de l'une d'elle, la même que celle de mon short. Le temps passe.

Générations de femmes
Générations de femmes

 

Nylonement

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Femmes & Portraits, #Femmes - demain
Magie d'été

J'aime les instants imprévus, ceux qui me confortent dans le plaisir du quotidien routinier en jugeant certaines idées trop folles pour être vécues, mais surtout j'aime quand tout bascule. Comme là maintenant, simplement, quelques mots, un sms.

 

Une réunion sans fin, des rapports accumulés cherchant un point final, une climatisation à bout de souffle, des gens énervés de devoir se remettre au travail, des absents qui ont toujours tort, des stagiaires qui fêtent trop leurs nuits post-bac, des ordinateurs qui ne supportent plus la chaleur, d'ailleurs si présente. Je suis entre mon clavier, mon thé froid, ma bouteille d'eau et même avec un brumisateur, une robe légère, mais la tête est en surchauffe, endolorie par la température et le stress de ce plateau. Vive les openspaces, le partage mutualisé des odeurs de sueurs, des courants d'air vains dans une pièce sans un souffle. Je suis vannée, en attente de pauses, mais une première année de boulot, pas vraiment de vacances, juste des ponctuations, des week-ends prolongés pour des mariages familiaux ou un séminaire pas vraiment reposant.

 

Un sms, ses mots, mon amoureux et une liste. Au début, au premier bip, j'ai souri, toujours contente de lire ses bises ou bisous, mais ensuite est venu un déballage de bips, de vêtements, de robe de plage, de couleurs, de bikini, de sandales ou de claquettes, des photos avec de ma garde-robe. Cela défilait sans s'arrêter, au point de couper le son des réceptions régulières. Et cela continuait, encore, encore un peu, plus. Pourquoi me vidait-il tous mes tiroirs, mes tops d'été, vantant au passage celui-ci si joli , jamais mis, ce monokini bleu si joli, cette jupe à larges rayures, cette marinière courte. Un grand bazar, des photos, un blanc, un smiley joyeux, des mots sur un papier, des coeurs.

 

Et une photo de la valise prête, avec des précisions sur le sac de maquillage et autres produits de toilette, de brosses à cheveux et autres colliers. 

"Départ ce soir vers la mer !"

 

Une interrogation, une pile de rapports devant moi, les vagues vraiment loin derrière, à peine un clapotis, du boulot encore là. Ma chef justement venant vers moi, le sourire, sa bouteille d'eau et deux dossiers avec elle. Droit sur moi, mon téléphone retourné, perdue, je ne sais plus quoi faire, je rêve tant de ce sable fin, d'une tenue légère pour un océan frais. Son sourire, si rare, surtout ces derniers jours. 

"Deux dossiers que l'on voit ensemble tout de suite." Deux noms de clients, je prends mes notes, je la suis dans une salle de réunion, plus discrète, loin des claviers, téléphones et autres ventilateurs.

"On clôture cela avant ce soir. Les autres attendront la semaine prochaine. Ton copain m'a appelé, et après un beau discours, m'a demandé de te mettre en congés. Une bonne idée. Un amoureux organisé... gonflé et ... très amoureux."

 

Cet fin d'après-midi, j'ai bossé pour trois, rendant les dossiers sus-nommés avec une joie inégalée. Lui attendait en bas, dans la voiture, ma valise, sa valise, direction la mer.

Magie d'été
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Nylonement

 

 

Magie d'été

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D'antan ou d'aujourd'hui ?

Lumière d'été, ciel entre bleu et gris, la météo joue avec le soleil et les nuages. Une fraîcheur nouvelle, une pause plus légère, moins accablante en température, surtout dans la ville, une nouvelle bouffée d'air, je bois un verre en attendant mon compagnon. Nous sortons ce soir, un anniversaire, une occasion, juste le plaisir toujours souriant de se revoir, de s'aimer, comme au premier jour.

 

La café s'anime, les couples sortent, des amis se croisent, des solitaires s'ignorent dans un livre ou un journal, pendant que quelques célibataires observent les hommes ou les femmes, en quête d'une personne parfaite, d'un coup de foudre peut-être. Une vieille dame se lève, doucement se faufile vers les tables, pour trouver probablement un lieu d'aisance, non finalement elle s'arrête près de moi.

 

"Bonjour jeune dame, quel âge avez-vous ?" je reste surprise de sa politesse, de son ton direct, de son regard bleu clair entre deux rides. Plus encore de cette question curieuse pour une inconnue. 

 

"Bonjour, pourquoi cette interrogation ?"

 

"Je vous regarde depuis votre arrivée. Oui je prends mon thé ici, tous les jours, ou presque, depuis des années. La mode défile devant moi, mes souvenirs avec. Surtout avec une aussi belle robe. Pas de votre époque, il me semble !" avec un sourire malicieux. " Je peux m'asseoir, mes yeux sont plus vifs que mes os."

 

"Prenez place." sourire en retour "Je suis une une nouvelle trentenaire depuis peu,mais j'aime les belles robes surtout pour sortir. Comme ce soir. Alors j'ai des modèles récents, des petites robes noires, intemporelles, fluides ou strictes, moulantes ou pleines de froufrous. J'ai hérité de cette folie vestimentaire dans ma famille, de mère en fille, de grand-mère en petite-fille aussi. Cette robe a été refaite avec des coupons et un peu de couture récente, mais aussi des mousselines d'antan. Mais je me sens si bien dedans, elle n'a pas d'âge."

 

"Vous rayonnez de féminité, un soupçon des années 40, 50 même, vous êtes la plus belle de ma journée, voire de la semaine et même de ce mois de juillet, si chaud. J'ai tant vu de touristes, de femmes en short, de sandales plates, des claquettes moches, des tee-shirts informes, des tenues de plage dans la ville. Même pour un café chic, j'avais l'impression d'être dans un fast-food. La mode se perd. Les plus jolies ici sont les avocates du cabinet voisin, des amies avec lesquelles je partage mon thé parfois. Toujours en tailleur, souvent avec de belles chaussures. L'une d'elle s'achète toujours des talons hauts à chaque affaire gagnée, et cette année, elle en change chaque semaine." rire " J'aime voir la mode vivante, pas celle des magazines, des belles et des élégantes comme vous."

 

"Merci."

 

"En vous voyant, j'ai même douté, croyant voir une page en noir et blanc, un mirage ou un effet d'un coup de soleil. Je vieillis mais j'avais bien vu, vous étiez là, immobile avec votre sac à main, cherchant un visage, puis entrant dans la salle. Je suis là rarement aussi tard, je ne croise pas forcément les femmes qui sortent le soir, mais je suis heureuse. Je tenais à vous le dire, vous avez avec cette robe, une allure naturellement raffinée. Félicitations." en se levant, elle ajouta " Heureux à notre époque, l'homme qui sera  apprécié votre tenue, votre charme complet, de ce chapeau, en passant par votre rouge à lèvres, votre robe, votre étole, vore démarche."

 

"Merci encore." les joues rouges de bonheur face à ces compliments imprévus, si joliment déposés près de moi, je restais émue.

 

"Vous avez enchanté ma journée, je vais retourner chez moi, en pensant à cette mode, à mes souvenirs, à cette nostalgie d'antan."

 

Au loin, il poussait la porte, me faisant signe.

 

 

D'antan ou d'aujourd'hui ?

 

 

Nylonement

 

 

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Publié le par Gentleman W.
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Voyage d'été

Le soleil caresse les fleurs, une couronne, une stèle froide de granit. Elle repose là maintenant. 

 

Hasard du vide, avec une famille actuelle où certains enfants, petits-enfants vivent aux quatre coins de la France, du monde même, avec en bonus les vacances, personne où presque n'a voulu changé son programme, envoyant des excuses pour absence à la cérémonie. Notre grand-mère, arrière-grand-mère même n'a eu que quelques amies locales, quelques proches et moi derrière elle. Etrange sensation quand on connaît sa gentillesse, sa présence et ses bras ouverts, ses câlins et ses douceurs culinaires, chacun de nous a pourtant savourer ses flans onctueux, ses madeleines, ses confitures uniques, ses moments dans la cuisine ou autour d'une table. Une femme toujours prête pour les grands repas de famille, pour écouter les chagrins et les amours des enfants, des jeunes filles, des garçons. Son regard noisette perçait sans blesser les doutes et les absolus de chacun, guidait les pas suivants avec sa sagesse.

 

Aujourd'hui la maison prend l'air, je suis seule, ici chez elle, j'ai décidé de libérer les pièces des esprits coincés par le temps, les générations. Toute la maison avec ses fenêtres ouvertes, le jardin passant par la porte d'entrée pour aller vers le potager derrière, par la porte de la cuisine, des courants d'air, des souvenirs nombreux. Une grand maison blanche, posée dans un coin de nature, un lieu de repos depuis sa retraite, mais aussi une vie active, des guerres, des enfants, des mariages, des divorces, des repas et des fêtes. Nous avons tous des photos , en toutes saisons, je les ai étalées sur la table du salon, immense, remplie de toutes les générations, en couleur et noir et blanc. Miracles de voir des parents petits, des enfants inconnus, du moins, je ne peux mettre un prénom dessus, des militaires, des paysans, des fêtes locales, des mariées, des chevaux et des jardins, des couleurs seventies, des tenues de tous âges, je voyage depuis deux jours dans ma famille. Sans leur présence, sans leurs commentaires aigris pour certains, sans leurs rires non plus face à nos sourires figés d'autres décennies, je classe au mieux, je vais ranger tout cela dans un boîte à chaussures, les numériser pour tous, enfin pour ceux qui souhaiteront connaître le passé.

 

Je ne suis pas nostalgique car c'est simplement une partie de moi, plus qu'un gène, une tranche d'histoire.

 

Et là-haut, j'ai ouvert des armoires, des lieux interdits quand j'étais petite, pour éviter que nos jeux abîment les meubles, les lits, les armoires. Des endroit oubliés quand je venais moins souvent dans ma période adolescente, préférant la ville à la campagne tranquille, paradoxe d'un âge. J'ouvre les portes, j'ouvre les armoires, les commodes, tout est là, l'odeur de la lessive, des bouquets de lavande maison et un peu de renfermé. J'aère les lieux et les esprits.

 

Sur une tringle, posées, des robes, des années 40 à 70, trente ans de mode, du fait maison, avec de petits moyens, une robe de mariée (à qui appartenait-elle ?), des robes provenant de petits magasins, du village ou de la ville. Je regarde, je la vois dedans, le souvenir des photos vues hier soir, avec ce modèle, elle a tout conservé. Là une robe fifties, corolle et froufrous d'origine, blanche dessous, des pois dessus, je ne peux résister. Je me glisse dedans.

 

J'adore traverser le temps, je ferme les yeux, je les ouvre face au miroir, elle est encore là, à travers moi, nos traits communs, cette robe.

 

Nylonement

 

 

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Brise d'été

Un souffe de vent, la chaleur douce du matin, entre fraîcheur et premier effluves piquants du soleil, je suis lascivement étendue sur un transat, face à la mer. J'aime ces instants-là avec les bruits des vagues, du ressac et de quelques mouettes. Rien de plus, pas de foule.

 

D'ailleurs à cette heure matinale, il n'y a que quelques petits vieux qui partent en mer, pêchent suivant la marée en bord de plage, les quelques crevettes de leur footing lent. Eux aussi profitent du rythme, du calme, du vent, du sable, de la nature vraie. Quelques sportifs, les tenues varient inversement proportionnelles aux envies de bronzage ou d'exhibition de leurs corps. Je suis là, pas dans une longue robe blanche, un coton indien super léger, le vent le soulève, mais je me protège des premiers rayons, de ceux qui rebondissent sur les flots.

 

J'aime les vacances ainsi, même en me levant tôt, pour savourer ce moment de sérénité avec l'environnement. Dans quelques heures, après les petits déjeuners, la foule prendra place, je partirai sur ma terrasse, dans mon lit, près de lui, brûlante et dévoreuse d'autres désirs. L'été et le repos me tranforme en une autre femme. Mon corps parle, du moins s'exprime plus car il est libéré des agendas, des réunions, des transports, du travail harassant, mon esprit reprend possession de moi, se libère. Et j'ai envie de lui, totalement, sans limites, jusqu'à son épuisement physique, jusqu'à ce moment magique où je me blottis, fesses contre lui terrassé de sa dernière jouissance en moi, je me love entre  son ventre, ses bras pour un sommeil profond. Infiniment réconfortant. Une prolongation de bien-être, une imprégnation de notre amour tant avec nos sentiments que nos corps. Je suis bien.

 

 

Brise d'été
Brise d'été
Brise d'été

Le soleil point son nez, je pense à rentrer, je quitte ce transat, laissant le vent jouer sur mes jambes, dans mes cheveux, je les attache avec une pince, mon odeur se révèle avec l'iode environnant, je marche vers lui.

 

J'ai envie de lui, là, maintenant. L'été m'embrasse dans le cou, m'invite à poursuivre ce bonheur.

 

Nylonement

 

 

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Dualité

J'ai toujours bien travaillé à l'école, j'ai profité d'une vie qui défilait entre ma chambre confortable, l'école, le rythme d'une semaine entre cours le jour et sport le soir. Les week-ends étaient des bonheurs de balades, de sorties, de films, de jeux avec mes frères et soeurs, avec les parents. Les vacances aussi, parfois en plus avec les grands-parents, des voyages.

 

J'ai grandi, physiquement et puis en moi, quand l'adolescence, mon statut de fille, de jeune femme, de femme avec des règles, de possible mère un jour, mon corps a changé. Rien ne pouvait m'arrêter, ni les sourires de mon père, fier de ma taille, de ma beauté, toujours à l'écoite dans les moments où sans savoir pourquoi je ne savais plus qui être. Grandir en décalage d'un corps, trop vite en voulant finalement profiter des journées à fond, des nuits aussi pour rêver encore plus. J'étais une princesse heureuse avec des bonnes notes, avec des cadeaux, des joies, des copines, des histoires de famille et un grand pot de Nutella. 

 

Et puis un jour j'ai ouvert les yeux, sur le monde si proche des adultes, encore loin dans mes études, mais si réel. Celui de l'argent, des idées préconçues sur l'avenir des uns et des autres et surtout sur le mien. Quel métier pour moi ?

 

Grande interrogation pas réellement car moi aujourd'hui je suis lycéenne et tout cela me semble si loin.

Grande interrogation quand même car personne n'a jamais eu l'idée de nous proposer une palette de métier, avec les qualités et défauts de chacun, des témoignaes enthousiastes de ceux qui les pratiquent, des fiches-types. Finalement je vis dans un monde où je vois des gens travaillant ici et là sans savoir vraiment l'intitulé de leur profession et encore moins la réalité de leurs activités.

 

Décalage total !

 

Mais est-ce de ma faute ?

 

Dualité
Dualité

 

 

Comment savoir à seize ans ce que je ferai demain dans un monde où les repères et les emplois de mes propres parents semblent si flous, si instables, si précaires. Les actualités et les décisions de chaque gouvernement n'amènent que du vide, des chiffres alarmistes, des gens tristes, des grèves et des manifestations. Toutes les valeurs, celles de mes grands-parents, de mes parents, de mes beaux-parents, de leurs amis, tous doutent de l'avenir.

 

Et moi je dois choisir, comme un tirage du loto, un métier, un salaire, une possible entreprise, mais là le tirage semble encore plus imrpobable. Mais qui serais-je demain ?

 

Je ne le sais pas moi même, je cherche des repères et heureusement ou malheureusement, mes parents n'ont pas projetté de fantasmes de métiers idéaux sur mon parcours. pas d'avocat, de chirurgiens, de pilote, de médecins ou d'astronautes, je reste dans mes rêves. Avec un brin de tristesse, sans vraiment savoir à qui en parler car avec les copines, je ne suis vraiment pas seul. Certaines ont une vocation, dont parfois la prétention dépasse leurs capacités, peut-être une volonté cachée en plus, d'autres hésitent dans un panorama très large et la plupart n'ont aucune idée de ce qu'ils seront plus tard. Vivre l'instant présent, le savourer, le comprendre, tout en refaisant le monde, mon quotidien.

 

Et vous, vous saviez ? vous savez 

 

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