Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

femmes & portraits

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits, #Féminité & Sensualité, #Femmes - demain

Un café, un nouveau lieu pour travailler, un coin tranquille, un quartier morne sans être triste, un bout de trottoir, un peu de fraîcheur sous les platanes de l'avenue, un menu, je suis en avance. Exprès pour éviter la cohue, pour éviter la foule et les impolis de tous poils, je déjeune plus tôt, comme une exception touristique, une autre table aussi proche de moi, deux personnes traduisant avec leurs téléphones les plats.

 

 

 

 

 

 

 

 

Et puis j'aime prendre les repères pour une mission de quelques mois, sentir les rues environnantes avant de m'enfermer durant des heures devant un clavier, une machine, des écrans. Soupe froide, légumes grillées dont j'hume le parfum en terrasse, j'hésite. Elle, non pas une serveuse mais elle, réincarnée, non pas copiée mais présente. Amy, la serveuse du lieu, une version dark de l'habituelle et dévouée passeuse de plats, elle aide les voisines dans un anglais impeccable, un naturel étourdissant et j'en oublie ma carte.

 

 

Baskets noires avec des noeuds de dentelles, des pics de métal, un collant noir et graphique malgré la saison, des jambes merveilleuses, une jupe crayon entre vinyl et jersey, une coupe originale, un chemisier blanc, eh bien non, elle sert en noir intégral. Version gothique, dentelles, voile noir, doublure noire et ainsi une élégance bien à elle, un serre-taille corseté à la taille. Surtout avec sa coiffure et ses yeux. Deux détails, deux fulgurances de sa féminité, de son allure, elle rayonne avec deux traits parfaits d'eye-liner à chaque coin de ses yeux noirs, des cheveux en version roulé-rétro, une star est là. J'observe tant que je déguste cette personne que l'on pousserait hors de nos normes, de nos frontières dans des cases noires et blanches du costume de serveuse parfaite, une personne différente et étonnement normale. Efficace, même face à mon blanc, mon silence, perdu dans mes pensées, ma carte effacée devant moi, j'ai commandé une soupe et une assiette de choses grillées. Quelle sauce ? elle insiste avec un sourire et cette voix chaude. J'hésite, je ne sais plus, je ne vois qu'elle, sa beauté, sa vérité.

 

 

 

 

 

Durant les jours suivants, je ne suis pas venu la draguer, juste l'admirer et quand un soir, après une réunion tardive, je suis passé ici, elle faisait le service, dans une demie pénombre. Ais-je rêver ? mais elle chantait entre les tables, les clients hypnotisés mangeaient. 

 

 

 

 

 

 

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Nylonement

 

 

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Publié le par Gentleman W.
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Un long week-end commencé dès vendredi matin, pour accompagner le mariage d'une de mes soeurs, nichée dans mon écharpe moelleuse, je ne pense qu'à dormir dans ce train qui remonte vers chez moi. Trois jours intenses, un long voyage dans nos différences, le temps passe vite, trop vite, les mois qui séparaient avec force nos deux classes en primaire et pour le reste de nos études, se sont évaporés, nous voilà trentenaires tout simplement.

 

Si éloignées.

 

C'est pourquoi j'avais tant envie de les revoir toutes et tous, la famille en particulier, que je ne vois plus beaucoup, par manque de temps, avec moins d'envie aussi. Une bande de copines, des moments solitaires, c'est dans ma nature. Différente de notre tribu sans être le canard noir, juste un cygne noir  dans un melting-pot bariolé, avec des envies sortant de leurs habitudes, de leurs traditions. Certes la génétique devient relative avec un inné brouillé par la recomposition de notre cellule familiale, d'un côté comme de l'autre. Ainsi après quinze ans avec une seule soeur, ma grande soeur, moi la dernière, je me suis retrouvée au milieu d'un groupe avec deux garçons, les nouveaux amours de mon père.

 

 

 

 

 

 

 

 

Puis quelques années plus tard, car ce fût plus dur pour elle, ma mère à rencontrer un homme, plus jeune, sympathique, discret, mais avec lui aussi des enfants. Deux nouvelles soeurs, des routines différentes, des blondes, des bruns, des rousses, des grandes et des petites, des morphologies variées, des histoires et des éducations, surtout des week-ends à géométrie variable. La table était toujours grande, le contact en tête à tête difficile avec les parents, surtout dans une fin d'adolescence, face à des choix de vie, d'études, des doutes de futurs jeunes adultes, j'ai pris du recul, je suis devenu indépendante. Le temps a avancé, naturellement jour après jour, mois après mois, en dévorant le calendrier, nos relations se sont plus ou moins nouées. Avec certains j'ai eu le plaisir de partager des concerts, des soirées, des moments complices ponctuels et des souvenirs, avec d'autres j'ai râlé sans retrouver certaines de mes chaussures, la mode semblait être notre lien implicite, mais ses jeunes soeurs ne savaient pas vraiment demander avant d'emprunter dans mon ancienne chambre. 

 

Moins de souvenirs avec elles, on ne se croisait pas assez, je n'avais pas tissé cette fibre dépassant le niveau de simple relation, elles m'étaient étrangères. Mes parents étaient heureux, je menais au mieux mon futur parcours professionnel, mon premier studio. 

 

Alors le temps a marqué cette distance entre eux et moi, mes déplacements à l'étranger, un boulot prenant, une fatigue réelle mais assumée, et les fêtes de famille décalées chez les uns et les autres, aux quatre coins de la France, je me faufilais entre les dates, les lieux. Sans envie. Les premiers amours et les premiers mariages, là c'était ma soeur de sang, mon aînée. 

 

Finalement j'ai été pour la première fois avec eux tous, leurs gamins, leurs bébés, leurs femmes et leurs petits copains, leurs maris. Une troupe de gens, d'amis de ma soeur et de son nouveau mari, des discussions sur l'amour, sur la météo, sur le boulot, sur tout ce qui forge un rien dans une discussion avec des quasi inconnus. Etrangement je me sentais aussi proche d'eux que de certains amis, sans lien familial. Sur la photo des frères et soeurs des mariées, j'ai regardé les personnes, ne sachant plus vraiment qui était de notre côté, trop de facettes.  

 

 

 

 

 

Et puis les différences, ma robe robe, cette couleur qui est ma touche de feu, tous les jours avec moi, ma signature dans ma vie courante, je l'ai porté fièrement au milieu des couleurs fades, des tenues génériques. Rouge en version robe longue, en version courte quand le soleil est revenue, en trench ou en robe moulante, j'ai abusé de la couleur écarlate, même aujourd'hui dans le train, avec mon jean, des ballerines rouges et vernies.

 

Le plus marquant aura été ce vide laissé par ma venue seule à ce mariage. Tous étaient en couple, plus ou moins officiel, durable et parfois avec les gamins associés. Une fierté exposée comme une validation de statut social, une normalité que je ne trouve pas indispensable. Je vis sans personne. Indépendante mais surtout solitaire, heureuse et sereine ainsi, jamais je n'avais dû le justifier avec mes collègues et amis, mais durant tout ce week-end, je me suis répété sur cet oubli d'abord en rigolant, sur ce vide ensuite, sur mon avenir sans enfants de plus, sur une possible nouvelle sexualité aussi, sur cette liberté enfin.

 

Je tombe de fatigue, mais ce fût épuisant de danser, de discuter, de me sentir si différente, j'attends de rentrer dans mon cocon, celui de ma vie, de mes mille occupations, de mon travail, seule et infiniment heureuse.

 

 

 

 

Nylonement

 

 

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Publié le par Gentleman W.
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Indépendante, avec une belle réussite professionnelle, je donnais l'image de la jeune trentenaire radieuse, belle et toujours souriante, une executive woman flamboyante. Parfois malgré tout, entre deux tranches de rôti de boeuf du dimanche, dans une discussion entre amis, dans des soirées où les mariages s'annonçaient, les premiers enfants naissaient, j'entendais la petite phrase "alors cet amoureux, tu lui laisses un peu de temps pour te rattraper ? tu nous le présente quand ? ..." d'autres versions qui amenaient parfois d'autres interrogations plus fortes "tu n'es quand même pas seule, toi c'est impossible!".

 

 

 

 

 

Indépendante, cadre impliquée et souvent en déplacement mais aussi, femme féminine, voire sexy quand il le fallait, quand il était là justement. Oui il y a avait bien un homme dans ma vie, discret, car je n'avais pas trop de temps, pas vraiment de sentiments pour lui, mais une réelle complicité qui se prolongeait au lit, souvent. Un sex friend pour les raccourcis, un bon ami, un  bonheur à deux dans nos agendas occupés, des plaisirs partiels pour les autres, du bonheur plein pour nous deux. Certes les sentiments avaient fait au bout de deux ans  un peu pression, mais il était marié, heureux, papa, serein dans son boulot et avec moi. Rien n'avait été caché, rien n'avait été promis. Et de mon côté, rien n'avait été demandé ou exigé, mais plus encore j'aimais mon célibat pour ces instants calmes, sans personne, juste pour moi. Egoistement peut-être, mais j'aimais ma solitude.

 

 

Indépendante, plus vraiment depuis que ce retard de règles, ce test acheté et posé sur le bord de la baignoire, une barre, de l'attente, deux barres bleues, positif, un test positif, je suis enceinte. J'aurai pu pleurer, de joie, de rage, de peur mais je suis allée sagement prendre un thé. Je devenais maman, de façon un peu impromptue certes. J'avais pas de contraception, nous utilisions des préservatifs pour garder notre liberté, nos corps sains. Mais récemment, après deux semaines sans se voir, nous avions très envie, très très envie. Bref, nous avons fait l'amour, dès la porte refermée, là, le string au milieu des genoux, la jupe relevée, collés au mur, comme des amoureux fous, sans rien. Mon cycle, le nombre de jours, enfin bref, nous avons rien calculé, juste cédé à nos envies, nos pulsions. Mère, un nouveau statut. Envisageable, peut-être. Pourquoi pas après tout.

 

 

 

 

 

 

 

 

Seule ou avec lui, la question serait plus tendue probablement, même si nous en avions ri un jour, sans l'envisager, juste pour se dire "et si on faisait un enfant ensemble". Ce n'est pas un lâche, juste mon ami, mon amoureux de lit, mon pote, mon duo pour m'évader, mais aucunement mon compagnon, encore moins mon mari. Et puis pas envie de casser son couple, sa famille avec un enfant, un bébé à venir, pas celui-là, mais celui dans le ventre de sa femme. J'ai passé deux semaines à continuer à vivre normalement, sauf avec quelques nausées, à penser à ce bébé en préparation. Jamais je n'ai hésité à savoir si je le gardais ou pas. J'étais maintenant maman, sans père officiel. Avec un sourire, j'anticipais ma modernité, mon indépendance financière, ma vie de femme et de mère. Les mots des autres, les jugements et les préjugés, je m'en tape. Lui, je vais lui annoncer. Mais toujours ne rien exiger.

 

Je fais un bébé toute seule, je suis heureuse.

 

 

 

NYLONEMENT

 

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Petit matin, heures indéfinies. Dormir, enfin m'écrouler, après la fête d'hier, trouver un coin et sombrer.

 

Ah les études, les heures de travail accumulées avec les petits jobs d'été, avec l'agenda des cours, des TP et puis surtout les transports. Une pensée à notre société qui a voulu des diplômés, en oubliant de construire des universités modernes avec des chambres à côté, surtout à un prix raisonnable. Alors hier après-midi j'ai bossé dans un magasin, un nième boulot, de vendeuse, précaire, au gré des envie de patrons exploiteurs. Ils n'ont qu'à tendre la main, elles sont dix, vingt, cinquante à attendre ma place. Parfois il mate mon derrière, je le sais, nous le savons toutes ici, surtout depuis qu'il a imposé une tenue "plus marketing, plus accrocheuse" à chacune de nous. Tee-shirt blanc, moulant, une taille en dessous, demandez à Clara avec son bonnet D, elle frise l'explosion. Une jupette noire courte, vraiment mini-jupe, un collant opaque noir que nous avons demandé car il devenait impossible de se pencher. On dirait des hôtesses au salon de l'automobile. Bref, j'ai bossé, j'ai vendu des fringues, rangé le stock, réceptionné des cartons, poussé le tout au fond du magasin, souri à des clientes polies et aussi impolies, nettoyé, compté, recompté. Vannée mais ensuite je suis rentrée dans mon petit appart, un studio exactement. Un truc avec quatre murs précisément, un lit, une table de travail, pas vraiment pour manger, un coin évier-cuisine, une douche et un lavabo, des toilettes, une surface géante dont je ne veux pas savoir les dimensions, je connais le prix du loyer. J'ai bossé tard, passant quelques coups de fil à mes amies, m'épuisant sur des devoirs, des préparations de droit fiscal, mon avenir.

 

 

 

 

 

Aujourd'hui, j'ai filé en jean et chemise colorée aux différents cours, et après ? Un retour rapide à mon petit chez-moi, une balade dans le frigo vide, une salade et une soupe, un bout de fromage, juste le temps de prendre une douche, une ponctuation de fin de semaine avant l'heure avec le pont. Un jour de repos, non deux, enfin quatre avec le week-end car la patron ferme la boutique. Pas payée mais libre. Du temps, ce qui me manque le plus.

 

 

J'ai profité sous la douche, comme une renaissance, un long moment de bien-être, avec un lait d'avoine léger sur ma peau, doux tant dans sa texture qu'avec son parfum. Je connaissais mon occupation du soir, une sortie entre filles, toutes célibataires ou presque, sans aucun mâle, notre rituel de papotages, de ragots aussi, de bonnes affaires et de mode, de détente assurée. Toutes dans la même tranche d'âge, des études en cours ou un premier boulot, la confusion parfois dans nos têtes entre la société vendue par nos politiques et la réalité amère du marché du travail. Mais ce soir on oublie cela, on positive, on rit, on sourit, on réconforte parfois, on se marre, on rigole parfois même dans sa première acception. Ce soir, petit resto dans un coin du Marais, notre bande. J'enfile de jolis dessous liberty jaune, une folie pleine de couleurs, un bonheur d'été, tout cela sous une robe jaune dégotée dans la boutique de mon labeur. Un coton léger, un jaune vif, banane, une petite noeud noir à la ceinture, plutôt d'ailleurs sous la poitrine, comme pour marquer un effet taille haute. Je l'adore. Des bas plumetis, des talons, ceux que je ne sors jamais, ni pour les études, ni pour les transports, ni pour le job.

 

 

 

 

 

Je me sens femme, je me sens bien. En riant, je verrai bien les bras de mon amoureux autour de moi. Encore faudrait-il que j'en trouve un, juste à caler dans mes horaires de la semaine, pas trop encombrant, mais juste réconfortant, pas trop collant, mais bien présent quand je le veux, quand j'en ai besoin.

 

Ce soir, je suis épuisée, on a dansé, chanté, parlé, crié. Une soirée par hasard, une autre bande dans le même resto, on les a suivi pour finir dans un loft géant, de la musique, des gens sympa, des jeux de lumière toute la nuit. Des canapés, des mezzanines pour boire, parler encore malgré le bruit, rencontrer des nouvelles têtes. J'ai bu un peu trop probablement, plus la fatigue. Des souvenirs oui des remarques et des compliments sur ma robe, des sourires, un regard aussi, plus fort d'un beau mâle, jusqu'au retour de sa blonde aux yeux énervés. Un grand rire, du bon son ainsi qu'un coup de fatigue. Là maintenant, je suis lovée dans un coin, entre deux fauteuils, je me suis écroulée. Je dors.

 

 

 

 

 

 

Nylonement

 

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Là, juste derrière mes mots, mes sms, tes réponses, je sais que tu es là.

 

Impalpable réalité de ne pouvoir te voir, de ne pouvoir te serrer dans mes bras, de ne pouvoir me lover dans ton parfum, dans ton cou.

Insondable profondeur de la distance entre toi et moi.

 

Et pourtant je sais que tu es là, proche, dans un autre lieu, comme moi, en mouvement vers le boulot, vers un rendez-vous professionnel, en attente d'un train, d'un départ imminent. Moi, je suis là dans la chaleur de cet automne troublé de pluie, je ne sais plus quelle tenue choisir, comme beaucoup de gens autour de moi. Froid du matin frais, du soleil derrière les feuilles mortes de ce marronnier,  chaleur douce du bel astre derrière la vitre du bus, je me cale dans un coin de banquette, les doigts et les yeux captés par mon mobile.

 

Où es-tu ? Toi qui me manque et pourtant je n'ose le dire, le répéter pour ne pas amplifier la blessure d'une vie compliquée. Moi le papa amoureux d'une autre femme, moi l'homme heureux de voir encore ses enfants, les miens sans oublier les tiens. Ambivalent duo de sentiments pour eux , en moi, des émotions différentes, une intensité infaillible pour ton coeur. Le mien bat rapidement,  je pense à toi. Et tes pensées sont vagabondes, peut-être déjà dans le document de négociation avec ce client international, peut-être encore dans les bulletins de note du dernier trimestre, entre aides et punitions pour les uns, félicitations pour les autres. Toi, peut-être aussi comme moi, libre dans tes pensées, avec l'amour comme seul feu vert brillant dans la grisaille matinale.

 

 

 

 

Libre comme l'air, comme le vent froid qui soulève les jupes en descendant les marches vers le trottoir, un coin de malice en toi, tu adore cela. Un coin de sourire pour moi, en pensant justement à ces instants-là, simples et sans importance, où tes mots sont posés avec délicatesse sur mes peurs naturelles. Moi, toujours là, avec ce post-it annoté sobrement sur ton clavier, petit diamant d'une vie sobre, éternel renouveau de signes quotidiens envers toi.

 

 

Je m'arrête, un feu vert,  des piétons pressés, des fous dans un monde tout aussi instable. Tu dois regarder les paysages défilés, les maisons surgir et repartir derrière toi, les autres passagers dormant ou parlant trop fort. Spectateur comme je suis contemplative maintenant en flânant dans la dernière ligne droite avant le bureau. Simple chaleur du soleil, comme si tu venais d'apparaître, là ton bras sous mon bras, partant vers une destination inconnu. Je me sens mieux, tu es là, presque là. Un sms, juste pour dire que tout va bien, pour savoir si je vais bien, pour regarder devant, pour espérer un avenir à deux, plus souvent, plus fort, plus amoureux peut-être, surtout plus doux, avec des réveils communs dans un même lit, des sourires dès le matin, 

 

Un nouveau sms, des bises et des bisous, des attentions dont je ne me lassejamais, car toi, sûr, je t'aime.

 

Bien au-delà des mots, des voyelles et des consonnes.

 

Simplement.

 

 

 

 

Mots & Emotions

 

Texte ré-interprêté provenant de mon blog

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La juste derrière mes mots, mes sms, tes réponses, je sais que tu es là.

 

Impalpable réalité de ne pouvoir de te voir, de ne pouvoir te serrer dans mes bras, de ne pouvoir me rouler dans ton parfum.

Insondable profondeur de la distance entre toi et moi.

 

Et pourtant je sais que tu es là, proche, dans un autre lieu, comme moi, en mouvement vers le boulot, vers un rendez-vous professionnel, en attente d'un train, d'un départ imminent. Moi, je suis là dans la chaleur de ce printemps troublé de pluie, je ne sais plus quelle tenue choisir, comme beaucoup de gens autour de moi. Froid du matin frais, du soleil derrière les feuilles vertes, tendres de ce marronnier à peine défripé,  chaleur douce du bel astre derrière la vitre du bus, je me cale dans un coin de banquette, les doigts et les yeux captés par mon mobile.

 

Où es-tu ? Toi qui me manque et pourtant je n'ose le dire, le répéter pour ne pas amplifier la blessure d'une vie compliquée. Toi le papa amoureux d'une autre femme, moi, toi l'homme heureux de voir encore ses enfants, les autres. Toi l'ambivalent duo de sentiments pour eux et puis pour moi, des émotions différentes, une intensité infaillible pour chacun de tes coeurs. Le mien bat rapidement,  je pense à toi. Et tes pensées sont vagabondes, peut-être déjà dans le document de négociation avec ce client international, peut-être encore dans les bulletins de note du dernier trimestre, entre aides et punitions pour les uns, félicitations pour les autres. Toi, peut-être aussi comme moi, libre dans tes pensées, avec l'amour comme seul feu vert brillant dans la grisaille matinale.

 

 

 

 

Libre comme l'air, comme le vent froid qui soulève ma jupe en descendant les marches vers le trottoir, un coin de malice en toi, tu adore cela. Un coin de sourires sur moi, en pensant justement à ces instants-là, simples et sans importance, où tes mots sont posés avec délicatesse sur mes peurs naturelles. Toi, toujours là, avec ce post-it annoté sobrement sur mon clavier, petit diamant d'une vie sobre, éternel renouveau de signes envers moi.

 

 

Je m'arrête, un feu vert,  des piétons pressés, des fous dans un monde tout aussi instable. Tu dois regarder les paysages défilés, les maisons surgir et repartir derrière toi, les autres passagers dormant ou parlant trop fort. Spectateur comme je suis contemplative maintenant en flânant dans la dernière ligne droite avant le bureau. Simple chaleur du soleil, comme si tu venais d'apparaître, là ton bras sous mon bras, partant vers une destination inconnu. Je me sens mieux, tu es là, presque là. Un sms, juste pour dire que tout va bien, pour savoir si je vais bien, pour regarder devant, pour espérer un avenir à deux, plus souvent, plus fort, plus amoureux peut-être, surtout plus doux, avec des réveils communs dans un même lit, des sourires dès le matin, 

 

Un nouveau sms, des bises et des bisous, des attentions dont je ne me lasse car toi, sûr, je t'aime.

 

Bien au-delà des mots, des voyelles et des consonnes.

 

Simplement.

 

 

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits, #Femmes - vous, #Douleurs de Femme, #Femmes & Mode
Motivation d'automne

Douceur d'automne, le vent souffle sans réelle chaleur d'été indien, sans fraîcheur des prochains mois, elles papotent en terrasse. Deux cafés, un thé fumé, elles rigolent des aventures de la dernière arrivée, nouvellement amoureuse, entre rumeurs et propectives entre femmes. Rires, bonne humeur d'une amitiés partagée, elles sont à l'image de la saison, entre deux dressings, chaud ou froid.

Question de tempérament, de volonté ou de confort météo, chacune a choisi d'evelopper sa silhouette avec ce trio gagnant mais des ingrédients différents. Des repères du proche automne. Trench, manteau ou gilet épais et long, trois tendances diférentes, trois approches pour se couper des coups de vent, d'une possible brise plus tenue. Une tunique en laine bleu pétrole avec un collant opaque gris, des bottines en cuir noir pour un charme pratique, une envie de cocooning prochainement, elle boit son expresso en le serrant à deux mains. Un sourire en plus, une robe souple sur un collant noir, elle assume toujours sa féminité, elle s'amuse avec la lanière de son grand sac à ses pieds, derrière ses escarpins. Un gilet fin n'est pas trop loin, elle hésite en buvant son thé chaud. Conquise par ses nouveaux amours, elle parle à la troisième, celle qui a fait le choix du jean avec un body laine et cachemire, soyeux, douillet, mais toutefois avec des baskets roses. Détail girly sans trop le clâmer. Sa tasse est finie, elle boit un peu d'eau.

 

Quelques feuilles rousses s'envolent, frôlent la terrasse et les chaises. Un coup de vent, un nuage, une averse peut-être ? Une annonce de la saison à venir, sans respect du calendrier, les premiers frimas. Elles parlent de leurs envies pour les prochains mois, des motivations. L'une souhaiterait avencer dans son projet de création d'une boutique, d'un nouveau job pour se relancer avec un nouvel horizon. L'autre espère conserver cet amour, cet homme avec tant de qualités, du moins aujourd'hui. La dernière semble rêver, ne sachant quelle réalité associer à son choix. L'amour ? La famille, les enfants ? le boulot ? elle a bien une idée, mais elle se souhaite pas la dévoiler. Son médecin a lancé une batterie d'examens. Une boule dans le sein droit, des doutes, une douleur. Pas d'objectifs douceur !

 

Sa santé devrait passer devant d'autres futilité. Elle reste silencieuse, le nez dans le vent.

 

 

Nylonement

 

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Changer, fermer les yeux et voir le monde autour de moi autrement.

Oublier.

 

 

 

 

 

Une journée.

Rouvrir les yeux, passer devant cette vitrine, voir un reflet, une blonde, une personne qui se penche vers la vitre, inspecte, découvre son visage, sa nouvelle coiffure. Finie les cheveux tirés, stricts, auburns, je les voulais libres, comme moi.

 

Une semaine.

Assez pour comprendre que la tête dans le miroir, c'est moi, ma nouvelle définition, un peu de moi en version plus actuelle. Je suis blonde, je me vois différemment mais les autres aussi. Mes collègues, celles qui ne tarissent pas d'éloges envers cette nouveauté, ce saut dans le vide, cette nouvelle personnalité, même une nouvelle personne. Oui c'est ainsi que le responsable régional, habitué aux allers et venues des commerciaux, a cru que j'étais nouvelle. Trois ans ici, et enfin une existence. D'ailleurs certains regards changent, semblent plus présents, plus insistants et pourtant mes jupes sont toujours aussi longues.

 

Un mois.

Première visite chez mes parents, les yeux de ma mère, fausse blonde depuis vingt, voire trente ans, interloquée en me voyant. Heureuse, émue même, et mon père avec un simple compliment, des bises comme à chacun de mes retours, rien de plus. Il semble habitué, certes avec quatre filles et deux belles-filles, il en voit de toutes les couleurs, de toutes les longueurs. Blasé, non, discret mais avec un avis, qu'il faudra lui extirper après le dessert, quand l'estomac endort sa protection de père, de mâle, sa vigilance silencieuse. Mes soeurs ont adoré, en même temps, je dois être la dernière a avoir changé en blonde. Celle qui est restée trop longtemps avec les mêmes habitudes et le même copain. Mais je viens de le mettre dehors, de rayer son nom et prénom de ma liste de souvenirs. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un trimestre.

Un semestre.

Un an déjà. Je ne me vois plus qu'en blonde, assez pour avoir changer aussi un peu de garde-robe, plus détendue, plus glamour aussi pour certaines sorties. Sérénité retrouvée, loin de la routine avec le même copain, des aventures depuis, sans suite, mais un nouvel univers. Des nouvelles photos de moi dans les soirées, une promotion car plus investie, plus disponible, une nouvelle vie s'offre à moi, simplement. Mes cheveux sont comme moi, libres, je vais les couper plus courts, en éliminer dix bons centimètres pour rajeunir le tout. J'essayerai peut-être un blond plus sobre, avant l'été où ils risquent de virer au blond platine. Je me vois, je m'aime ainsi. J'ai toujours été cette jeune femme, et je souris en retrouvant des photos, de moi, de lui, de nous, de moi surtout, différente. Juste la coiffure, non, une grisaille, une ritournelle pesante, maintenant disparue. 

 

 

 

 

 

 

 

Nylonement

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Mots & Emotions

 
 

Changer, fermer les yeux et voir le monde autour de moi autrement.

Oublier.

 

 

 

 

 

Une journée.

Rouvrir les yeux, passer devant cette vitrine, voir un reflet, une blonde, une personne qui se penche vers la vitre, inspecte, découvre son visage, sa nouvelle coiffure. Finie les cheveux tirés, stricts, auburns, je les voulais libres, comme moi.

 

Une semaine.

Assez pour comprendre que la tête dans le miroir, c'est moi, ma nouvelle définition, un peu de moi en version plus actuelle. Je suis blonde, je me vois différemment mais les autres aussi. Mes collègues, celles qui ne tarissent pas d'éloges envers cette nouveauté, ce saut dans le vide, cette nouvelle personnalité, même une nouvelle personne. Oui c'est ainsi que le responsable régional, habitué aux allers et venues des commerciaux, a cru que j'étais nouvelle. Trois ans ici, et enfin une existence. D'ailleurs certains regards changent, semblent plus présents, plus insistants et pourtant mes jupes sont toujours aussi longues.

 

Un mois.

Première visite chez mes parents, les yeux de ma mère, fausse blonde depuis vingt, voire trente ans, interloquée en me voyant. Heureuse, émue même, et mon père avec un simple compliment, des bises comme à chacun de mes retours, rien de plus. Il semble habitué, certes avec quatre filles et deux belles-filles, il en voit de toutes les couleurs, de toutes les longueurs. Blasé, non, discret mais avec un avis, qu'il faudra lui extirper après le dessert, quand l'estomac endort sa protection de père, de mâle, sa vigilance silencieuse. Mes soeurs ont adoré, en même temps, je dois être la dernière a avoir changé en blonde. Celle qui est restée trop longtemps avec les mêmes habitudes et le même copain. Mais je viens de le mettre dehors, de rayer son nom et prénom de ma liste de souvenirs. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un trimestre.

Un semestre.

Un an déjà. Je ne me vois plus qu'en blonde, assez pour avoir changer aussi un peu de garde-robe, plus détendue, plus glamour aussi pour certaines sorties. Sérénité retrouvée, loin de la routine avec le même copain, des aventures depuis, sans suite, mais un nouvel univers. Des nouvelles photos de moi dans les soirées, une promotion car plus investie, plus disponible, une nouvelle vie s'offre à moi, simplement. Mes cheveux sont comme moi, libres, je vais les couper plus courts, en éliminer dix bons centimètres pour rajeunir le tout. J'essayerai peut-être un blond plus sobre, avant l'été où ils risquent de virer au blond platine. Je me vois, je m'aime ainsi. J'ai toujours été cette jeune femme, et je souris en retrouvant des photos, de moi, de lui, de nous, de moi surtout, différente. Juste la coiffure, non, une grisaille, une ritournelle pesante, maintenant disparue. 

 

 

 

 

 

 

 

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