Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

feminite & sensualite

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon Passion, #Féminité & Sensualité, #Nylon 2000...
Une simple paire de bas

Un détail, un petit pli anodin, une finesse tout particulière, une couture au dos d'une jambe, il est si rare de voir des bas nylon. La saison se rafraîchit, la mode cède aux bottes, pire encore aux pantalons, le voile fin se cache totalement à mes yeux. Pourtant il arrive que le rêve devienne réalité (en dehors des délicieuses gambettes de ma compagne, bien sûr ! car heureusement les jarretelles sont son quotidien), quand au hasard du travail, des attentes dans les transports, ou actuellement en faisant les magasins, je croise une paire de bas nylon, plus exactement une élégante scintillant de ces détails glamour.

 

Deux fois en un mois, j'ai pu voir ce voile souple mais bien lové sur des chevilles fines, au-delà de talons tout aussi fins. Certes certains sceptiques me diront, mais en êtes vous sûr ? Ma courtoisie m'empêche de soulever les robes et même les mystères en interrogeant ces inconnues. Je resterai sur mon simple plaisir esthétique, sur les manteaux trois-quarts libérant les cuisses, le bas d'une robe pour l'une, d'une jupe crayon pour l'autre. Mes yeux ont pu contempler ce bonheur de croire encore au glamour bien réel. Des petits pas, des gestes si féminins, des silhouettes avec une belle démarche, une mode, un style, de la coiffure jusqu'au sac à main. Alors détail après détail, pour des raisons qui résonnent en moi, je me suis permis de croire à des paires de bas nylon à couture. Oui deux séries de verticales, découvertes d'ailleurs après avoir aperçu leurs allures. Comment ne pas espérer des véritables bas sur leurs jambes, des revers tendus de jarretelles ?

 

Alors j'ai pensé à ce paradoxe, entre leur féminité, leur âge et leur beauté, mais aussi leur mode. Car si nous regardons aujourd'hui les magazines, il faut mieux avoir vingt ans, trente ans étant déjà la retraite de la beauté, et tout cela défendu par des images de jeunes modèles faméliques, tristes quasiment sans signes de vie. Malheureuses sur certaines publicités. La beauté a-t-elle une définition pour les autres âges, les autres décennies, plus encore pour les vraies femmes, vous, vos amies, vos voisines, vos collègues, vos filles, vos mères, vos proches ?

 

Je ne voudrai répondre, sauf peut-être un jour dans une nouvelle, dans un roman, sur la vérité des images, sur la réalité de vos miroirs, sur vos âmes et vos corps. Tant de facettes, qu'ici déjà, je ne peux toutes décrire. Mais surtout votre mode embellit votre corps, au gré de vos humeurs, de votre vie amoureuse, de vos activités en famille ou professionnelles. Vous êtes vous-mêmes, vous renvoyez une image, vue, aperçue ou transparente vers les autre regards. Vous choisissez ou non de vous montrer avec cette robe, choisie pour vous, pour lui, pour eux, mais bein souvent pour votre bien-être et votre confort. Vos dessous sont votre intimité, vos accessoires de mode sont votre signature. Les bijoux seront visibles, les jarretelles, votre voile de nylon, vos dentelles seront mystérieuses. Seuls les coutures, les petits plis parfois sauront parler à des yeux experts, ceux d'un esthète gourmet pour ma part ;-)

 

Et vous, femme de vingt ans, amoureuse, portant des bas pour la première fois, pour lui, mais aussi vous femme de trente ans, délicieusement envoûtée par les parfums rétro de cette lingerie de charme, mais vous femme de quarante ans, mère active, patronne de votre équipe, toujours en pleine course, mais toujours élégante en tailleur et jupe crayon, vous aussi la femme divorcée, quinqua dans le doute mais aussi amoureuse de cet homme discret, imaginant un repas champagne et bas nylon, pour redécouvrir ce corps oublié, pour vous ré-approprier votre volupté, vous aussi sexagénaire en pleine forme, bientôt à la retraite, jonglant entre sport et bonheurs multiples, vous cette jeune femme de soixante dix ans, croquant la vie, malgré les aléas de la vie, mais surtout avec les joies des petits-enfants nouveaux venus, vous aussi les autres générations, seniors et toujours souriantes, folles de petits gâteaux pour vos ateliers dessins, vos petits voisins et ce jeune nonagénaire romantique. Oui vous toutes, femmes, avec votre corps, votre beauté, et j'oserai dire, vos beautés car vous avez changé, vous changerez encore, les regards aussi, mais votre coeur sera toujours source de vos sourires. Vous avez croisé un jour, dans un contexte personnel, les bas nylon, les avez essayé, les avez oublié, les avez ressorti, les avez découvert plus tard, les avez adopté occasionnellement ou au quotidien, le glamour est en vous, au minima à fleur de peau.

Vos jambes, elles ont vécu, votre sensualité a évolué, évoluera encore. Vous avez toujours votre allure, indissociable de votre bonheur, de votre mode, de votre regard, oui le vôtre, sur vous-mêmes. Restez sereines, car la liberté n'a pas d'âge, juste quelques palpitations parfois plus intenses.

 

Nylonement

 

 

 

ALCINA Modèle www.alcina.eklablog.com

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon & Lingerie, #Féminité & Sensualité, #Burlesque & Paillettes
Projection
Projection

Un soupçon de décalage horaire et des monstres hideux partout sur le trajet de retour, maintenant dans le noir de l'automne, je n'avais pas d'envie, un coup de blues peut-être. Alors j'ai mis de la musique, j'ai laissé le chat se coller à moi sur le canapé, j'ai repris un livre oublié sur mon radiateur. Plonger ainsi dans les pages, dans un roman d'amour de trentenaires, loin de mes repères, avec des crises de caprices à chaque chapitre, j'ai souri intérieurement de ce nombrilisme générationnel.

Puis je me suis endormie, là sous la couette, la boule de poil avait trouvé sa place habituelle sur le coin de radiateur, sur un coussin en satin devenu son fief en hauteur. Alors ce matin avec ce thé, earl grey et pamplemousse, je me réveille face aux feuilles mortes, entre douceur d'une journée de pause et besoin de finir quelques documents sur mon ordinateur. Finalement je flâne sur les pages burlesque, en quête d'un glamour fascinant, d'une féminité aux reflets multiples. Des plumes et des paillettes, mais toujours des sourires, des histoires poétiques, des souvenirs des derniers spectacles vus avec mes amis, cette ambiance souvent pleine de joie, d'applaudissements et encore de glamour.

 

Mes yeux s'arrêtent sur les corsets, ic et là, ils brillent, ils sculptent les corps. Les étincelles de cette féminité sublimée, je regarde les formes soulignées de soie naturelle, réhaussées de dentelles parfois. Les coupes changent, les bustes s'affirment, c'est un  jeu pour trouver une taille plus fine, trop aussi, les excès ne me passionnent pas, car en les voyant je ressens la douleur. Mais tant d'autres modèles, tant de sourires, tant de couleurs et de lacets qui défilent. Et si je sautais le pas. Un défi pour mes rondeurs, un éclat dans ses yeux, lui qui lit ma silhouette avec ses sentiments, cajole mes courbes, mes excès à mes yeux, mes lignes si personnelles dans ses mots. Il a toujours su trouver de la lingerie, des robes, modernes ou néo-rétro pour embellir mon corps. Dans le miroir, mes mensurations, pourtant toujours les mêmes, nue ou habillée, se sont transformées en un buste fier, une taille gourmande pour poser ses mains, des hanches parfaites pour poser un porte-jarretelles, mes jambes accueillant les bas à couture. Une magie qui me séduit, une lingerie que j'assume pleinement pour mon confort, pour ma féminité, je repense à ces combinettes si envoûtantes sur elle, pardon sur moi, j'avais l'impression d'être une autre, plus belle. Il a fusionné les deux images, en me serrant plus fort dans ses bras. L'amour !

 

Les sourires avec ce sere-taille très haut, quasi underbust, qui sculptait mon ventre, ces encouragements à croire en moi, délicats comme des caresses. Alors, ces corsets anodins dans cette balade virtuelle matinale, ne seraient-ils pas un nouveau challenge pour perdre quelques kilos, les oublier sur le chemin de notre vie commune. Pour moi, pour lui, pour rester moi d'ailleurs, pour être sublimer par son regard aimant, sans trop serrer les cordons. Je me vois soudainement respirer dans cette lingerie de pure séduction, les seins éclatants sous la dentelles et la mousseline, le tout sous une veste, avec une jupe, avec des escarpins. Une envie profonde de sentir ma peau, mon corps avec un nouveau design, un coeur palpitant de bonheur.

 

Dans la chambre, il se lève, s'approche de moi dans mon dos, m'entoure de ses bras. Le premier corset, le meilleur corset, le plus charnel, avec des baleines fortes d'émotions.

 

Nylonement

 

 

Projection

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture, #Féminité & Sensualité
Expo : Herb RITTS - lumières absolues
Expo : Herb RITTS - lumières absolues

Magie des lumières, et des ombres bien sûr; il y a peu de magicien, de surdoué pour poser leur regard sur les autres, pour en extraire avec une intense subtilité, le meilleur et l'immatériel d'une émotion.

HERB RITTS est un magicien, un photographe magicien, un amoureux insatiable de la beauté des femmes. Il a visité tous les chemins des corps et des silhouettes, debout ou assis, en mouvement ou immobiles face à son appareil-photo. Il a saisi des milliers de facettes de la sensualité, de la nudité pure à celle qui envoûte nos yeux, l'hypnotise.

 

Une grande signature, un style infiniment identifiable, HERB RITTS s'expose à la MEP Paris.

 

Venez nombreuses et nombreux pour déguster l'émerveillement de cette expositions de sublimes clichés. Indispensable pour tous les amoureux des courbes féminines, du travail sur le mouvement, en noir et blanc. 

 

Exposition du 7 septembre au 30 octobre 2016

www.mep-fr.org/evenement/herb-ritts/

 

Nylonement

Expo : Herb RITTS - lumières absolues
Expo : Herb RITTS - lumières absolues
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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon Passion, #Féminité & Sensualité

Un lointain souvenir, forcément quand l'âge devient canonique comme le mien. 

 

Et puis avec le regard, plus encore avec les petites phrases, quand mes proches m'accompagnent dans la maison de retraite. Je suis un petit vieux, branlant sur sa canne, avec des instants d'égarement même, la mémoire semble se couper de ma communication, car je pense encore. Mes neurones se sont adaptées à ma vie lente, à mes courses immobiles dans les longs couloirs beiges, à mes journées rythmées par les repas, les gélules, les aides des soignantes. Parfois je souffre de ne plus être le jeune gars vif qui pédalait entre le village et la ville pour aller guincher avec des copines, pour des bals et des pots, des baisers volés sous les porches des rues mal éclairées. J'avais ma vie, mon petit travail, des rêves, pleins de rêves dans la tête le soir dans ma petite studette, des tas de romans posés au pied du it. PAs de télé à l'époque, mais des milliers de mots, des chapitres dévorés tout en mangeant sur une petite table en formica, dans une assiette un peu triste. Je dévorais les ambiances de polars, les romans aussi romantiques, et quelquefois j'allais au cinéma. Des lumières, des actrices sublimes de glamour, des voix douces, des étoiles en revenant sous la pluie chez moi, toujours en vélo. Trempé je pensais fort à elles, à leurs corsets, à leurs gambettes, à leurs gestes délicats avec leurs cheveux.

 

Un jour enfin, j'ai eu une voiture, une occase revendue par mon patron, un beau contrat signé juste avant, un nouveau poste, un tournant dans ma vie. J'ai foncé dès le premier week-ed à un autre bal, et elle était là, brune, sublime, conquérante. Enfin je m'en rappelle ainsi car au final elle était discrète, délicieuse avec son parfum de fruits rouges, ses jambes gainées de noir, cachées sous des jupons trop longs sauf quand elle dansait. On a tourné, des milliers de fois avant de s'embrasser, de l'aimer éperdument, éternellement. Chaque jour ou presque j'y pense. Je l'ai aimé si fort. Elle a été ma femme, la mère de mes enfants, l'éternel amour de ma vie. Nous avons roulé vers d'autres cieux, d'autres paysages, avec un appartement et même une petite maison au bord de la mer. De la musique, des danses toujours, des rires et des sourires tous les jours. Un baiser long chaque jour avant de dormir !

 

Et eux qui me voit comme un vieux, un ancêtre, un héritage sur pattes peut-être aussi, ils oublient que j'ai eu un passé, une vie trépidante, des moments de douces folies. Oui des galipettes avec mamie quand nous étions jeunes. Nos corps étaient en parfaite fusion avec nos esprits, avec les libertés nouvelles de l'après-guerre. Nous avons croqué toutes les douceurs. Elle me manque, mais ces bas nylon, sa touche de féminité si personnelle, toujours sur ses gambettes parfaites, je ne les oublierai jamais. Une nostalgie amoureuse, car c'était une étincelle de volupté qui signait ses sourires, surtout quand elle soulevait sa robe. Malicieuse, séductrice, gourmande de nos corps rapprochés.

 

Laissez-moi tranquille sous ce parasol, sur cette terrasse avec un peu d'eau citronnée, je suis bien. Ma mémoire déroule des films en noir et blanc, en couleurs, sublimes et uniques.

 

 

Nylonement

 

Nostalgie

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon Passion, #Nylon 2000..., #Féminité & Sensualité
Mode pour soi

Ne pas savoir, ne pas l'imaginer, d'ailleurs simplement diner avec elle, si élégante dans cet enesemble, entre ce chemisier noir souple avec de la dentelle sur ses épaules et cette jupe au genou. Blanche comme la tendance de mode l'a suggéré, elle émerveille le public en passant entre les tables, moulant fort justement ses hanches, couvrant ses jambes, accrochant de la pureté froide de la couleur claire et  immaculée tous les regards, hommes et femmes.

 

Une carte, deux flûtes de champagne car les bulles donnent cette fraîcheur double, celle pour le corps, mais aussi pour l'esprit, avec le festif et la joie qui pétillent. Elle lit, pose des questions sur le nom obscur du plat, cherche l'ardoise pour les variations du chef en ce jour, pose ses lèvres sur le verre, regarde au loin la mer qui se retire. Lui l'observe, heureux de cet amour permanent, éternel geyser de bonheur, régulier et intense dans ses jaillissements. Son coeur oublie les plats, efface les entrées, néglige les desserts, il n'a que des yeux sur ses jambes tournées sur le côté. Deux escarpins beige, des slingbacks bicolores, simplement élégants. 

 

Un fin voile sur ses jambes, car le soleil ne vient jamais altérer sa peau blanche, alors elle dépose une touche de faux caramel, forçant cette nudité à fleur de peau à fusionner avec celle-ci. Lui seul le sait, car il a partagé ces instants privilégiés, l'habillage après la douche salvatrice en cet été chaud. Il l'a vu choisir pour elle d'abord, peut-être un peu pour lui, ce collier sur sa nuque, ce soutien-gorge noir avec de fines lanières soulignant l'arrondi de sa poitrine, cette culotte haute, toute en dentelle, toute en révélation. Mais aussi ce porte-jarretelle, un brin néo-rétro, les multiples attaches, ses bas vintage sortis d'une réserve de caviar mesurable en deniers, il a dégusté les coutures, les jambes droites, les gestes précis. Elle le regardait en papillonnant de ses yeux verts. Un chemisier léger, une jupe féminine dans sa coupe simple, anodine sauf par sa couleur unique, elle était prête. Il se souvient de tout cela, ne voyant qu'une femme libre, heureuse de son effet, sereine avec sa mode. Lui savoure car ce qui ne se voit pas, renforce plus encore le nombre de palpitations. Fantasme ou sentiments ?

 

Ou infinie douceur et sensations !

 

Nylonement

 

Gentleman W 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - demain, #Féminité & Sensualité, #Femmes & Portraits
Une jolie robe

Une tasse de café, une de plus. Un peu de tension, peut-être trop de caféine, des palpitations en plus, elle jette un regard à travers la fenêtre. Des maisons bien alignées, une résidence avec des pelouses vertes, des arbustes bien taillés, des trottoirs trop propres pour y voir une poubelle, un passant ou un vélo d’enfant, ici le vide semble remplir tout l’espace.  Un quart d’heure entre deux tasses, quelques voitures, quelques oiseaux sur les branches, un air de province triste, elle attend.

 

Cet après-midi, elle a pris le temps de se faire belle, plus encore que les autres jours, elle a voulu mettre en avant sa féminité. Elle si peu adepte du pantalon, encore moins du jean laissant les robes légères d’été de côté, elle a succombé à un coup de cœur sur le net la semaine passée, une longue robe de jersey bordeaux. Une coupe asymétrique, un tissu fluide et moulant, sa taille et ses hanches qui seront en valeur, elle a craqué en quelques clics. Le paquet est arrivé très vite. Une princesse a ouvert le contenu, détendu la coupe entre ses mains, jusqu’au sol, puis l’a posé sur le lit. « Idéale » fût le mot instantané dans son esprit et même dans la chambre vide. Après ce long hiver, ce printemps pluvieux, ces mois interminables de mauvais temps, durant lesquels elle a choisi de s’occuper de la famille, les jeunes adultes faisant leurs études, revenant le week-end, le plus jeune, adolescent au lycée, mais elle a ajouté de bonnes résolutions en allant courir régulièrement. Par tous le temps, pour sa silhouette, ses longues jambes, oubliées dans la routine de la vie de famille, dans la monotonie de la vie de couple, en mouvement dans les baskets, elle a dévoré des petits chemins, subissant les courbatures, puis l’envie de continuer après les doutes et les douleurs. Bouger pour aussi se vider l’esprit, pour se dépasser, pour se retrouver au final, seule dans la campagne, seule avec un passé, un présent et surtout de nouvelles envies pour l’avenir.  Des kilomètres devant puis derrière elle, des douches pour le réconfort, pour le bien-être ensuite, aujourd’hui elle a pris un grand bain, un bonheur si rare. Du temps pour elle, des bulles parfumées, des instants à caresser sa silhouette avec le gant, avec le savon, ensuite elle a lavé ses longs cheveux. Crèmes et encore un peu de parfum, un trait de rouge à lèvres. Nue devant le miroir, elle a souri, elle se plaisait à nouveau, elle se trouvait belle. L’avenir méritait un peu de beauté. Pas uniquement le passé.

 

Lingerie, des tiroirs, un choix pour le confort, pour le pratique mais aussi trop peu souvent portés récemment pour la séduction, elle a pioché, fouiné, retrouvant des ensembles oubliés. Un modèle gris et rose, enveloppant sa poitrine, un balconnet si agréable, elle a pris le temps encore de se regarder dans la glace avec sa volupté renouvelée. Une culotte ou un string, elle a hésité, elle a été surprise par cette lingerie tombée sur le parquet, un porte-jarretelle. Un rapide aller-retour entre la dernière fois où il fût sur ses hanches, une envie tout aussi soudaine de recommencer. Une, deux, trois agrafes, un demi-tour et le voilà calé sous la taille, les jarretelles glissées sous la dentelle. Une pochette dans le fond du tiroir, des bas neufs, des bas noirs avec une fine couture, un geste naturel qu’elle aimait sentir glisser sur ses jambes. Sensations similaires, toujours présentes, sensuelles. Elle a attaché ses bas, ses six jarretelles posées sur sa peau, tant de douceur avec le nylon ultrafin. Ses escarpins, avec des brides bien évidemment. Son astuce féminité pour son quotidien de maman, tous les jours mais là plus encore avec cette robe fluide. Son corps embrassé par la matière, ses courbes sublimées, elle a ressenti une fierté d’être femme, toujours aussi élégante.

 

Depuis elle attend ainsi, derrière sa fenêtre. Les enfants ne rentreront pas ce soir, l’adolescent est chez les grands-parents, elle sera avec lui, son mari. Ce grand absent. Lui préfère le boulot, les rituels entre sport et copains, un vide humain pour elle.

 

Malgré des sms plus nombreux, elle attend toujours. Ou peut-être elle envisage déjà un futur différent, un virage plus en phase avec ses derniers ressentis. Une autre palpitation.

 

 

Nylonement

Gentleman W

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon Passion, #Nylon 2000..., #Féminité & Sensualité, #Femmes & Mode

 

Mieux encore je suis une mère, avec des enfants, petits ou grands, j'accompagne leurs pas, leurs vies, leurs rires et leurs passions. Je vis dans un monde en mouvement où chaque jour je m'insère pour aller travailler. AInsi je m'épanouis car après mes études, j'ai pu trouver la bonne place pour développer mes compétences, les faire reconnaître, les partager. Un poste, un autre, une autre entreprise, d'autres responsabilités, d'autres projets, j'ai pu prouvé que mon implication apportait un levier de réussite à la croissance, une approche différente parfois. Dans cette société souvent en quête de performance, d'objectifs impossibles surtout sans moyens adéquats, j'ai donné une autre vision, j'ai imposé comme manager une autre stratégie, plus humaine. Au milieu des envieux et autres pleutres cadres, qui manipulent plus par intérêt de politique interne que par charisme réel, j'ai montré ma carrure malgré ma frêle silhouette. Le gant de fer lié à mes décisions repose toujours sur des talons hauts. Je suis une femme, cadre supérieur, reconnue pour la dernier plan voté à l'unanimité du conseil d'administration, pour la stratégie des cinq prochaines années, claire et partagée par chaque secteur opérationnel.

 

Je suis une femme

 

Je peux vivre avec cet agenda plein de rendez-vous, avec des journées souvent bien remplies, mais aussi avec une organisation sans faille de la vie de famille, en particulier avec mon mari. Nous prenons des pauses, entre les activités sportives des enfants, les études des adolescents, les demandes multiples de téléphones avec la dernière option ou le besoin de faire le taxi pour aller ici ou ailleurs. Dès que possible nous savons nous réserver une soirée, un restaurant, une simple balade, un nouveau champagne, un repas sur notre canapé favori ou une nuit dans un hôtel romantique. 

 

Equilibre pour une meilleure harmonie, je profite de tout, je ne regrette rien, même quand la maladie et la vieillesse de mes proches ajoutent des épreuves compliquées à la vie. Je redouble d'énergie, et je puise celle-ci dans les caresses et câlins avec mon homme. L'amour, avec un grand A le plus souvent, donne cette vitalité sereine.

 

Et puis nous avons nos jardins secrets, au-delà de celui de notre maison, avec les premières pivoines en fleurs, les roses anciennes, les iris multicolores, nous nous aimons dans les effluves de la rosée du matin, celui de notre pretit-déjeuner dominical, sur la terrasse ou au  milieu de la pelouse. Thé, croissants et parfums intenses. Nous profitons alors pour surprendre l'autre, par des regards complices, des idées communes, des surprises orientées vers le plaisir de l'autre, vers nos émotions consensuelles. Les arts nous réunissent, la littérature, la peinture, le beau et l'étonnant, tous les styles, pour émettre une critique ou un coup de foudre. La mode nous unit, provoquant une fusion lors de nos emplettes, de nos balades shopping, avec un apogée commun pour les années 50, si féminines, si follement voluptueuses.

 

Alors nous nous laisson emporter par les robes cintrées, les corsets et inévitablement les accessoires magiques. Sacs à main et talons hauts, mais aussi les gants, les chapeaux parfois, les bracelets, les colliers, les étincelles de beauté visibles mais aussi les invisibles, en particulier notre folle passion, la lingerie. Guêpières, serre-tailles, porte-jarretelles, parfois vintage, souvent récents mais avec une offre internationale si facilement accessible avec le net, nous achetons, nous succombons, nous adorons. L'ultime bonheur vient de la douceur à fleur de peau, de la finesse extrême des bas nylon, jamais égalée, frémissant sur mes jambes. Une couture derrière ma démarche, je suis une autre silhouette, j'ai une autre allure. Notre amour se nourrit de ce secret complice.

 

Je suis une femme d'aujourd'hui.

 

 

 

Nylonement

 

 

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