Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

feminite & sensualite

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture, #Féminité & Sensualité, #Femmes - demain, #Burlesque & Paillettes
Jean-Paul Gaultier FASHION FREAK SHOW

 

EBLOUISSANTES créatures, sur la scène emblématique des Folies Bergère à Paris, nous avons pu découvrir le show sur la vie de Jean-Paul Gaultier,.Ses amours, sa grand-mère, son ours en peluche, des premières créations, sa mode sans limites.

 

Une plongée totale, une longue apnée dans son univers car il y a les premiers pas d'un jeune garçon qui regarde les courbes des femmes avec lucidité, créativité et déjà un peu de folie. Puis l'envolée délicate et déjantée à la fois dans les années 80-90 avec la musique, les rencontres, les couleurs et surtout les matières, car la mode était le moyen au-delà des simples coups de crayon sur une feuille, il voulait l'exprimer en trois dimensions. Les corps, féminins surtout mais aussi masculins, les classiques, comme la marinière, mais surtout les révolutions des coupes et des jeux de dessus-dessous.

 

Jean-Paul Gaultier vous invite dans un tourbillon de danse et de musiques, très new wave, très intense, avec des défilés, des jeux de lumières sur un mannequin en rollers, avec parfois la voix chaude d'une chanteuse. Chacun des danseurs, des danseuses évoluent dans son monde en interprétant  des tableaux renforcés par des vidéos, par des dizaines et des dizaines de tenues. 

 

Que de beautés multiples dans cet univers devenu show, dans la traversée de London pop, des punks rebelles, des années Palace, des premiers défilés décriés et des suivants encensés, vous feuilletez sa vie,son génie avec ses oeuvres et surtout sa vision souriante de la mode.

Que de beautés si différentes, femmes et hommes, des vêtements partagés, des modèles longilignes avec des jambes sublimées par des bas nylon, des fesses bien rondes, des seins de tous bonnets, des peaux dans leur totale authenticité !

 

Car ce spectacle, imparfait aux yeux de certains, inaugure pour la première fois, donc en prenant le risque d'être incompris, donne une nouvelle dimension aux défilés de mode via une biographie vivante d'un génie amoureux des autres.

Oui, vous voyez ici l'incarnation d'une valeur forte : la LIBERTE !

 

 

Jean-Paul Gaultier FASHION FREAK SHOW
Jean-Paul Gaultier FASHION FREAK SHOW
Jean-Paul Gaultier FASHION FREAK SHOW

 

 

Merci Monsieur Gaultier car j'ai eu des larmes douces de bonheur en regardant les comédiens-danseurs, en écoutant des titres nostalgiques de ma jeunesse. Que de plaisirs ressentis !

 

Alors venez nombreux dans la salle mythique des Folies Bergère parfumée avec les parfums de Jean-Paul Gaultier, posez devant l'affiche, buvez un verre servie par un barman à marinière, découvrez des corsets magiques, de la mode, de la féminité à la folie. Puis installez-vous dans un fauteuil et plongez dans son monde !

 

 

 

Jean-Paul Gaultier FASHION FREAK SHOW
Jean-Paul Gaultier FASHION FREAK SHOW
Jean-Paul Gaultier FASHION FREAK SHOW

 

JEAN PAUL GAULTIER

FASHION FREAK SHOW

 

aux Folies Bergère

www.foliesbergere.com/fr/node/1107

 

Eblouissant !

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité, #Nylon Passion

 

Dans la pénombre des volets clos, la lumière dardait sur le sol, chauffant la moquette avec de de fines lamelles de soleil cru. Le silence, le bonheur de deux peaux collées après l'amour, ils étaient si bien sous ce simple drap froissé gris perle. Leurs jambes s'entremêlaient, lui avec ses muscles, elle avec ses bas fins noirs. Des chevilles encore emprisonnées des doubles brides de ses escarpins, des mollets soulignés d'une couture noire au dos, des cuisses bronzées marquées d'un revers opaque, elle s'était volontairement entortillée autour de lui.

 

Les mains caressaient les courbes, la douceur infinie de la peau, même moite par la chaleur et par les assauts répétés de leurs envies. Amants d'un jour, heureux de se revoir, excités par ce repas trop long comme un rituel sensuel avant cette culbute gourmande, ils avaient déjeuné au champagne, prolongeant ensuite dans cette chambre avec une autre bouteille, leur soif, leur ivresse des corps. Rien ne pouvait perturber ces instants complices. 

 

 

Un bel après-midi

 

Elle pensait à ce corps si doux, à ces lignes suivies avec ses doigts, sans jamais se lasser. Un contact entier de sensation charnelle et de soyeux intérieur, une plénitude embrumait son esprit. Etre avec lui, allongée au plus proche de lui, loin de tout, simplement loin de son quotidien routinier, de sa vie sans pétillements, sans sentiments partagés, tout cela amplifiait son désir. Caresser encore son corps, le sentir en elle, fusionner les deux peaux. La dentelle de son serre-taille et le voile de ses bas, des frontières vaporeuses avalées par la chair, elle respirait délicatement son parfum. 

Caresser sans vraiment bouger, elle suivait son regard, répondait par des sourires. Après leurs discussions tout en mangeant, ils n'avaient eu que des halètements, des ouis prolongés et si peu de nons pour plus de plaisirs. 

 

La pénombre relative des volets refermés pour anéantir la canicule extérieure, ils partageaient maintenant des silences.

 

Savourer l'instant, uniquement.

Ils s'évitaient de penser à l'après, à leurs corps séparer. Il laissait ses mains venir vers la dentelle, dessus, dessous cette lingerie marquant la taille de ce corps féminin. Un détail somptueux de volupté, découvert sous cette robe si légère, juste après le dessert. Une surprise si féminine. 

 

Oserait-il lui retirer ses bas ? D'abord les brides des chaussures, puis faire sauter chaque jarretelle et rouler sous ses doigts, à fleur de peau, ce voile quasi transparent, quasi liquide par sa finesse extrême. 

Mutuelles caresses, ne plus bouger pour apprécier cette fusion charnelle ou la mettre totalement nue pour mieux la déguster ?

 

 

Un bel après-midi

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité, #Femmes - vous

Une belle fin de journée avec des rayons de soleil toujours aussi présents, alors en sortant de ce bureau frigorifique, climatisation bloquée sur super-froid, elle a longé le mur pour trouver un compromis entre ombre et chaleur amplifiée par le goudron du trottoir. Depuis plusieurs jours elle avait remplacé dans un premier temps le classique tailleur gris par une petite robe noire mais l'excès de chaleur faisait que tous vêtements étaient excessifs dans les transports. Certes la plage était encore loin, aussi éloignée que les futures vacances de septembre prochain. Alors en vain, elle avait poussé la porte d'une boutique encore en soldes, pour trouver deux petites robes d'été, véritablement légères mais chics.

 

Un changement troublant pour ses collègues de bureau, habitués depuis longtemps à son style empreint de rigueur et d'élégance, dévoilant juste ses mollets au-dessus de ses escarpins vernis, le tailleur comme un uniforme quotidien. Sa fonction permettait la version fermée ou très rarement ouverte de sa veste sur un chemisier impeccable, boutonné jusqu'au collier de perles fines. Un style, le sien, un brin bourgeois, rassurant pour ses rendez-vous avec les clients. Sa féminité était évidente mais aucunement dévoilée, sans aucun excès.

 

 

Trouble

 

Alors les derniers jours, certaines avaient un peu persiflé en voyant ce col bénitier plus ouvert sur sa poitrine menue, ou sur cette longueur de jupe plus courte qu'à l'habitude, voir cette presque indécente fente dans ce tissu si léger. Mais toutes et tous souffraient de la même vague de chaleur. L'armure se fendillait un peu, s'allégeait surtout mais son allure était toujours bien droite, dans le cliquetis de ses talons fins.

 

Ce soir, une douche fraîche mais pas froide pour libérer sa peau des sueurs et des odeurs des transports, pour respirer enfin sous cette eau, sans envie d'arrêter. Elle inspirait doucement cet air humide, cette sensation de froid. Mais déjà elle était ailleurs, près de lui, cet homme, plus exactement cet amant qui lui avait confirmé son passage dans leur hôtel, dans la même chambre, avec cette terrasse sur les toits de la ville. Il arriverait après elle, sortant tard d'une dernière réunion, mais les fleurs seraient là dans un vase glacé avec une bouteille de champagne. Deux flûtes, des petits fours et leur relation ambiguë entre amour et sensualité brute, ils fusionnaient ainsi quelques fois par an, ici et là, dans des chambres, au gré de leurs déplacements, de leurs envies surtout.

 

Dans quelques minutes, elle serait dans un taxi climatisé, dans cette petite robe noire, avec de jolis gants, quelques bijoux et son parfum.

 

Nylonement 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité, #Nylon Passion, #Nylon 2000..., #Femmes & Portraits
Sandrine

 

Il était une fois un pin-up bien réelle. Une passionnée à l'allure si féminine, avec ce sourire toujours radieux, une femme avec un présent toujours actif. Oui Sandrine, Miss L'escarpin, est une femme bien réelle, croisée par hasard de commentaires sur le net, sur des blogs et des forums autour des bas nylon. Sandrine démontrait, démontre toujours qu'une silhouette peut avoir des courbes, des volumes sans vulgarité.

Au-delà de l'image que beaucoup d'entre vous connaissez, femmes et hommes, avec vos regards différents, vos pensées associées, il y a une femme élégante qui n'envisage pas un instant dans son quotidien de ne pas croquer la vie. Le passé de chacun est un cocktail d'expériences réussies ou non, de belles étapes et d'autres plus laborieuses, de goûts délicieux venus après les moments plus amers, alors un jour, il faut parfois faire le choix d'avancer encore. Et le choix d'être aimer, de s'aimer. Avec une belle lingerie, avec ce voile de nylon à fleur de peau pour sublimer les jambes, avec de fins et hauts talons pour gagner en hauteur, pour donner une allure plus marquée à sa démarche, avec un maquillage et une coiffure bien dosés, avec une jupe crayon et un chemisier bien coupés, un tout souligné d'élégance.

Une signature autant qu'une conviction, un art de vivre avec des jarretelles toujours présentes en toutes saisons, Sandrine est une femme d'aujourd'hui, active et décidée, fragile et forte à la fois. C'est aussi une égérie, non pas d'une marque de bas nylon, mais de la Féminité. Avec le choix du Glamour, elle est la muse de son mari, designer et photographe, elle laisse l'objectif tourner autour d'elle pour montrer sa réalité, son quotidien de femme, ses choix de mode. Jarretelles au vent, jupe légère, la météo a ses contraintes, mais la complicité d'être vue, de laisser apercevoir, et d'en sourire encore, Sandrine a toujours aimé l'esthétisme de la beauté sophistiquée, de la pin-up sous le soleil du sud.

 

Et puis le net lui a donné un public, des fans même, avec lesquels elle a partagé son évolution, ses nouveaux choix de vie, cette étape aujourd'hui finie pour une marque cévenole de bas à couture. Elle a créé, elle a démultiplié les images de la femme active avec cet accessoire si délicat. Le temps laisse un bilan gorgé d'innovation, de nouveaux talons, de nouvelles teintes, de nouveaux modèles et d'une belle communication visuelle et verbale. Le temps avance, Sandrine aussi.

 

Sa silhouette avec elle, avec vous.

Incontournable, modèle idéal, ipin-up incarnée !

 

 

Sandrine
Sandrine
Sandrine
Sandrine
Sandrine
Sandrine
Sandrine
Sandrine
Sandrine
Sandrine
Sandrine
Sandrine
Sandrine
Sandrine
Sandrine
Sandrine
Sandrine

 

Il était une fée, même si l'usage de l'imparfait est pour la formule car elle est toujours dans le présent et même dans l'avenir. Sandrine avance à petits pas, prudents avec ses très hauts talons, avec cette jupe crayon qui limite les mouvements. Elle emporte les regards, celui de son homme, de son amoureux, de son photographe généreux de beaux clichés. 

 

Sandrine est solaire dans le paysage, quelques soient les perspectives des alentours, ses courbes attirent les sourires. Dans Paris, les touristes se tirent la main, se font signe pour se retourner ensemble vers elle, même sur les Champs-Elysées, encore plus dans une petite rue. Elle est la fée clochette qui disperse de la poudre de Glamour autour d'elle. Toujours avec son sourire, elle joue de son compas parfait sur les pavés, sur les trottoirs, et son entrée dans un restaurant détourne les têtes des plats et des cartes. Jalousie de femmes, admiration d'autres, gourmandises esthétiques pour les hommes, chacun se pose la question d'avoir ou non vu une couture sur les jambes. Déjà assise, elle crée le mystère. Dans tous les lieux, sur une simple place de village, elle redonne une énergie à un banc de petits vieux à casquette, elle les fait voyager dans le temps, dans les souvenirs, elle anime les discussions après son passage. 

 

Sublime fée, somptueuse pin-up, aujourd'hui elle s'envole légère vers d'autres défis, mais elle reste cette silhouette que vous avez toujours apprécié, que vous avez dégusté de votre regard et de votre imaginaire, que vous avez si souvent commenté. Il y a toujours un blog, des passions et surtout une superbe féminité plantée sur des escarpins. Alors je ne pourrai que vous recommander de la suivre discrètement sur son nouveau chemin, avec de nouvelles photos toujours inspirées, toujours inspirantes. 

 

Une nouvelle direction, un battement complice de cils, le bruit de ses talons, et toujours ce fin voile, son allure, Sandrine est toujours là pour vous, pour nous, pour de belles rencontres avec ses amies.

 

Merci chère Amie, pour tous ses partages depuis presque dix ans, de ton bel univers au féminin.

Que tu incarnes si délicatement.

 

A bientôt pour d'autres compliments, commentaires et bises !

 

 

Sandrine et son Blog

www.UniversauFeminin.com

 

 

Nylonement

Gentleman W

 

Sandrine
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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité, #Nylon 2000..., #Nylon Passion
Glamour

 

"Le Glamour n'a rien à voir avec la normalité,

sauf que cela devrait vous sembler

être l'attitude la plus normale du monde."

 

 

Dita von Teese

 

 

Glamour
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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité, #Femmes - demain

J'aime cette lumière disparue.

Me réveiller, l'esprit encore comateux, le corps totalement réduit à ses fonctions primaires, engourdie dans les épaisseurs de couettes, il fait si froid dehors. Un peu dedans aussi d'ailleurs, car j'ai laissé la fenêtre entrouverte pour avoir un filet d'air.Juste quelques effluves végétaux au gré des saisons, mais avec l'hiver je ne perçois que l'humidité. Sa mélodie sur le sol de la terrasse, des gouttes et leurs rythmes réguliers suivant la météo, je les ai entendues hier soir, juste avant de glisser dans le sommeil. Une petite musique de nuit, un trémolo léger, un bruissement de bambous en arrière-plan, tel une cymbale doucement frottée, quelques notes de jazz. Suivi d'un trou noir.

 

Me réveiller doucement, sans vraiment le vouloir, pour savourer cet état intermédiaire du corps tout entier, allégé des doutes et des douleurs, juste vivant dans un lit douillet, en fusion avec les plumes et leur chaleur diffuse, je profite sans limites. Dehors les oiseaux se réveillent, la nuit s'en va, laissant le jour prendre place, sans s'imposer encore. Lueurs perdues entre les branches des arbres, dans la brume peut-être, les volets sont encore fermés. Je ferme les yeux car ici le noir est encore complet, je me concentre sur la fragilité des échanges extérieurs, les volatiles ouvrent leurs gorges, poussent leurs mélopées incertaines. Seul le rossignol, oui un ami m'a appris à le reconnaître, ce ténor irrésistible du jardin, il chante ses dernières notes car lui va aller dormir, oiseau si peu diurne. D'un trait il signe sa présence, enchante les autres oiseaux, tourbillonne avec des vocalises subtiles, attend les applaudissements pour se retirer.

 

 

Regard amoureux

 

Les chants, les notes, un piano, je repense à hier soir, à cette rencontre, imprévue dans cette soirée entre amis. Un buffet, un récital avec des instants classiques pour le champagne, les flûtes et les discussions en petits groupes, l'ambiance était élégante, les robes pour les dames, les costumes pour les hommes. Ici pas de snobisme avec des bobos sales, des hipsters caricaturaux, des anarchistes de mode qui ne trouvent pas le début d'un style, juste des valeurs de féminité et de masculinité d'une époque où l'on savait encore s'habiller. Certaines ont osé le smoking, car le génie d'Yves St Laurent leur a ouvert la voie, donné les clefs pour une liberté, non sans respecter leurs allures, leurs silhouettes. Stilletos pour elles, bas coutures aperçues sur quelques jambes, du champagne, puis ce buffet avec du charleston pour endiabler le lieu, le pianiste dans son coin discret a soudain reçu des visites. Des belles accoudées sur le vernis de son demi-queue, le parfum dans ses narines, des étincelles dans ses yeux en apercevant des dentelles exquises, ses doigts sont devenus dansants. Discussions sérieuses par ici, des rires par là, des assiettes avec des mignardises à croquer. 

 

Lui était là devant ce tableau, avec des langoustines nappées d'un fine gelée de pamplemousse, saupoudrée de piment d'Espelette, il buvait son champagne de l'autre main. Attentif, patient, perdu, je ne savais mais son regard semblait vivre avec cette femme, sur la toile. Des hanches, des rondeurs même, assise sur un canapé rouge, dans sa robe noire, plissée par la coupe, emportée par les vagues de son corps, il scrutait avec ses yeux chaque courbe. J'observais, soudainement seule dans ce grand salon, au milieu de tous ces gens. Juste lui. Et elle aussi. je croquais les bulles de mon champagne, moi aussi pour mêler la force, la fougue de ce grand millésime avec les arômes du crustacé, je venais juste de le finir. Mais j'étais emporté dans la persistance de cet homme à ne voir que cette féminité. Il reculait un peu, évitant les petits groupes, s'excusant mais restant fixé sur la silhouette. Il venait encore de s'arrêter sur les escarpins, l'un tombé sur le parquet, l'autre encore sur le pied, noir et vernis. De hauts talons, comme les miens d'ailleurs. Dans un mouvement lent de ses pupilles noires, ses iris vertes avaient glissé sur le voile fin des jambes, telles des mains expertes, il faisait une pause, envoûté par cette toile accrochée entre deux fenêtres. Une huile anodine dans son traitement, classique pour ne pas dire sans âme, apparemment, lui semblait y trouver des détails si singuliers, des souvenirs peut-être. Je m'amusais de son silence au milieu des notes de jazz maintenant. Certains couples dansaient, je m'était assise sur une méridienne de velours bleu, lui toujours dans ma perspective.

 

Regard amoureux

 

Il s'était rapproché pour laisser plus de place aux autres, toujours des pas vers elle. Capturé par cette image, pas seulement, car un lien semblait émerger entre eux. Oubliant tout, il aimait cette femme, il lui donnait bien plus que son regard, il caressait ses formes. Pas avec vulgarité, juste en amoureux, enserrant de ses bras les épaules dénudées, remontant ce châle de cachemire orange sur elle. les sourires, cette complicité créait ce pont entre des deux êtres. Lui ne voyait qu'elle. Souffrante ou happée par les doutes, il était là pour la voir évoluer, pour la rassurer ou simplement pour donner son épaule, pour la soutenir. Certes il ne parlait pas encore, seul dans ce bruit ambiant, on lui aurait pardonné ce monologue, mais sa prunelle échangeait bien plus que sa simple vision. Réelles émotions, il venait de vider sa flûte, toujours là dans ce duo hors du temps, hors de toute dimension. 

Elle était si souriante, il recevait ce message, sa fragilité avec. Juste pour lui. Sa poitrine se couvrait à peine du cachemire, juste la longueur idéale de ses cheveux fins. Un délicat reflet au-delà du brun, il saisissait ce geste immobile quand elle les recoiffait, quand sa main se glissait entre eux pour s'assurer de leur beauté naturelle. Sans excès et pourtant. Lui s'approchait encore, fasciné par les courbes, par la volupté mais aussi des détails. Le vernis des ongles, des mains mais aussi sous le voile de nylon, sur ce pied libéré de son escarpin. Un regard encore sur ses hanches, généreuses, si féminines, une gourmandise glissée sous cette robe. Elle attendait un homme, elle rêvait peut-être avec ce livre à portée de main, elle songeait à ce duo impossible mais si réel.

 

Je me suis approché de lui, juste derrière pour ne pas troubler cet épisode si sensuel.

"Seriez-vous amoureux de ce tableau ?"

Et ce gentleman au cheveux poivre et sel, d'un coup d'oeil, sans vraiment la quitter m'a dit

"Totalement conquis par cette femme. Au-delà de la peinture. Sa silhouette me parle, me trouble encore, si loin des allures stéréotypées. Elle semble si proche. Son élégance simple dégage un glamour authentique, subtil, sûrement comme son parfum, gourmand et discret. Oui je crois, non je suis sûr, je l'aime."

 

Je l'ai laissé dans sa bulle, dans leur bulle de douceur.

 

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Féminité & Sensualité, #Regards sur la mode

Vivre une semaine intense entre les défis du travail, des projets en bonus pour occuper les heures qui manquent dans une journée et puis les loopings de douleurs invisibles. Voir les  minutes s'envoler, suivre les heures qui filent à l'horizon de mon cadran de montre, et soudain s'arrêter pour vous écrire, plus exactement pour délivrer des mots bloqués en moi.

 

Quelques clics, internet et son vide rempli d'informations vides, comme une accumulation de bulles étanches, entassées, prenant de l'espace, sans lui donner de contenus réels. Du rien qui vous oblige à chercher la réelle substance d'une connaissance, d'un savoir, d'un début de culture, plus encore d'une émotion. Perdre son temps ou l'occuper à rien, chacun, chacune saura juger de sa volonté de s'enrichir les neurones.

 

Mais ce matin, il y a la foudre du temps, ce moment où l'on arrête le sien, où le remontoir ne fonctionne plus, les aiguilles se plantent dans le sol. Azzedine ALAIA est mort, il est parti dans un paradis de cuir, d'étoffes nobles, de douceurs infinies. J'avais une profonde admiration pour le génie, le mot est faible pour le décrire. Car si il faisait si petit, si frêle dans son costume strict noir à côté des top-modèles des années 80-90 si grandes, perchées sur des talons vertigineux, il était le plus grand des couturiers vivants. Un esthète absolu, un sculpteur de courbes, un homme dont le regard soulignait les silhouettes des femmes, de toutes les femmes, de toutes les cultures et de toutes morphologies. Certes les photos des modèles, vous les connaissez, mais lui recevait les femmes dans son atelier, loin de la folie des défilés officiels (d'ailleurs il ne respectait pas, il ne voulait jouer à ce jeu d'obligations annuelles de nouvelles collections), il les regardaient, parlaient, partageaient le thé oriental. Ensuite il adaptait les lignes, les sinueuses courbes d'un buste, d'une taille, des jambes à ses robes, à ses tailleurs, pour un sur-mesure inégalable, pour donner de l'allure à toutes.

Sculpteur de mode et amoureux des femmes !

Génial esthète discret, je ne tarirai d'éloges sur son travail, je me souviens de la réouverture du Palais Galliera à Paris, avec une exposition, trop courte, des modèles. Il y avait de l'allure, tant d'allure, un tourbillon de féminité, de liberté et de glamour.

 

INOUBLIABLE Azzedine ALAIA !

 

Nylonement

Azzedine ALAIA

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