Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

feminite & sensualite

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - demain, #Féminité & Sensualité

J'avais laissé derrière moi mon bureau, un dernier regard sur ce lieu que je ne visitais plus qu'une fois par semaine. Nouvelles directives, nouveaux défis, j'avais reposé mes trop rares affaires personnelles dans un tiroir, deux tours de clefs, le bloc attendrait encore plusieurs semaines un possible retour. Seule ou presque sur ce large open-space, une vaste étendue sans bruit, les salles de réunion dans le noir, je regardais avec une presque nostalgie cette espace vide de vie. Mon sac à main, mon petit sac à dos en cuir design pour mon ordinateur, quelques papiers, j'éteignais ce lieu, une case noire sur la façade de l'immeuble, une de plus, plus aucune lumière. Sagement j'attendais  l'ascenseur avec sur le mur juste ce rond surligné de bleu, le bouton d'appel. Tristes instants, en souvenir des fins de semaine habituels, d'avant, où l'on improvisait un "happy hours", un moment apéritif festif pour soulager nos dos, nos yeux et nos cerveaux de la pression des projets en cours, nous nous libérions totalement. Un exutoire souriant souvent pour grignoter des tapas commandés par le responsable présent, quelques bières, plus rarement du champagne, un moment de convivialité mêlant des rires, des petits phrases entendues durant la semaine, parfois aussi un peu de off sur les clients, sur les relations ou les enjeux en cours. Cette salve de folie passagère qui nous emportait parfois un peu tard dans la nuit, seule lumière de la façade. Nous réservions des VTC pour répartir les retours en banlieue, l'esprit libéré pour le week-end. Que tout cela me semblait loin aujourd'hui, dans ce silence omniprésent. Pas un bruit au-dessus de ma tête, pas même du personnel de ménage s'immisçant dans les bureaux. Personne.

Juste les chiffres des étages s'affichant toutes les deux secondes. Lumière bleue.

 

 

 

Shades of Grey

Shades of Grey

J'avais pris le temps de resserrer la ceinture de mon manteau, pour éviter cet effet chaud-froid brutal entre les couloirs aseptisés et climatisés comme un éternel été, et l'extérieur où le froid des dernières heures d'hiver se rappelaient encore à nous. Cliquetis de mes talons sur le trottoir, quelques rares personnes, comme une ville morte peuplée de zombies cherchant la bouche de métro. Rien de plus. Un véhicule noire s'arrête devant moi, mon taxi, je me glisse dedans. Chaleur du cuir, compensation de cette journée seule dans cette immense salle vide, je repensais à un dossier, à une note à rajouter, à la forme du document pour être compris de tous, à la fois synthétique et complet. Mes jambes respiraient enfin, allongée là dans cet habitacle doux, le chauffeur, toujours le même, savait être discret, la musique lounge en fond sonore, rien de plus, juste les lumières de la ville. Non pas endormie mais endolorie dans ce tourbillon d'inconfort, ouverte mais pas trop, incomplète avec ses vitrines oubliées, sans fonction, sans passants, sans clients, sans portes ouvertes. Des silhouettes, d'autres zombies perdus rasant les murs, ne voulant pas être là, masqués, en quête d'une porte d'immeuble, je les suivais du regard, personnages anonymes et silencieux d'un film moderne.

Ma main glissait vers mes jambes, d'un geste rassurant je sentais la finesse du voile, du pur nylon, cette douceur inégalable. Un plaisir anodin et purement personnel pour réconforter ma journée, un détail cosmétique pour ma tenue, mais aussi une étincelle de féminité. Je savais que cette invisible détail me confortait dans ma liberté de mode, dans ma définition toute personnelle de la volupté. Coincée dans l'embouteillage de ce début de week-end, je pensais déjà à mon canapé, à cette respiration, seule mais libre, dans mo petit chez moi. Quelques livres, une flûte, une petite omelette avec quelques tranches d'avocat citronnée, rien de plus. Juste une bonne raison de profiter de la douceur.

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous, #Féminité & Sensualité, #Gentleman W

Le ciel gris attend un rayon de soleil pour réchauffer son dos, pour lui céder un peu de place. Les oiseaux picorent les peaux de magrets accrochées à la branche, le chat reste là, perplexe derrière la vitre, bien au chaud, un regard vague vers eux.

La cheminée crépite, la chaleur retrouve sa place autour du sapin. 

Rien ne bouge sinon ma main sur cette tasse chaude de thé aux saveurs de Noël, je pense à mes amies, si loin par la distance, plus encore par cette crise. Cette année, je ne ferai pas de sms de Noël ou de bonne santé, mais j'envisage plus des cartes, avec le plaisir d'ouvrir une enveloppe, de sentir la matière épaisse de la carte, un dessin original, quelques mots. Ceux-ci seront forcément légers pour ne pas peser sur le fil de la vie des uns et des autres. Doucement écrits à la plume, je viens de nettoyer ce vieux Mont-Blanc de mon 25e anniversaire, une fierté du moment, oubliée mais de nouveau dénichée. De l'encre avec la pompe pour le nourrir, et là quelques voyelles et consonnes pour les prochains jours, pour les relire dans les prochaines semaines, pour croire en l'avenir.

   

     

Et si la douceur était là

 

Choisir les couleurs, un thème, pas trop kitsch, juste un peu pour attirer les sourires, pour laisser les doigts s'exprimer dans un dessin qui sera unique, juste pour elle, pour lui, pour eux aussi. J'ai déposé sur la table mes aquarelles, mes crayons gras, mes sanguines chéries et mes blocs de papier. Toutes les épaisseurs, naturellement d'un blanc cassé, avec parfois du grain, lisse ou plus rugueux mais toujours aussi accueillant pour laisser glisser les mains, puis le pinceau. Je pense, plus exactement je me charge de belles émotions, pour en libérer un coup de crayon simplement, un début d'histoire, une bribe aussi, figurative ou abstraite, je ne le sais pas encore. Rien ne vient, là mes mains sont encore sur la tasse chaude, libres de choisir leurs chemins futurs.

 

Le chat ronronne, vient fureter sur la table basse, sur les papiers étalés, il renifle, tout en cherchant sa place, parfois son confort est relatif, soit sur la pleine page de dessin, vautré de tout son long, soit là posé sur les angles bruts de ma boîte d'aquarelle. Mais il marque son endroit, attendant avec une patience mêlant sagesse de voir mes mains le caresser, puis prendre une pointe d'eau, une touche infinitésimale de rouge et libérer le geste sur le blanc immaculé.

 

   

    

    

Photos du net : Modèle Idda Van Munster

Photos du net : Modèle Idda Van Munster

 

Je suis bien, dans une bulle qui me paraissait disparue depuis quelques moi, j'oublie le travail, les errances des uns et des autres, les possibles ondes négatives d'un monde insatisfait. Le téléphone est loin, en sourdine, le néant attendra, l'urgent avec, si réellement il existe, ce fil multiple ne m'apporte aucune délicatesse ou joie. Relâchée, j'avance dans ce cocon si personnel. Je glisse une jambe sous mon corps, sous cette robe pull soyeux et chaude, l'autre naturellement posée sur le sol, et assise ainsi, je commence à créer. Une douceur entière m'envahit, je suis bien. Le chat ronronne avec les premiers coups de crayon, il ferme les yeux, ressent peut-être les vibrations complices du papier et de la mine traçant des courbes. Un corps apparaît, allongée, quelques lignes, rien de vrai, mais pour mes yeux surpris autant que moi, une forme vient de naître, de ce lien flou entre mon imaginaire, de mes neurones dopées aux endorphines, et de mes doigts légers. Est-ce l'expression naturelle des caresses ressenties ? de ce souvenir encore présent de ses mains à lui sur moi ? de cette folie douce et charnelle partagée avant ce thé ?

Je croque la douceur, librement. Sans limites.

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité, #Nylon & Lingerie, #Nylon & Mode

Les vitrines sont restées allumées, jour et nuit, pour nous rappeler que dans cette nouvelle prison, nous pouvions encore regarder derrière les vitres. Uniquement derrière cette frontière de verre.

Les boutiques sont closes depuis des semaines, sans ce bonheur simple de pouvoir pousser la porte, pour un bonjour à notre commerçant de quartier, pour savoir s'il va bien, si il a reçu nos produits préférés. Rien, juste ce vide. 

 

Sa boutique est là, immobile, mais en passant devant, j'ai pris le temps, comme par provocation avec même le temps contingenté pour une simple ballade. Je n'avais pas coché la case "en manque de rêve, voire de mode légère". Alors sagement, en allant chercher mon pain, je suis passée, repassée, arrêtée de nouveau devant cette vitrine. Là des corbeilles de dentelle fine, noire sublime comme j'aime le plus souvent pour y glisser ma peau claire, mes seins voluptueux. Mais aussi ces dentelles de couleurs, brodées en bleu sur une mousseline plus neutre, à moins que je ne craque pour cet ensemble en soie rouge avec des fils dorés. Si infiniment féminin. Confortable sûrement car parfois je cède aussi au modèle dont la séduction est la force majeure. J'ai eu le temps d'hésiter plusieurs fois face à cette vitrine, en prenant aussi le temps de rêver de me glisser dans ces nuisettes de soie, de fabrication française, c'est marqué sur la pancarte écrite à la main. Soie fluide, légère et intemporelle pour la douceur qu'elle confère, bordée de motif de dentelle ciselée. Des couleurs là aussi, pour jouer de tout cela sous mes robes. J'aime, pour moi, pour lui aussi, retirer cette robe, ma mode du jour, pour dévoiler cette combinaison de soie pétante de couleurs, pour laisser apercevoir mon ensemble noir, corbeille troublante, culotte envoûtante, jarretelles ensorcelantes de glamour. Voilà que je m'égare simplement avec mes multiples passages devant cette boutique de lingerie. Son univers figé mais toutes les douceurs indispensables à ma vie, à ma féminité.

   

   

   

 

 

Mirifique
Mirifique

 

Aujourd'hui encore j'hésite entre ce string, évanescent mais si peu confortable et ce shorty cachant pour mieux révéler mes courbes. Une gourmandise de plus, dans cette privation inhabituelle depuis des mois, essentiel à mon quotidien, ce petit plus qui me permet de me sentir bien, parfois de ressentir encore plus d'amour, de deviner son regard discret mais pointu pour l'apercevoir dans un décolleté généreux. Oui cela me manque, j'en ai doublement envie. Et puis ce moment intime, complice avec la vendeuse, fière conseillère, connaissant mes goûts mais toujours prête à m'aider à oser autant pour le confort que pour la sensualité des modèles. Je pense à elle, souriante en voyant que la boutique sera ouverte demain. Enfin !

Et ce déshabillé en voile transparent, si je l'essayais, ou ce kimono caché là-bas.

Mirifique écrin de douceurs, je serai là.

 

Nylonement 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité, #Gentleman W

 

Comme une pommade, mieux comme un massage huilé, réconfortant, réchauffant les épaules, puis les reins, là où le mal revient chaque fois. Cette boule là, juste pour appuyer sur les doutes, pour distiller sa douleur, et ce sentiment de bien-être avec les mains tièdes, peut-être chaudes, ces mouvements lents, complices d'une fusion avec mon corps, je les sens. Oui les mots font cet effet quand je reprends le clavier, quand je ne le quitte plus.

 

En avais-je besoin ? je ne saurai le dire, mais le bonheur de les retrouver, de les laisser divaguer devant moi sur les lignes, avec quelques fautes de frappe, le plus souvent quand l'idée de début de phrase change pour une autre, que les pluriels deviennent singuliers, que les masculins sombrent dans une dérive féminine, voire féministe. Je ne retiens rien car j'aime leur mélodie, comme j'aime réécouter les sons des années 80, de mon adolescence, de cette insouciance passée mais si agréable encore aujourd'hui. The Police, ZZ Top, The Cure, Eurythmics avec cette envolée planante de la voix d'Annie Lennox, les riffs de guitare de Dave Stewart, autant de souvenirs dans ma tête, loin dans le désordre des neurones et pourtant soudainement si présents. Souvenirs de deux concerts à Bercy, où dans la foule presque silencieuse, le duo s'avança, juste une guitare sèche, juste sa voix, et un miracle d'amour. Une reprise par le public, et cette fulgurante fusion de milliers de voix, de milliers de corps dans un bonheur géant. De l'émotion par tonnes, du whaouhhh puissance mille.

 

 

Ecrire encore pour laisser sortir le mal, pour ne plus souffrir de ces douleurs multiples, libérer les mots pour d'autres maux. Lâcher des mots qui redeviennent sauvages et comme à leur habitude, suivent le premier d'entre eux et partent au galop avec les idées, vers une fin que je semble pas connaître. Ils me guident, ils se libèrent, il me libère de cette contrainte, et je suis avec un sourire malicieux.

La mélancolie devrait plutôt prendre le pas sur eux tous, mais je n'ai pas toujours envie de glisser vers cet espace obscur, ce côté si sombre, si facile et sans saveurs. Point de parfums plus enivrant que celui des souvenirs de concerts, des odeurs de cigarettes 'diverses' en écoutant Frankie Goes To Hollywood, en souriant à cette jolie brune au cheveux courts, avec des lunettes, avec cette robe si courte, avec ce flou des décennies gommant les contours des émotions, magnifiant parfois la réalité, effaçant totalement des anecdotiques rencontres, je ne sais plus vraiment, et puis il y a prescription.

Pourtant cette play-list propose aussi Phil Collins, ce batteur fou devenu chanteur, ce musicien incroyable aux hits si nombreux, cette salle qui chante tout le concert, prolonge les morceaux, et ce type heureux qui applaudit seul, avec son micro, la salle entière. J'ai le coeur qui bat plus fort rien qu'en y repensant. Coup de nostalgie, sûrement mais moi, j'ai aimé comme un adolescent, comme jeune adulte cette ambiance forte, intense et vraie.


 

En ce temps-là, elle portait des bas, le téléphone avait encore un fil ...

En ce temps-là, elle portait des bas, le téléphone avait encore un fil ...

 

Comme fan, j'ai plus qu'aimé, j'ai adoré, et pire encore j'aime toujours Depeche Mode,. Mon absolu dans la musique de mon époque, de mes battements de coeur, de mes rencontres, de mes soirées "bar à bières" en refaisant le monde, celui d'un monde meilleur, plus cool, plus fou, plus bienveillant. Nostalgie de ne pas toujours l'avoir trouver, de le perdre aussi dans les circonvolutions du temps, je suis là avec mon clavier, mes mots, ces musiques, je suis bien. D'autres articles arrivent, le blog reprend sa route, délivre ses effets positifs, mon antidote.

 

Bises à vous toutes et tous, lectrices et lecteurs.

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité, #Ordre de la JARRETELLE, #Nylon 2000..., #nylon passion

Il était une fois l'histoire d'une paire de jambes fascinantes, se baladant devant moi...

 

Ce début d'histoire peut être un éternel recommencement, comme un gimmick redondant dans une journée perpétuelle de la marmotte. Car bien heureusement, ce plaisir visuel retrouve le chemin de mes yeux, je force le destin en aiguisant mon regard chaque jour sur les gambettes qui croisent devant moi, je scrute la rue, les allées de magasins, les instants à la machine à café, les clientes souriantes, les mamans avec leurs enfants, les seniors qui passent avec une belle énergie, les unes et les autres. C'est un peu un jeu, vain diront certaines car la rareté fait aussi mon bonheur.

 

Découvrir par hasard, au gré des jambes disqualifiées par le port d'un jean serré ou ample, sans saveur, au milieu des jambes voilées dépassant d'un manteau long soulevé par le vent, d'une robe courte noyée dans un trench de couleurs, d'une paire de mollets et de cuisses aussi légères que la jupe en cuir est courte. Il y a tant de variantes, de jolies façons de laisser l'air frôler cet espace vertical de vos silhouettes. Pourtant là, au milieu de ces collants noirs, parfois avec quelques fantaisies en contraste, parfois même avec des couleurs aussi, variant du voile ultra-fin à l'opaque le plus dense, là une apparition, des bas, des bas avec couture.

 

 

Bas nylon à couture

 

Des jambes souvent posées sur des escarpins à talons, plus rarement des bottines, là enfin des coutures verticales, ces lignes qui surlignent la beauté des courbes intermédiaires. Chevilles délicates marquées d'un dessin sensuel, cubain ou pointe, mollets élancés et superbes, coutures bien centrées pour les sublimer, cuisses féminines, musclées et charnelles en mouvement, partant se cacher sous la mode, les coutures s'échappent du regard. 


Véritables coutures avec diminution mourant dans un trou de serrure ou coutures songeuses porteuses de sensualité avec un nylon souple et finissant dans un revers complice tout en haut des cuisses, leurs simples lignes sont des bonheurs visuels.

Car bien plus qu'un trait, ce bonus est une signature glamour pour votre féminité, pour votre mode alors magnifiée d'un choix si personnel. Discret et fort à la fois, ce signe est là sur vos jambes, dans le dos de votre démarche, mais vous osez alors vous démarquer, vous êtes superbes. D'abord pour vous, avec cette étincelle pour les autres.

 

Portez des bas nylon à couture !

J'adore cette drogue douce.

 

 

Nylonement

par Gentleman W

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité, #Femmes & Portraits

Mon quotidien était celui de tant de gens, de tant de femmes et d'hommes. Une routine entre famille, enfants et boulot, avec les transports en supplément, trop de kilomètres en voiture mais tant de perte de temps dans les trains et autres bus, j'avais changé de job, oubliant l'hôpital pour devenir infirmière à domicile à mi-temps. la seconde moitié de mon temps était pour ce nouveau dispensaire ouvert dans notre village, à l'usage des citoyens des petites communes environnantes. Des médecins, des psychologues, deux dentistes, deux autres infirmières et notre nouveau pôle fonctionnait bien. Avec le temps, j'ai abandonné les domiciles à une nouvelle infirmière, pour basculer vers un autre bonheur, une maison d'hôtes du vendredi au lundi. Notre maison ancienne avait retrouvé son lustre d'antan, après un an de travaux. Je pouvais chiner dans les brocantes des meubles pour les chambres, donnant un style romantique à l'une, un style plus chic bourgeois à l'autre, organisant la salle de détente avec des fauteuils club de toutes époques. Une bibliothèque recueillait de nombreux livres trouvés dans les dépôts Emmaüs, à disposition des premiers clients durant leur séjour. Des liens nouveaux avec des personnes de passage, des visiteurs enchantés par notre région. Majoritairement des retraités en duo, mais aussi des petits-enfants durant les vacances, des couples amoureux, des couples d'un jour cherchant un endroit pour le confort d'un lit sans se soucier de la météo, nous avons vu tant de monde passer ici. Certains soirs, nous faisions des plats locaux, des plats traditionnels et familiaux. Avec les vins des viticulteurs des environs, nous avions toujours un petit stock et les adresses pour satisfaire les clients amateurs.

 

Un jour il y a eu ce week-end prolongé, avec une pluie incessante, un ciel gris, du vent, beaucoup de vent. Nous avons fait un feu dans la cheminée du salon, pour réchauffer les coeurs tristes de ne pouvoir faire des balades, pour lire en grignotant thé, café et petits gâteaux. Des clients pris au piège mais heureux d'être dans notre belle demeure. Et ce couple qui proposa de danser. Une idée souriante, quelques minutes de confusion pour pousser les tables basses et fauteuils, et le temps de trouver des disques, oui des vinyls, de danses de salon. Après quelques tâtonnements, quelques pieds écrasés, tout le monde a suivi ce couple de danseurs. Des amateurs très éclairés, passionnés de corps à corps enchantés, de cette liaison de force et de souplesse entre deux personnes. Ce jour-là, j'ai compris que ma vie changeait. Une drogue venait de me piquer le coeur, le corps entier en vibration malgré mon niveau de totale débutante. Mais dans ces bras inconnus, j'ai ressenti l'espace si différemment, ma silhouette a quitté son aspect recroquevillé. Femme et même féminine, j'ai senti un plus à changer ma position, à me redresser, à jouer de mes jambes, à faire l'harmonie avec mes bras, à laisser ce tout s'enivrer. Une découverte, une révélation complète.

 

Depuis ce jour, j'ai changé de vie, je me suis révélée dans cet art du bien-être. Pourtant les premiers cours ont été épuisants, avec cette fatigue qui attise le doute pour poursuivre, mais j'avais aussi les effets de l'addiction, pour continuer. Ce plaisir après la souffrance et quelques douleurs dans les jambes, des contractures dans le buste. Ce plaisir de m'envoler, de voler au-dessus du sol, de partir ailleurs pendant quelques instants. Ce plaisir si intense qui me fera revisiter ma vie amoureuse, quitter mon mari, partir un peu plus loin, pas trop loin avec mes enfants déjà grands. Et surtout plus proche de ma salle de danse. Mais aussi en stage en Argentine, là-bas pour simplement vivre le tango. Respirer le tango comme un art de vivre, une passion entière. Mon corps s'est adapté, ma vitalité vient de ces moments sportifs, de ces instants de lâcher-prise total. Une nouvelle vie !

 

 

 

Tango hypnotique

Une nouvelle vie gorgée de sensualité, de robes fluides sur mes courbes, de talons hauts toujours à mes pieds, comme une part de moi. 

 

 

Nylonement

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon & Mode, #Féminité & Sensualité
Petite Robe Noire

Dans les draps de ce bel hôtel, les souvenirs d'hier soir sont encore très présents. Son parfum, sa présence invisible, je suis étendue, nue dans la chaleur douce de ce lit. Je vous laisse préjuger des volutes charnelles de ces dernières heures, je savoure tous ces instants mais plus encore la bulle d'émotions intenses partagées avec lui. Cet homme, cette rencontre alors que je ne croyais plus jamais voir battre mon coeur pour une autre personne. Veuve trop tôt, occupée entre mes deux enfants et les regrets des grands-parents, par mon travail et ce défi imprévu dans une vie amoureuse si heureuse. J'ai vécu vingt ans sans voir défiler les semaines et les mois. Avec un challenge professionnel, j'ai pu monter des projets dans toutes les régions de France, rencontrant des clients et des nombreux collègues. Mais jamais avec le moindre début d'émotions. Certes j'étais un peu fermée, idéalisant notre vie commune, ne pouvant envisager mon avenir sans lui. Mes enfants ont pourtant montrer un nouvel avenir, en grandissant, en devenant adultes et eux-mêmes amoureux, en fondant des couples, ils ont insisté pour me voir de nouveau amoureuse.

 

Mais rien ne se passait. En rigolant avec des amies, seules après leurs divorces, nous avions parier sur nos profils créés un soir sur des sites de rencontres. Que de déceptions et de mauvais délires de mâles en rut. J'avais oublié tout cela, ne croyant qu'en l'humain, les jeux du hasard lors de mes sorties avec des amis, lors de balades, expositions et voyages avec diverses associations dont j'étais membre. Rien toutefois durant des années. Et puis un soir, un cocktail pour promouvoir des produits, j'ai conclu la présentation en invitant l'assistance à venir partager du champagne. Des clients et des revendeurs, un milieu pro plutôt masculin, lui timide, du moins discret pour poser une question en m'apportant une flûte. Un regard et surtout au final, un dîner partagé avec d'autres collaborateurs dans un restaurant local. Malgré l'heure tardive, c'était un imprévu, une demande particulière alors que les horaires classiques étaient plutôt à la fermeture, et lui, tel un prince charmant (surtout un ami du patron) pour satisfaire mon envie. Nous en avons ri. Je l'ai remercié de cette initiative.

 

 

for pictures : Copyrights Christa MEOLA Photography

for pictures : Copyrights Christa MEOLA Photography

Petite Robe Noire

 

Je suis repassée plusieurs semaines après pour un autre salon, il est venu. Je l'avais invité tout spécialement, mais cette fois, nous avons dîné en tête à tête pour parler affaire, en oubliant vite les produits et les dates de livraison. Sans chercher à comprendre, sans rien freiner, j'ai senti une boule en moi, cette explosion de bonheur si longtemps bloqué. Nous avons parlé, encore et encore, longuement dans le bar lounge de cet hôtel. Tard, nous nous sommes quittés au petit matin, en nous dévoilant un peu plus. En découvrant tant de points communs et de désirs d'avenir similaires. Tout cela a continué sagement, mais en redonnant vie à la femme que j'avais été, négligeant la séduction derrière une féminité plutôt classique, limite triste et froide. Avec ma fille, j'ai pris plaisir à racheter des petites robes noires, des escarpins à brides et des accessoires féminins. Et même des bas nylon avec coutures, la signature de la volupté pour mes si jolies jambes. Pour ses mains dessus.

 

J'entends la douche, il sort, son parfum le devance. Un rêve éveillé !

 

 

Nylonement

 

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