Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits, #Féminité & Sensualité
Sans Nuances

Je me suis levée, épuisée par des angoisses, entre le boulot précaire et les fins de mois qui commencent le neuf de celui-ci. Seule dans mon lit, les draps froissés, avec juste le bruit des ouvriers qui défoncent pour le nième fois le macadam gris devant chez moi, un rituel annuel pour ajouter une nouvelle canalisation, un nouveau câble, rien peut-être. La vie, la version ciel blanc ou ciel gris, rien de nouveau.

 

Hier j'avais un entretien, une société de luxe, une business woman reconnue sur la liste des millionnaires voire plus, j'ai été reçue par une quadra droite dans son tailleur gris, impeccable brushing de blonde, visage froid, aucune émotion, seul bémol à sa tenue frigide, une body rose en dentelle sous sa veste grise. Une excentricité pour son management, un test pré-st valentin peut-être. Un entretien sans nuances, mes diplômes, mes écoles, les cases d'un système autiste qui se sauve lui-même de son impossible ouverture vers l'initiative, vers l'expérience multiple. La pièce était fade, des murs beiges, d'un autre temps, ou sortis d'un cerveau nouvelle tendance mélancolie d'un soir d'asile psychatrique de l'ex-bloc soviétique. Rien ne me donnait envie de m'éclater dans cette société pourtant au nom brillant. Trop gris pour moi !

 

Des questions à la créativité fatiguée :

"Etes-vous prête à vous impliquer totalement, physiquement dans la relation avec notre stratégie, avec votre management ?"

"Rien n'est simple, ici nous voyons les objectifs autrement, avec une constante implication, serez-vous prête à vous soumettre à nos règles ?"

"Implication, mais aussi totale disponibilité pour le poste que vous visez ? Est-ce bien ce que vous voulez ?"

 

Sans Nuances
Sans Nuances
Sans Nuances

 

Dans mes pensées, prête à bosser, mais dans un projet dont on ne m'avait même pas encore évoqué le début, je ne doutais pas, je cherchais à comprendre le sens de ces questions formatées par un consultant névrosé. J'ai baissé les yeux, elle portait de très beaux talons fins, une folie pour travailler avec autant de hauteur. Etrange détail.

 

Une porte s'est ouverte, elle s'est redressé, soumise au diktat du manaement probablement, dans l'ombre, le gris opposé à la lumière venant des baies vitrées, elle est apparue. Quinqua, brune aux cheveux longs, ondulés et brillants, fidèle à son imae des magazines d'économie ou de stratégie, un tailleur en cuir couple, des bottes de marque. Du bout de ses ongles vernis, un bleu nuit très joli, elle a déposé des dossiers blancs, annotés d'une écriture grise. Quelques mots vers celle qui baissait quasiment les yeux, moi je l'ai observé, dans toutes ses nuances. Elle devait prendre un avion pour les USA demain matin, avec avant un dîner business dans un restaurant étoilé de la capitale. Tout était codifié. Dans un mouvement digne d'une des meilleures publicités pour coiffeurs, le marketing est quand même fort pour nous faire croire qu'elles le valent bien, nous aussi devant notre télé payée à crédit, ses cheveux ont illuminés cet atmosphère un peu gris, les chaînes de ses colliers, de ses bracelets ont scintillés, sans aucune douleur, sans aucune soumission inutile, sans contraindre mon court espace de rêve. La porte s'est refermée.

 

Devant moi, un dégradé de gris, des dossiers entre blanc et noir, foncés ou clairs, elle rangeait tout cela. Je ne pensais plus qu'à partir, me libérer de cette bulle fictive, où tout était trop beau, trop factice pour être vrai, trop riche pour être parfait, trop codifié pour être humain, trop dans une relation dominante-dominée pour être saine. Je me suis levée, elle semblait m'avoir oubliée.

 

"Si vous voulez savoir qui je suis, ce que j'ai fait, ce que j'aurai voulu faire avec votre entreprise, retrouvez-moi au happy hour chez Arlequin. C'est un bistrot coloré, au coin de Belleville, avec du jazz et des gens heureux. Je vais y passer ma nuit."

 

Voilà j'ai fait la fête, dans ma tenue habtuelle, une jupe trapèze noire, un collant imprimé de couleurs, un pull douillet, une écharpe molle de soie, perchée sur mes bottines pailletées. Il y avait les copines, les amis, un monde ouvert, des métiers divers et des passions pleines de couleurs. De l'amitié et de l'amour, du vrai !

 

 

Nylonement

 

Sans Nuances
Sans Nuances

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits, #Féminité & Féminisme
Toute la nuit

 

Je n'ai pas fait d'insomnie, les heures ont défilé, sans limite, sans s'arrêter, de la nuit jusqu'au petit matin. Un semblant de dimanche, mais c'était bien un mardi, un matin, une sonnerie de réveil, le boulot-métro-pas dodo.

 

La couette était chaude, mes yeux fatigués, mes pensées diffuses malgré ce temps éveillé, mes mille et unes réflexions. Je n'ai pas arrêté d'y penser, sans fermer vraiment l'oeil. Peut-être des minutes de sommeil, quasi éveillé, les yeux endormis, sans risque d'accident, coincée entre deux coussins, roulant sur la route de mes amours, à fond dans ce road-trip. Pas de direction réelle, juste avancer, croire en ce destin nouveau, apprendre à le comprendre.

 

Et là, malgré mon intense bonheur, oui, des sourires, seule dans le noir, pour la lune perdue derrière les volets, simplement pour moi, pour toutes les émotions, je suis incapable de savourer pleinement les dernières heures. Comme un grand looping affolant en montant, enivrant dans la sensation de force, luttant contre la gravité, criant de plaisir face à ce rush ascentionnel, dans l'attente du déclic, de l'apesanteur. 

 

Toute la nuit
Toute la nuit

 

Mais je n'ai pas décroché, je suis restée collée par la force centrifuge, figée dans mon lit, dans ma chemise de coton, ultra-douce et avec l'oreiller, son odeur dessus. Oui, j'ai dormi seule, bizarrement, je l'ai laissé repartir dans son studio, traverser Paris dans le froid. J'étais mieux ainsi, et pourtant.

 

Je revois son geste, son visage, son corps et soudain ses mots. Lui simple, en jean, dans son sweat préféré, les cheveux aussi courts que sa barbe de trois jours était longue, lui dans son attitude nonchalante, soudainement près de moi, à genou devant le canapé. Là, en quelques secondes, dans un décor de notre vie commune, malgré nos deux lieux de vie, là, il m'a demandé en mariage. Moi, devenir sa femme !

 

Un long silence, un regard, des larmes de bonheur, ses mains sur les miennes, une boîte, une bague toute symbolique, des petites fleurs d'arent liées par une ficelle de lin. Naturelle, comme nous, une sobriété bien choisie, mon doigt, sa délicate attention, des bises sur mes mains, mon silence toujours. J'ai dit "oui" bien sûr car après plus de trois ans ensemble, de vie, et encore plus d'études, nous nous aimons. 

 

Alors pourquoi dormir seule, je ne sais pas, trop d'émotions en si peu de temps, pas prête peut-être. Et puis moi, jeune femme dynamique, indépendante, fière de mes idées, féminine et parfois féministe, bien dans mon époque, je ne voyais pas un jour dans mon agenda, un mariage. J'aime mon homme, mais je n'avais pas programmé cela. Une éducation, mes propres choix, mon style de vie, mon caractère, le divorce quasi global de tous mes proches, parents, parents des amis, amis, collègues, et même mes futurs beaux-parents. Oui eux aussi, je les considérais comme un bout de famille, mais un nouveau qualificatif s'ajoute. Je n'ai pas dormi pour essayer de digérer, sans savourer pourtant ce bonheur réel, en ne quittant pas du bout des doigts la bague légère. En pensant à lui, si fort.

 

Demain, enfin maintenant, là avec ce jour, je suis une femme libre mais fiancée, une future mariée, voyons si la douche, le café et tout le reste à la même saveur depuis ce changement. Une nouvelle vie ou simplement une belle surprise d'amour.

 

Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon Passion, #Nylon & Mode, #Nylon 2000..., #Ordre de la JARRETELLE
I have a dream ...... a nylon dream

 

Je dors peu, je rêve probablement, je ne m'en souviens jamais, je préfère la vie réelle. Et depuis hier, la réalité a rattrapé les volutes et autres tourbillons de mon inconscient. Dans un premier temps, je n'y croyais pas vraiment mais les chaînes d'information avaient affiché leurs logos urgents, sur leurs bandeaux en lettres rouges. Urgent, je ne sais pas si c'est le mot exact mais important aurait été plus juste. Depuis des mois, la crise économique était résolue, les banques prêtaient enfin l'argent sans le jouer en bourse, aux entreprises pour créer du business. Les emplois étaient là, nombreux, une euphorie joyeuse et consommatrice. Les lois étaient annoncées dans un sourire, même pour de nouvelles taxes car l'état gérait avec justesse ses dépenses, offrant un système éducatif efficace aux étudiants, des réels accompagnements de santé aux jeunes, aux adultes, aux seniors. Tout était quasi parfait, seul le ciel était gris, mais une banale normalité en plein hiver.

 

Le dernier sujet qui avait animé les députés et une partie des électeurs via un système participatif interactif bien développé, était un sujet de mode. Des lobbys bien orientés et surtout des campagnes publicitaires répétitives et subtilement glissées entre les pages papiers des magazines féminins et masculins, sur tous les réseaux sociaux, des affichages élégants et plus récemment des documentaires distillés en seconde puis en premier partie de soirée à la télévision. Une mode naissait.

 

I have a dream ...... a nylon dream
I have a dream ...... a nylon dream
I have a dream ...... a nylon dream

Plutôt renaissait !

 

Les bas nylon étaient merveilleux et les superlatifs s'enchaînaient sans relâche. Ainsi les chanteusesn'étaient plus les seules à arborer ce nouveau signe de féminité, sous des jupes légères, dans leurs chorégraphies pailletées. Le premier coup d'éclat était venu de la présentatrice des infos du 20H, qui dans sa partie où elle se mais debout, où pose parfois une fesse sur son bureau, elle avait dévoilé sa cuisse, son éclar glamour. La mode applaudissait l'audace, le nouveau signe féminin et plus encore féministe de cette quinqua. Imméditament et habilement repris par les médias, mais aussi par les autres présentatrices, les invitées, personne ne se cachait.

 

Irrémédiablement, l'info, le détail avait été couronné par l'avis des experts, des passionnés, des spécialistes et des historiens, des témoignages du passé, du vintage. Une batterie d'interventions et de passion, car au-delà des mots, des échanges, favorables dans leur plus grande majorité, les images et les illustrations étaient nombreuses. Filmographie, bibliographie, sites web spéialisés, interviews de référence, interventions anciennes ou récentes de personnalités qui ne cachaient ce plaisir personnel. Toutes et tous argumentaient en sa faveur. 

 

 

I have a dream ...... a nylon dream
I have a dream ...... a nylon dream
I have a dream ...... a nylon dream

 

La nouvelle loi, le résultat d'un lobbying, mais peut-être aussi d'une adéquation égalitaire, d'un féministe libre de ses choix, une nouvelle élégance de mode, une tendance, tant d'arguments que l'on identifiait difficilement l'origine, la source de ce projet validé. 

La nouvelle loi avait été voté après quelques débats, autant par les représentants que les citoyens, et surtout avec une parfaite égalité entre les votants femmes et hommes.

 

OUI unanime, le Bas Nylon devenait obligatoire.

 

Et immédiatement, du moins avec une courte période pour adpater le marché, vider les stocks, les collants étaient bannies. Seuls les leggings épais seraient tolérés en hiver, en période ou dans les zones froides, avec des chaussettes. 

 

Ce complément logique de la précédente loi sur le port des jupes et des robes, liés à la recommandation ministérielle sur les talons, sur leurs hauteurs, sur les bottes et cuissardes, et bien évidemment sur les escarpins.

 

Des raisons hygiénistes, des conseils de mode, des rappels pratiques, des émissions de débats sur le choix des quatres, six, huit, dix ou douze jarretelles, des nouvelles marques, des nouvelles coupes adaptées à toutes les morphologies, le monde dévoilait, au sens propre et figuré, tous les atouts des bas nylon. 

 

Des grandes figures de la mode, des expertes de la lingerie vantaient et montraient ce nouveau look, ce bonheur et cette liberté féminine. Un plus pour vivre sa féminité, et la séduction était aussi évoqué pour ajouter des étincelles de rêve dans les yeux de toutes et tous, compagnes et compagnons. Certains évoquaient aussi des probables soucis de rupture de stock, d'autres s'enorgueillissaient de nouveau savoir-faire, de nouvelles filières de production à l'ancienne de cette finesse exceptionnelle, d'innovation et de nouveaux emplois. Le marché serait grand, souriant, réjouissant. Les bas nylon deviendraient modernité avec des nouveautés régulières, des informations partagées partout, un regard nouveau sur le visible, sur les détails invisibles de notre société. Une nouvelle liberté, un droit obligatoire !

 

Les bas nylon seraient avec ou sans couture suivant les créations actuelles ou à venir, mais la volupté triompheraient sur nos trottoirs, dans les bureaux ou dans les soirées. Avec discrétion, mais ils seraient là, accessoires magiques, quasi invisibles, mais pourtant simplement tendues à fleur de peau. 

 

Pour le bonheur de la mode, de nos yeux sensibles et de nos mains épicuriennes.

 

 

Je vous laisse à vos rêves !

 

Nylonement

 

I have a dream ...... a nylon dream

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Burlesque & Paillettes
Burlesque : LETTINGO CABARET

Le froid de l'hiver vous glace, alors allez vers la chaleur. Laquelle ? Celle du burlesque, du pétillant, des paillettes, des spectacles un peu fous mais surtout magiques, celui de la troupe inspirée du LETTINGO CABARET. 

 

Le 19 février 2015, réservez votre soirée, vous partirez dans le tourbillon des beautés, des performances animales, des costumes merveilleux, des effeuilleuses souriantes, sous les rugissements du public, les applaudissements complices avec la scène.

 

Où ? LA BELLEVILLOISE Paris 20e

dès 20h00 19-21 rue Boyer, 75020 PARIS, M° Ménilmontant. Prix : 10 – 12 €.

Infos et réservations : www.thelettingocabaret.com 

 

Fidèle à la tradition des vieux cabarets parisiens du XIXème siècle, le Lettingo Cabaret dépoussière le concept du dîner-spectacle avec poésie et légèreté. A la frontière des genres, laissezvous emporter par l'ambiance conviviale et chaleureuse véhiculée par cette équipe de passionnés prêts à tout pour vous faire rêver.

Fondé en 2012 par l'artiste Salvia Badtripes, le Lettingo Cabaret réunit chaque mois une dizaine d'artistes, venus de France et de l'étranger, autour d'une thématique originale, pour un voyage de près de 2h00. Danse, effeuillage, jonglage, transformisme, magie, musique live, fakirisme, pole dance, pantomime... la ligne artistique a pour particularité d’encourager la fusion des genres, les créations inédites ainsi que de favoriser les formes courtes, comme autant de fenêtres ouvertes sur des univers artistiques singuliers.

L'objectif ? Redonner au spectacle sa vocation première : donner à découvrir, à penser et à ressentir. Lettingo, kesako ? Plus qu'un nom, c'est un concept. Chacun de nos rendez-vous est pensé comme une expérience unique, quasi alchimique, comme un plongeon dans un univers fantasmé, afin de constituer une bulle spatio-temporelle en dehors du réel où, soudainement, tout devient possible. Le spectateur est alors prêt à se laisser surprendre et émouvoir, et les artistes, plus que jamais, se surpassent et donnent le meilleur d'eux-mêmes. Vous l'aurez compris, le Lettingo Cabaret n'est pas un évènement qui se décrit, mais une aventure qui se vit.

Alors venez, venez au cabaret… et lâchez prise.

 

Une seule chose : réservez, foncez !

 

 

Ce mois-ci, assumez-vous « animal » avec #CARNAVAL Alors que celui de Venise s'achève à peine, le Lettingo Cabaret fait son carnaval ! Un mystère fantasmagorique et séduisant s'insinuera le temps de cette soirée à La Bellevilloise... Femme féline, homme oiseau, faune lubrique, contorsionniste sauvage... Une ménagerie de chimères étranges et fascinantes viendra titiller votre côté sauvage. C'est carnaval, tout est permis, on vous attend « animal » et costumé !

 

LINE-UP

Charly Voodoo (boylesque enflammé)

Cléo Senia (burlesque lyrique)  

Kirby Marzelle ( effeuillage burlesque)

Lou Cat (belly-dance & mini hoop)

Pialli Laurier (contorsion)

et nos « special guests » Alekseï Von Wosylius (boylesque)

& Sherry BB (effeuillage burlesque)

 

et d'autres merveilles ...

 

Burlesque : LETTINGO CABARET

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Féminité & Féminisme
Détente
Détente

Certes il fait froid, mais en cette fin de semaine, je vous propose un petit jeu pour vous distraire, un passe-temps que je gardais pour moi, jusqu'à aujourd'hui. Mais j'avais envie d'avoir vos ressentis, en commentaires par exemple.

 

Prenez le temps, concentrez-vous, pas trop non plus, je ne veux pas d'explosion de neurones sur les vitres du bus, dans un café de province ou simplement dans votre salon. Regardez autour de vous, une activité normalement sans aucun risque, ni effet secondaire sauf si vous fixez depuis vingt minutes le beau blond à la troisième table à droite, seul devant son café, avec les clefs de son cabriolet de marque allemande à côté. Non oubliez-le, il est chauffeur pour VIP ou c'est un gigolo qui prend une pause non tarifée entre deux clientes. 

 

Regardez les autres femmes, leurs modes, leurs sacs à main. Et après un rapide coup d'oeil décalez d'un cran les accessoires de chacune. La dame BCBG avec le sac en cuir vraqué de la jeune rebelle de la table d'avant. La jeune maman sportive avec le sac Hermès, en train de siroter un perrier menthe avant de repartir pour son footing. Tournez la tête !

 

Détente
Détente

Imaginez-les toutes en situation avec le sac d'une autre. Serait-ce leur mode ? leur style ? Leurs comportements seraient ils différents. Ce sacro-saint support indispensabe à votre existence, est-il un marqueur fort de votre caractère, de votre journée, de votre féminité ? mais est-il compatible avec les autres ?

 

Non que je veuille jouer au sociologue de la mode, et revenir au lien qui vous font rêver devant une publicité pour tel sac ou telle marque, avec l'identification à l'actrice associée, ou à une couleur plus tendance pour la saison. Je joue seulement de vous voir, ouvrir un autre sac, entrer dans l'inconnu et dans l'intime d'une autre. 

 

Peut-être l'avez-vous déjà fait dans le sac de votre amie, de votre copine, de votre mère, de votre fille ! Et bien moi, jamais ! Déjà parce que je n'ai pas de sac, mais je ne peux ouvrir, encore moins fouiller dans le sac de ma compagne. Même pour des mouchoirs. Je me sens alors trop proche de ses secrets, de son bazar aussi, de vos mystères à toutes pour accumuler en si peu de place, autant de choses utiles, ou futiles, pour ne pas dire inutiles en masse et en couches variées. Rassurez-vous, j'en rigole, je reste dans l'esprit du sac de Mary Poppins, avec l'espoir qu'un jour, sortira un miracle de chaque sac à main. Une enclume pour assommer les esprits violents, mais surtout des parfums délicats, des rouges pour les lèvres pour vous rendre plus souriantes, des mouchoirs pour sécher vos larmes de joie, des livres sympathiques pour égayer vos trajets, des agendas remplis de votre job ou nouvel emploi, des pochettes vides de médicaments devenus invisibles car inutiles, les maladies étant toutes révolues. Je rêve de tant de belles choses dans vos sacs, de bonté, de bonheur, de sourires en couleurs, de petites robes noires infroissables pour se changer en un instant, de téléphones devenus sourds et peu importants pour ne plus servir qu'à partaer des instants amoureux ou familiaux, des paquets de macarons... parce que je suis gourmand, des stylos pour écrire des romans, des cartes postales chaque jour vers des amis, des proches mais aussi des mots doux, ici et là.

 

Oui je rêve à tout cela en regardant vos sacs à main, car ils me fascinent, mais je sais aussi qu'ils sont une part de vous, de votre quotidien, de votre féminité.

 

 

Nylonement

 

 

Détente

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous, #Nylon & Mode
Simplement vous
Simplement vous

Une étrange mécanique, celle d'un regard perdu dans le froid de l'hiver, venant de mes yeux fatigués par une nuit d'écriture et de douleurs, partant de ce banc où je suis assis, emmitouflé dans mon manteau. Mes mains sont au chaud dans les gants, et j'essaye de penser à autre chose, choqué ou dégoûté par cette société qui se croit égalitaire et juste, tout en oubliant de protéger sa plus grande valeur, l'humain.

 

Le mécanisme répété de mon regard, non figé par le froid envahissant qui sclérose mon corps vide, seules les émotions jonglent en version aller-retour, entre ma vue et les belles passantes. Drogue douce, comme je pourrai passer des heures à contempler un vallon d'un bocage normand ou la mer dans tous ses états, je suis un contemplatif totalement amoureux de la beauté dans la diversité des femmes. Jeunes étudiantes qui passent, courent vers un amphi voisin, portant leurs sacs à dos ou leurs grands sacs à main avec des feuilles, des livres débordant. Mères avec les poussettes, sages en observant leurs bébés endormis, elles papotent et suivent le chemins des premières primevères dans le square voisin. Femmes toujours, actives ou comme les trois à côté de moi, en recherche d'emploi, qui se partagent des bonnes astuces pour convaincre, pour trouver un petit job, un bout de salaire, un bout de pain pour nourrir leurs enfants. Elles croient encore. Femme seule avec un dossier sous le bras, une clef sortie du sac pour ouvrir cette boutique, son espoir, sa porte vers l'avenir. Elle attend les clientes pour son onglerie, lit les charges qu'elle paiera même si la journée reste comme l'agenda, vide. Elle sourit devant sa porte. Femmes élégantes, retraitées sortant entre amies de chez le coiffeur, belles, elles rayonnent en traversant cette rue. Femme lente, comme cette mamie, seule avec sa canne, qui souffre de son arthrite ou d'une autre séquelle de l'âge, mais garde son habitude, son plaisir routinier de sortir pour le boulanger, puis les miettes pour les oiseaux du bord de l'eau, pour sentir l'air frais, comme elle le faisait encore avant avec son amoureux. Oui cet homme qu'elle a aimé durant des décennies. Elle lève les yeux vers le ciel bleu, ajuste son écharpe contre l'hiver, regarde devant elle, par prudence et surtout en espérant toujours mieux pour l'avenir.

 

Rassuré, je reprend mes douleurs et mes doutes avec moi, ma dose de féminité dans mes neurones, je repars me battre, et vous aimer en déposant des mots ici.

 

 

Nylonement

 

Simplement vous

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous
Flocons de neige

Février sur le calendrier, l'hiver doit pointer son nez, et dans nos multiples régions, les premiers flocons sont tombés. Simples passants refroidis le temps d'une chute, certains tiennent sur l'herbe verte de nos jardins, d'autres finissent en splash dans une flaque d'eau car la température n'est pas assez basse. Un tourbillon de quelques minutes ou de quelques heures, des millimètres qui deviennent centimètres et en montagne, un bon mètre, la vie continue, la mode surtout.

 

La ville est un espace à part, surtout quand il s'agit d'une métropole, d'une banlieue, d'un univers sans trop de nature, mais beaucoup de routes et d'habitations. Alors les saisons frôlent le béton et le bitume, et sur les trottoirs, elles marchent, courent, glissent, maudissent ce temps d'hiver, n'aimant que le soleil.

 

Et de mes yeux, contemplatifs plus encore derrière une vitre dans un café chauffé par son public et ses boissons chaudes, je suis stupéfait par la force de toutes les élégantes. Celles qui osent encore dégager leurs jambes sous ce froid, dans ce vent, sous et sur la neige.

Folie ou arrogance de mode ?

 

 

Flocons de neige
Flocons de neige
Flocons de neige

Féminité tout simplement !

 

C'est ainsi que ma voisine de table m'assure que ce n'est pas la saison qui décidera de ses choix de mode, elle veut bien un manteau et une écharpe, mais après c'est son plaisir de mode. Car dans les bureaux ou les boutiques, il fait chaud, parfois trop chaud, mais surtout pour son plaisir de jouer des matières, tout en s'amusant des superpositions, des matières nobles et fines comme le cachemire ou la soie, des collants opaques ou simplement d'une double paire de collants pour couper la sensation d'air frais.

 

Tout est possible dois-je comprendre après sa démonstration, après l'avoir vu arriver sur son scooter sur l'avenue dégagée, slalomant entre les voitures moins intrépides. Elle a retiré ses bottines fourrées, chaussées ses escarpins venant de son sac. Une panoplie anti-morosité, anti grisaille dans ce ciel blanc, elle rit de tout cela en buvant son chocolat chaud.

 

La beauté en toutes saisons, toujours, chaque jour ! La mode surtout, seul le manteau change.

 

Nylonement

 

Flocons de neige

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