Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous
Automne

Un rayon de soleil juste derrière la porte de mon immeuble, un sourire de la météo pour m’indiquer mon chemin, je suis la chaleur jusqu’à ma voiture. Sur le trottoir les feuilles mortes, les premières rousseurs pour marquer cette belle saison d’automne, les parfums se renforcent avec la rosée encore présente.

 

Des feuilles de cerisiers, ovales et pointues, en tas au pied des arbres alignés, comme une séance de déshabillage imposé, je détourne le visage en rigolant. Des fleurs énormes sur les hortensias, des roses dans la haie de cette belle maison, une cascade si fragile dans le vent, si envoûtante avec les effluves, j’aime cet endroit. Plus loin des châtaigniers, des grosses feuilles, craquantes sous les pas, nombreuses, éparses, et là des cosses éclatées en tombant. Les épines vertes, rousses, les morceaux de ces coquilles vides, car les marrons sont dispersés, ici et là. Ils brillent dans le soleil. Une beauté naturelle, des teintes d’acajou, des rondeurs variées, aucun ne se ressemble. Je les regarde avec une certaine gourmandise. Non pour les manger, ce ne sont pas des châtaignes à griller, mais pour les bousculer un peu. Souvenirs d’une enfance en pantalon, en sweat de rugby, garçon manqué, je shootais dans les marrons. Ils décollaient dans les arbres, roulaient sur la rue, partaient toujours plus loin. Plus ils étaient ronds, plus ils dévalaient la pente, comme dans la quête d’un record de distance. Je les ramassais aussi pour les entasser à l’entrée du jardin de mes parents. Les plus beaux, les plus biscornus certains jours attiraient mon attention, les plus ronds les autres jours. Et puis le week-end je les relâchais, je les balançais dans la rue, dans les descentes du village, même là où aucun arbre n’embellissait les trottoirs. Etrange migration des marrons, plaisir de taper dedans, de les voir partir, rouler, encore, de résister aussi à mon envie de les voir disparaître dans le virage, ultime barrière à mon record d’enfant.

 

Mais là, j’ai un peu grandi, mes escarpins pointus, surtout avec les dix centimètres de talons ne sont plus adaptés. Et cette jupe crayon en tartan, qui enveloppe mes hanches, elle retient mon corps, évite les rotations de la taille. Loin du sportwear de garçon manqué, le chemisier et la veste courte cintrée, mais l’envie est trop forte. Irrépressible envie de taper dedans. Je piétine, je remonte discrètement ma jupe pour libérer mes cuisses, assez mais avec décence. La rue, la pente, ma voiture plus loin, quelques rares passants, et la gamine devenue quadra, la quadra toujours enfant, le recul à gauche pour mieux taper de mon pied droit. Le réflexe de repérer un beau marron bien rond, un coup net, il décolle, je jubile, il vole, tape un marronnier, un muret puis un enjoliveur, il dévale le trottoir, se faufile entre les feuilles, ne s’arrête pas, roule encore. Complice de mon envie, il continue pour se caler contre ma voiture.

 

Je marche en souriant au soleil, en pensant à cette belle journée, à cette réunion pleine de costumes gris, avec ce petit bonheur. D’ailleurs si je tapais un second coup. Il est là, il m’attend à côté de ma portière. Je l’ouvre, pour poser mes sacs. Et comme un plaisir interdit, un doigt dans le pot de confiture, comme un bonbon volé, je frappe dedans en éclatant de rires.

 

Nylonement

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon Passion, #Nylon & Mode
MOSH by Albert Sanchez

MOSH by Albert Sanchez

Non, définitivement non, je ne suis pas une pin-up.

 

Pas plus que je ne suis cette femme idéale aperçue à chaque page de publicité dans les magazines féminins ou à la télé, je ne ressemble pas à cet ersatz de jeunisme. Je suis moi, jeune fille devenue jeune femme, passée par un mariage heureux, maman de deux enfants qui eux-mêmes grandissent trop vite. Je vieillis, je bouge entre métro-boulot-dodo, mais avec les options nombreuses comme courses, taxi pour l'école et la danse, mais aussi pour le judo et le badminton, avec un peu de ménage en rentrant aussi, ou la délicieuse option repassage. J'oubliais aussi les repas, heureusement, mon homme est aussi présent, il adore nous préparer des plats pour les soirs de semaine, il appuie lui aussi sur les boutons de l'aspirateur ou ou de la machine à laver. Une version moderne du mâle, qui nettoie la salle de bain après le passage de toute la famille et même les toilettes. Pas non plus un modèle parfait mais avec un coeur tendre et des bras chauds. Bref les semaines passent, les années tout autant. Et plus je regarde les pages de publicités, moins je me vois dans les crèmes rajeunissantes mises en avant par des mannequins tristes, des corps filiformes et surtout n'ayant pas encore atteint la vingtaine. La mode, je m'en accommode, je picore les tendances pour les robes, les jupes, les couleurs. Oui j'ai une faiblesse, une énorme faiblesse, une gigantesque faiblesse pour les chaussures. Tous les modèles ; bottines, bottes et cuissardes pour l'automne et l'hiver à venir, mais surtout pour les escarpins, tous les jours de l'année. Lui aussi apprécie ce détail, cet accessoire qui supporte ma silhouette.

 

Car je suis bien une pin-up, dans son regard, dans nos instants complices en faisant des courses ensemble, durant les soldes, pour des essayages nombreux, pour craquer pour une tunique bleu électrique et une ceinture large, pour cette jupe évasée dégotée dans un coin, sur un simple coup de coeur. Il sait me suggérer des idées, me pousser à les essayer, me surprendre même avec des achats toujours impeccables sur mes courbes. Son regard, ma fierté, mon bien-être, celui d'accepter mon corps dans le miroir. Pourtant, comme les copines, je suis critique sur moi-même, trop le plus souvent. Alors je fais du sport pendant qu'il cuisine, je marche, je cours, je sautille au cours de taïso. Je trottine sur mes escarpins pour allonger naturellement mes mollets, je souris en pensant à son regard délicat sur ma nouvelle tenue, quand il reviendra le soir. Je suis moi, je me sens encore plus femme, toujours plus séduisante, sans les crèmes miracles et les idées régime ou chirurgie des revues. Je vis mes journées avec mon âge, je m'assume totalement avec mon corps, et cela fait un grand bien.

 

Et quand j'enfile doucement sur mes jambes des bas nylon, c'est d'abord pour moi, mais aussi pour son coeur amoureux. Quand j'attache mes jarretelles, je sais qu'il saura les découvrir d'une main subtile sous le tissu fluide de ma jupe. Quand je glisse ma poitrine dans un balconnet de dentelle fine, je devine ses yeux experts pour l'apercevoir sous mon chemisier de soie. Quelques coups de brosse dans mes cheveux, mes boucles d'oreille, un trait d'eyeliner, une bouche rouge comme le vernis de mes ongles. 

 

Je suis une pin-up.

Celle d'un amour infini et complice.

 

 

Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Femmes - vous

Virgule, un simple geste si souvent répété pour le faire maintenant naturellement. Une courte ligne et une pointe, une à droite, une à gauche avec l'eye-liner noir, les paupières argent, doucement poudrées, je signe mon maquillage, mon regard.

Petit à petit je me suis habituée à ajouter ces poudres, le mascara, mais aussi les crèmes pour faire une base, pour soigner ma peau sans pour autant la noyer dans un océan gras de cosmétiques, préférant laisser la nature. Une respiration, car maintenant c'est un peu de moi, un petit plus, une touche de féminité en bonus. Certes mes ongles ont toujours été vernis, rouges le plus souvent, bordeaux parfois, turquoise avec mes petites nièces et même arc-en-ciel durant l'été en rigolant autour de la piscine, j'ai même essayé le orange, le nude, le beige brillant, le naturel aussi avant de faire un ultime essai du noir avec french manucure blanche. J'aime ces étincelles de beauté pour les yeux des autres, pour ses yeux, mais surtout ces étincelles de bien-être.

 

Alors aujourd'hui je lisse les coutures au dos de mes jambes, mon plaisir glamour pour moi, sous ma robe, un achat récent, un coup de coeur entre deux rendez-vous. Un passage devant cette vitrine en sortant du métro, un coup de foudre, une réunion captivante mais vite oubliée pour filer en dix minutes dans une cabine d'essayage, pour me faufiler dedans, l'acheter aussi vite. Elle est là, suspendue sur le miroir, dans mes mains, sur ma silhouette.

 

Quelques pois, quelques notes de musique sur mes lignes, du noir sur le blanc, elle est moi.

 

Elle et moi.

 

 

Ponctuation

 

Nylonement

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - demain

Une nouvelle rentrée, un nouveau lycée, pardon une université, un autre pays.

 

Le temps a passé depuis ce premier jour à la maternelle avec mon doudou et mes parents. Ma mère stressée, avec plus de larmes que moi, mon père fier de voir son bébé devenu grand. Des heures de coloriages, de jeux et de gribouillages, des journées entières de dessins et de couleurs avec les maîtresses si adorables. Elles séchaient mes larmes, me donnaieent des ailes pour des réussites toutes relatives, supportaient nos errances et nos progrès. Les fêtes de fin d'année, dans la cour qui rétrécissait chaque année, à chaque fois que je grandissais. Les dimensions des lieux, les odeurs, les repères dans la cour, les copines, les premiers bisous en primaire, les jeux encore, les premières fois à écrire mon prénom, mon premier poème pour la fête des mères, mon premier livre lu toute seule. Tant de beaux souvenirs de classe, de sorties sous la pluie d'automne, de cavalcades et de parties de cache-cache, de concours de sauts dans les flaques en hiver, voire de batailles de boules de neige.

Le printemps, les amours, les sourires, le bus pour le collège, là, lui et sa timidité, plus forte que la mienne, sa main dans ma main, ce bonheur qui palpite. Lui et ses conseils pour lire un livre choisi dans la bibliothèque de sa mère, prof de littérature, moi avec mes aides pour réussir ses exos de maths, nous prenions nos goûters ensemble. Les baisers volés, la chaleur de sa main, la jalousie des autres, les phrases qui blessent, l'aodlescence et ses grands loopings d'hormones, d'idées stupides et d'essais initiatiques. 

L'été et le lycée, immense avec trop de monde, trop de nouveaux, des souvenirs de plage, d'une rencontre, d'une autre première fois plus marquante pour la jeune fille devenue jeune femme. Des études, des doutes, le divorce de mes parents, mon père infidèle et sa nouvelle compagne, ma mère pleurnichante mais pas vraiment la seule victime, mes devoirs et au final mon baccalauréat en poche. Une envie de vacances, loin de tout, comme un nouveau départ.

 

Un mois de septembre passé si vite entre préparation de ce voyage, en terre étrangère, avec des nouvelles têtes, une langue presque nouvelle au quotidien, des tonnes d'informations pour vivre ici. Lui, ce bel homme croisé en faisant un peu de sport, lui dans mon lit, lui avec ses bras autour de moi, lui et son coeur, ses mots écrits dans mon carnet, dans mon sac. Lui que j'attends pour la première fois dans cette gare. Notre premier week-end en amoureux, ma robe vaporeuse, le vent, je m'envole. L'amour donne des ailes.

 

 

Nylonement 

 

Des ailes

 

OCTOBRE ROSE

 

 

Des ailes

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Féminisme, #Femmes - demain
Nous sommes tous égaux ... enfin presque

J'avais envie, terriblement envie de le revoir. Lui, le directeur de cette agence avec quinze mètres de façade, cet homme raide dans son costume gris de banquier, sûr de lui, méprisant le monde qui l'entoure tant qu'il pouvait continuer à jouer en bourse avec la vraie économie. Oui la caricature inhumaine de notre monde, le type froid qui m'avait reçu il y a un an déjà.

Je voulais le revoir en tête à tête, pour lui parler de mon emprunt, un crédit pour une voiture, un simple remboursement en adéquation avec mes revenus de cadre. 

 

Je me suis présentée au guichet, en précisant le rendez-vous avec le directeur, on m'a fait patienter dans le couloir, quelques minutes, il est venu, toujours dans un costume gris fade, une cravate triste, fidèle à son image. Il ne m'a pas reconnue quand je me suis assise face à lui dans ma robe d'automne, fluide et colorée, avec un gilet fin sur les épaules. Le décolletté plongeant sur ma féminité partiellement disparue. Je lui ai expliqué qui j'étais, une cliente depuis plus de vingt ans avec un crédit immobilier bientôt fini, un salaire de resposnable des ressources humaines, une voiture avec un crédit qu'il ne m'avait pas accordé. Pourtant il était sur le point de le faire, une cliente sans aucun risque m'avait-il précisé, essayant même de me proposer d'autres placements. Il allait imprimer les papiers du crédit quand mon foulard sur ma tête l'a interloqué. Il a essayé de cacher son interrogation, avant que naturellement je lui dise tout sur la maladie, ma maladie. Oui j'avais un cancer du sein, en plein traitement, de la fatigue, des douleurs et bien plus parfois, j'étais arrêtée pour quelques semaines. Et là, financier et personnage hautain, voire vomitif il est devenu. Me rappelant que mon état, mon statut de malade, d'humaine de seconde zone, ne me permettait pas d'avoir le crédit, sauf avec une assurance spéciale, et son baratin avec les pieds sur tous les freins possibles. Je lui ai gentiment rappelé que ce n'était pas contagieux car sinon il devrait raser son agence de m****.

 

Alors aujourd'hui je vais mieux, un an déjà, des cheveux courts, des douleurs encore, des traitements toujours, un peu moins toutefois, une vie de retour à mon poste depuis quelques mois. Mais comme la ville où j'habite est petite, les rumeurs vont vite, très vite. Je suis donc venue pour lui souhaiter un bon cancer, pas à lui, mais à sa femme. Car je sais que cette malheureuse souffre de ce mal honteux, de cette injustice ulcérante. Avec un sourire complet, je lui demande de revoir rapidement mon crédit immobilier car les taux sont bas, très bas même et que je pense me passer de ses services s'il ne propose pas mieux que son concurrent d'en face. Tout en agitant mes propos acides sur ses propors de l'année d'avant, sur son couple "allez-vous rester avec cette lèpre qui rampe vers vous ?", plus technique parfois "masectomie or not ?". La confiance, la défiance, les douleurs, le regard des autres, son visage hagard, perdu, sonné car les coups pleuvent de mon discours aigri.

 

Et puis face à cet homme minable, tassé soudainement dans son fauteuil, pris par des remords ou par un début de conscience face aux malades, à ses clients et clientes, je lui dépose une brochure prise en passant sur le trottoir. Je lui dit de profiter des promotions sur les contrats obsèques, à moins qu'il envisage plutôt de choisir dès maintenant le bois du cercueil. Et je sors, moi l'ex-malade, qui dorénavant doit se justifier d'avoir eu un cancer, en plus d'avoir souffert , pour tous les documents des banques et assurances, parfois d'autres aussi. Je ne suis plus une femme blessée mais une catégorie à riques, un être à part. Une double peine intolérable et pourtant quotidienne. Je souris car c'est lui ma seule cible sur son fauteuil gris, pas sa femme pour laquelle j'ai une pensée forte. Lui, ce représentant maudit d'une conscience sourde. Marre de ce système inégalitaire, sournois et presque aussi injuste que la maladie elle-même. 

 

Et si j'allais m'acheter une autre robe, aujourd'hui.

 

 

Nylonement

 

PS : ceci est une satire d'un monde bien réel.

 

Nous sommes tous égaux ... enfin presque

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Femmes - vous

Parfois je ressens une dissociation de mon monde réel avec celui vanté par les médias, et je vous épargne la bulle grosse comme le boeuf de la politique, pour ne regarder que celle des modes et tendances. Vie pratique serait un terme impropre car il faut aujourd'hui être hyper connecté avec un téléphone qui a paradoxalement une durée de charge de deux jours maximum, notre vie semble au final un raccourci d'existence.

 

Applications et vérités absolues délivrées par des experts en moins de cinq minutes, à la radio, , à la télé entre deux publicités, dans des magazines jetables. Car oui après ce délai "énorme", toute analyse serait vaine, car trop longue pour la concentration d'un ensemble d'humains si doués, si connectés, si peu capables de lire et par delà même de comprendre un sujet en profondeur. Un monde de plus en plus rapide, où l'utile devient ringard, le bon sens une anecdote oubliée, mais où le futile prend une forme prépondérante. Applications gratuites ou payantes, par milliers de versions, avec des publicités en tous genres, applications inutiles pour jouer mais ne jamais apprendre, ne jamais apporter de la connaissance aux cerveaux endormis.

 

Un autre monde, et pourtant je suis un consommateur de blogs, de réseaux sociaux, d'internet plus que de télé, pour découvrir, pour comprendre, pour dénicher des affaires et des astuces de vie courante. Pour me détendre aussi ! mais pas seulement !

 

Un autre monde où les tendances, qui par essence sont souvent passagères en attendant la prochaine, deviennent le guide absolu de l'existence humaine. Sommes-nous si facilement manipulables ?

Ainsi déferlent les régimes, par vague, par idée fixe, par volonté commerciale surtout, par pure folie reprise par des magazines féminins sans aucun recul apparemment sur le sujet, je peux lire des revues datant de l'année précédente et de l'année courante pour voir tout et son contraire. Mais validés par des experts ! Alors mangez librement en faisant attention à avoir un bon équilibre alimentaire, le vôtre d'abord, et surtout au plaisir que vous en tirer à chaque repas. Gluten ou pas, vegan ou bon steack, restez libres de soigner votre assiette, votre bonheur gustatif sans avoir à décrypter avec une ordonnance vos plats. C'est bien un menu et pas une liste d'injonctions qui vont dans votre ventre. Digérez librement.

 

Vous pourrez au final, oui en bout de chaîne de ce processus, lire quelques pages pour finir le transit, sur les tatouages, quasi obligatoires sous peine d'être un extraterrestre à la peau vierge.

 

Pire encore, le harcèlement sportif et sexuel avec des applications, des montres, des objets connectés pour suivre vos activités. Alors si certaines aident à un bon rythme d'entrainement pour votre prochain défi personnel, le coach permanent m'énerve. Big brother is watching you lors des efforts, lors de tes arrêts pipi, lors de ta douche, lors de ta trop longue discussion avec ta copine durant ce petit footing, lors de tes moments de libertés. 

 

Mais le summum est atteint quand les super-humains, oui ceux qui mesurent toutes leurs performances, croient que l'amour, la personne compatible avec leur karma connecté doit battre en rythme avec votre coeur numérique. Et quand elle retirera sa robe, est-ce que vous devrez ajouter le paramètre du nombre de jarretelles, du temps perdu à dégrafer son soutien-gorge, de la concurrence déloyale exhibée sur sa table de nuit des sextoys les plus performants, pour comprendre que votre désir intime est un truc purement animal, hormonal et pire encore une bulle de sentiments.

Les émotions sont humaines, à consommer sans modération. Sans aucune tendance !

 

 

Tendances

 

 

Blog de référence :

les 400 culs d'Agnès GIARD (journaliste, écrivain et docteur en anthropologie)

 

PS : je n'ai rien contre les tatouages, sauf ceux qui déferlent

comme un besoin induit par une mode d'un jour, alors que c'est un réel choix d'une vie.

 

 

Nylonement

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

S'imprégner de son odeur.

S'enivrer de lui.

 

J'aime tant le sentir près de moi, là, lové dans mon dos, à moins que ce ne soit l'inverse. Collés l'un à l'autre durant nos nuits, j'aime dormir ainsi, enveloppée par sa chaleur communicative, sous notre couette. Un bonheur quotidien, un bien-être simple, je rêve plus facilement ainsi.

 

Alors le matin, après nos passages décalés dans la salle de bain, les moments doux avec la radio en fond sonore, quelques paroles, certains jours de belles discussions sur une information entendue, du thé ou du café, des tartines gourmandes, je me prépare pour partir vers mon travail. Ses baisers dans mon cou, mon écharpe douce en mousseline de soie noué.

 

Et lui, mon nez dans son cou, une gorgée, une longue goulée pour emporter un peu de lui avec moi, une respiration avec la chaleur de sa peau. Infiniment, délicatement je croque son parfum, un dernier sourire en refermant la porte.

 

 

Nylonement

 

Son parfum

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