Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !
Douce sensation en ouvrant mes yeux, sa chaleur près de moi, sous des draps chiffonnés, il est là, échoué après nos vagues d'amour. Le soleil perce à travers les volets, quelques points lumineux sur des formes molles et sombres, assez pour éclairer indirectement son visage serein. Il rêve. Je me glisse en dehors du lit, une envie de retrouver mes esprits. Non que cette soirée et surtout cette nuit ne fussent désagréables, bien au contraire, mais j'aime les petits matins frais, les heures calmes sans trop de bruits extérieurs, celles où je peux méditer sur mes émotions.
J'attrape son peignoir posé là dans l'entreporte vers la salle de bain, je me love dans le canapé, je regarde cette fenêtre encore ouverte sur la terrasse, les bougies sont encore tremblantes dans leurs verres. Un souffle de vent, je referme, j'aerçois l'assiette et les miettes de tapas, nos coupes ne sont plus là. Elles doivent trâiner sur le sol de la chambre. Perdues au milieu de nos vêtements, je retourne chercher les miens.
Je récupère mon pull, sa douceur me rappelle ses mains. Lui qui m'avait séduit par ses mots, son humour durant nos dégustations, ne prenant pas toujours au sérieux les conseils du sommelier, parfois pour en rire, mais surtout pour exorciser les approches trop snobs du vin. J'ai tout de suite aimé cet homme pour ses émotions vraies, ses goulées franches de verres vidés avec gourmandise. Il mangeait les saveurs, il en rigolait pour ensuite en tirer après un petit silence, la poésie des bonheurs gustatifs, la finesse des voyages oenologiques avec un simple verre. Lui voyait des vignes, des vignerons, des souvenirs, des liquides, des blancs, des rouges, avec ou sans bulles, d'autres sensations, pas forcément des comparaisons avec d'autres fruits, mais surtout le bonheur ressenti. Bon, très bon, exceptionnel ou passable, il ne voyait que les plaisirs en bouche, dans le tourbillon intérieur et les paillettes associées dans nos esprits.
Alors avec les deux cuvées de champagne, nous avons exploré des merveilles, des millésimes anciens, du rare, du sublime, du savoir-faire authentique, nous avons bu une vérité exprimée sous forme d'or liquide. Du bonheur, ses sourires, les miens aussi, nous avons ri de tout, nous sommes devenus tactiles dès le début de soirée, nos sens en émoi. Un océan de tendresse, nous nous sommes dégustés sans concessions.
Ce matin, je repars doucement, sans faire de bruits, mon numéro, il le connaît déjà. Heureuse, ivre de bonheur nouveau, avoué, partagé.
Nylonement
Le sommeil échoué dans les premiers du jour, le chant des oiseaux, de grands bavardages mélodiques entre arbustes et branchages, je reste dans le flot de mes draps. Seul.
Les rêves comme un ressac régulier qui clapote sur l'oreiller, pour forcer mes yeux à replonger en eux. Retourner dans l'ivresse des pensées irrégulières, divaguer mollement avec un conscient assoupi, respirer avec un incosncient coquin.. Je revois cette soirée romantique à souhait, presque kitsch sur ce minuscule balcon, des lumières dans les bambous, des bougies sur la table, une décoration entre rouge et noir, le seau de glace, les tapas, le champagne au frais. Deux coupes et son sourire complice en les voyant.
Nous nous étions rencontrés à une dégustation où le sommelier vantait avec persuasion les mérites nombreux des flûtes, du cristal et de la pureté du visuel des bulles s'envolant. Nous avions ri alors en choeur, en le taquinant sur les coupes, juste pour s'opposer à ses propos. Il avait insisté, renié l'usage de celles-ci pour bien boire le champagne. Nous avions surenchéri sans nous concerter sur la vie trop courte des bullles, sur le sacrifice génétiquement programmé des bulles, avec un final l'obligation de ne jamais laisser une coupe ou une flûte à moitié pleine. Notre malice gourmande avait scellé nos premiers échanges, nos discussions suivantes. Une sympathie prolongée lors d'autres dégustations, avec d'autres amis, dans des lieux divers, restaurants ou caves de bistrots, nous avons trinqué encore de nombreuses fois, avec du vin, avec différentes bières et souvent avec du champagne. Il était convenu de boire des cuvées plus rares, juste tous les deux. Comme ce soir.
Un extra-brut fier de l'être, un champagne Substance de Jacques Selosse, un pur chardonnay en vivacité, en explosivité, un feu d'artifice posé dans l'eau fraîche, un vin complexe. Ses papilles endormies se rappelaient les arômes, la sensation de croquer le liquide doré. Dans la grand seau argenté, une autre pépite, un millésime ancien, du 1985, une version plus vineuse, une cuvée René Lalou de Mumm, avec sa bouteille cotelée, son étiquette marron or en forme de blason. Introuvable, oubliée, unique pour amateurs avertis. Nous nous embrassions déjà.
Son blouson court en cuir reposait sur le canapé, nous étions en pleine dégustation entre coupes et grignotages, nos sourires en plus, la chaleur douce du printemps vers nous, la nuit enveloppant l'extérieur. Nous avons parlé de nous, de nos plaisirs épicuriens, de nos partages, des recettes de nos mères. Autant de souvenirs que de moments complices.
Les vagues revenaient vers moi, les instants de cette soirée, flux et reflux de bulles brillantes dans la bougie centrale de la table, des parfums si particuliers qui avaient marqué d'un silence notre discussion, ce bonheur intérieur. Mais aussi cette bulle de sensualité, ma main, la sienne, nos bras, nos lèvres, un tout devenu tourbillon. Je ne revoyais pas l'échouage de nos corps vers le salon, vers ce lit, les draps témoignaient d'une tempête, d'un souffle violent d'amour physique. Nous étions nus, je resssentais encore son corps près de moi, sa peau sucrée, son parfum, son intimité. Nous nous étions dégustés follement, tendrement, sans limites. Une pause avait vu venir la bouteille cotelée vers nous, tel un phare, avec non pas sa lumière mais un plop, un bouchon sauteur, d'autres bulles plus rares, quasiment dans le noir. Nous avons bu encore, soulignant les coupes, savourant les arômes arrondies par le temps, oubliant le possible déclin de ce vin, salivant de cette rencontre oenophile qui dévalait dans nos bouches, nous emplissaient d'émotions. De nouveaux repères gustatifs avec ce millésime, nos paroles pour les décrire, les coupes vides parmi nos vêtements sur le sol. Rien de plus, juste ses courbes, son corps, nos esprits embrumés par nos sentiments nouveaux.
Elle n'était plus là, près de moi. Mais je ne voulais pas sortir de cet océan, juste resté dans les profondeurs, dans ce souffle de vent léger venant de la fenêtre ouverte, entre deux eaux, entre rêves et bonheur naissant.
Nylonement
Avec les bas nylon, il y a l'espoir renouvelé chaque jour de croiser dans la rue, une belle paire de gambettes soulignées d'une couture et enveloppées d'un voile fin. Mais le soir venu, dans les limbes du net, dans des recherches toujours plus approfondies de documentation française mais surtout internationale sur les bas nylon vintage, je croise parfois des énigmes. Une simple photo élégante souvent perdue dans des sources diverses mêlant la chair étalée, l'érotisme dont les frontières ne sont ni sensuelles, ni même artistiques. Une interrogation, aucune information associée, juste un détail sur des jambes anonymes !
Et puis tel un jeu de mémoire, d'association de formes, de couleurs dans les très nombreux clichés de bas nylon vintage et de bas actuels, entre couture et talons, je classe. Soudain en rangeant cette documentation dans un répertoire au contenu flou, le souvenir d'avoir peut-être un voisin, un semblable ou presque, allié à la force combinatoire d'une mémoire dynamique, quelques clics, je retrouve, j'associe.
Version couleur après un début en noir et blanc, mais avec un angle de vue direct sur les chevilles, sur cette finition nouvelle de talons. La soixantième d'une encyclopédie soigneusement renseignée, avec des photos, des publicités ou des bas originaux. Certes elle reste sans information complémentaire, sans nom, sans marque, sans année de production, mais son visuel existe. Contrastés de plus, blush avec motifs gazelle soulignés de noirs, suivis d'une couture noire elle aussi, ces bas sont magnifiques.
Peut-être un jour seront-ils relancés par une marque, en France ou à l'international sur les dernières machines d'acier qui produisent ces merveilles de quelques deniers, quelques grammes ?
A défaut de les avoir un jour dans ma collection ou de les voir réellement en mouvement sur des jambes actuelles, je vous suggère la version moderne :
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Copyrights Secrets in Lace
Copyrights Cervin
Le printemps pointe son nez et les nouveautés aussi.
Une société californienne LIFE GROUP CONNECT vient de développer une nouvelle application digitale pour l'amélioration du quotidien des femmes. Fort de sa stratégie de connectivité en tous lieux et pour toutes les générations, des enfants, des adolescents, des adultes et tout autant des seniors, ils travaillent à mettre sur le marché des concepts facilitant la vie courante. Sous le sceau de la modernité, ils envisagent une meilleure performance de tous nos actes, du rangement en passant par l'hygiène, le sport et au final la santé. Alors même si ils oublient la cuisine, la nourriture et les plaisirs associés, ils se sont focalisés plus récemment sur la mode (habillement, achat, conseils entretien, ...) avec toujours des applications connectées pour vous accompagner, vous aider.
La nouvelle application "WonderLegs" (disponible sous Android et Apple, mais actuellement uniquement en anglais) permettra de vous guider dans votre choix de collants et bas. Après un rapide questionnaire de validation de vos habitudes, l'application vous recommande le voile parfait pour vos jambes :
Un détail qui nous avait surpris en la testant (oui nous avons été parmi les rares bêta-testeurs en Europe ;-), le lieu de vie était demandé. Pourquoi me direz-vous ? simplement pour associer la météo locale à votre personnalisation, ainsi qu'à l'ensoleillement des lieux. Ainsi la connectivité vous apporte le choix ultime du bon denier sur vos jambes, en fonction de leur possible bronzage sur une année, suivant vos déplacements, suivant votre mode. Les statistiques s'agrègent sur le cloud, sur votre profil et délivre des proposotions toujours plus pointues pour vous, en temps réel. Même une alerte si la pluie revient l'après-midi alors que vous portez des fins bas depuis le matin !
Avec des conseils d'entretien mais aussi une gestion intégrée de votre tiroir à collants et bas (oui ils prennent en compte vos achats et même ceux que vous avez filés).
Vive le monde moderne, avec des fils de nylon suivis par une application wifi (sans fil).
pour tester sur votre smartphone
www.LIFEGROUPCONNECT.com/HOSIERY
Nylonement
L'amour des bas nylon ?
Non, ce n'est pas une obsession quotidienne, juste un fil pour poser des mots dessus, le tout afin de jouer des angles de vue, des éclairages pour autant de figures de styles dans autant d'articles sur le voile de nylon.
Oui, c'est une passion aveugle. Car de nos jours la vie active des femmes, les responsabilités diverses des unes et des autres, les obligations de travail comme celles de la vie de famille, font que chacune court après le temps du lundi au vendredi, et même aussi durant le week-end. Alors l'accessoire glamour disparaît faute de temps, d'envie aussi. "Quel dommage" diront en choeur les admirateurs, les voyeurs et les quelques esthètes.
La mode permet tous les choix pour se cacher sous celle-ci, du confortable coton de votre lingerie mais aussi de la séduisante soie enveloppant en douceur votre corps. Une robe ou un jean avale l'initime dans une uniformité cavalante sur les trottoirs, dans les bus ou au volant de vos voitures. Ni vue, ni connue, vous êtes cette femme anonyme, habillée et parfumée pour une belle journée de printemps.
Alors seuls mes rêves s'emportent en imaginant un voile de nylon sur vos jambes. Un regard ici, un autre là, je vous vois devant moi, patientes ou galopantes, dans le cours de votre quotidien, entre courses et école, réunions et désisions. Vos jambes se prêtent au jeu discret de laisser apercevoir au-dessus de vos chaussures , de vos bottines ou de vos prochaines ballerines, une cheville finement enveloppée, parfois plus, un mollet irisé de noir. Bientôt le soleil de printemps, les blanches gambettes capteront les rayons, les plus prudentes opteront pour une teinte vison ou gazelle, une cosmétique esthétique.
Alors quelque soit votre choix du matin, il restera le vôtre, discret. Je resterai un aveugle cherchant ce détail pour retrouver la vue, pour ajouter un peu de contraste dans mon imaginaire, tendu de quelques jarretelles invisibles.
Ou simplement d'un ruban sur votre revers !
Je ne sais, je ne veux savoir.
Nylonement
Marches froides d'un marbre d'antan, une porte avec une sonnette sourde. Je presse le bouton de plastique ancien, rien.
Enfin si, des pas feutrés derrière une porte, un couloir derrière, une lumière, cette vieille personne qui m'indique une minusucule pièce, la salle d'attente. Elle disparaît. Patience en regardant les murs, des grands cadres, des photos en lieu et place des habituelles copies de peinture abstraite. Pas de musique, pas de plantes désséchées dans un pot triste. Juste deux chaises, une table basse et les cadres blancs.
Du noir et blanc, des formes, des femmes, des courbes, des lignes, des ombres, des femmes en détails, des lumières, des zooms sur d'autres corps de femmes.
Un regard sur chaque mur, à droite, à gauche, devant moi, à côté de ma chaise, une même thématique enveloppante. L'atmosphère se nihce dans la matière, dans le jeu des transparences et des opaques, des lumières directes et des éclairages rasants dans un noir presque complet.
Des femmes, des modèles de toutes morphologies d'ailleurs, des superbes métisses à la silhouette parfaite, des callipyges généreuses, des jambes bien évidemment. Partout. Dans des postures invoquant la danse, le jeu avec le photographe, le regard de celui-ci s'approchant pour mieux cerner la volupté d'un sein comprimé sous le voile noir, mais aussi la perspective multiple d'un corps en mouvement. Poses diverses pour sculptures sensuelles sans être érotiques, la recherche de l'espace s'arrête avec cette carapace souple, tendue entre les quatre axes de l'humain. Jambes et bras structurant le fourreau charnel, elle bouge quand mes yeux sautent vers une autre image. Rondeurs, distorsions et cambrures, le jeu est pluriel pour partager ce cocon sur l'anatomie féminine, sans limites, sans exhibition.
Etrange passion pour ce comptable, troublante obsession pour ce premier rendez-vous.
Des pas, un bruit de porte, quelques mots assourdis dans le couloir, une femme devant moi dans l'encadrement de la porte de cette salle d'attente obsessionnelle.
"Bonjour, vous êtes mon patient suivant j'imagine ?"
"Patient ? Nouveau client du cabinet Delamotte."
"Ah je vois, votre comptable est au troisième étage, le premier palier compte comme un niveau zéro. A bientôt peut-être."
Nylonement