Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

femmes - vous

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous, #Femmes - demain
Mode en noir & blanc

Une si longue journée, en se levant tôt ce matin, pour partir à petits pas vers le taxi qui attendait déjà dans la brume d'automne. Lui dormait encore, il réveillerait les enfants pour les accompagner ensuite à l'école, pour reprendre ses dossiers et autres contacts depuis son ordinateur, elle pensait à lui sans entendre les propos du chauffeur, ni même la radio et les infos déprimantes dont se gargarisait le journaliste dès l'aube. 

Elle était déjà dans le programme des réunions du jour, à l'autre bout de la France, après cet avion, avec un déjeuner clients en plus, des équipes qui voulaient toujours plus, des commandes en attente pour la fin d'année. La pression naturelle montait, mais elle maîtrisait ce stress positif qui lui avait permis de fonder sa PME. Maintenant déployée dans chaque région, avec chaque équipe est surveillait les ventes, le marketing, les nouveaux arrivants, les futurs produits en développement, les finances et toutes les obligations légales d'un monde en pleine évolution. L'humain était un vecteur sur lequel elle voulait s'appuyer pour impliquer toujours plus ses collaborateurs, les premiers arrivés comme les plus récents. La même stratégie même si les premiers banquiers n'avaient rien compris à son projet, ni même à ses tableaux et autres plans d'évolution de croissance très maîtrisée. Ils ne voyaient ni les leviers, ni les risques et encore moins le réel besoin de financement progressif pour qu'elle puisse contenir les paliers d'évolution tant en France qu'ensuite en Europe ou ailleurs. Leurs vieux schémas, elle en avait parlé pas plus tard que la semaine dernière dans un congrès de jeunes entrepreneures, démontrant la frilosité de certains, mais surtout leur incapacité à prendre des risques alors qu'ils faisaient payer si chers leurs services. En point final à une question de la salle, elle avait ajouté l'incroyable médiocrité de projection dans l'innovation des soit-disant conseillers. Le banquier, sponsor partiel de l’événement avait serré les dents mais avait vu en elle une ambition confortée d'un pragmatisme bien réel, bien actuel. Elle en riait en pensant à tout cela, en validant son passage avant l'embarquement.

Une petit heure pour travailler des documents, pour préparer des emails pour ici et là, interne ou externe, pour se satisfaire aussi des nouvelles gammes présentées pour les cadeaux de fin d'année. Descente, téléphone rallumé dans l'autre aéroport, elle s'avançait vers sa collègue, les responsable commerciale de Toulouse, partageant sur son hésitation entre robe ou pantalon, en cet automne mitigé, recevant un compliment pour sa veste blanche kimono si élégante.

Discussions dans les embouteillages avant d'arriver au bureau, elles croisaient des informations diverses sur les dernières commandes, sur les attentes des boutiques et sur l'enthousiasme de chacun. Réunions, avec des questions et surtout des réponses limitées dans le temps, des points d'avancement, des décisions et d'autres questions en suspens avec un responsable pour établir un diagnostic. Réunions encore, déjeuner dans un restaurant élégant, avec l'idée originale de partager des tartes salées diverses, des soupes confectionnées sur place, du frais et du local. Un petit vin rouge local aussi, en riant entre deux phrases, les échanges étaient positifs. Réunions encore avant de repartir vers l'aéroport tout en répondant au SMS des autres équipes, les amies et le super papa.

Ce soir, il serait là, les enfants entre les mains d'une baby-sitter voisine, ils iraient au restaurant. D'ailleurs elle avait une jupe fluide en jersey gris foncé, pailleté avec subtilité pour remplacer ce pantalon noir. Ses jambes seraient un bel argument de plus dans sa journée de femme. Juste le temps de se changer en vol, un voile fin de nylon pour les envelopper, avec des talons hauts pour combler son bonheur, pour elle, pour lui.

 

Nylonement

 

Mode en noir & blanc

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous
Des mots

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous
Quelques gouttes de pluie

 

Automne, saison sur un calendrier déboussolé, journées variables pour ne plus croire la météo. Elle a attendu celui qu'elle aime sur ce banc, en lisant un livre, en flânant entre les mots peu convaincant de cet auteur, laissant partir ses pensées vers le ciel.

 

Puis le vent a soufflé son chapeau, comme un signe, appelant d'autres mouvements, emportant les feuilles dans des tourbillons, poussant le roux  d'un coin à l'autre de cette rue. Elle s'est levé, refermant son trench rouge sur elle, cintrant sa taille avec la ceinture, le regard vers ce bar. Là-bas elle sera à l'abri des premières gouttes ou de toute folie humide et chaotique des nuages gris maintenant présents. Le livre est posé sur le marbre, son sac aussi, elle commande un café noir, un verre d'eau. Quand arrivera-t-il de ce rendez-vous important pour sa carrière ? Si cela dure, est-ce un bon signe ? Un changement à l'horizon mais un avenir plus motivant, doit-elle s'inquiéter pour lui ou le laisser gérer seul ses choix ? 

 

Elle regarde dehors, ce sol qui s'assombrit, les premières gouttes, les pas qui s'activent pour traverser, les sacs trop pleins où les parapluies pliants se cachent. Le jour devient presque nuit, l'orage éclate, le banc, là-bas est trempé, dégoulinant de partout, les feuilles se collent. Heureusement elle est ici au chaud, la robe légère, ses bas nylon cachés dessous car ils partagent ce plaisir glamour, ses beaux escarpins rouges sur ce voile finement taupe. La pluie s'acharne, les passants courent maintenant, sautent dans les flaques malgré eux, le ciel tombe sur leurs têtes.

 

Puis le vent d'un coup de main, large, sans concession pousse ce déluge vers un autre quartier, le soleil pointe, sèche déjà les vitres, les feuilles et quelques recoins de trottoirs. Il est là, la tête dépassant de la bouche de métro, il sourit, la cherche aux quatre points cardinaux. Mais comme toujours la magie opère, il la voit, lui fait signe et marchant prestement vers elle. Encore quelques secondes, ils seront serrés l'un contre l'autre.

 

Nylonement

 

Quelques gouttes de pluie

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous, #Féminité & Féminisme
Eté studieux

 

Encore quelques jours, une courte semaine pour finir ce mois d'août studieux comme le mois de juillet. Une nouveauté après les études, les examens et bien heureusement les diplômes, j'ai enchainé avec deux mois d'un job d'été. Pas en rapport avec mes études de droits mais comme la nature m'a donné des longues jambes, j'ai pu devenir hôtesse d'accueil pour une société industrielle. 

Deux mois à venir chaque jour en petite robe noire, soit personnelle, soit fournie parmi différents modèles, avec un voile fin sur les jambes, des talons mais surtout un sourire éclatant en toute circonstance. Je peux comprendre que certaines de mes collègues qui sont ici à plein temps, s'usent de faire le pot de fleurs dans la salle d'accueil pour délivrer des badges à des cadres ou des clients qui les regardent à peine, qui oublient surtout la politesse élémentaire. Alors parfois je me lève pour montrer que nous sommes là non pas sous forme de femme-tronc mais dans une hauteur qui parfois les dépasse. Un amusement pour les stopper, pour leur rappeler les bons usages, pour couper les conversations sans fin au téléphone portable. Un sourire, un silence, des bonjours, la suite n'est que répétition toute au long de la journée, de la semaine, de ces deux mois fort longs.

Il faudra rajouter les livreurs apparemment au sex-appeal sur-développé, dans un rut permanent du matin au soir. Le scooter doit exciter les neurones à défaut d'écraser leur cerveau sur la selle ou sous le casque. Un autre jeu de politesse convenue, avec parfois des petits rappels sur la définition de certains mots, et là encore des articles de loi sur le harcèlement verbal. Ils repartent plus vite et quand ils reviennent avec un autre colis, le discours est plus calme, les yeux plus près du sol. Mais certains irréductibles mériteraient un coup de fil à leur patron. Les journées passent, les papotages nous occupent, mais là je n'attend plus qu'une chose, mon salaire et dix jours de vacances sur la plage. Sans rien, presque rien, juste une robe blanche légère loin de ce tailleur noir si élégant mais trop près du corps. J'ai envie de liberté et de soleil. D'un souffle de vent sur ma peau.

 

 

Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Douleurs de Femme, #Femmes - vous
Quand nous lâcheras-tu ?

 

Oui nous pouvons te tutoyer car même si nous ne t'avons pas invité, tu es venu chez nous. Avant tu étais passé chez le voisin, chez l'ami d'enfance de mon autre voisin, tu t'étais installé dans sa famille. Incrusté serait plutôt le terme exact. Tu ne veux pas être là au bout de la table, non, tu rentres en nous mais avec aucun cadeau. Quelle impolitesse !

 

Normal, tu es le mal, l'hôte non désiré qui prend place pour mieux dévorer l'autre. Tu deviens partie de nous, car là encore tu es chez ma collègue, chez sa mère aussi, tu aimes à foison étendre ta dévorante conquête. Et nous dans tout cela ? nous refusons de nous habituer, nous refusons ta réalité car notre esprit est encore libre quand tu croques un peu de nos corps. La lutte est bien là, protéforme, comme toi, car les moyens sont multiples, les combats laissent des victimes derière nous, des défunts et surtout des familles ravagées de larmes.

 

Contre tes douleurs, je serai chevalier sans armure, sans blouse non plus, juste avec des épaules pour soulager les doutes, les obscurs effets secondaires de tes premières attaques, les semaines et les mois d'attente, les moments sans force. Je soutiendrai les autres, si je le peux, quitte à pleurer dans mon coin, quitte à baisser moi aussi les bras face à ta tenacité. Certes parfois, je croûle sous ton poids, je hurle contre toi, dans le vide d'un trajet pour expulser ma révolte contre l'injustice que tu es. Oui je te hais, car tu voles des moments d'amour dans des familles, car tu prends sans rien donner.

 

Vous aussi, n'oubliez pas vos proches, vos collègues, vos amis, car ce mal est bien trop présent. Le cancer du sein tue encore trop de femmes, de mères, de filles, de jeunes femmes, de féminité pour toujours. Ne restez pas silencieux, ni trop éloigné même si vous ne trouvez pas les mots, votre présence rassure, votre humanité apporte une sérénité relative, votre écoute soigne.

 

Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous, #Femmes & Portraits

Pour mille raisons, j'aimerai tant oublier ce nom, celui qui fût le sien, puis le mien, du moins le nôtre quand nous nous aimions. Encore !

 

Quand tout ceci n'était que bonheur avec des sentiments, avec des enfants, des balades, une maison, des jours heureux et puis la fêlure de la routine, les habitudes du boulot, l'ennui et la fatigue, les causes devenant les conséquences, l'usure. Le vide, même si nous avons cru à un retour, à une possible autre opportunité d'être de nouveau un couple, mais lui, mais moi, mais tous les deux, nous n'y croyons plus déjà. Un autre homme, un collègue, lui et son boulot, même si je soupçonne une charmante collègue ou cliente d'avoir partager des séminaires, bref des infidélités dans un couple ou il n'y avait plus de lien. Le vide plus présent.

 

 

 

 

 

Nous nous sommes séparés, mais l'administration s'est acharné à me planter des aiguilles sur le corps, un tatouage involontaire, son nom, indélébile. Toujours ce nom, ici sur un compte en banque, ici sur des actes de propriété, des factures, des rattachements inodores quand tout va bien. Déjà cinq ans que je suis loin de lui, avec un tribunal minable qui fait traîner avec bonheur les divorces. Des frais et surtout des papiers, toujours plus de papiers, de justificatifs et toujours son nom. Comme une interdiction d'être moi-même et pourquoi une autre. Je suis bloqué dans le système, victime d'un complot nominatif, souhaitant non pas redevenir une jeune fille, mais appartenir à une neutralité agréable, celle de ma carte d'identité, de mon permis de conduire. D'ailleurs je ne suis qu'un prénom pour mes collègues, pour mes clientes, pour mes enfants. Et pour lui aussi !

 

 

Mon nouvel homme, mon compagnon, pas mon mari, d'ailleurs aurais-je envie de me remarier ? de prendre son nom à lui ? Est-ce vraiment une preuve d'amour ou de soumission naturelle à un machisme naturel hérité depuis des siècles ? Je veux rester un prénom et un nom machin, celui de ma famille et pour autant l'aimer ce monsieur truc. Que la vie semble plus simple sans ce détail, mais toujours agaçant quand il faut mettre à jour des papiers, pour des choses personnelles, qui ne concerne que moi en propre, et le dessous de l'iceberg qui resurgit. Avec toujours cette question sur mon statut de femme mariée, divorcée ... mais qu'est ce que cela peut leur faire, je suis amoureuse, c'est tout, juste une femme amoureuse.

 

Vivement que ses bras m'entourent, ses mots, mon prénom. Lui et moi.

 

 

 

Nylonement

Mots & Emotions

 

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous
Notre bonheur

 

Ouvrir cette fenêtre de cuisine, dans cette grande maison de famille, donnant directement sur le jardin, sur l'herbe verte, sur les iris en fleurs, sur les bosquets de toutes couleurs surplombées par des rose trémières en pleine pousse vers le ciel, s'arrêter avec une large tasse de thé pour savourer le temps, je respire l'air du petit matin.

 

Dans le four, deux poulets et un canard, les chambres sont pleines, nos enfants sont venus s'oxygéner durant ce long week-end, loin de leurs appartements et surtout de leurs boulots. Leurs enfants, nos petits enfants dorment après les longues courses dans le verger entre pommiers et cabanes en bois, envolées en vélo, cavalcades affolées avec autant de cris que de rires. Hier ils sont venus voir Mamy, ma belle compagne, pour croquer avec une envie mêlée d'appétit, la tarte normande, le sucre cassonnade dessus, le léger parfum de cannelle. Des estomacs à pattes, aussitôt repartis vers de belles aventures, d'autres courses vers la ferme au loin, vers les vaches et les chevaux. Je surveille les volailles qui vont rôtir doucement avec leur farce de champignons, de pommes et d'oignons, un parfum gourmand, un plaisir à partager ce midi en famille. Je prépare aussi la table du grand salon, double pour ne pas dire triple, toujours ouverte à nos enfants quand ils veulent souffler ou nous voir, à nos amis pour refaire le monde autour de bons plats traditionnels, sans oublier les bouteilles vieillis dans la cave voûtée. Du bonheur, des bonheurs simples.

 

Sur la table je dépose des bols, des tasses de toutes tailles pour le café et le thé, pour le lait chaud venant de la production locale, des verres pour le jus de pommes maison, pour le jus frais de pamplemousse ou d'oranges. Du beurre salé bien sûr, des confitures maison, de la mûre, de la gelée de pommes-coings, de la rhubarbe, de la reine-claude et quelques miels, je tourne mon regard vers les ruches postées au fond de notre jardin. Seul le pain et les brioches viennent du boulanger, un artisan local, qui fait déposer en vélo par ses gamins, notre commande du jour précédent. Trois énormes rondeurs imprégnant de l'odeur de beurre la salle, je souris en espérant ne rien oublier.

 

J'aime ce cocon, cet endroit, notre endroit, en dehors de la vie trépidante des citadins toujours pressés, avec d'autres repères de temps, sans autre urgence que le partage. Ici nous avons planté nos racines, duo d'éternels amoureux, nous fréquentons les brocantes, nous flânons, nous testaurons dans la grange située là-bas, nous rénovons avec notre idée du design néo-vintage. Confort dans toutes les chambres, chacune un style, toujours du blanc pour la lumière, un lit ferme et des fauteuils pour arrêter le temps, la famille profite, nous aussi. Dans un coin, notre coiun, nous avons une grande chambre avec un dressing qui attire les petites filles, tant leur mamy est élégante, tant les accessoires suscitent l'envie, surtout les chaussures. J'aime voir les essayages, les yeux malicieux des plus petites perchées sur des talons trops grands, les regards assurés des jeunes adultes négociant un prêt temporaire d'escarpins par leur grand-mère. D'ailleurs elle dort là-haut, je l'ai laissé savourer ce lent réveil, les parfums du jardin entrant par la fenêtre entr-ouverte, le vent frôlant les draps blancs, son corps alanguis dans la volupté que j'aime entourer de mes bras.

 

 

Notre bonheur

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