Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

femmes - vous

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits, #Femmes - vous

 

Ouvrir ce manteau long, ce vêtement d'automne indispensable avec ce vent installé depuis plusieurs jours, soufflant feuilles rousses et papiers gras dans les rues, soulevant les jupes, glaçant les gambettes. Mais là dans cet atelier, pas de sensations de froid, plutôt une chaleur rassurante, comme sa voix. Car c'est bien au-delà d'un défi que je m'étais lancé, je voulais retrouver un sens avec moi-même, une conscience visuelle avec mon corps. Ma psy m'avait conseillé cela avec un sourire, comme une suggestion d'amie, pour se détendre sans vraiment y croire, mais en touchant là où il fallait. J'avais cogité sagement, pas tout de suite, mais l'idée s'était renforcé un soir, sous la pluie, en regardant les vitrines, et puis soudain ce miroir, moi, mon image, parmi les mannequins, parmi les photos des autres corps, au milieu des publicités.

Aucune envie d'être ces femmes là, ces mannequins sans formes, sans réelle féminité, victimes d'un jeunisme répandu sans limites, parfois à contre-sens du produit vanté. Une crème anti-âge pour les quadras et quinquas, mais idéalisé sous les traits vides, fades et lisses d'une jeunette hybride, déconnectée de notre réalité, du moins de la mienne. Alors en riant, j'avais fouiné sur le net ce soir-là pour comprendre les possibilités de faire des photos, de devenir modèle pour une fois devant l'objectif. Pour qui ? pour moi, pour lui, pour mes enfants, pour nous en privé, pour un album ou juste des clichés numériques, avec quels droits à l'image, à la publication. J'avais pris plusieurs soirées pour m'informer sur les forums et autres réseaux sociaux, pour avoir l'avis d'amies aussi, pour entrer d'un pas léger, très prudent dans une photothérapie inavouée.

 

 

Pour moi

 

Ouvrir mon peignoir devant lui. J'avais contacté plusieurs photographes, les offres étaient nombreuses, le choix entre portrait et boudoir me titillaient déjà. Alors d'autres questions ont trouvé des réponses, avec des instants de doutes, mais toujours cette envie, sans aucun renoncement, j'en avais envie pour moi. Pour me réapproprier mon corps. Certes imparfait quand aux critères nombreux délivrés par les médias, mais je ne visais ni la couverture des magazines féminins, ni même les pages intérieures. Juste une série pour moi. Dans les books, sur les sites de photographes j'avais pu voir des femmes, comme moi, singulières, vraies, authentiques avec leurs tailles, leurs formes, leurs défauts mais aussi et surtout leurs qualités. Des séries avant-après où elles étaient sublimées par le travail de la maquilleuse, de la coiffeuse mais principalement par le regard du photographe. Des yeux sur elles, toujours bien réelles, mais resplendissantes, sur moi.

J'avais posé mon sac, une amie m'avait accompagnée pour cette première fois, par sécurité et par curiosité aussi. Nous avons discuté encore avec lui, de son style, de ses clichés vus sur le net, de mes attentes ensuite. Et puis très vite, nous avons choisi une tenue, un chemisier, une robe, des escarpins, des talons fins que je ne mets pas assez dans la vie courante et que j'adore pour élever ma silhouette, pour signer ma féminité. Un brin de lingerie, nous avons ri, choisi et essayé, je me suis changée tout naturellement.

Et devant lui, j'ai délivré l'image que je pensais être. Je me suis lâché doucement, plus exactement la deuxième fois, pour le deuxième série. Car entre temps j'ai vu, décortiqué, critiqué et finalement tant aimé me voir. Avec l'envie d'encore m'ouvrir à son regard complice, qui devenait le mien ensuite en regardant les clichés.

 

 

Merci à Katia WEYDERS pour cette collaboration visuelle, toute en féminité

Merci à Katia WEYDERS pour cette collaboration visuelle, toute en féminité

 

 

Ouvrir ma vérité. J'ai pris plusieurs mois pour libérer en confiance mon corps. Car poser est un art, une science du geste naturel, voire parfait, sans heurter les proportions, les mauvaises ombres, les lumières trop directes, les rondeurs trop présentes, les bras et les mains encombrantes. J'ai observé d'autres modèles lors d'une séance où j'étais venue en avance. Comprenant mes erreurs, réalisant ma féminité avec ce corps enfin délivré. Avec ses défauts, mais aussi avec tant d'atouts. D'ailleurs j'ai fini par les montrer à une amie, à une autre, elles ont crié de bonheur, face à cette autre femme, qu'elle voyait rayonnante. Moi, réellement moi.

 

Ouvrir cette album, ce soir pour lui montrer enfin ces autres facettes que je cache trop souvent. En scrutant ses yeux émerveillés, avec un début de larmes de bonheur. Car lui connaît de ses mains, de son amour, de notre vérité, mon corps mais lui aussi surprend ces instants figés dans une beauté qu'il a déjà vu, sans pouvoir trouver les mots, sans pouvoir me convaincre de ma réalité. J'ai adoré ce jeu de miroirs, et maintenant j'en veux encore.

 

 

" Briller de mille feux, dans ses yeux,

juste en croyant en moi. "

 

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous, #Femmes & Portraits, #Douleurs de Femme

 

"Je n'ai jamais rien vu dans ses yeux. Surtout pas son amour !" 

 

Marie, ma meilleure amie, venait de venir sonner, quelques minutes plus tôt à la porte de mon appartement, sans prévenir, en cette fin de journée, perdue. Derrière ma porte, à peine rentrée de mon boulot, de ces réunions sans fin et sans réels objectifs clairs, avec encore quelques courses pour remplir le frigo vide, je venais de poser des fruits dans un joli compotier ancien sur la table. Une grappe de raisins, du chasselas de Moissac bien doré, croquant et sucré, je rêvais d'un thé et d'un temps de repos, de détente précisément. Et cette sonnette, cette amie désespérée derrière ma porte. J'avais ouvert pour la laisser entrer, croyant avoir une visite surprise pleine de belle énergie, mais c'était une source infinie de larmes qui dévalait sur mon sofa.

 

Elle avait vaguement délaissée son trench trempé par cette nouvelle pluie d'automne, en venant depuis le métro, sans parapluie, sans cohérence, son sac abandonné dans l'entrée, elle voulait tout me dire, elle était là perdue dans mon salon. Ses propos étaient confus, elle s'excusait d'être venue, sans savoir où aller, sans savoir pourquoi elle était là, roulée en boules sur mon canapé, près de moi. Nous nous connaissions depuis des années, pas des copines d'université mais durant nos premiers stages, nous avions suivi les mêmes aléas de boulots instables, mal payés, sans intérêts ou grisants mais avec des heures impossibles, on avait sué ensemble, ri le plus souvent de cette situation bancale, ri de tout, ri de nous au final. Elle avait pris ses marques ensuite dans une société de communication, commerciale souriante, généreuse avec son équipe, toujours ouverte aux idées les plus folles pour satisfaire les besoins de publicité ou de simples brochures vers les clients. J'avais bifurqué vers le juridique de ce même métier, alors sans être concurrentes, ni dans la même structure, nous avions gardé des contacts pro et surtout amicaux. Nos envies de boulot avaient laissé place  à nos aventures pour des weekends de dernière minute à Deauville, à Bordeaux ou dans un spa déniché avec d'autres copines. Puis les amours avaient soudé des couples, des enfants en cours ou déjà en marche vers la maternelle. Nous étions encore célibataires, du moins entre deux histoires de prince charmant. 

 

 

Amoureuse

 

Elle avait croisé Jules, un beau brun sportif glissé dans un polo rayé sous un costume bien coupé, lors du mariage d'une amie commune. La plage, les soirées, les terrasses et les repas sympathiques, les saisons se suivaient depuis bientôt deux ans. Ils venaient parfois à la maison avec d'autres amies, elle toujours souriante, sublime avec sa petite robe noire, ses fesses rondes dont elle détestait les volumes, dont il adorait les rondeurs. On rigolait, on buvait, on mangeait, on vivait pleinement ces soirées. 

 

Là ce soir, elle était dévasté par leur histoire, elle ne voulait pas me déranger mais nous étions si complices. On avait tout partagé depuis le temps, nos doutes, nos folies, nos secrets en partie, nos vies de mode et de boulot. Tout et rien, presque tout. Une intimité d'amies devenues si proches. Alors j'avais discrètement glissé un paquet de mouchoirs sur l'accoudoir, j'avais sorti de quoi boire sans la saouler et j'écoutais son flot de mots, ses silences, ses larmes. Après un weekend impossible à se disputer après une accumulation de petites choses, de détails qui amplifiaient leurs incompréhensions mutuelles, elle avait craqué, elle l'avait foutu dehors, ne supportant plus son individualisme, son presque nombrilisme. A cette période, elle souhaitait vivre d'autres choses, construire ensemble et là, soudainement, elle venait de découvrir un grand vide entre eux. Loin de ses envies à lui, elle voyait partir leur vie sans appartement commun, sans un lieu à eux, sans un début de cheminement vers le mariage, sans enfants, sans famille. Son modèle s'était écroulé, elle qui en rêvait enfin, la jeune femme devenant femme, se voyant épouse et mère peut-être aussi. Tout cela partait, en fait surtout semblait s'évanouir dans des sables mouvants. Sans aucune base commune.

Fini le beau gosse, celui envié par les regards des autres copines, de certaines collègues quand il passait la récupérer avant un départ pour un nième weekend de fêtes, fini ce mâle bien sous tous rapports. D'ailleurs elle venait de dérouler leurs fantaisies sexuelles sur deux ans. Sans pouvoir l'arrêter j'avais vu défiler les moments très hot collés contre le mur de l'entrée, le string envolé dans l'escalier, les corps chauds et collés par la sueur. Au final, ils étaient devenus plus classiques, plus standards, moins acrobatiques dès la fin du premier été. Beau, sportif, bien carrossé mais sans assez d'envie pour la satisfaire, sans une langue assez experte pour la faire partir dans les étoiles, sans ... je l'avais stoppé avant plus de détails d'intensité, de centimètres ou d'ardeur bien réelle. Et puis ces deux phrases, comme un couperet. Une sentence mûrie par une journée où elle n'avait fait que semblant de travailler, pour au final l'appeler pour prendre ses deux sacs, ses affaires et ses baskets multicolores. Marre du sportif, des copains et des soirées sur le terrain, pour la troisième mi-temps, pour fêter ceci ou cela en chantant. 

 

Et leur amour dans tout cela, je lui proposais de ne plus compter, de ne pas forcer les qualités, encore moins les défauts. Une soupe ensemble, une quiche avec une salade, un menu tout simple, toutes les deux sur le canapé, avec une belle bouteille de blanc d'Anjou, elle reprenait quelques forces. Oubliant durant quelques minutes ces moments apparemment perdus. Pour relativiser, le chemin était encore long, à peine visible derrière ses yeux gonflés de larmes séchées, toujours présentes. J'ai pu enfin parler, donner un avis modéré de tout jugement, cherchant à lui donner un peu d'espoir, pour elle, pas pour eux.

 

 

L'amour n'existe

qu'entre deux personnes qui s'aiment,

mutuellement !

 

 

 

Nylonement

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture, #Femmes - vous

 

Surréaliste ouvrage, le deuxième roman de l'auteure Marie DARRIEUSSECQ, probablement peu connu, car son sujet principal s'est consumé dans une myriades de petites molécules. 

Difficile de décrire la disparition d'un mari, peut-être parti chercher une baguette ou simplement mort, à moins que cela ne soit une fission interne avec auto-consummation. Le flou est de rigueur durant tout le livre, sans chercher à donner des réponses mais simplement des résonances intérieures, des errances nombreuses, des effusions molles vers l'espace dans un appartement un brin triste. 

Vous pourrez toutefois croire à une glorieuse évocation, à mi-chemin philosophique, de la mort et du néant. Je vous laisse juge car ce livre est à votre disposition dans une boîte à livres de région parisienne. Surréaliste disparition !

 

 

Livre : Naissance des Fantômes    -  Marie DARRIEUSSECQ

 

 

NAISSANCE  DES  FANTOMES

par Marie DARRIEUSSECQ

 

 

 

Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous, #Nylon & Mode

 

Une nouvelle semaine, avec cette fraîcheur du petit matin de septembre, un coup de vent en sortant pour aller vers le métro, ma robe ne suffit plus, un petit trench est bienvenu. J'ai suivi le chemin habituel, quatre feux tricolores, des gens pressés, des conducteurs toujours prêts à nous écraser un oeil sur leur route, un autre sur leur mobile. Je marche, je me faufile sur le trottoir, mon pass, des bips, un escalier et l'attente. Mon esprit est ailleurs, je me plonge dans un nouveau livre, chaque semaine, je voyage ailleurs, dans tous les styles en oubliant ma place assise dans les transports. Je m'évade sur une plage, dans un lieu indéfini, avec une terrasse en bois, des poissons grillés, deux amoureux en devenir. Leur romance commence, je suis leurs pas, je m'arrête sous le porche de mon immeuble de bureaux. La suite, toute à l'heure. 

 

Réunion commerciale du lundi matin, des chiffres, des constats, des projets perdus, un peu de pression, des conseils entre collègues, une formation prévue en octobre, des objectifs à atteindre, nous suivons les vagues d'informations positives et parfois plus corrosives. Un troisième café, direction les écrans, le téléphone, les rendez-vous pour les prochaines semaines, le tourbillon s'active, sous les premiers rayons du soleil qui lèchent les vitres. Dehors, des arbres dont les feuilles perdent leurs teintes vertes, virent au jaune, au roux et même au rouge. avant de craquer, virevolter et tomber sur le trottoir. 

 

Une longue journée en marquant de rares pauses pour partager un verre d'eau avec un zeste de citron, je m'égare dans le ciel sans un nuage. Je prends à peine le temps de déjeuner, une salade de riz, quelques rondelles de concombre, des tomates cerises et des olives noires, une volée de ciboulette fraîchement coupée ce matin sur mon balcon. Des réunions, des coups de fils et un rendez-vous à l'autre bout de la ville.

 

 

Champagne bar

 

Métro, escaliers, je marche vers mes clients, une rapide présentation, un débat animé pas sur les prix mais plutôt sur l'agenda contraignant, sur les délais à tenir absolument. Une signature possible avant la fin de semaine, après la confirmation auprès de mon équipe technique et en fonction de leurs disponibilités. Je sors, je suis le trottoir sous le soleil doux de fin d'été. Quelques boutiques de mode, de belles robes, une écharpe tentante, un magasin bio, un de plus, une boulangerie libérant des parfums de gourmandise, je file plus loin. Une vitrine, des bouteilles, des vins corses, une palette entre vins blancs et rosés, des petits conseils de consommation, avec un plat proposé sur une petite ardoise, j'aime le concept. 

 

Et là dans un coin, des capsules, des bouchons, un seau et des flacons de champagne.

 

Je suis rentrée encore plus vite. Je lui ai envoyé un sms après une douche rapide. Un long moment de maquillage, de brossage de mes cheveux, j'ai enfilé de beaux desous, plus séduction que confort, le tout sous ma robe rouge, mon dernier coup de coeur de cet été. Ce soir, je le retrouve au Champagne Bar. Pour le plaisir !

 

Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Femmes - vous

 

Insupportable été qui ne nous quitte pas. J'avais tant apprécié ces prémices en mai, puis en juin, avec les soirées longues, les dîners improvisés avec des amies sur des minuscules terrasse d'un studio parisien. La chaleur montait mais le temps sentait bon les futures vacances. Ce moment plus léger malgré la fatigue accumulée au travail, les derniers coups de rein pour finir les projets et partir, sauter dans le train vers Arcachon, prendre l'avion vers Vienne, ou juste un saut de puce en voiture vers la la fraîche Normandie, j'avais attendu cela durant des mois. Le bleu était là, immaculé sur la toile du ciel, une seule teinte, avec une gomme pour les petits nuages rebelles. Douceur de l'été, les verres qui trinquent, deux amies qui se marient, des weekends de détente, et puis quelques moments de lecture dans le hamac du jardin de mes parents, j'adorais  cette étape annuelle, cette saison de bonheur.

 

Alors les jours se sont suivis, la météo toujours fidèle à elle-même, un peu trop aussi. Sans pluie, sans une goutte pour les fleurs du balcon, sans rien pour les plantes aromatiques. Pauvre tentative de culture locale de quelques salades, toutes flétries, brûlées par les rayons trop nombreux, seules les tomates rougissaient sans limite. Écarlates et sucrées. Les soirées chaudes, les nuits difficiles, et malgré des balades vers la mer ou dans les piscines des amis, le chaud était devenu prince, roi et même empereur dans son absolu.

 

Une seule version de la mode, avec des tuniques, des robes légères et courtes, idéale pour une peau soyeusement hâlée.

 

 

Insoutenable Légèreté

 

Alors le retour de vacances fût dans la joie, après une totale décompression sur les plages, mais la robe d'été innocente n'avait plus sa place pour aller au bureau. L'envie étant bien là, le matin après une douche presque glacée, un jus de citron et quelques tartines. Seule dans mon appartement, avec juste une nuisette souple de coton, je profitais avant d'être contrainte à enfiler cette jupe, ce chemisier, cette veste de tailleur, mon standard pour mon job, pour mon environnement professionnel. Chaleur des vêtements avec le paradoxe de la climatisation qui nous gelait, s'arrêtait, recommençait son oeuvre de glace, avec nos nombreux écrans et ordinateurs actifs. 

 

Je rêvais parfois d'une glace, d'un sorbet bien frais en pleine réunion. Une source d'égarement, car mon corps disait non à tout cela. Vivement ce soir !

 

 

Insoutenable Légèreté

 

De retour, je retire tout, je rejoins ma douche, une pluie d'eau en harmonie avec mes attentes. Comme une drogue, et de longues minutes dessous. Ensuite, juste quelques dessous, une tunique de coton indien si léger, le minimum pour respirer pleinement cette chaleur qui dure même en septembre. Un verre de vin blanc, une salade, du bonheur. Tout simplement.

 

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous, #Femmes - demain

 

Une belle terrasse, perchée sur un toit d'immeubles, au coeur de la ville, avec la vue sur la cathédrale, j'ai trinqué avec toutes mes amies. Quelques coupes de champagne, des cocktails variant du framboise au rose pastel en passant par un rouge intense, des jus de fruits et quelques gouttes de ceci ou de cela, des bulles fraîches pour déguster le tout, nous avons dû testé l'ensemble de la carte. Ce lieu est magnifique, avec ces transats à rayures et ces pots de fleurs aux couleurs vives, quelques lanternes pour un atmosphère reposant. Nous avons beaucoup ri, beaucoup parlé en laissant filer le temps, d'autant plus que les tapas étaient infiniment délicieux. Quelques personnes sont venues s'ajouter à notre groupe, dont ce jeune dandy. Au milieu des hommes, sa présence a tout de suite attirer mon regard. Une allure folle avec son costume trois pièces, des chaussures fines au noir profond et satiné, une chemise blanche, j'ai craqué sur les imprimés de sa cravate bordeaux. Un soyeux aux reflets irisés par les lanternes, pendant qu'il partageait avec d'autres amis, sa première flûte de champagne, avec quelques framboises fraîches dedans.

Je n'allais pas le laisser finir les fruits. Sans aucune timidité, je suis venue pour discuter, sans rien connaître de lui. Mais avec l'envie folle de tout savoir, de tout partager, avec cette attraction digne d'un coup de foudre, je ne l'ai plus lâché. 

 

 

 

Melon

 

Alors ce matin, au réveil, dans mon lit, ma rose de mousseline rosé sur le sol de la porte de ma chambre, j'ai souri. Totalement heureuse de ces derniers moments, même s'il n'était plus là. Sa chemise m'attendait sur une chaise, chargée de son parfum sucré. Je me suis glissée dedans, directement sur ma peau, nue. 

 

J'ai marché vers la cuisine pour prendre un thé, la lumière a fini par entrer sous les rideaux automatiques, laissant mon balcon fleuri apparaître sous le soleil. En traversant le salon, je l'ai vu là sur le canapé. Je me suis plié pour l'attraper. Son melon était parfaitement à ma taille, j'ai ri en pensant à ce gentleman, à ce moment en partant de la terrasse, où il avait repris son chapeau. Totalement lui.

 

Et sa carte posée dessous , un joli papier épais, son écritureavec son numéro.

 

 

Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité, #Femmes - vous

Une belle fin de journée avec des rayons de soleil toujours aussi présents, alors en sortant de ce bureau frigorifique, climatisation bloquée sur super-froid, elle a longé le mur pour trouver un compromis entre ombre et chaleur amplifiée par le goudron du trottoir. Depuis plusieurs jours elle avait remplacé dans un premier temps le classique tailleur gris par une petite robe noire mais l'excès de chaleur faisait que tous vêtements étaient excessifs dans les transports. Certes la plage était encore loin, aussi éloignée que les futures vacances de septembre prochain. Alors en vain, elle avait poussé la porte d'une boutique encore en soldes, pour trouver deux petites robes d'été, véritablement légères mais chics.

 

Un changement troublant pour ses collègues de bureau, habitués depuis longtemps à son style empreint de rigueur et d'élégance, dévoilant juste ses mollets au-dessus de ses escarpins vernis, le tailleur comme un uniforme quotidien. Sa fonction permettait la version fermée ou très rarement ouverte de sa veste sur un chemisier impeccable, boutonné jusqu'au collier de perles fines. Un style, le sien, un brin bourgeois, rassurant pour ses rendez-vous avec les clients. Sa féminité était évidente mais aucunement dévoilée, sans aucun excès.

 

 

Trouble

 

Alors les derniers jours, certaines avaient un peu persiflé en voyant ce col bénitier plus ouvert sur sa poitrine menue, ou sur cette longueur de jupe plus courte qu'à l'habitude, voir cette presque indécente fente dans ce tissu si léger. Mais toutes et tous souffraient de la même vague de chaleur. L'armure se fendillait un peu, s'allégeait surtout mais son allure était toujours bien droite, dans le cliquetis de ses talons fins.

 

Ce soir, une douche fraîche mais pas froide pour libérer sa peau des sueurs et des odeurs des transports, pour respirer enfin sous cette eau, sans envie d'arrêter. Elle inspirait doucement cet air humide, cette sensation de froid. Mais déjà elle était ailleurs, près de lui, cet homme, plus exactement cet amant qui lui avait confirmé son passage dans leur hôtel, dans la même chambre, avec cette terrasse sur les toits de la ville. Il arriverait après elle, sortant tard d'une dernière réunion, mais les fleurs seraient là dans un vase glacé avec une bouteille de champagne. Deux flûtes, des petits fours et leur relation ambiguë entre amour et sensualité brute, ils fusionnaient ainsi quelques fois par an, ici et là, dans des chambres, au gré de leurs déplacements, de leurs envies surtout.

 

Dans quelques minutes, elle serait dans un taxi climatisé, dans cette petite robe noire, avec de jolis gants, quelques bijoux et son parfum.

 

Nylonement 

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