Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

femmes - vous

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous
Printemps es-tu là ?

 

Avancer le doigt sur le calendrier, un jeu de gamin, un moyen d'essayer de concrétiser la notion de temps pour les enfants, avec leurs seuls repères, les mois et les anniversaires, avec peut-être en bonus les cadeaux de Noël et les chocolats de Pâques. Se croire au printemps, la douce saison !

Regarder sagement la date sur le cadran lumineux du tableau de bord, attendre dans ce bouchon sans fin, constater que le mois d'avril est déjà commencé, sous la pluie battante qui noie les essuis-glace. Patienter si le terme peut intégrer la colère sourde en soi en pensant à ses kilos-tonnes de grévistes à la con, à ce déplacement non modifiable pour signer un contrat, à cette fatigue accumulée en parcourant le territoire en voiture plutôt que sagement calé dans un train. Sourire au final car c'est l'occasion de ressortir des vieux CD oubliés de la jeunesse, retrouvés en préparant ce déménagement. 

 

Oui un changement de vie en cours, pour elle, pour construire un parcours commun, plus proche l'un de l'autre malgré les déplacements pour le travail, mais avec ce boum boum intérieur si fort qui nous relie chaque jour. Penser à elle encore, toujours, sans obsession (bien que ... si!) mais avec ce plaisir d'un petit sms ou de quelques mots.

Regarder dehors, cette pluie de printemps, oui il faut se résoudre à le dire, il fait froid et humide, mais les primevères sont là avec les narcisses, avec quelques tulipes primaires rouges. Les bourgeons sonnent à la pointe des branches, le bonheur vert gronde avant son explosion, son feu d'artifice. Voir ce bouquet de fleurs sur le siège passager, des roses, juste pour elle.

 

Sourire encore en pensant encore à elle, pour oublier le temps perdu sur cette route, mais surtout pour sublimer les nuances infinies de cet amour partagé depuis des semaines, des mois et des années. Tant de saisons, tant de bonheurs multiples, des petits et des grands, des larmes de bonheurs uniquement, des câlins quotidiens.

Elle n'est pas là, pas à cet instant, et pourtant elle est si présente dans mon coeur, chaque jour, chaque heure. 

 

Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture, #Femmes - vous

 

Une voix, une chaleur au milieu de l'hiver,

Juste une mélodie,

Tant d'émotions !

 

Idéales pour écrire encore.

 

 

Nylonement

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

 

Douceurs des arômes du café de l'un, du thé pour l'autre et des tartines grillées pour tous, nous croquons les alvéoles du pain, du beurre salé fondu mêlé à la confiture de cerises maison. Un souvenir du début d'été dernier, un ramassage en famille, avec des moments de rigolades entre deux cerises croquées, juteuses et explosives de saveurs dans nos bouches, le soleil nous suivait du regard. Il frottait les branches les plus hautes, celles où mon frère et mon homme étaient en plein travail, plantés sur les grandes échelles. 
 

Ces cerisiers que nous avions vu grandir, plantés jeunes dans le jardin de notre nouvelle maison familiale d'alors, et chaque année, nous avons grappillé des boules juteuses, taché parfois nos tuniques de coton avec ce jus rouge. Que de bonheur même si nous avions dû mal à attendre la nouvelle saison, patienter encore et encore quand les premiers cerises gonflaient, variaient du verte vers le rose, puis le rouge écarlate, puis encore le presque noir avec des reflets violets. Elles se faisaient attendre un peu plus quand la pluie arrêtait le soleil, elles prenaient des formes brillantes, n'attendant que nos mains, nos bouches.

 

 

Hauteur

 

Les oiseaux nous alertaient sur le début de la saison de la gourmandise, car eux sentent le sucre, le bon moment pour se goinfrer. Alors nous sortions les paniers, nous en mangions sans limite, enfin presque. Les frères, les soeurs, papa, maman, parfois les tantes, les amis les plus proches, tous passaient pour aider, chacun à sa place. Les cueilleurs sur les échelles car on ne monte jamais dans un cerisier dont le bois est cassant. Les autres aux paniers, petits pour ne pas accumuler les cerises, ne pas les écraser, d'autres pour trier les possibles fruits abîmés. Maman faisait alors des confitures si la production devenait géante, si notre gourmandise n'arrivait pas à tout dévorer. Des clafoutis dans le four, des moments complices entre les générations, pour faire la pâte, la recette secrète, pour sentir les gâteaux développer leurs parfums, pour apercevoir le jus rouge se mêler à la pâte moelleuse, souple et dorée. Les anciens, grands-mères et grands-pères, épluchaient d'un geste précis les cerises pour le jus ,bientôt compensé de sucre, jeté dans la grande cuvette en cuivre. 

Une famille de gourmands, un jardin si agréable, et même une tradition. Lorsqu'un couple venait à se marier, en juin, nous faisions poser la mariée sur une échelle (oui en équilibre avec ses talons et sa longue robe), son soupirant en bas, le cerisier et ses fruits rouges comme une couronne bénite. Que de rigolades, là aussi !

 

Et durant l'année suivante, nous offrions les pots de la confiture des mariées. Celle-ci ce matin, me donne le vertige, ceux de l'amour avec ce chéri, là à côté de moi. Ah un simple petit-déjeuner, mais un voyage gourmet et amoureux.

 

Nylonement

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous, #Femmes - demain
Neige

Etrange endroit, ce macadam que j'avais quitté hier soir sous la pluie, noir et brillant avant la bouche de métro, il est aujourd'hui d'un blanc immaculé. Cette avenue et ses trop nombreuses voitures n'existe plus. Juste des arbres, des branches blanches, un vent froid comme seul occupant des lieux. 

A peine un mois que j'ai pris place au cinquième étage, dans cet open-space totalement impersonnel, où aucune place n'est assignée même quand vous y travaillez pendant plusieurs semaines. Une ambiance tout aussi froide que dehors malgré la chaleur. Car ici, il fait chaud, très chaud, une climatisation en rut en hiver. Paradoxal peut-être quand la majorité des collaborateurs travaillent sur les problématiques de développement durable, sur les processus d'économies de ressources et donc d'énergie. Une collègue, plus ancienne que moi, m'a précisé qu'elle vit en hémisphère sud, et face à mon interrogation, elle a développé. En hiver, elle vient en petite tunique légère sous sa doudoune, un collant fin et des bottes qu'elle change en ballerines. Et pour l'été c'est l'inverse, elle vient en robe à manches longues, avec un gilet non loin car la climatisation propose presque de conserver les cornets citron-framboise dans les bureaux. 

 

Mais là ce matin, personne.

 

Neige

 

Seule ou presque dehors, seule sur le trottoir invisible, les bottes dans la neige bien épaisse, j'ai profité de ce Paris sans bruits, de ce moment à part avec une avenue sans extrémités, comme un tunnel cotonneux de chaque côté. Les magasins fermés, sans exception, des bicyclettes noyés dans le froid, sous la neige, juste un bistrot volontaire, un patron derrière sa vitre à observer les rares passants, proposant un café à un livreur de l'extrême dans sa fourgonnette.

 

Une station de ski mais rien n'indique les pistes, juste une bouche de métro qui fume avec ses entrailles béantes.

 

Seule à réchauffer le badge et son détecteur anéanti par la météo, et enfin les portes coulissantes qui me laissent passer. Pas un bruit. Le bâtiment est à moi. Je viens de gagner au Monopoly. Pas même un gardien ou une hôtesse. Des plantes vertes sous la lumière fade.

 

Ascenseurs au choix, montée dans les étages, vaste plateau vide, ah non, deux personnes dans un coin, en pleine discussion, en conférence téléphonique avec le Moyen-orient, je me faufile à l'opposé pour ne pas déranger, pour finir mes rapports d'audit de la semaine. Un coup d'oeil dehors, les toits de Paris sont encore dans les nuages, dans cette masse blanche immense. Quelques lumières et cette sensation étonnante de silence, de calme.

 

Neige

 

Je lis mes emails, mes collègues confirment tous une journée de travail à domicile pour éviter le temps perdu dans les potentiels transports perturbés, report des réunions à lundi prochain, téléphones branchés pour tous. Et si j'osais aller travailler dans la grande salle de réunion, seule devant cette table de bois roux, ses écrans incrustés, face à une large baie vitrée sur la ville.

Une belle opportunité pour un calme absolu.

Un trésor reposant pour se concentrer encore plus intensément sur les chiffres et les notes de mon rapport, je savoure ce fauteuil moelleux, profond. Je prends possession de l'espace dans un conférence fantôme. Un sentiment de pouvoir, pas vraiment, mais les dimensions de la pièce ouvre une porte à la mégalomanie. Mon studio doit faire à peine un dixième de la surface. 

Entre deux paragraphes, je respire, je regarde l'extérieur, toujours uniforme et sans couleurs. Pas de bruits ici, ni derrière la lourde porte, seule, profondément seule.

 

Avec tant de flocons qui continuent à s'échouer sur la terrasse. Rien de plus.

Juste quelques rêves, quelques souvenirs. Une pause pour me lever, pour marcher dans la moquette épaisse vers la baie vitrée, pour être la princesse d'un jour.

 

Nylonement

Neige

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous, #Femmes - demain

Au coeur de l'hiver, dans le creux d'une semaine brumeuse, je prends le temps de regarder dehors, d'apercevoir enfin le bout de l'allée, la rue principale et son activité toujours animée. Rien que des silhouettes, des gens anonymes, d'autant plus que l'on ne distingue que leurs formes, leurs grands manteaux sombres avec parfois une ponctuation de couleurs pour quelques doudounes à boudins bibendum. 

 

Rien que ce froid dehors, et moi, assise devant ma table, mon bureau personnel dans cette pièce annexe. Une chambre d'amis devenue mon royaume pour mes journées parfois mes nuits, mon autonomie d'indépendante me permet de revendiquer un domaine pour moi seule. des étagères suédoises, rationnelles et fades, des post-it nombreux de couleurs, ici et là, des rappels, des compliments, des bisous de ma chérie, des photos aussi. C'est mon univers !

 

Chaud ou Froid

 

La semaine dernière j'étais de passage au Portugal, dans une robe d'été quasiment, pour aller voir des architectes, pour boucler leurs dossiers transfrontaliers, pour des aides juridiques, le tout dans mon grand sac besace, dans mon ordinateur portable. Et puis des ballerines ou des escarpins suivant les distances à parcourir, des robes pour savourer les dizaines de degrés assurés ici, loin du froid de Paris. J'ai dégusté des assiettes de poissons, parlementer avec les clients, négocier avec des sourires et des vins blancs bien secs. Du bonheur, je ressens encore cette chaleur sur ma peau, le soleil et ses bises d'hiver à travers les vitres. Je suis lasse de ce gris hivernal, plus encore de ce froid piquant. 

 

Et puis depuis hier, cette fièvre, une poussée soudaine, un épuisement soudain. Plus d'énergie, je me suis écroulée, ratatinée sur moi-même, incapable de la moindre émotion, comme si mon corps était en économie globale. Désolée de ne pas exprimer plus de sentiments pour ma compagne, pour lui glisser un bisous fiévreux dans son cou parfumé, désolée de ne pourvoir faire autre chose que dormir, brûler les draps à certaines heures, rejeter la couette, pour plus tard grelotter avec deux couettes rajoutées, le paradoxe du mal-être corporel. Je hais cette situation, ce passage lymphatique proche de la mollesse extrême, cette sensation involontaire de me mouvoir comme un mollusque lent. Amorphe, réduite à un néant, je pensais écrire, mais finalement après ce thé, ce regard dehors qui m'a épuisé, je retourne dans le lit.

 

Humm, son parfum est là sur son oreiller, je me l'approprie, pour me rassurer, pour l'attendre encore quelques heures avant son retour.

 

Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous, #Féminité & Féminisme, #Nylon 2000...

14 février, un point de repère dans le calendrier commercial, entre Noël et Pâques., Une source infinie de harcèlements publicitaires depuis la mi-janvier et de plus en plus intensivement par toutes les marques, sans limites, vous recevez des emails, des propositions, des rappels, des codes promotionnels.

 

Mais surtout vous pourrez acheter des fleurs, pour les amoureux d'un jour, ceux qui ne pensent pas à faire des cadeaux les autres jours de l'année. Il existe des applications pour trouver un panel pré-configuré de bonnes idées pour votre compagne/femme.

 

Et parmi les suggestions de vos achats des prochains jours : en première place, oui, offrez de la lingerie, du rouge, du noir, des ensembles complets, soutien-gorge, string et porte-jarretelles. Bien évidemment vous trouverez des bas, surtout des bas jarretières comme les dim-up car les véritables bas sont bien trop rares. 

Vous aurez aussi des articles pour justifier vos choix, vos goûts, vos envies surtout face à des photos alléchantes de modèles, parfois photoshopées. Avec des arguments, non, pas seulement la taille des bonnets mais aussi les ritournelles, les préjugés établis par des années de machisme convenu, des stéréotypes incontournables admis malgré nous. Ainsi la fête de la St Valentin sera cette soirée où en rentrant de votre journée de travail, vous Mesdames, vous allez vous transformer en pouliche de luxe. Les sous-vêtements sexy forcément, des atours de résilles et de couleur rouge, des bodys sulfureux et peu couvrants, des variantes sans peur du vulgaire. Rien d'autre, juste un trench si la pluie s'invite en ce mois de février. Voilà vous êtes prête pour la consommation entre la table et le lit.

 

 

St Valentin

 

Quelle belle caricature !

Les mêmes magazines féminins qui défendent le féminisme, les droits à une égalité femmes-hommes, qui luttent contre le harcèlement, ceux-là même foncent tête baissée dans la vulgarité obsessionnelle. Des conseils câlins, des objets érotiques, des pages entières de lingerie douteuse, et encore quelques mots pour améliorer votre talent à jouer de la flûte sans souffler dedans. 

 

Est-ce bien obligatoire d'en arriver là ? Ne peut-on pas remettre en cause cette fête, et ses articles marronniers qui asservissent les femmes dans un rôle de dindes à farcir ?

 

Je promeus depuis des années la beauté, la mode, la féminité et même les facettes multiples de la féminité, de vos féminités du quotidien. Je promeus aussi le glamour avec cet accessoire discret et si élégant que sont les bas nylon. Mais je ne crois pas à cette séquence annuelle, si peu intelligente, si peu valorisante du corps des femmes, et de leur position dans la relation amoureuse.

 

Alors aimez-vous, comme vous voulez, sans obligation, avec consentement mutuel, avec ou sans belle lingerie pour cette fête !

Et puis il y a 364 autres jours pour être toujours aussi glamour, pour vous, pour lui.

 

 

Nylonement 

St Valentin

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Femmes - vous

Revenir chez soi, enfin.

Après des mois loin de tout, dans un brouillard indiscipliné, je pousse la porte. Le chauffeur m'a gentiment proposé de m'aider pour déposer mes valises. Je le remercie avec un pourboire copieux au creux de sa main, un sourire en retour.

La lumière de l'entrée, forte, mes manteaux toujours là autour du miroir, un vase vide sur la commode, de la poussière dans le vide poche en satin gris. Des clefs, des objets divers comme des porte-bonheurs, des cartes de fidélité oubliées, je m'avance. Je pose mon sac. Une tâche rouge sur la laque blanche, je redécouvre les couleurs de mon chez-moi. 

Naturellement, je retire mes derbys vernies, pieds nus sur le parquet en bois, chaleureux.

Une double porte à petits carreaux, le salon, je ne sais plus vraiment où se cache l'interrupteur, droite, non un fauteuil, gauche, un rideau très doux, une lumière douce absorbe l'espace. Ici le piano, silencieux, des partitions dessus, encore ouverte, m'attendaient-elle ?

 

Je marche vers la large baie vitrée, les volets électriques se déplient, laissant passer des ponctuations de lumière. Le noir du dehors se dévoile, car il fait nuit aussi. Il est tard, seul le lustre de cristal inonde de ses rayons blancs la terrasse. Rien n'a bougé, les buis ont poussé, chaotiques dans leurs dimensions, ils ont bu la pluie, croqué le soleil, attendu une présence pour les retailler plus court. Ébouriffés dans le noir, les plantes ne semblent bouger, pas de vent ce soir. Pas le moindre signe de vie.

 

Je suis là, les yeux grands ouverts, j'ouvre la baie vitrée, j'hume le parfum de la nuit, cette humidité d'hiver oubliée. Des sensations quasi nouvelles.

 

 

Alors je bouge vers les autres coins de ce salon, vers les deux canapés, vers la cheminée siencieuse, vers le bois en attente, vers les beaux livres ouverts, la pile de bouquins entre-coupés de marques pages nombreux et colorés. J'étais là avant. Une trace de moi, je me souviens.

 

Une porte blanche sur ce mur bleu canard, je l'ouvre sans savoir, un doute, un passage oublié, un autre chemin comme nouveau ici. Un dressing, plutôt grand, des portes vitrées, non des miroirs qui me démultiplient. Plusieurs personnes, la même, mes pieds sur la moquette, la douceur du lieu, cette lumière douce automatique, cette sensation particulière de reconnaître cet espace inconnu. Etrange, mais pourtant. J'ouvre vers des étagères de chaussures, des escarpins, des talons de toutes tailles. Des couleurs, comme les pastilles sur ma robe en soie noire, et toujours cette sensation enveloppante.

 

Je profite de cette chaise en satin moelleux, avec l'envie d'essayer de beaux escarpins, noirs, nude, rouges ou même bleus, je ne sais, je regarde cette collection. Brides ou pas, talons très hauts voire plateformes, j'hésite. Comme dans un rêve, je me glisse dans cette bulle de féminité retrouvée.

 

Je me sens bien, transportée par les centimètres, dans ce flou propre à cet appartement. Le mien, je ne sais pas, je semble le croire. Mais un détail revient soudainement, ce parfum, cet effluve poudré, si sensuelle, celui de mon foulard ces derniers jours, ces derniers mois, c'est le mien.

 

Renaître
Renaître

Bonne Année 2018

 

Nylonement

 

Gentleman W

 

 

 

Renaître

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