Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Féminisme

Oui, femme, jeune femme, cette année, vous avez le droit de dire que vous cherchez un mâle.

 

Certains sites, de nombreux sites de rencontres vous proposent de trouver l'âme soeur, celui qui fera chavirer votre coeur sec de célibataire. Non pas tout à fait aride ou  désertique, mais avec un vide après de belles études, trop concentrée sur vos diplômes, après de belles années de boulot intense, sans sorties, avec trop de fatigue, avec aucune envie de supporter un boulet qui veut manger, boire et sortir, après de sublimes années avec les enfants à charge, sans mari, parti avec une jeune femme (qui d'ailleurs l'a plumée, puis lâchée), après des années de vie commune, mais une séparation ou un décès, vous êtes juste célibataire.

 

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Et paradoxalement, vous êtes si nombreux et si nombreuses, avec ce statut, qui n'est pas seulement un conséquence mais aussi parfois un choix, un heureux choix de vie. Vous avez une vie professionnelle, associative, amicale, personnelle et vous êtes sereine avec cette vie. Vous êtes seule mais vous ne souffrez pas de solitude car vous aimez vivre certaines soirées plus tranquilles, à votre rythme, sans un compagnon ou une compagne dans les jambes, avec l'indépendance de choisir vos repas, de faire du rangement ou non, de jouerd e la musique quand vous voulez, de choisir des vacances et des sports qui vous réjouissent. Et au bout, de choisir une personne pour des moments plus sexuels, ceux de la rubriques sexo de Cosmo, des instants égoistes de partage avec une personne, pour votre plaisir, pour le sien peut-être. Vous avez la liberté de choisir ! pour tous les jours, dans votre agenda, et même de choisir de vivre seule ou non, pour une durée de votre choix. Un CDD de sentiments, de bien-être suivant l'angle de vue des autres sur votre vie, vous avez le bonheur de vivre une vie élégante, paisible, sportive ou non, pleine de passions et même de blogs.

 

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Alors si Adopteunmec est disponible en un clic, vous pourrez mettre votre profil et prendre un caddy, pour sélectionner les critères de ce mâle parfait (enfin celui qui comblerait au mieux vos exigences) et sous blister vous le déposerez dans votre chariot. Un produit jetable, peut-être, une consommation nouvelle du rapport humain, avec toujours cette durée, pardon, cette date limite de consommation. 

 

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Vous avez raison, prenez votre temps, et laissez-le sur palier, ou dans le freezer pour qu'il murisse sans échauffement, quand le démon de minuit vous chatouillera, vous aurez qu'à tendre le bras.

D'ailleurs ils s'améliorent, chaque jour, les marques de cosmétiques les rendent plus beaux et même les épilent, les rasent des pieds à la tête, les marques de sous-vêtements masculins lui inventent une gainette pour réduire son ventre plat.

Tout va bien ! 2013 sera l'année de l'homme jetable, profitez des soldes ;-)

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Elles étaient là, plus nombreuses dans ce train, elles papotaient plus que jamais.

Les magazines, les tablettes pour les bonnes affaires dès hier soir, des soldes étaient lancées.

 

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Elles avaient un timing serré, un agenda de ministre de la mode, une journée harassante, et chacune ajoutait son envie, défiait l'autre, surenchérissait sur cette paire de botte, sur ces talons fins, sur ce pull en soldes, vert émeraude, avec la couleur phare de l'année 2013 mais déjà en promotion. Elles riaient.

 

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L'une était en jean, avec un chemisier blanc voluptueux, déboutonné, droit devant mon regard, j'étais assis là avant leur arrivée, lisant mon Causette, tranquillement, elles s'étaient éparpillées autour de moi. Elle vantait le pratique de ses baskets plates, pour courir et pour piétinner dans les rayons surchargés de femmes. L'autre vantait sa robe fluide, avec son collant opaque, oui c'est l'hiver, pratique pour essayer une autre jupe, rapidement, trois minutes à se tortiller et hop, un essai de fait. Elles s'obervaient, donnaient leurs actuces, leurs marques, et parfois leurs budgets limite.

 

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Frontière financière en baisse, crise oblige, et puis surtout un grand rire massif, leurs dressings, leurs commodes, leurs armoires étaient déjà pleines.

 

"Chéri, j'ai rien à me mettre" crièrent en coeur ce petit groupe, j'ai souri.

 

Ah les soldes, le plus reste à venir, quand demain, entre collègues, entre amies, elles défileront même en minirobe au bureau, pour montrer leurs coups de coeur, les bottes ou les escarpins dans le sac pour un mini défilé de mode. 

 

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J'aime cette futilité, car tout cela est si Féminin, si délicieux.

Et notre monde en a bien besoin.

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode

Elles passent, se croisent, jonglent avec leurs cabas et autres sacs à mains, avec leurs manteaux, le retour au boulot, l'année continue, la foule bougent, les femmes avec.

 

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Je les suis du regard, je suis predu dans mes pas, sur ce quai de gare, où toutes les fourmis humaines grouillent vers leurs terriers, les entrées de métros, de RER, vers d'autres trains. Rien n'est réellement humain, aucun échange, juste des personnes avec leurs écouteurs vissés dans les oreilles, les téléphones et quelques rares cigarettes. Tout bouge, un mouvement infini, des sorties, des entrées.

 

Et là, elle passe, je ne sais qui elle est. Son parfum, une forte odeur de musc, de myrtille, de vanille, de tant d'arômes noyées dans les autres mouvements, dans les odeurs, dans les remugles de frites et de vieux papiers, mais elle est là. Elle est passée là, je suis cette trace, devant moi, non, à gauche, je tourne légèrement, heurtant une valise, je suis ce flux odorant. C'est un peu sucré, j'aime ce parfum, je cherche à l'identifier. Mes neurones olfactives scrutent les indices.

 

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Mais je sais aussi que l'époque a changé, tant de nouveaux parfums sortent chaque année comme des nouveaux pains d'épices de Noël. Chaque marque sort une nouveauté et décline une eau de toilette en eau de parfum puis en eau de sport etc. Une infinité de variation, pour un marché de plusieurs parfums de luxe, du rêve pour nos salles de bain, pour nos imaginaires, car maintenant nous avons un minimum de quatre ou cinq bouteilles de parfum sur l'étagère. Mais comment s'y retrouver, comment devenir fidèle à une empreinte qui devient un peu notre propre odeur animale, par défaut, celle qui vous identifie tout de suite en croisant votre compagne, votre amie, votre mari, vos collègues. Maintenant l'humeur et le caractère du jour permettent de changer, mais l'offre me paraît trop importante, disproportionnée par rapport à nos attentes.

 

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Je continue, les perles d'air se diluent, je perds son fil, ne sachant plus si c'est Shalimar, ou Poison, ou l'éternel N°5, ou encore Jean-Paul Gaultier, je suis perdu, je cherhais un Trésor, un Habit Rouge, Une Petite Robe Noire, et je ne sens plus que le graillon du soupirail, les premières fritures du matin, j'avance, je prends une bouffée de cigarette interdite de mon voisin, voilà mes poumons sont saturés, vivement que le climatisation me donne un bon rhume, je ne pourrais plus rien identifier.

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Féminisme

Je vous voir rire, ou pleurer suivant le premier ou le second degré de ce titre.

 

Oui cette année encore, il n'y aura qu'une journée de la Femme, des Femmes le 8 mars pour rappeler dans un vent de médias ignorants la vie réelle de certaines aux quatre coins du monde, de leur souffrance purement liée à leur sexe au féminin.

 

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Aucun statut, aucun respect, et pire encore parfois des constitutions (vous savez des mots écrits par des hommes, de simples humais qui croient en un idéal, on appelle cela une religion, et surtout interprètent à leur façon les mots du passé, d'une époque pas moderne, voire pire dans le pire, qui interprètent des phrases qui n'existent pas !!!) qui donne le rang de sous-humain, au services des hommes. Je suis OFFUSQUE, je ne suis qu'un grain de sable dans cet océan de bêtise, de viols, de violence, de pure vengeance, d'oubli de leurs propres origines mais j'aimerai bloquer une de leurs vagues, avoir l'espoir d'en bloquer un peu, que vous, que nous puissions bloquer un de leur relent vomitif.

 

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Oui, je prône une Femme Glamour, un idéal de mode uniquement, et de totale liberté, ici vous pouvez parler de vos jeans, de vos boots, de vos robes, de vous, vous lâcher et mieux encore , ne pas aimer mes mots, ma pensée. Mais elle n'est pas unique, elle est le fruit d'un profond amour, d'un débordement parfois de mon esthétisme de vie, et d'un tsunami de respect envers les Fémnités.

 

Alors ici, chaque jour, chaque huit du mois, soit douze fois plus, soit 365 fois plus nous fêterons la liberté de mode, de vie, de choix sexuel, d'éducatio, de vie professionnelle, de vie conjuguale des Femmes, je le veux. En disant cela, je pousse un grain de sable, j'éduque les esprits que je croise, je corrige les mots salaces, dégueulasses de mômes reproduisants le schéma testoroné de leurs pères, pauvres types. 

 

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Je ne suis qu'un grain de sable, pas seul, vous êtes là, je crois en cette idée de liberté. Le vent de leur intégrisme n'aura pas de prise sur moi, sur nous, nous courberons le dos, en faisant un tas de sable, pour un jour devenir une dune de résistance.

 

Je ne crois qu'à la liberté des esprits, de ceux des Femmes, ici et ailleurs.

 

Nylonement

 


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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon & Lingerie

Commençons la semaine, avec des sourires, en attendant de croquer la galette et de voir l'horizon des soldes pointant son nez.

 

Ellen Von Unwerth nous régale une fois de plus par son approche en noir et blanc des corps féminins, une exigence, visuelle et esthétique, forte pour voyager dans les lignes et les courbes.

 

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Un travail toujours renouvelé qui vise un paradis de douceurs, de lingerie pour nos âmes refroidies par l'hiver, nos corps pliés dans la foule du matin, en attendant le boulot, le train ou le métro.

 

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Effets de vieux négatifs avec des rayures, des images inversées, des ambiances de jardin des années folles, jarretelles et fleurs, bas tendus à l'ancienne, flous volontaires ou non.

Voilà un travail qui nous emporte, bonne semaine.

 

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Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon 50-60

Après la balade, ou plutôt durant cette balade dans le quartier Pigalle, en dessous de Montmartre, je suis allé jusqu'à mon objectif du jour, une pépite qui brille, que certaines connaissent, une boutique purement vintage.

MAMIE BLUE 

Le temple du Vintage

mamie-vintage.com

 

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Je devrais dire les boutiques car il y a deux adresses dans la même rue, un coin de Paris, un lieu vivant, avec encore des vitrines de tailles humaines, et les fioritures des années passées. J'aime cette nostalgie là car elle a une âme que n'auront jamais les grandes enseignes en quête de néons de plus en plus gros.

 

Ma visite en ce lieu, MAMIE VINTAGE, derrière une porte avec sa barre de métal, avec ce bric-à-brac derrière, la caverne d'ali-baba de la mode des années 30, 40, 50 et 60, probablement des écarts vers les 70-80s. J'ai fait mes premiers pas chez Mamie Blue pour les habitués. J'ai prie la plus petite des deux boutiques pour venir en quête de bas nylon vintage. J'avais répondu à un appel lancé par Arlette pour un lot d'une centaine de paires de bas nylon, juste avant Noël, durant cette période festive et aussi business très animée, trop remplie d'occupations, j'avais remis à ce début d'année ma visite. 

 

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Comment vous décrire le lieu, un meuble vitrine à l'ancienne pour les petits objets, des sacs à mains en vrac, des objets publicitaires, des bijoux, des chapeaux et des bibis à voilette, des manteaux, une rangée de lingerie vintage, de belles gainettes, des gaines, des jarretelles d'époque, des matières un peu rèches mais totalement rétro, des culottes, des soutien-gorges cônes comme ceux relancés par Kiss Me Deadly, des merveilles encore, des bottines, des chaussures (oui la phrase est un peu longue mais je n'ai mis qu'une infime partie de ce que mes yeux, mes mains ont touché), des lunettes, des accessoires divers, et encore des valises et ce décor ancien, et des gants de résille, d'autres objets divers, un bout de comptoir surchargé de vintage, une belle vendeuse oui une des âmes de ce lieu. Ici travaillent plusieurs personnes passionnées, à plein ou mi-temps, qui connaissent avec leur coeur les trésors du magasin, car derrière, oui, c'est le labyrinthe, il y a l'arrière boutique, le sous-sol avec sa cabine d'essayage, l'ètage avec d'autres vêtements, et même dans l'escalier, encore et toujours des jupes, des robes, des manteaux, des tuniques, des pantalons, d'autres chapeaux, des valises anciennes regorgeant de tissus, des boîtes en tous genres contenant des bas nylon aussi. Là dans un coin, j'ai fouiné, sorti de trois grandes boîtes des pochettes, des souvenirs de fond de commerce, de mercerie d'il y a déjà plus de cinquante ans.

 

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L'odeur, la nostalgie est aussi odorante, le lieu sent l'ancien, pas le renfermé mais les placards de mamie, de la vôtre, de votre enfance, de votre vie, chargée de tous les souvenirs, de petits retours en arrière. Ainsi, là j'ai pris des dizaines de fins voiles entre les mains, j'ai comparé les fibres, les teintes "couleur chair de l'époque" qui variait du Orange au roux, avec parfois du marron lavasse, mais aucune teinte bronzage, les colorants de cette décennie étaient un peu ternes, mais tout le monde n'avait que ce choix là. Parfois du noir, et puis très rarement des merveilles de couleurs. J'ai pioché, rangé soigneusement ensuite, repris, sélectionné.

 

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Je n'ai pas eu le lot, une incompréhension temporelle, dommage car mon idée était de vous les revendre à prix coutant sur ce blog, pour PARTAGER notre plaisir nylonné. Alors j'ai fait mon marché, aucun légume, aucun fruit, ni viande, mais des marques disparues, des pochettes surprenantes, des souvenirs, du bonheur. Que je vous présenterai prochainement.

Quelques mots échangés sur les bas avec la vendeuse souriante, enveloppée d'une robe en mohair noir sublime, d'un collant noir opaque, d'une délicate inspiration et curiosité vintage. Ce fût un instant délicieux.

 

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Merci aussi à ce couple, dont monsieur a acheté un pantalon bien coupé, de couleur crème, à sa compagne aux yeux pétillants à l'évocation de lingerie, de bas nylon.

Merci à la vendeuse qui nous a dénichée une exceptionnelle boite de bas américains (vous allez attendre pour les voir, car c'est de l'or pour les jambes ... dimanche prochain ...)

 

Le temps ne m'a pas permis de visiter la seconde boutique, la prochaine fois, avec un interview des passionné(e)s qui  animent ce diamant vintage.

 

Visitez Paris, visitez cette boutique car il y a des émotions en plus dans tous les recoins.

mamie-vintage.com

 

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Bas Valdéreau

Un probable jeu de mots 60s sur Val d'Hérault

Les vallées des Cévennes où sont encore fabriquées

les derniers bas nylon par CERVIN

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Paris reste une ville magique qui bouge, qui grouille de voitures, de monde dans certains quartiers puis deux rues plus loin, retrouve son esprit d'antan, de ville, parfois même de village de province. Ainsi si vous allez vers le Sacré-coeur, en haut de ce mont, surplombant la capitale, vous avez des avenues de bus à touristes, des allées pavées remplies de ces photographes excités, puis deux rues plus loin, un calme total, une rue charmante, une vue sur les lumières de la ville.

 

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Ainsi chemin faisant, en prenant quelques jours de congés, en flânant dans ce quartier où j'ai habité durant près de cinq ans, je passais par la rue des Martyrs, connu pour sa réinterprétation musicale par le groupe punk-rock Béruriers Noirs, mais aussi pour ces boutiques marchandes. Ici pas de grande vitrine, celles que vous trouvez dans les centres commerciaux, mais un melting-pot de magasins pour la nourriture, des vendeurs de fruits et légumes frais, des oranges maltaises en pyramide de jus, des petites échoppes avec des fringues, des fripes, des délices en tous genres, et un pâtissier venue se perdre dans ce coin. Un grand nom, des gâteaux, des macarons, dont un délicieux fruit de la passion, du chocolat, des galettes, je ressortais avec un délice pour le grignoter dans la rue, à même la ville.

 

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Mon deuxième délice était là entre gourmandise réelle, les passantes et leurs modes. Oui cette passion de le féminité ne se tarit pas, ni n'empire, mais me régale. Là une jeune femme en tunique de laine bleue, collants noirs opaques, bottes cavalières avec un gilet de laine de la même couleur, de la même longueur que la tunique, quelle élégance ! Ici, deux vieilles dames, fripées par le temps, parlant à côté de leur cabas, de leurs chiens en discussion aussi avec leurs derrières. Elles ont de l'allure avec de bien jolis foulards autour du cou, les mamies, pas les chiens, suivez un peu voyons !

 

Un peu plus loin, après une première buche individuelle au chocolat noir coulant et supra-giga-délicieux, je m'arrêtais pour digérer, pour regarder les belles, les mamans toutes jeunes et leurs bambins, tout le monde en caban bleur marine, avec un joli bonnet assorti. Maman ne laisse voir que des gambettes de nylon moutarde dans des ballerines, elle court au-dessus des pavés, retenant l'un, poussant l'autre, les enfants rient. Une jeune fille ne ressentant pas le froid, sûrement amoureuse court elle aussi vers un café, avec une tunique très courte d'un bel orange.

 

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Là encore, des femmes regardent une vitrine, une magnifique veste type Chanel, un tweed qui m'avait fait de l'oeil aussi à l'aller, un mélange de fine paillettes luisent dans le tweed. En dessous un garnd sac, large, parfait pounr un fouillis de sac à main, pardon pour les petites affaires de ces dames, avec un grand motif pied de coq. Elles sont féminines, deux manteaux, peut-être Desigual, un pantalon pied de poule sur des talons noirs, une jupe longue plissée, noir, un peu translucide pour deviner les fines jambes. La vendeuse élégante attend sur un canapé, elle observe la rue.

 

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Je me rends vers le haut de la rue, vers une autre boutique, mais je vous en parlerai demain.

 

Nylonement

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