Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Burlesque & Paillettes, #Femmes & Culture

 

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Graphisme Flyer : Marlone Bertrand

  

A quelques jours de NOEL, vous êtes invités à la plus belles des fééries de féminité et de sensualité à Paris. Un véritable festival de beautés rares, d'artistes confirmées, talentueuses, de performeuses de qualité, le tout sur le même scène, alors oui FONCEZ à cette soirée BURLESQUE parisienne !

Le merveilleux s'invite dans les bas résilles et la lingerie ! Garter & Garter vous bercera des plus coquins des contes pour la 5ème édition de Beauties of Burlesque : Féerie.

A l'approche des fêtes, le burlesque se pare de ses plus beaux atours pour une soirée des plus enchanteresses. Retrouvez, entre poésie, glamour, mystère, paillettes et divins artifices, princesses, fées et créatures de rêve des contes de Perrault à la lointaine Russie. 

 


Une soirée si burlesque pour clotûrer l'année, présentée par Elena Brocolitch.

En compagnie des fantasmagoriques artistes :

- Loulou Champagne
- Chocolat (Royaume-Uni)
- Inga la Douce
- Sucre d'Orge
- Birdy Paradis
- Valentina del Pearls
- Minnie Valentine
- Louise de Ville 

et d'invitées surprises

Nous accueillerons également pour la première fois : La Môme Patchoulie

Avec le plus merveilleux des chatons de scène : Augustin Theperv
 
 
 
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Chocolat Chocolat
 
 
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Birdy Paradis
 
 
 
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Sucre d'orge
 
 
 
 
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L'entoûvante LOULOU CHAMPAGNE  par LOREA MARCHAND


Entrée : 5 euros
Ouverture des portes à 20h00
Show à 21 heures
Possibilité de diner sur place

L'Etage
77, rue du Faubourg du Temple
75010 Paris
Métro : Goncourt ou Belleville

Accréditation photographies : loulouchampagne@gmail.com

Site : www.garterandgarter.com
 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture

NOEL, la date approche, les jours passent, avec cette pluie, ce froid qui nous poussent vers l'intérieur, à rester au bureau ou chez soi. Ainsi paquets après paquets, idées et flâneries vous composer votre hotte pour vos proches, pour vous (oui ne jamais s'oublier ;-).

 

Je vous rappelle quelques livres des samedis de cette année, des nouveautés aussi, des beaux livres pour feuilletter, pour lire et cultiver son plaisir intellectuel, pour partager des émotions, un, deux, trois, plusieurs regards sur une image.

 

Pour les fashionistas, pour toutes les femmes glamour, pour les folles de beaux talons hauts, très hauts, pour un premier pas au paradis, je vous re-recommande lelivre sur les escarpins de Christioan LOUBOUTIN.

 

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Un autre domaine de la mode, le vintage avec ici un livre consacré à la coiffure rétro. Des beaux modèles, de belles photos, des explications étape par étape, pour un look des années 40, 50 ou 60. Pour les fans de cette beauté que l'on voit sur les rares photos de nos grands-mères, de nos mères. 

 

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Toujours vintage, un livre sublime, une merveille, oui, je l'ai largement dégusté à la FNAC St Lazare, une histoire de mode, entre textes et belles photos des années 1930. Un retour sur le passé, sur une époque qui suivit les années folles (1920) d'euphorie et de nouvelles libertés, mais aussi une époque de crise. Seules les élégantes étaient ainsi :

 

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Je vous laisse faire vos courses, avec un brin de musique, et de sublimes tenues portées par ALICIA KEYS.

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon & Mode

Il n'y a plus une seule mode, il y a des tendances à chaque saison, de grandes maisons pour les interprêter.

Puis il y a notre dressing, notre porte-monnaie, ses folies et ses contraintes, nos magazines, nos envies en les lisant sur notre canapé. Doucement en feuilletant on découvre, on re-découvre des envolées de couleurs, des matières nouvelles ou des matières nobles du passé. Les coupes et les modèles de notre enfance, de notre grand-mère, de notre mère se mêlent pour donner de nouvelles robes, des jupes crayon avec des belles parures, avec ce regard nouveau, des accessoires, des jupettes, des pantalons, des vestes, des pulls, des gilets, tant de pièces qui forment votre mode.

 

Mais aussi il y a des changements, des évolutions de point de vue, de réelles paramètres qui s'immiscent années après années parfois entre publicités et stylisme d'avant-garde dans les pages de mode.

 

Ainsi le cuir, très cloisonné dans un monde underground, avec des écarts vers le vulgaire, le porno même, revient sur le devant de la mode. Oui on ose le cuir, ses coupes plus mode, des vestes sublimes, cintrées, des jupe crayon, des matières entre transparence et froufrous, on ose le cuir simplement féminin.

Il est descendu dans la rue, dans les bureaux, ce n'est plus uniquement la collègue un peu branchée qui le porte, l'exhibe, c'est un blouson avec un pantalon cigarette rouge, un brin rebelle et féminin, pour le jeune femme, pour la quinqua qui assume ses envies d'être, de paraître.


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Le cuir est sorti avec des talons toujours plus grands, là aussi,  qui quittent les trottoirs et les soirées dance-floor. Une sensualisation, une exportation de la féminine attitude, de la pin-up dans un monde avec des touches glamour, avec ou sans bas couture.

 

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Et le corset reprend ses droits, comme une pièce non plus de dessous mais de dessus. Un corset court, underbust en anglais, sous les seins en français, pour marquer la taille, pour affiner les silhouettes, pour faire de longilignes femmes. Chantal Thomass avait ressorti la guêpière, avait promu les dessous chics, le corset est un digne héritier simple et nouveau, héritier aussi d'une tendance punk de la mode. Le corset fût, il est , il sera, il entre dans vos dressings sans trop savoir quand le maître. Le dernier croisé la semaine dernière, était noir, avec son laçage divin au dos, avec ce port de tête et la cambrure magnifique sur un pantalon noir, et porté avec un chemisier blanc dessous. Un contraste noir et blanc, qui pétillait, sans choquer.

 

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Toujours dans cet univers, les bottes, les bottes hautes, puis les cuissardes, elles ont pris le pas de toutes les femmes. Chacune l'interprêtant à sa façon. Les semelles se sont épaissies, ont grandit un peu, on aime, on aime pas. Mais cuir ou daim, lassées ou avec une fermeture invisible, les cuisses accueillent cette mode avec une nouvelle interprétation par chaque tranche d'âge, par chaque mode complémentaire, avec collants, avec jupe, avec leggings, avec shorts, avec l'envie de plaire, surtout de se plaire.

 

 

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Et le lycra, le moulant, et encore d'autres bondages indirects du corps, en dessous en dessus, les nouvelles coupes, le futur, les inventions que l'on voyait sur le papier glacé, elles entrent chez vous. La jupe cuir fût la première, quelle pièce viendra la rejoindre, revisiter votre corps, son image, votre féminité ?

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Féminisme

Féminités, ici dans un coin, une particule à l'échelle de la blogosphère, je prends parfois la parole, j'ajoute quelques mots pour défendre une palette des féminités. Une vision, un angle de vue, du glamour toujours, presque tous les jours du glamour !

 

Mais parfois j'aoute des épices dans le menu, des pincées de féminin, de femmes, de féminitude, et parfois, par folie, en homme blogueur, je verse du féminisme. Une belle flambée, un goût du passé, une recette revue en fusion-food, un goût nouveau !

 

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Je lis de bons articles sur le féminisme, (je recommande ce blog si juste : martiennes.wordpress.com/2012/12/11/le-feminisme-pour-les-nuls) , je me documente le soir, le net est une source sans fin sur ce sujet, avec des points de vue si variés sur un sujet "le Féminisme". Caricaturé, bloqué entre deux portes d'excès et de mauvais héritages, en pleine mutation, les mouvements (oui le pluriel est plus juste) s'offrent les nouveaux médias, les réseaux sociaux, et s'ouvrent vers un monde où les femmes ont chaque jour un peu plus de liberté. Enfin, mesurons l'écart en Occident car il serait plutôt négatif dans des pays où la religion (enfin là encore son interprétation par de mâles ... ringards) ridiculise l'ouverture vers une vraie égalité pour le travail, les salaires, les activités sportives, la vie, sa mode et surtout le statut de femme respectée, sortant du pur modèle de reproductrice, de mère, de soumise dans la cuisine. Oui je parle de la vie de nos grands-mères, de nos mères, de nos tantes, des femmes qui nous entourent, qui vivent heureuses, plus libres, plus divorcées, plus respectées, sur un chemin d'égalité, de presque égalité avec les hommes.

 

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Certes les salaires, les conditions de vie au travail, les petites phrases sur le statut de mère, de femme avec des règles et des hormones, et de mauvaises conductrices, tout cela ne progresse pas. Pas plus que la liberté de choisir totalement sa sexualité, son mode de contraception, ses choix de vie avec l'autre, avec les autres, tout cela mérite encore des GROS progrès. 

 

Mais un article ne suffirait pas à exprimer les différents courants sur ce sujet, ce vaste univers où le féminin veut devenir parfois un égal absolu du masculin, parfois avec l'absurde et l'excès. Pour ma part, je ne vois en chaque femme, la caissière de mon supermarché, mes voisines dans le train, mes collègues du bureau voisin, ma compagne, les grands-mères, les mamans des copines de mes filles, les grandes soeurs des copains de mon fils, la policière qui s'acharne sur ma voiture avec ses amendes, la vendeuse de lingerie qui me prend de haut, la fleuriste qui rigole à chaque fois que je passe, la postière molle derrière son poste, les inconnues de la rue, des magasins, des blogs, je vois des femmes qui devraient avoir le même respect, le même salaire, le même statut que leurs compagnons, que leurs collègues mâles, que les vendeurs, que les papas, les fils, les pères avec lesquelles elles vivent. 

 

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Copyrights Misha GORDON

 

Le respect serait un premier pas, une égalité expliquée à nos enfants, non en vantant les testostérones qui nous empêchent de faire la vaisselle et le repassage, mais en partageant les tâches entre hommes de la maison, en riant de l'aspirateur fou, de la télé, de notre vision du rangement si différente. Oui car je ne crois pas aux lois, mis à une éducation ouverte, à une redéfinition du masculin et du féminin à notre époque et non suivant des préceptes des siècles derniers ou des décennies précédentes. Je crois à une société où les femmes donneront toujours la vie, où les hommes seront fiers d'être à la maison, derrière les casseroles, où les jugements sur la moustache et sur les envies primaires seront existants mais dans une harmonie d'envies réellement partagées. Je crois, j'encourage les femmes, celles que je croise à croire en elles, je corrige aussi les paroles de certains mâles, je milite discrètement (ici) pour cette égalité naturelle de nos deux physiques, de leurs mélanges, de leur réciprocité de vie.

 

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Je crois en une féminité glamour, mais je respecte les autres féminités en jean et baskets, avec des opinions réalistes, avec aussi de la galanterie.Si monsieur paye le repas au restaurant ce n'est pas pour s'assurer des galipettes, mais parce qu'il invite sa belle simplement. Je crois qu'il faudra des décennies pour libérer encore des moules vécus en entreprise, des idées reçues et insconcientes que propagent les hommes vers leurs enfants, les femmes vers leurs enfants.

 

Alors pour avancer, partagez plus les tâches ménagères, respectez les femmes, de votre mère à votre voisine, de vos collègues à votre femme, votre fille, messieurs ! Appréciez la féminité, et maîtrisez votre animalité, et puis parfois réfléchissez avant de parler ou d'agir.

 

Les femmes seront toujours nos mères, nos compagnes, nos lumières.

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Amoureuse, je suis amoureuse.

 

Je rentre de mon boulot, les fines gouttes d'eau, froides, l'hiver mais dans la rue, il fait beau, il fait chaud. Les lumières scintillent, décembre défile vers Noël, les sapins sont dans la rue. Je marche, enveloppée de ma doudoune grise, si douce, de mon écharpe orange comme une caresse sur ma nuque. Je suis heureuse, je pense à lui.


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Certes il me manque, certes il n'est pas là ce soir, pas tous les soirs, mais j'aime cet homme. Croisé par hasard, le plus naturel des hasard, à une période sans aucune volonté de me caser, nous avons discuté, vite partagé des valeurs communes, des émotions de lecture, d'écriture, la force de ses mots. Oui, c'est un discret qui refuse d'accepter la valeur de ses phrases mais pourtant il les partage sur internet chaque jour sous forme de tranches de vie. Celà m'a séduite, mais plus encore, sa présence, sa corpulence, sa beauté d'homme quadra. Il refuse tout cela, il ne s'aime pas, ne se trouve aucun charme, mais joue des mots pour mieux exprimer ses doutes, se libérer de blessures.

 

J'ai craqué pour lui, en faisant rire les copines, en le révélant à mes filles, en m'approchant plus près de lui, et pourtant ses premiers mots ont été "Je ne suis pas libre, je suis un homme marié."

Cela confortait sa liberté, sa situation, pas sa mutation de sentiments. Certes j'aurai pu reculer mais l'aimant avant l'amant m'attirait déjà. Rien, vous le savez s'explique quand on fond pour l'autre. Nous sommes dès que possible ensemble. Et l'atmosphère de Noël me libère, les mois défilent, j'aime cet homme.

 

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Pourquoi lui ? Pourquoi moi d'ailleurs ? Pourquoi ce hasard, je me fous de la réponse, je vis plus concrètement, il me libère d'une vie passée, il me respecte totalement. Il me donne, il me cajole dans ses bras, il me réchauffe, il est toujours proche de moi. Sérénité nouvelle, ressentie par mon entourage, force nouvelle pour affronter les obstacles, il me pousse, il réveille mon caractère, ma véritable volonté, il est un révélateur si délicat. Il ne conçoit rien à l'avance mais il me protège de loin, de près, il m'a prise sous son épaule, il m'a soulevé, il m'a embrassé.

 

Lui ne dit pas tout, lui ne veux pas parler de sa maladie, de ses souffrances régulières, de ses moments où l'énergie le quitte, le plonge plus bas, je l'ai deviné. Il m'a ouvert, à moi seule, une petite porte pour le caresser, le réconforter de silences à ces moments là. Il se redresse et de nouveau me comble, m'écoute, parle, partage tout, donne, sourit, je l'embrasse.

 

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Oui mesdames, mes amies, mes collègues, mes proches, je suis une femme qui revit, reprend le sens de la course, de la nonchalance, de la vie avec lui. Pourtant du futur, je ne connais rien, il a la justesse de me dire qu'il ne peut encore exprimer certains mots, il en connais la juste définition, la force réelle. Mais je suis amoureuse.

 

Ce soir je rentre, en robe sous ce manteau, élégante, avec mes jambes que ses yeux ont rendu belles, avec mes talons, je souris à la rue, je suis amoureuse.

 

Copyrights Joaillerie David YURMAN

avec Gisèle BUNDCHEN

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode

Le froid, la pluie, un coup de vent, mon parapluie s'envole, part sans moi.

 

Heureusement un homme, sorti de nulle part me le ramène, avec un sourire, avec une petite phrase "Il serait dommage de mouiller une silhouette aussi élégante". Il disparaît. Je marche avec mes sacs, des cadeaux de Noël, avec des parfums, des bougies pour donner de l'atmosphère à on appartement, avec quelques fleurs qu'il m'a fait livrer hier. Je marche avec mes bottes hautes, j'aime la chaleur du cuir sur mon collant sur mes jambes. Je vis ce mois avec un bel objectif, les fêtes, quelques jours de vacances, deux ou trois soirées tranquilles.

 

Juste regarder les lumières du sapin, des décorations, les odeurs, mes clémentines, quelques chocolats très noirs près de moi, un thé, un canapé, j'aime cet atmophère de tranquilité, où le temps semble s'arrêter, un cadeau rare, sans stress. je savoure déjà cette fin de décembre.

 

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Un coup de vent dans mes cheveux, sortis de mon étolle, de mon col de manteau, les boucles discutent avec les lieux, je devient méduse du XXIe siècle. Je touche les vitrines, je suis un paillon qui aime le beau, les lumières, les détails, les surprises, les petites, les grandes.

 

Je me cache dans ce recoin. Je sens le vent, son odeur, non, mon parfum, ma petite robe noire, envoutant, c'est ainsi qu'il le décrit. Il adore embrasser ma peau avec, il me déguste. Je sens la météo capricieuse mais c'est Noël alors je la défie. Je marche encore, je plie le parapluie, j'entre dans cette boutique.

 

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Encore un coup de vent

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Tout a commencé une nuit.

 

Je n'avais pas mangé depuis près de trois jours. Un repas, un très maigre repas, quelques restes, car les derniers éléments pour nous nourrir, je les avais donné à ma fille. Je suis une maman solo, virée de son boulot pour déprime et raison de crise, virée de sa vie par un homme alcoolo et qui me trompait. Je suis une femme qui a vu tout tomber autour d'elle en quelques années, plutôt quelques mois, plus rien pour payer l'appartement, un déménagement, un nouveau studio super petit, un lit pour ma fille, moi je dors sur un coin de canapé, recroquevillée.

 

Et puis maintenant plus rien, je paye le chauffage, je ne paye plus le loyer, et depuis deux semaines, je n'ai plus aucun revenu, aucune aide, je suis humaine dans un système inhumain, qui voit des pauvres ailleurs alors qu'ils sont là, moi dedans. Je vis de rien, je donne à ma fille pour qu'elle vive du peu, qu'elle profite de l'école, et de mes derniers sourires.

 

Cette nuit, je l'ai laissé, une déchirure, mais je vais travailler, enfin gagner de l'argent. J'ai décidé, la faim a décidé pour moi, je vais me vendre, vendre mon corps, me prostituer, me désagréger intimement pour avoir un peu de monnaie, d'autres repas. Dans le noir, dans un quartier vu de jour, avec mon look de bourgeoise, en cuir, sans repère.

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J'ai toujours attiré les regards des hommes, cela devrait fonctionner, sans jouer la dame pute, sans user de résilles et de tenues vulgaires, je vais me vendre tel que je suis. Je ne sais rien de tout cet univers, je suis là, ils s'approchent, ils demandent combien. 

La nuit fût froide, je ne savais pas, j'ai dit "non", puis j'ai fini par dire "oui" et monter dans cette voiture, sans trop savoir. J'ai dit "oui" plusieurs fois, j'ai vu mon portefeuille se remplir, j'ai vu les repas, j'ai entendu mon estomac vide quand il me pressait, quand il s'activait.

Le matin arrive.

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Je suis rentrée, épuisée, souillée, éffrondrée. Je me suis lavée, j'ai préparée son déjeuner avec deux croissants, un luxe incroyable. Elle a dévoré ce repas, avant de partir à l'école, heureuse. J'ai pleuré, écroulée sur le sol.

Epouvantée par ce choix, mais je n'en avais plus d'autres. Je suis sortie de mon corps pour en devenir spectatrice, pour revenir à des fonctions primaires "me nourrir" et "survivre".

 

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Je me regarde dans la glace, j'ai changé, je prépare ma tenue chaque fin de journée, dans un sac, avant d'aller la chercher à l'école. On dîne, on a chaud, j'ai payé l'électricité et le chauffage. Un hiver rude, mais la chaleur chez nous.

 

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J'ai changé de vie, je pleure chaque jour. J'ai vu un médecin car l'autre soir, je me suis fait tabasser par un client, un mauvais coucheur. Je connais mes collègues, elles m'ont acceptée parmi elles en connaissant mon histoire. Je ne suis pas la seule à venir le soir. D'autres sont plus occasionnelles mais elles aussi arrondissent les fins de mois. La crise.

 

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Je suis prise par ce système, je mets de l'argent de côté, je ne suis plus moi-même le soir. Je survis, mieux financièrement, moins personnellement. Je suis libre de mon temps, je peux offrir un peu de superflu à ma fille, nous ferons Noël.

 

Mais si la famille pose des questions, je ne répondrai pas, je serai une employée lambda. Je serai là pour les sourires de ma fille. Elle ne saura pas, personne ne saura, je suis déjà assez souillée pour ne plus arriver à m'en défaire. Je prends trois douches après mes retours, mais il y a comme une odeur.

 

Ce soir encore, je reprendrai le chemin, de cuir vêtu, femme, bourgeoise et maîtresse de cul pour ces hommes, parfois des couples. J'ai mes habitués déjà, ils aiment mon style chic et insoumise.

Vivement demain.

 

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Dans la série "PORTRAITS DE FEMMES"

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