Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

feminite & feminisme

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - demain, #Femmes & Culture, #Féminité & Féminisme
Livre : Oscar et la Dame Rose

Il y a si longtemps que je n'avais pas partagé un peu de lecture avec vous. Pourtant tous les jours, je feuillette dévore des livres, des pages web, des magazines, des informations pour le professionnel mais aussi pour la détente.

 

Invariablement le soir, je lis, quelques pages, plus rarement un chapitre, un demi livre voir une nuit blanche sur un livre passionnant.

 

Aujourd'hui, je vous propose une lecture rapide, très courte, une nouvelle en moins de 50 pages, un livre du prolixe auteur Eric-Emmanuel SCHMITT : OSCAR et LA DAME ROSE.

 

Lecture à plusieurs niveaux, simples pour des adolescents (oui je l'ai piqué à mon fils), intriguante voire philosophique pour les parents.

"Un jeune garçon est à l'hôpital, il souffre de leucémie. Et il va mourir. Il découvre la lâcheté des grands, le personnel infirmier, la maladie, le sommeil et les rêves, et la compagnie d'une dame rose, visiteuse. Personnage burlesque qui ne le lâche jamais, lui parle de Dieu, de son métier étonnant, de sa vie et le prépare au mot fin."

 

Un livre optimiste quand on connaît la maladie, la nôtre, celle d'un proche, d'un ami, d'un parent. Même si la mort ponctue la livre, j'ai aimé voir le monde différemment, avec une légèreté enfantine, un pragmatisme saisissant, une bataille perdue, mais un futur possible.

 

Rassurez-vous, je vous proposerai d'autres lectures plus légères prochainement. Bon samedi, plein d'amour, de sourires et de belles pensées pour les autres, pour vous aussi.

 

Bises roses

 

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - demain, #Féminité & Féminisme, #Féminité & Sensualité
Un simple baiser

L'hiver n'en finit pas, il vit son mois le plus fort, le plus froid, le plus fou de ce vent qui nous empêche de voir devant nous, nous courbant sous nos parapluies. Il prépare aussi son mois de mars, de giboulées, de soleil en fines gouttes, en chaleur faussement chaude, doucement lègère, en mode qui voudrait se découvrir et finalement reste sous plusieurs épaisseurs.

 

J'aime les saisons, mais je l'aime plus encore en toutes saisons, elle, cette femme, cette inconnue pour vous, ma compagne depuis plusieurs années. Là, je suis sûr de bientôt l'embrasser, dès ce soir, aujourd'hui, et si je ne suis pas là tous les jours, je lui glisse souvent des bises par sms, par email, par téléphone. Un peu désuet direz-vous !

 

Peut-être mais j'assume mes sentiments comme j'assume mes larmes, mes doutes, mes faiblesses car si je suis un homme, un mâle, je reste un humain, un être sensible, fragile même. Et tous les jours, le plsu souvent, je pense à elle, je respire tranquillement en faisant cette pause invisible pour elle, je gonfle mon corps, je libère mon coeur pour la sentir proche de moi.

 

Un simple baiser
Un simple baiser

Mais vous, messieurs, mesdames, compagnes, compagnons, maris, amants, amoureuses et amoureux, pensez-vous à ce petit baiser du matin, celui qui donne le parfum de l'autre, garde la trace de son rouge à lèvres juste avant de se quitter pour le travail. Non la routine, vous donne une nette préférence pour les habitudes inutiles, pour un silence, quelques mots, une radio ou un téléphone, un autre monde, alors que la beauté est là quotidienne, sans lassitude, sans aucun compromis mou. Je, tu, il, elle, nous, vous, ils, elles s'aiment et ne devraient jamais oublier ce baiser du matin, celui du midi, celui du soir, en rentrant, en se collant à l'autre pour regarder un film, pour l'encourager dans ses études longues, pour lui signifier que l'on est là, pour lui faire partaer son parfum, le vôtre, le sien, pour choisir un livre et l'aimer encore en passant, pour le provoquer vers des joutes pleines de lèvres et de douceur. 

Jeunes, vieux, entre les deux, femmes ou hommes, entre eux, entre nous, il est si bon de sourire et juste après de s'embrasser. 

 

C'est anecdotique, du moins apparemment, pour ceux qui ne se regardent déjà plus beaucoup, qui s'oublient avant de s'apercevoir que le goufre est trop grand, leurs vies trop éloignées, mais pour tous les autres, les nouveaux couples, les jeunes duos, les vieux sages, les amoureux transis, les fusionnels, les complices de toujours, les coups de foudre, il est bon de s'embrasser.

 

Juste transmettre, sans mots, mais aussi avec, le silence parle parfois, le regard surtout, les mains, les bras, ce tout qui donne un mouvement vers deux corps, par-dessus, par-dessous, par devant, sur le côté, dans toutes les positions, sur toutes les lèvres, à pleine bouche, il est bon de s'aimer, de le montrer, de perdre son souffle, pour donner des sentiments.

 

Tous les jours, par tous les moyens, toujours s'aimer.

 

Simplement un baiser.

 

 

Nylonement

Un simple baiser

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits, #Féminité & Féminisme
Toute la nuit

 

Je n'ai pas fait d'insomnie, les heures ont défilé, sans limite, sans s'arrêter, de la nuit jusqu'au petit matin. Un semblant de dimanche, mais c'était bien un mardi, un matin, une sonnerie de réveil, le boulot-métro-pas dodo.

 

La couette était chaude, mes yeux fatigués, mes pensées diffuses malgré ce temps éveillé, mes mille et unes réflexions. Je n'ai pas arrêté d'y penser, sans fermer vraiment l'oeil. Peut-être des minutes de sommeil, quasi éveillé, les yeux endormis, sans risque d'accident, coincée entre deux coussins, roulant sur la route de mes amours, à fond dans ce road-trip. Pas de direction réelle, juste avancer, croire en ce destin nouveau, apprendre à le comprendre.

 

Et là, malgré mon intense bonheur, oui, des sourires, seule dans le noir, pour la lune perdue derrière les volets, simplement pour moi, pour toutes les émotions, je suis incapable de savourer pleinement les dernières heures. Comme un grand looping affolant en montant, enivrant dans la sensation de force, luttant contre la gravité, criant de plaisir face à ce rush ascentionnel, dans l'attente du déclic, de l'apesanteur. 

 

Toute la nuit
Toute la nuit

 

Mais je n'ai pas décroché, je suis restée collée par la force centrifuge, figée dans mon lit, dans ma chemise de coton, ultra-douce et avec l'oreiller, son odeur dessus. Oui, j'ai dormi seule, bizarrement, je l'ai laissé repartir dans son studio, traverser Paris dans le froid. J'étais mieux ainsi, et pourtant.

 

Je revois son geste, son visage, son corps et soudain ses mots. Lui simple, en jean, dans son sweat préféré, les cheveux aussi courts que sa barbe de trois jours était longue, lui dans son attitude nonchalante, soudainement près de moi, à genou devant le canapé. Là, en quelques secondes, dans un décor de notre vie commune, malgré nos deux lieux de vie, là, il m'a demandé en mariage. Moi, devenir sa femme !

 

Un long silence, un regard, des larmes de bonheur, ses mains sur les miennes, une boîte, une bague toute symbolique, des petites fleurs d'arent liées par une ficelle de lin. Naturelle, comme nous, une sobriété bien choisie, mon doigt, sa délicate attention, des bises sur mes mains, mon silence toujours. J'ai dit "oui" bien sûr car après plus de trois ans ensemble, de vie, et encore plus d'études, nous nous aimons. 

 

Alors pourquoi dormir seule, je ne sais pas, trop d'émotions en si peu de temps, pas prête peut-être. Et puis moi, jeune femme dynamique, indépendante, fière de mes idées, féminine et parfois féministe, bien dans mon époque, je ne voyais pas un jour dans mon agenda, un mariage. J'aime mon homme, mais je n'avais pas programmé cela. Une éducation, mes propres choix, mon style de vie, mon caractère, le divorce quasi global de tous mes proches, parents, parents des amis, amis, collègues, et même mes futurs beaux-parents. Oui eux aussi, je les considérais comme un bout de famille, mais un nouveau qualificatif s'ajoute. Je n'ai pas dormi pour essayer de digérer, sans savourer pourtant ce bonheur réel, en ne quittant pas du bout des doigts la bague légère. En pensant à lui, si fort.

 

Demain, enfin maintenant, là avec ce jour, je suis une femme libre mais fiancée, une future mariée, voyons si la douche, le café et tout le reste à la même saveur depuis ce changement. Une nouvelle vie ou simplement une belle surprise d'amour.

 

Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Féminité & Féminisme
Détente
Détente

Certes il fait froid, mais en cette fin de semaine, je vous propose un petit jeu pour vous distraire, un passe-temps que je gardais pour moi, jusqu'à aujourd'hui. Mais j'avais envie d'avoir vos ressentis, en commentaires par exemple.

 

Prenez le temps, concentrez-vous, pas trop non plus, je ne veux pas d'explosion de neurones sur les vitres du bus, dans un café de province ou simplement dans votre salon. Regardez autour de vous, une activité normalement sans aucun risque, ni effet secondaire sauf si vous fixez depuis vingt minutes le beau blond à la troisième table à droite, seul devant son café, avec les clefs de son cabriolet de marque allemande à côté. Non oubliez-le, il est chauffeur pour VIP ou c'est un gigolo qui prend une pause non tarifée entre deux clientes. 

 

Regardez les autres femmes, leurs modes, leurs sacs à main. Et après un rapide coup d'oeil décalez d'un cran les accessoires de chacune. La dame BCBG avec le sac en cuir vraqué de la jeune rebelle de la table d'avant. La jeune maman sportive avec le sac Hermès, en train de siroter un perrier menthe avant de repartir pour son footing. Tournez la tête !

 

Détente
Détente

Imaginez-les toutes en situation avec le sac d'une autre. Serait-ce leur mode ? leur style ? Leurs comportements seraient ils différents. Ce sacro-saint support indispensabe à votre existence, est-il un marqueur fort de votre caractère, de votre journée, de votre féminité ? mais est-il compatible avec les autres ?

 

Non que je veuille jouer au sociologue de la mode, et revenir au lien qui vous font rêver devant une publicité pour tel sac ou telle marque, avec l'identification à l'actrice associée, ou à une couleur plus tendance pour la saison. Je joue seulement de vous voir, ouvrir un autre sac, entrer dans l'inconnu et dans l'intime d'une autre. 

 

Peut-être l'avez-vous déjà fait dans le sac de votre amie, de votre copine, de votre mère, de votre fille ! Et bien moi, jamais ! Déjà parce que je n'ai pas de sac, mais je ne peux ouvrir, encore moins fouiller dans le sac de ma compagne. Même pour des mouchoirs. Je me sens alors trop proche de ses secrets, de son bazar aussi, de vos mystères à toutes pour accumuler en si peu de place, autant de choses utiles, ou futiles, pour ne pas dire inutiles en masse et en couches variées. Rassurez-vous, j'en rigole, je reste dans l'esprit du sac de Mary Poppins, avec l'espoir qu'un jour, sortira un miracle de chaque sac à main. Une enclume pour assommer les esprits violents, mais surtout des parfums délicats, des rouges pour les lèvres pour vous rendre plus souriantes, des mouchoirs pour sécher vos larmes de joie, des livres sympathiques pour égayer vos trajets, des agendas remplis de votre job ou nouvel emploi, des pochettes vides de médicaments devenus invisibles car inutiles, les maladies étant toutes révolues. Je rêve de tant de belles choses dans vos sacs, de bonté, de bonheur, de sourires en couleurs, de petites robes noires infroissables pour se changer en un instant, de téléphones devenus sourds et peu importants pour ne plus servir qu'à partaer des instants amoureux ou familiaux, des paquets de macarons... parce que je suis gourmand, des stylos pour écrire des romans, des cartes postales chaque jour vers des amis, des proches mais aussi des mots doux, ici et là.

 

Oui je rêve à tout cela en regardant vos sacs à main, car ils me fascinent, mais je sais aussi qu'ils sont une part de vous, de votre quotidien, de votre féminité.

 

 

Nylonement

 

 

Détente

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Féminité & Féminisme
Différente !

Le rouge de mes ongles vernis sèche pendant que la radio diffuse son journal et ses nouvelles fades et tristes, avec un niveau d'analyse proche des conversations du bistrot d'en bas. Rien à faire, juste suivre les publicités pour des téléphones qui font toujours plus que téléphoner, pour des banques qui vous donnent de l'argent, pour des marques de voitures qui vous vendent du rêve, toujours le même. Mais je reste philosophe, ma zénitude provient peut-être de mes récents choix de faire du yoga chaque semaine, et dix minutes de respiration silencieuse chaque matin. Je revis, je ressens mon corps.

 

Un coup d'oeil dans le miroir, je regarde ma silhouette épanouie, mon âge qui passe sans m'alarmer, mes yeux qui aiment un homme, ma mode qui épouse mes courbes, sans penser uniquement à tous les régimes. Je vis pour moi, pour lui, pour nous, pas pour les diktats des magazines, ni à travers les bien-pensants muets devant un repas, assomés à l'idée de manger du beurre ou pire encore un dessert bien sucré, bie savoureux. Je vis !

 

 

Différente !
Différente !
Différente !

 

Les soldes sont passées, j'ai prix plaisir à ajouter des basiques à mon dressing, mais aussi à choisir ce qui fera ma différence. La mode offre un panel tellement large qu'il serait difficile de ne pas trouver des couleurs en toutes saisons, même si j'adore les petites robes noires. Mais plus encore, il me paraît impossible de ne pas être femme, de ne pas montrer ma singularité voire mon unicité, avec des accessoires bien choisis. Pas de la fantaisie qui me ferait passer pour une originale, une impossible mégère ou une cagole en perdition, juste des détails, des étincelles de bonheur pour attirer les regards, surtout pour me plaire.

 

Echarpes, talons, bracelets, colliers, gants en cette saison, bottes ou bottines, parfois escarpins, j'aime tout ce qui rappelle ma volupté, ma féminité et quand il est là, le glamour. Le vernis brille, une couche de top coat satiné. Ma journée sera occupée, animée et pleine de rencontres. Je veux être belle, mais plus simplement être moi.

 

Mon identité visuelle, la mienne comme la vôtre, elle existe, à travers mes choix de mode, ma silhouette, le jugement positif ou négatif des autres, mais surtout pour mon confort, pour respirer, marcher, parler, discuter, partager avec mes amies, mes clientes et mes collègues. Je pense à lui en lisant son sms, je pars vers ce ciel gris, l'hiver, vers mon ciel bleu intérieur.

 

 

Nylonement

 

Différente !

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits, #Féminité & Féminisme
Impossible

Que devais-je faire, ce matin, là, à la machine à café ?

Je suis restée dans le vague des murs gris, des affichages syndicaux, des consignes de sécurité, mon gobelet haud dans les mains. Perdue. Pour finir un rapport, je suis venue plus tôt, laissant les enfants dans les mains de leur père, prenant le premier train du matin. Des documents à relire, une synthèse à revoir, la première version ne me satisfaisait pas. Un doute, un bruit dans cet open-space si vide, les toilettes, j'ai poussé la porte. Elle était là, en larmes, effondrée.

 

Ma collègue, une charmante consultante admirée pour son talent de négociation, pour sa maîtrise des dossiers complexes et sa pugnacité à vaincre les freins politiques de nos projets. Brillante aussi par son élégance, toujours avec des tailleurs bien coupés, des chaussures qui nous rendent jalouses par sa capacité àchoisir le bon modèle tendance du moment, la plus adapté pour une réunion, une soirée, un séminaire, toujours féminine et admirable. Récemment mariée, quelques photos traînent sur son coin privé, une belle robe blanche, des amies, des collègues dont moi, son mari.

Impossible
Impossible

Elle, si exemplaire aux yeux des hommes comme des femmes de notre équipe, elle si différente là cematin, malgré un sursaut de fierté intérieure, pour ne rien laisser paraître. Les larmes étaient trop lourdes, le poids trop important, j'étais la première, la seule présente, elle m'a tout confiée. Un couple si heureux, du moins dans nos esprits, Toujours heureuse avec lui, des voyages, du shopping, des sorties, des belles photos, un beau mariage, mais finalement derrière cela une fêlure. Un goufre même. Une chute abyssale. Des douleurs, des traces, des bleus, des marques.

 

J'ai écouté ses propos, silencieuse face à l'énormité de la folle situation. Lui, elle, eux, une relation d'amour, une relation impossible. Leurs rapports ont toujours été compliqués, mais les sentiments estompaient la réalité. Pourtant flagrante. Puis il y a les moments , un soir, des doutes, des gestes, des paroles, une blessure. Un pardon, D'autres plus tard, toujours des cadeaux, des excuses, des promesses de ne plus recommencer, des chantages aussi, pour partager ses actes.

 

Et pourtant mon analyse sans bruit, figée par les mots si forts, abasourdie par la violence,var c'est bien de cela que nous parlons. Des coups, des gestes brutaux, des violences physiques, un sénario que je n'ose imaginer. impossible pour elle, comme pour aucune de mes proches, pour aucune de mes amies, aucune femme. Je l'ai aidé à se redresser, à sécher les larmes, à panser les plaies, les bleus sans résoudre les douleurs dans la chair mais aussi dans l'âme. Je lui ai donné deux comprimés pour dormir, appelant un taxi, lui donnant lesclefs de chez moi, un endroit neutre, loin de chez eux. J'ai prévenu mon mari, médecin de plus, pour qu'il l'aide à son arrivée, pour qu'il appele un collègue spécialisée pour constater les dégâts, présents et passés.

 

Là face à des murs gris, je suis restée loin de mon rapport, des chapitres à finir, perdue dans l'incroyable labyrinthe de la folie masucline, d'un homme qui croit s'assumet en battant sa femme. Faiblesse ultime, folie intérieure, je ne connais les leviers de ce processus impossible, d'autant que je n'ai jamais imaginé ou prêté attention à ce détail, surtout avec elle, si lumineuse. Devant mon écran, je reste troublée, car comment le voir, le prévoir, l'aider, réagir, comprendre, tant de questions.

 

Non, à cette violence invisible, à cet aveuglement extérieur, à ce silence intérieur. Heureusement aujourd'hui il s'est rompu, débordant, inondant de ses douleurs l'espae, libérant un début de soins, finissant ce lien entre eux.

 

 

Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité, #Féminité & Féminisme
Reprendre le pouvoir

Seule face à ce mur de silence, j'ai pleuré.

 

Lui est parti, je lui avais préparé sa valise, sa fin de contrat avec moi, une histoire avec un point final. Je l'ai largué, plus d'amoureux. Deux ans de bonheur, de séduction, de découvertes, de rares doutes, de week-ends pétillants, une installation ensemble, des soirées en amoureux, ici et là. Le couple parfait, d'autant plus que nous partagions la passion pour notre boulot dans l'art, des expositions et des ventes, des heures à prendre posession de l'espace pour philosopher sur la vie, sur une couleur, une sculpture, un tableau, un artiste. Heureux, nous étions un couple heureux, mais vide. Oui sans fond, sans réels repères sauf celui d'avoir envie d'être ensemble, d'être finalement que de très bons amis, car les sentiments étaient après notre lieu commun, et avec le temps, ils sont devenus parallèles sans vraiment se croiser, s'entrecroiser.

 

Et puis son corps, je le prenais, je le dévorais mais il n'explosait pas de jouissance.

 

Reprendre le pouvoir

 

 

Et moi, j'avais envie de rugir dans ce lit, sur ce canapé, là dans la salle de bain, ne plus réfléchir, ne plus chercher de sens à mes actes ou à mes émotions, juste du sexe. Oui primairement, j'avais envie de le recevoir en moi, de le sentir sélancer dans mon corps,  soulevant ma robe, cherchant ma chair, caressant ma peau, mes courbes, dévorant mes seins, s'offrant ma vallée intime sans limites. Là rien ! Trop de rien s'accumulant, et trop d'envie plus encore s'ajoutant, j'ai fini par essayer de comprendre, mes envies, son corps, ses envies, nos envies, nous, lui, moi, et ce triangle sans fin du responsable de cette fuite en avant. 

 

Même remettre en cause ma liberté de femme de disposer de mon corps, moi trentenaire et femme, féministe par les libertés héritées des combats des décennies précédentes, j'avais enfin le bonheur de pouvoir jouir, en préservant la natalité à mon gré, en profitant des sublimes volutes d'hormones du plaisir. 

 

Alors ma féminité, comme un atout, comme un joyau personnel, avec le corps dont je disposais, je l'enveloppais de lingerie, de jolies robes, de jupes ou de pulls élégants, posé sur des chaussures et bien souvent des talons hauts, j'aimais me voir. J'aimais être femme, les regards  extérieurs semblaient le confirmer, le sien aussi, mais cela ne provoquait pas l'étincelle, la flamme et le feu charnel attendu. Après avoir douté de moi, en avoir enfin parler à une copine puis à un psy, je suis revenu vers lui, vers nous, vers ce vide qui s'amplifiait devant nous, entre nous, surtout allongés. 

 

Les larmes sont sèches, je viens d'appeler ma meilleure copine, pour une soirée drague. Oui basiquement mon corps a envie de s'éclater, de jouir et de jouir encore. Librement, sans trop savoir avec qui, juste de vivre et de combler ce manque.

 

Mais rassurez-vous, je regarde déjà plus loin, vers l'homme idéal, toutes options, avec sentiments, amour et sexe. Demain.

 

 

Nylonement

Reprendre le pouvoir

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