Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Féminisme

Une nuit de profond sommeil, mais aussi un travail global de l'insconcient, sur la journée d'hier, sur les bons et mauvais moments, sur le repas entre amis et invités d'hier soir. Et finalement cette phrase qui ressort soudain, entre deux plats et quelques verres, un rappel de cette terrasse : "Vous rêvez beaucoup, les femmes d'aujourd'hui ne peuvent pas être glamour !"

 

 

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Oui, aujourd'hui comme hier et avant-hier et comme depuis des années déjà, je rêve, parfois en pleine journée. Mais je me réveille soudain ce matin, avec vous, mes lectrices, mes lecteurs, et je découvre avec effarement que je vivais dans un monde idéal.

Non, je croyais vivre dans un monde idéal.

 

En ouvrant les volets, force était de constater que les jeunes femmes étaient majoritairement en pantalon, en jean, avec des formes variés, des déchirures ou non, des tailles hautes ou basses. Là une inconnue, presque floue, avec une jupe, elle se cache dans le coin de l'abribus, loin des regards pour ne pas gêner les autres, de sa présence, de ses belles jambes dans un collant noir et des bottines.

 

 

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Manquant de fruits frais, je me dirige vers mon petit supermarché, les clientes ne sont pas toutes en robes légères d'été, aucune ne semble porter des bas nylon malgré la fraîcheur de ce matin, force est de constater ma méprise. Au rayon beurre et yaourts, aucune brindille en mini-short blanc, en mini-top rose, rien non plus au rayon céréales, pas de mini-robe rouge sur une brune aux mensurations impeccables. Je flâne en passant entre le coin des crèmes de douche, pas de naïades sortant de la piscine, pas plus que dans le coin glaces, pas de croqueuses sulfureuses de cornets glacés. J'attends à la caisse, des clients, des clientes, des caissières, des machines. Tout est normal, les gens ne sourient pas, ils varient entre beaux ou moches, grands ou petits, énervés ou calmes, pressés ou lents. Je confirme rien de glamour. 

 

 

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Traversant la rue, j'ai la révélation, après quatre décennies de rêve, je me suis réveillé. Mieux encore, je vais enfin vivre dans ma société, non, dans une dimension parallèle, avec eux, avec vous, dans un monde bien réel. 

 

Pourtant dans mes rêves, je voyais, j'espérais des gens moins tristes, plus humains, plus proches les uns des autres. Je défendais avec respect une féminité plus glamour sans la voir devenir une règle martiale, plutôt une liberté pour soi, sans le regard des autres, sans les remarques et insultes des autres, plutôt avec des compliments, des envies non de séduire, mais de se faire plaisir, et en retour de plaire, d'être vu. Un monde d'élégance parfois mais pas obligatoire, un monde plus serein, où le féminin se retrouve dans des modes, où l'égalité est complice naturel du respect. Certes j'avais rajouté par désir personnel quelques touches très glamour, ultra-féminines pour faire pétiller le tout. Mais je n'idéalisais pas tout cela au quotidien, bien au contraire, toujours pour laisser la liberté à chaque femme de choisir leur beauté, leur féminité, leur image (avec de multiples facettes). Et par peur d'une uniformité trop 100% glamour !!

 

 

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Je me suis trompé, honte à moi.

 

Mais on m'a menti, car en regardant les publicités à la télévision, il me semblait voir des mamans idéales, des mensurations impeccables, des ménagères heureuses de faire de la cuisine, de nettoyer avec l'aspirateur, ou de faire la lessive, de vivre tout à fond avec bonheur. Toujours à moitié nue à table, pour manger des yaourts, été comme hiver. Toujours mince car elle dévore des bols de céréales, des tartines avec du beurre light. Toujours sexy quand elle croque les glaces, et plus encore quand elle conduit sa voiture. Toujours plus féminine, exposée, caricaturée dans ses atouts de femme, réduits à des courbes, un cul et des seins pour vendre tous les produits du monde, pour vendre du rêve peut-être ? En ouvrant les magazines féminins, j'ai vu les bons choix, les bons régimes, les crèmes de jouvence vantées par des midinettes de 40 ans, de 25ans, de 18ans à peine (rayer les mentions inutiles), avec des corpulences dignes de certaines maladies de l'alimentation. Toutes pareilles d'ailleurs ! Peut-être ais-je cru que toutes les femmes porteraient des robes de soirées, moulantes et sculptées comme dans chaque série, avec des soutien-gorges trop petits pour des poitrines trop opulentes.

 

J'aurai dû me réveiller avant ... pour savoir qui rêvait, qui mentait ... dans quel monde.

 

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Féminisme

Incontournable sujet de discordes pour les uns, d'occupations médiatiques au milieu du reste pour les autres, simples fantasmes de frustrées pour certains mâles primaires, le harcèlement de rue a déjà été traité sur ce blog, comme d'autres sujets sur le féminisme, sur le respect et sur l'égalité.

 

Plus encore, moi, blogueur conscient de mon amour, du partage d'un monde au féminin très glamour, d'autant plus avec des bas nylon parfois, je sens le doute, voire la suspicion de l'ambiguité de parler de ce sujet sur ce blog.

 

Mais je vais me répéter pour les mauvais lecteurs et lectrices, pour les esprits réducteurs qui lisent ou résument mes propos ou même les mélangent, voire pire, les inventent avec leurs propres pensées et loufoqueries.

 

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Oui, je rêve d'un monde de paix, d'amour et donc en premier lieu de respect. J'élève mes enfants dans ce sens, je me confronte parfois dans mes rencontres et mon entourage à des personnes rustres, primaires à la vision machiste du monde, mais tout autant à la vision féministe intégriste.

Oui, je vis dans un monde imparfait mais je ne crois pas à la fatalité de ces comportements, je ne veux pas baisser les bras face à des impolis, des cons, des bien-pensants noyés dans l'océan de leurs religions et leurs idéologies. Ecouter, parler, échanger, mais toujours apprendre pour comprendre, pour respecter l'autre avec égalité. 

 

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Oui, je rêve d'un monde plus glamour, d'une liberté réelle de mode pour toutes les femmes, tant celles en jeans que celles en robes, de toutes les longueurs, sur toutes les morphologies, à tous les âges. Certes je préfère ma compagne en jupe, en tunique, en robe, mais je peux vous assurer de sa totale liberté de choix au quotidien. je peux suggérer, je peux aimer sa tenu ou non, je peux la complimenter, lui dire mon émoi parfois, mais là c'est la sphère du privé, (où il me semble, nous sommes bien égaux).

Oui, je vis dans un monde avec des saisons, hiver froid, automne très pluvieux, printemps incertain, été trop chaud ou finalement gris, où chacune trouvera sa vérité. Si certains se pâment sur des baskets, des carrosseries de voiture, des matchs de foot, je regarde, j'observe la mode autour de moi, sans instance, mais avec précision. Je vois des belles silhouettes, des femmes élégantes, des mamans souriantes, d'autres stressées, d'autres courroucées par le poids des courses, des mamies fatiguées, des amoureuses tristes. Contemplatif, je regarde.

 

 

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Oui, je rêve de pouvoir féliciter parfois une personne pour son élégance, de glisser un compliment non sur les rondeurs et volumes de sa jupe ou de son chemisier mais bien de son choix de mode, sur cette allure générale qui flotte autour d'elle, sur ses chaussures ou son joli sac. Mais je laisse ses collègues et amies le faire à ma place. Donner un compliment même poli est un art difficile pour ne pas dire déplacé, alors que cela n'est qu'un don de bonheur vers l'autre.

Oui, je vis dans un monde brisé par l'hérédité des mâles qui se croient dominants voire dominateurs des femmes. Je l'observe en entreprise depuis des années, frustré de ne pouvoir dire à un manager que ses propos sont sexistes, que ses arguments sont tronqués par la vue unique de cette jupe, que cette collaboratrice est bien meilleure que lui, sur le plan professionnel bien évidemment.

 

 

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Oui, je rêve et je vis à la fois dans ce monde détraqué où les insultes ne sont pas punies, les hommes mal éduqués et complices entre eux de leurs commentaires et attitudes, où les victimes sont silencieuses. Mais insconciemment soumises à ce poids pesant autour d'elles. Inconcevable emprise, intolérable silence de nos institutions, de notre éducation. 

Oui, je suis dégoûté par tout cela, mais je continuerai à défendre les femmes, leurs modes, le glamour et les bas nylon, car tout cela n'est que bonheur et douceur, avec un seul mot prioritaire RESPECT.

 

 

 

 

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Des liens utiles :

FB.com/colerenomfeminin

http://projetcrocodiles.tumblr.com/

FB.com/stopharcelementderue



Respectueusement

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Féminisme

Quand les mots "liberté", "égalité" et "fraternité" s'entrechoquent avec la mode, avec simplement la vie des femmes. Aurais-je envie de perdre du temps pour disséquer les entrailles des discours politiques des uns, les vomissements abominables des excès des autres, les letmotivs réguliers et sournois des religieux, des bien-pensants qui se cachent derrière l'une ou l'autre religion pour en devenir des extrêmistes ? Que de temps perdu dans un dialogue stéril !

 

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Mais aujourd'hui, demain, hier et après-demain aussi, ce n'est pas la "journée de la jupe", mais les journées, les semaines, les mois et j'espère les années de la liberté de mode des femmes.

 

Dans notre monde merveilleux de communication, de sur-information, mais dans le superficiel surtout et rarement dans le fond, et encore moins avec ou sans la forme, il y a des dates, des journées de ceci et de cela, dont la fameuse journée unique de la Femme, aussi importante que restreinte. La réalité est tout autre, avec des libertés qui s'amenuisent, avec des "évidences de société en évolution" qui deviennent des nouvelles règles de conduite, des nouvelles règles de vie communautaire pour nos enfants. Car là commence le problème, dans leur éducation, dans ce travail régulier, naturel d'échanges de propos entre les parents et leurs enfants, de tous âges, petits, moyens, jeunes, adolescents et jeunes adultes si besoin. Cette éducation parentale, forme le noyau de la définition de notre véritable égalité, loin de toutes lois, de toutes religions, simplement, de née de l'évidence que nous sommes égaux. Certes chacun y apportera ses mots, ses exemples, ses mauvais exemples, ses relations naturelles, et ses contradictions. 

 

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Et nos enfants, si on fait la vaisselle, les tâches ménagères, les courses, le repassage, le sport, les activités en tous genres avec égalité et parité, avec une logique et surtout un respect naturel de l'autre, de la mère, de la fille, de la grand-mère et réciproquement du père, du garçon, du grand-père. Chacun devrait trouver son rôle, mais toujours dans la diversité et le respect de l'autre. Et quand la balance vit un déséquilibre en défaveur des Femmes, il faut éduquer, répéter, agir si besoin. Sauf que vos enfants rencontrent l'extérieur, ce monde heureux ou navrant suivant les jours, celui du collège où les strings apparents sont logiquement prohibés, mais où le port de la jupe est "fortement peu conseillé", le short non plus. Pas de théorie des genres, oublions cela, ni une réflexion philosophique sur le pratique et le confort d'un pantalon. Ni même d'ailleurs une véritable égalité entre les deux habillements, masculin ou féminin.

 

Juste le fameux irrespect qui a donné le phénomène appelé "journée de la jupe". Polémique ici, film là, polémique ailleurs, politique encore ailleurs et surtout détournement du message d'origine. Je n'en défends d'ailleurs aucun, juste celui qui correspond au ton de mon blog, à mes espoirs dans le féminisme et le glamour mixé ensemble. Pour cela il vous faudra, aux nouveaux lecteurs et lectrices, relirent des dizaines de mes articles pour en reprendre la substance, mais plus simplement, je ne crois qu'en la liberté totale et complète des Femmes, en totale égalité avec les droits et les devoirs des Hommes. 

 

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Et la première des libertés, c'est le choix au quotidien de la mode. Un choix qui passe par une coiffure, du maquillage ou non, des chaussures, baskets ou escarpins, bottes ou ballerines, et le principal : jean et top, jupe et chemisier, pull parfois, robe aussi, pantalon ou short. Un vaste choix que ce texte ne suffirait à décrire, mais des centaines de combinaisons possibles. Et cela dans le choix personnel, élégant ou pratique, sobre ou sophistiqué, coloré ou monochrome, celui que fera chaque femme, chaque matin pour elle-même, pour habiller sa silhouette, son corps libre.

 

Le respect va évident avec cette liberté, et si elle préfère la jupe, car sa féminité, et non sa morphologie uniquement (haro aux diktats du jeunisme, de la maigreur et des standards impossobles), sa féminité donc s'affirmera ainsi vêtue, court ou long vêtue.

 

Jupe devenue paradoxalement après les années soixante, un symbole de féminité pour les hommes pour être remplacer par les pantalons par égalité.

Jupe aujourd'hui redevenue symbole d'une nouvelle liberté contre les regards, les quoliquets, les insultes, les pensées uniques et religieuses de certains.

Jupe qui reste simplement une pièce de mode, un souffle de printemps pour libérer les jambes, donner un sens à notre plaisir esthétique ou simplement un coin de ciel bleu, pardon de chair presque bronzée en mouvement. 

Jupe pour une femme libre de choisir sa vie, sans avoir à supporter le jugement des autres.

Jupe qui ne dit pas que l'on est devenue un objet sexuel, mais qui répète encore que la mode s'exprime dans différents modèles de coupes du tissus, et que celle-ci n'a jamais obligé personne à attirer les yeux des mal-pensants. Cacher cette jupe que je ne saurai voir.

Jupe toujours aujourd"hui, demain comme hier, pour rappeler que notre monde devrait uniquement défendre les mêmes mots : "liberté", "égalité" et "fraternité".

 

 

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Et si certains ne veulent pas les voir porter, qu'ils regardent ailleurs, il reste suffisament de jeans pour eux. Laissez-moi apprécier avec respect, votre féminité s'exprimant avec jupes ou robes.

 

Vive la jupe, mais au-delà vive les femmes.

 

 

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Féminisme

Ce matin, je retire mes gants, ceux de mon sport de détente, celui où je me défoule de toute l'énergie de ma vie, de ma profession de nuit, de ce temps qui me manque aussi. Une heure, trois fois par semaine, parfois plus pendant les vacances ou les périodes où je sens monter en moi, cette force. Alors je boxe, dans sa version savate, dite boxe française, je donne des coups, je tape, je me plie, je lance mes jambes, je m'entraîne avec d'autres femmes, avec des hommes. c'est un sport complet, que peu de gens connaissent, que mon corps fluet de jeune trentenaire ne laisse soupçonner, certaines me verraient plutôt danseuse. Mais moi, je frappe.

 

Mais malgré toute cette puissance, je le fais pour sortir des émotions de moi, et surtout pour oublier de penser aussi au boulot, chef de salle dans un grand restaurant étoilé d'un hôtel de luxe, tout doit être parfait. je lutte chaque jour pour donner des consignes, pour suivre mon équipe mais surtout les désidératas des clients du luxe, exigeants et fous, passionants en tout détails, gourmands et gourmets. Je frappe.

 

 

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Aujourd'hui pourtant, je suis en congé, pas pour moi, mais pour une amie, pour l'aider, pour la suivre, pour ne pas la lâcher, ma meilleure amie. La belle blonde avec la belle vie, le bon job, la carrière prometteuse, la silhouette sublime, un beau fiancé. Mais avant hier j'ai été obligé de répondre, plutôt de devancer avant qu'il ne soit trop tard. Avec quelques collègues du club, les gros bras, des tendres en général, des gueules un peu cassées surtout avec des nez qui ont avalé des coups, des boxeurs qui savent que ce sport a aussi des valeurs, celle d'un combat pour exhorter la peur, l'angoisse, la haine, la colère, dans un sport. On a frappé à la porte de chez elle.

 

Deux heures après, le beau fiancé avait pris une leçon de mots, de longues phrases, des faits, ses actes ré-expliqués autrement qu'avec des fleurs, des cadeaux. Nous, une équipe, moi je lui ai donné notre version, celle qu'elle a délivré factuellement sur la main courante de la police le soir même, celle de ces derniers mois, de ses coups reçus, de cette violence conjuguale inadmissible, inimaginable, inconcevable. Oui, on la foutu dehors, valises et quelques affaires prestement emportées dans sa voiture, quelques explications de plus sur le chemin vers le parking, dans l'appartement, dans sa tête. Elle nous l'avons protégé, enfin, de cet homme qui se croyait supérieur, qui ne contrôlait plus ses actes, ses gestes, ses coups. Lui qui l'avait frappé.

 

 

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Copyrights Pascal Thierry Photographies

 

 

Sans coups, mais en comprenant que le jeu avait basculé, que sa réputation ferait qu'il ne viendrait plus dans ce quartier, que nos mots l'habilleraient pour coller à son image de gendre idéal, nous avons mis les points sur les "i", à défaut de lui mettre nos poings sur sa petite gueule de jeune mâle impuissant. On lui a fait avoué, tout, sans chercher à comprendre la source de son désordre, on est pas des psychologues, on n'était surtout là pour palier à ce déséquilibre, et lui montrer que notre force était là aussi, mais que nos bras, nos coups, nos directs et nos baffes resteraient dans nos têtes. A-t-il compris ? nous ne saurons pas, mais nous ne le reverrons pas de sitôt, il a eu peur, vraiment peur, et rien que cela compensait l'idée de ce qu'elle avait enduré. Les coups qu'elle avait pris en silence.

 

Car cet insidieux, ce veul personnage, qui revenait avec des fleurs le lendemain, lui demandait pardon, ne voyait ni les coups physiques visibles sur le corps de mon amie, ni les blessures infernales dans son âme. Rien ne les effacerait. Aujourd'hui elle dormait, j'avais été avec elle chez son médecin, quelques médicaments, du repos, un psy à venir, et le chemin serait long pour admettre ces coups impossibles. Sa famille ne voyait rien, ne savait rien, les voisins, les copines, sauf moi. Par hasard car elle ne le disait pas, mais un essayage, entre deux cabines, deux robes, un bleu, un autre, un réflexe, des questions, ses larmes. J'ai attendu, ne sachant quoi faire, ne pouvant rien faire, sauf lui casser la gueule à mon tour à ce minet minable. Et finalement aux coups, nous n'avons pas répondu.

 

 

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Aujourd'hui nous allons faire les boutiques, respirer ailleurs, voir du monde, un belle exposition, manger ensemble. Une amitié certes mais surtout un soutien. Celui contre la passivité, contre ce flou volontaire ou non face à cette situation qui tue plusieurs femmes chaque semaine en France, dans tous les couples, jeunes ou bien installés. Et pour la suite, ce sera des coups encore, ceux d'une justice en laquelle nous croyons, les coups de marteau d'un juge sur une sombre affaire si proche de nous.

 

 

 

 

Nylonement 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Féminisme

Le printemps s'affirme avec les premiers bourgeons qui éclatent, laissant des feuilles vertes sortir de leur cocon douillet, mais aussi avec les fleurs, avec des tulipes à chaque coin de square, dans les jardins privés, avec des touches de couleurs.

 

Les panneaux publicitaires aussi partagent la nouvelle saison avec des affichages divers et puis celui-ci en particulier :

 

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Qu'est-ce ? le premier prix de l'égalitéE (infos ici www.egalitee2014.fr/), un concours lancé à l'initiative du minisitère des Droits des Femmes avec pour intitulé "quelle est ta vision du féminisme, de l'égalité ? textes, photos, vidéos, à toi de la présenter. Il y  a eu des gagnantes dans toutes les catégories, disponibles sur le site, mais pour l'image ci-dessus ce sont Marina Fabre, 23 ans et Valentine DERVAUX, 23ans qui l'ont conçue.

 

Vous allez pouvoir l'apprécier de vous même dans les rues, l'affiche apparaît de plus en plus depuis une bonne semaine. Ce n'est pas une publicité pour une sortie en forêt par Decathlon ou Go Sport, avec l'équipement adéquat pour la chaleur de printemps.

 

Non ceci me fait BONDIR, réellement ! car je suis un homme, mais bien au-delà de ce défaut que vous me connaissiez avoir par une évidence naturelle, mais aussi de mes positions, mes billets d'humeur et de mode, mes touches glamour et féministes aussi, mes portraits de femmes, je suis un homme de communication.

Et là, je vais vous faire partager mon point de vue, en attendant les vôtres.

 

 

Si je ne remets pas en cause l'évidence de défendre l'égalité même avec un E pour égalitéE afin de renforcer les messages sur l'équilibre des droits et des libertés des Femmes, de tous les femmes, je ne comprends pas l'ineptie de cette affiche. Je m'explique.

 

Vous avez ici un dessin avec un message ci-dessous "Ceci n'est pas une femme." une oeuvre faite avec goût, en référence au peintre blege surréaliste Magritte qui dans des époques passées savait jouer de l'illusion, de l'allusion et des doubles sens, mais plus encore savait parler au cerveau de ses admirateurs. Il suggérait un contre-sens, voire des possibilités de deuxième ou troisième degré dans son travail. Voir ci-dessous :

 

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Mais revenons à notre affiche actuellement partagée sur les avenues, dans les rues. Qui va la voir ? Qui va prendre le temps de lire les quelques mots ? Qui va devenir le spectateur de ce message ?

 

Des femmes et des hommes.

Les premières pourront apprécier le message, le comprendre en espérant ne pas y voir une comparaison douteuse et morphologique, mais toutes (du moins il me semble) savent ce qu'elles vivent dans leur quotidien. Les femmes ont conscience des droits, des libertés, mais surtout de la réalité, bonne ou mauvaise qui se trouve dans leur vie, chaque jour, du matin au soir. Ont-elles besoin de cette affiche pour se sentir mieux considérer ? je crois que la cible visée est "les hommes", ceux qui réduisent les libertés de celles-ci, et qui doivent progresser.

Donc les seconds, les hommes sont la cible de cette affiche.

 

Et là, en lisant, relisant cette affiche j'ai perdu patience.

Qui sont-ils les possibles lecteurs de cette gourde rouge ? des cyclistes qui cherchaient un peu de fraîcheur ? des hommes géniaux qui respectent déjà tant leurs libertés en oubliant les autres, pardon les femmes ?

Très honnêtement, la communication de cette affiche rate totalement sa cible. Car croyez-vous que le pourcentage de mâles cultivés soit si important qu'il va permettre de faire le lien surréaliste, qu'il va ensuite créer ce début de réflexion sur le second degré pour enchaîner un mécanisme vertueux de respect des femmes. Quelle erreur ? ces hommes-là, ce pourcentage-là est proche de l'infime.

Oui, j'ose le dire, la majorité des mâles vont passer devant sans comprendre, sans lire, sans réfléchir même si ils ont lu. Car à qui s'adresse-t-on ? à une masse globale d'hommes qui sont plus sensibles à un classement d'équipes de football, à des carrosseries de nouvelles berlines et plus occasionnellement à des actrices aux poumons en trois dimensions. 

Oui, j'ose le dire, ce message subtil, cette affiche ne va pas trouver son impact si utile auprès de la masse globale des hommes. ceux dont on espérerait un changement, un déclic pour intégrer en eux le mot "respect" des femmes. Tant pour leurs propres femmes, que pour celles qui croisent leur quotidien en particulier pour leurs collègues. Salaires égaux, liens sains entre employés, fin des discriminations et des caricatures sexistes, implications réelles dans les tâches ménagères et tant d'autres détails qui font une vie plus harmonieuse. Je n'ose escalader les schémas moyen-âgeux de certaines cultures ou religions, tout cela n'est pas un héritage (je ne cesse de le répéter ici) mais une facilité insidieuse pour dominer, ou par peur de ne pas être à la hauteur.

Oui, je crois à l'égalité Femmes-Hommes.

Oui, nous pouvons tous mieux faire en ce sens.

 

Mais quand nous communiquons, il faut atteindre sa cible, de façon subtile, de façon violente, de façon humoristique ou non, de façon détournée ou non. Les publicitaires savent en jouer chaque jour par mille et unes astuces pour marquer nos esprits. 

Et là, la cible, ces hommes trop surs de leur machisme naturel, de leur conception unilatérale du monde, ils ne verront pas ni l'affiche, ni la gourde rouge (et pourtant pour eux, on a ajouté le mot pour bien insister). Aucun ne comprendra le message, le sens premier, le second degré, et encore moins l'allusion surréaliste.

 

Désolé de me répéter, mais si ce concours est fort utile, indispensable pour faire changer les mentalités, l'argent dépensé ici par centaines de milliers d'euros, part directement dans le vide. Il tombe dans le fond sans fin, à côté des mots "respect" et "égalité". C'est un non sens. Pour sensibiliser les énergumènes ciblés, il faut un objectif clair, servi d'un message à la hauteur de leur niveau d'intelligence et de réflexion (et j'utilise ces mots avec précaution, car j'ai peur de certains paradoxes voire impossibilités de liens avec les personnes ciblées).

 

Continuons à défendre les droits et les libertés des femmes, pour que leurs vies soint celles qu'elles ont choisies. Je n'ai pas le remède miracle, mais je crains fort que cette gourde rouge ne contienne pas de génie et de miracles.

 

Et au final, est-ce que c'est moi qui n'aurait pas compris le message ?

 

 

Chères lectrices, chers blogs féministes, je reste ouvert à toutes les réponses pour m'éclairer.

 

 

 


 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Féminisme

La ravissante rousse réginde Deforges nous a quitté, discrètement mais un jour tous se souviendront de son parcours.

 

Car si les Hommes ont le souvenir glorifiant pour des "people" insignifiants, pour des politiques qui se victimisent tout en ayant une morale et une certaine amnésie, pour des acteurs sans trop de talent ou des comédiennes presque connues pour n'avoir fait finalement qu'un seul film, les mêmes Hommes oublient trop souvent les femmes de tête.

 

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Incendiaire tu le fûs par tes cheveux de feu, libres comme toi de choisir leur espace pour montrer une femme libre, une femme dont l'énergie a toujours été le moteur. Des envies de jeunes filles qui te firent dès tes débuts écrire des mots pour toi, des émotions, des instant si forts que ton corps en jouissaient, ton cerveau aussi  mais des questions alors se posaient. Tes envies qui te firent rester droite face à la vindict des hommes et des femmes, d'une morale et d'une religion qui n'avaient pas écouté simplement le coeur. Forte mais blessée, tu avais choisi de vivre libre, d'aimer les hommes proches de toi, d'aimer ceux qui seraient honnêtes avec ton corps et avec leurs sentiments, avec des caresses intellectuelles et charnelles. Tu as croqué la vie, tu t'es imposé, tu as toujours écrit, et pour une liberté supplémentaire, tu as publié. Incendiaire encore, dans une époque qui changeait mais là encore jugeait trop vite. Tu as refusé d'obéir à les phrases impossibles, à leurs jugements hâtifs et si incongrus aujourd'hui (pas des siècles après comme si tu avais vécu au moyen-âge, mais juste il ya trente ans). Régine, tu as rugi et de tes mots sont nés comme un pied de nez, une série devenue culte pour toutes les générations qui voulaient voir, revoir la guerre, l'amour, les déchirures. Etrange paradoxe, les réacs qui t'avaient cloué au pilori, ils t'ont tous lue.

 

Et puis toute ta vie, tu as pris sur toi les rappels, les coups bas car toujours tu as écrit, encore et encore, et aidé les autres. De ton corps de femme, tu as exulté des messages d'amour et d'érotisme, un gros mot pour les bien-pensants, mais véritable branche littéraire, voie de plaisirs variés, et simple route vers l'Amour.

Toujours plus forte tu as milité pour la libération des femmes, pour un féminisme actif, un féminisme réel et vivant. Oui pour des femmes d'aujourd'hui qui auraient les mêmes droits que les hommes, qui auraient un travail payé comme les hommes, pour encore et encore une liberté de leur corps.

 

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Toi, Régine, je t'ai lu par curiosité au début, par plaisir simplement ensuite, et toujours j'ai lu des articles, des interviews sur toi la femme entière.

 

Et la sensibilité, celle qui parlait à travers tes mots, je l'ai ressentie comme complice pour me permettre cet hommage (désuet peut-être, superflu ou simplement vrai, je vous laisse juge). Cette flamme là ne s'est jamais éteinte pour raconter vos histoires, un peu de vous, tant des autres que vous avez aimé. Car si le malheur, les maux vous ont blessé, vous n'avea jamais eu d'autres réponses que le bonheur, le feu des sentiments, les cris des émotions fortes qui vous ont forgé, qui vous ont porté dans nos blibliothèques. Ecrivaine, Femme d'esprit vous êtiez, et vous resterez proche de nous, toujours, car nous relirons vos livres, nous les ferons lire.

 

Moi, je sécherai mes larmes de vous savoir partie, car vous serez là encore près de nous. Avec le feu de vos sentiments, de votre sensibilité et de votre vérité.

 

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Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Féminisme

Quoi que l'on fasse, la vie est faite d'un passé, d'un présent très éphémère, d'un futur que l'on ne peut prévoir. Mais ce futur, on peut le décider, l'orienter ou le vivre les yeux fermés, guidée par une autre main.

 

J'ai changé de main sur ce parcours, la chaleur était différente, ma vie aussi, ce n'était pas mon choix, celui du destin plus probablement.

 

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Aujourd'hui sous ce soleil de printemps, elle me tient la main, là simplement, heureuse dans ses rires un peu forts, c'est sa nature, c'est sa blondeur, c'est sa présence qui fait battre mon coeur. Elle avance, me guide et parfois me suit, mais maintenant nous sommes ensemble. Oui étrangement, je n'ai jamais réfléchi à ces questions de coeur, de tête et de sexe. Jeune, enthousiaste avec l'énergie et la discrétion de ma mère, avec les sourires de mes frères et soeurs, avec mes études, mes jupes courtes, mes longues jambes j'ai été séduit, et réciproquement par cette homme, futur médecin, studieux et fougueux à la fois. Je lui ai donné mon corps, mon intimité, sans limite, avec gourmandise même. Des balades en voilier, des pauses engre deux soirées avec les copains du moment, l'amour, deux enfants, des rayons de soleil, une famille, des moments tendres pendant les vacances, la vie heureuse. Du sable durant les week-ends, des barbecues, des amis, des relations, lui et son travail, lui absorbé par ses activités, moi et les enfants, mes soeurs, mon frère, mes amies. Le temps est passé, je ne l'ai pas vu. Et puis un jour, plus rien, plus d'amour, un absent, deux garçons à voir grandir, d'ailleurs ils étaient déjà grands. 

 

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Ma vie a changé, j'ai redoublé de défis, d'énergie et parfois de larmes, silencieuses et tard le soir. Conquérante, fragile, féminine sans savoir pourquoi, curieuse toujours, passionnée par les autres, mère avant tout, j'ai grandi aussi. Amitié plus qu'amour, je n'ai pas cherché à soigner les blessures, certaines cicatrices restent indélébiles, la force donne le mouvement, les tiraillements ne m'ont jamais empêcher d'avancer encore. Le soleil est revenu, là sur moi, sur mes envies, sur ma famille, sur cette amie. Proche pour sécher mes larmes, pour effacer certains doutes, mais plus encore pour déjeuner avec moi, pour dîner et rire de tout, pour répondre à mes questions, pour être une véritable amie.

 

Et un jour, non pas un soir, j'ai pris sa main, la sienne, la mienne, une réunion charnelle, une bise différente, une épaule, une fusion. Sans savoir, sans chercher à savoir, je l'ai embrassé. Nous avons mis du temps à nous découvrir, à nous cacher aussi paradoxalement, à nous ouvrir nos coeurs, à nous offir nos corps. Sous le soleil, simplement heureuses et plus que des amies, nos mains unies.

 

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Alors ce jour de repos, en commun, sans famille, juste nous deux, sur cette plage, souriantes car heureuses d'être nous, il est une goutte de sérénité, d'amour sûrement même si le mot ne s'échappe que parfois le soir, derrière nos deux verres de rosé frais, avec un pizza fraîche, quelques petits gâteaux. Est-il utile de le dire ? de le crier aux autres ? d'expliquer voire de justifier ? 

 

Nous y avons réfléchi, sans trouver de réponses, sans chercher à être différentes, juste amoureuses l'une de l'autre, simplement. Le soleil caresse nos deux peaux, nos émotions se mêlent avec discrétion.

 

 

Nylonement

 


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