Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

feminite & feminisme

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Féminité & Sensualité, #Féminité & Féminisme, #Femmes - demain, #Nylon Passion

Il faut parfois tourner la page, du moins cesser de poser des mots sur un clavier.

 

Dans une semaine, ce blog aura 5 ans. Tant de jours, de mois, d'années, d'articles, sans  aucun but les premiers jours, puis assez vite une ligne éditoriale, des récurrences de rubriques (Féminité et Portraits, Mode la semaine, Culture le samedi, Bas Nylon le dimanche et puis parfois quand je voulais rappeler ma vision glamour de notre monde) et chaque jour un article, une vision, un partage.

 

Des visites, des abonné(e)s, des ami(e)s, des lecteurs et lectrices fidèles, des statistiques éloquentes (milliers, centaines de milliers, millions) quand on ne sait pas pourquoi on écrit la première fois, mais quand chaque jour entre 400 et 1000 personnes viennent lire (gracieusement les mots) ou peut-être (suis-je naïf !) se rincer l'oeil sur la beauté, la volupté et la féminité, parfois conjuguées de bas nylon à couture.

 

 

Dernière semaine

 

Donc ceci est la dernière semaine.

 

Oui, dans quelques jours, je ne renouvellerai pas le nom "www.NYLON-VOLUPTE.com" que je paye annuellement. Refusant toute publicité sur ce blog pour garder mon indépendance dans mes écrits, mais surtout pour éviter toutes nuisances quand vous le regardiez. 

 

Aucune fatigue, ni même de syndrôme de la page blanche, j'aimais explorer les facettes de la féminité et du glamour, sous des angles différents, des reflets légers comme un nouvel exercice de style chaque jour.

Une réelle lassitude, oui la mienne,  face à vos attitudes, oui les vôtres, celle de consommer sans interagir, sans laisser de commentaires, pas au quotidien mais par-çi ou par-là, occasionnellement, irrégulièrement mais surtout pas du tout. Je rêvais d'un espace ouvert, délicat et féminin, mais finalement sa définition était,dès le premier jour, fort juste : "Univers évanescent ..."

 

Heureusement j'écrivais pour moi, pour elle, pour certain(e)s très fidèles ici ou sur FB, voire par email (GentlemanW@nylon-volupte.com bientôt Gentleman.nylon@gmail.com). Je donnais ma version personnelle, douce et rêveuse d'une passion pour la Mode, pour le respect et la parité avec toutes les Femmes, pour la liberté vitale pour Elles.

Plus encore je prolongeais, sans relâche mes mots en phrases, en chapitres pour défendre et promouvoir les bas nylon, ce symbole fort de la féminité et de l'élégance. Certains articles ici publiés font référence sur le sujet. Mais si peu de retour ...

 

Déjà multi-blogueur, j'écrirai encore ailleurs, peut-être derrière un mot de passe, peut-être sur un blog payant (symboliquement, mais pour démontrer la motivation des uns, la volonté de partage du savoir et le bonheur de la passion des autres).

 

 

Prochainement donc, il y aura un dernier "Nylonement", mon gimmick, ma signature, ma présence de blogueur, une dernière trace ...

 

 

Nylonement

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité, #Féminité & Féminisme
Livre : "Dans le corps du monde" Eve Ensler

L'auteure, Eve ENSLER, vous ne semblez pas la connaître et pourtant elle fait parler les mots, le mot "vagin" en particulier depuis près de 25 ans.

Féministe serait un résumé très minimaliste de sa personne, elle a écrit des livres et des pièces dont les célèbres "Monologues du Vagin", une pièce croisée où quatre femmes reprennent durant 1h30 des réflexions autour de leur corps, de leur sexualité, de leur condition de femme, de leur relation avec la féminité. Incroyable car les mots sont crus, sont vrais, sont forts, sont intimes mais jamais cachés, et que le jeu de révélation ne tourne jamais au voyeurisme mais plutôt à une analyse de nos vies depuis tant d'années.

Surprenant, édifiant, toujours juste, les actrices connues ou inconnues se sont relayées durant des années à Paris, en province dans le monde pour laisser parler leurs lèvres, leurs corps et e regard réaliste d' EVE ENSLER à travers elles.

 

Aujourd'hui elle revient avec un livre plus fort, une vision panaoramique sur ce qu'elle fût, ce qu'elle a vécu, ce qu'elle sera après le passage d'un cancer de l'utérus. Un tourbillon qui l'a amené à plier mais aussi à se redresser pour comprendre, se comprendre, se défendre. Son voyage est à 360°, en elle, autour d'elle et avec des témoignages, des regards des autres, des retours d'autres femmes.

 

Un livre intriguant car elle se bat toujours, pas seulement pour elle et son corps mais pour passer un message à toutes les femmes (et ajouterais-je aux hommes aussi !). Lire devient un moment de rage, de force et de respect face aux réalités de notre monde. Peut-être pas pour vous détendre sur la plage, mais pour comprendre notre message de vie, à nous, à vous, aux autres, aux proches, aux malades, aux victimes, aux errances de certaines vies.

 

"Dans le corps du monde"

par Eve ENSLER

 

 

 

 

Livre : "Dans le corps du monde" Eve Ensler

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous, #Féminité & Féminisme, #Femmes - demain
A quel âge on est vieux ?

 

Il y a des jours, où voir grandir les jeunes enfants, les adoslescents, les jeunes en général apportent sont lot de belles questions. Pouquoi ? Comment, mais pourquoi ? Avec toute l'étendue du goufre entre les pensées complexes d'un adulte et les dualités binaires de l'enfance, après les sujets "tu es trop jeune pour savoir", "on t'expliquera un jour" mais surtout les définitions impossibles à des questions si pertinentes.

 

Voilà donc une jeune adolescente, comprenant son corps qui change, ses règles, son statut de femme, de potentielle mère et tant d'autres clichés ou réalités sur le maquillage, les chaussures, la mode, les garçons et les filles. Donc une jeune femme en pleine éclosion, tranquillement et mollement écroulée sur un canapé, entre deux lectures et quelques sms, papotant de tout et de rien, passant avec une réelle légèreté sur l'épilation, le menu de cantoche, les devoirs et les copines, à l'anniversaire de sa mère et de sa grand-mère. Quasi simultané et cette année, des chiffres ronds. Pour la première fois depuis leurs naissances, les enfants assimilent le temps, surtout en dormant longuement le matin, en traînant dans la salle de bains, en se mouvant de leur chambre-grotte vers le canapé ou plus simplement la table pour manger. De l'adolescent en pleine puissance. Fois trois pour moi ! Fois cinq ... enfin n'en rajoutons pas ;-)

 

"A quel âge, on devient vieux ?"

 

Et la malice est dans la question, car à leur âge, une décennie et une autre demie, ils ont des idées sur tout, des réponses potentielles voire définitives. Un bel esprit de contradiction, un univers réaliste quoique restrictif en repères.

 

Quelques secondes, un silence, des milli-secondes et donner une réponse.

 

A quel âge on est vieux ?
A quel âge on est vieux ?
A quel âge on est vieux ?
A quel âge on est vieux ?

 

Qu'est qu'être vieux aujourd'hui ? Déjà on dit senior pour le politiquement correct, car le troisième et quatrième âge enterraient les gens dans des catégories limitées et pesantes. De plus tout cela a changé, fortement changé. Pas uniquement du fait que nos aînées avaient peu de photos et uniquement en noir et blanc, vieilles et écornées, des souvenirs de cartes postales écrites avec un stylo, voire une plume et de l'encre. Dans les cadres, les générations du début du XXe siècle posaient longuement devant l'objectif en habits du dimanche, avec un sourire figé et absent. Bref on rigolait pas, jamais et puis les guerres, les souvenirs, les nostalgies d'un autre temps, et pourtant.

 

On a tous commencé à quatre pattes, vécu à deux pattes, et fini parfois sur trois pattes ou six avec le déambulateur. ;-) En regardant les albums photos, en reprenant l'arbre généalogique maintenant saisi sur l'ordinateur, illustré de chaque génération, de photos, des oncles, des tantes, des cousins, des mariages, divorces et remariages, on découvre nos ancêtres. Parfois les générations sont courtes, d'autres plus longues. Mes enfants ont connu leur arrière-arrière-grand-mère, morte à 107 ans. Ils ont vécu des souvenirs avec d'autres arrière-grands-parents, et vivent régulièrement dans leurs chambres chez leurs grands-parents, une seconde maison. Mais qui est vieux ? Eux, nous, les autres. 

 

Car sur les photos, nos grands-mères du milieu du siècle dernier étaient peu fraîches (usées par le temps, la vie plus rude aussi et tant de facteurs, chez les pauvres comme les riches) dès 50 ans. Oui les habits un peu coincés aussi n'avantageaient peut-être pas, mais on voyait leur âge, leurs rides, leurs fatigues, le poids des années. Et pourtant les hommes vivent en moyenne chez nous plus de 85 ans, et les femmes près de 95 ans avec plusieurs centenaires. Mais recroquevillés, usés mais paradoxalement en assez bonne santé.

 

Alors maman est-elle vieille à 50 ans ? mamy à 70 ans est elle hors catégorie et grande mamy à 92 ans est-elle hors limites ? Car cette dernière avait encore de l'énergie bien réelle il y a encore deux ans, faisant des madeleines, des gâteaux pour eux, des repas complets de l'entrée au dessert. Maintenant cela dépend des jours et des médicaments. Et les deux premières, l'une travaille, bosse, s'acharne à faire du sport, à prendre soin d'elle, à garder un corps presque mince. La deuxième profite de sa retraite pour s'adonner à sa passion dans la peinture, reconnue pour ses toiles, ses dessins à la sanguiine, ses aquarelles parties aux quatre coins du monde. Elles vivent, bougent, se pouponnent, et plus simplement restent des femmes actives. Certes le temps a fatigué le corps, mais le charme des cheveux gris, des coupes adaptés, de l'énergie et de la mode omniprésente, des sourires et d'un positivisme réel même quand la maladie tape dans le dos, tout cela donne des femmes en forme. 

 

Vieilles par le chiffre de leur âge, mais n'est-on pas vieux à 30 ans pour ceux qui en ont 20, à tout âge quand les autres partagent d'autres codes, d'autres repères d'une autre génération. On est vieux peut-être quand on se cantonne à croire à des limites, pire des frontières entre les générations. On ne comprend pas tout, c'est normal, mais on ne doit pas se couper des autres, en dessous, au-dessus. Il faut vivre et partager l'expérience des uns, le savoir des autres, l'énergie et l'enthousiasme de chacun, le mutualiser.

 

J'ai posé des mots simples, pour donner une réponse, on a ri en prenant certains exemples de personnes vieilles par leurs comportements et pas leur âge, de personnes dynamiques malgré le nombre de décennies. Rien n'est universel, juste un ressenti, une réalité physique, mais l'esprit reste le moteur de nos vies. Et il ne vieillit jamais.

 

Fantaisie et émotions, toujours, hier, aujourd'hui, demain, le vecteur de nos battements de coeur.

 

A toutes mes amies, à tous mes amis, virtuels et réels, merci !

 

Nylonement

 

A quel âge on est vieux ?
A quel âge on est vieux ?

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Féminisme, #Femmes - demain
Communiquer différemment

Comment vous le dire ? Je suis fatiguée, certains jours épuisée, non pas par ce temps chagrin, un brin trop pluvieux pour croire au printemps. Mon énergie est là chaque matin, chaque jour, chaque nuit depuis le premier jour où cette lumière exquise est née de moi. Un petit graçon devenu grand, presque ado, un enfant différent mais pas malade. 

 

D'ailleurs j'en ai tant entendu des médecins, eux vraiment malades de ne pas savoir définir ce que c'était, incapables de diagnostiquer clairement et surtout inaptes à me fournir des solutions pour une vie avec 24 heures à gérer par jour. Puis il y a les miracles, les hasards, une rentrée scolaire chaotique, une directrice non pas en opposition mais à l'écoute, et prête à comprendre qu'il y avait une différence, un possible handicap.

 

Le mot juste est trouble comportemental de la communication. Certes je serai réductrice car si j'ai appris, lu et partagé depuis des années, je sais qu'il existe une multitude de troubles, plus ou moins forts, plus ou moins présents, avec des déclencheurs explosifs parfois, mais aussi du bonheur. Oui mon fils est autiste, et je suis une maman heureuse mais fatiguée.

 

Communiquer différemment

Une maman comme les autres, qui donne beaucoup de son temps pour partager, pour changer les regards sur mon enfant, sur le duo ou le trio que nous formons lors de nos sorties. Pourtant il communique, mais il refuse le regard des autres, il adore le musique, il dessine comme un artiste, il donne des rares sourires, mais il est infiniment normal. C'est un adolescent en crise contre lui-même pour se trouver dans son époque, pour gérer sa future autonomie, pour gérer les plaisirs avec nous, avec ses grands-parents si présents, si généreux avec leurs bras.

 

Nous avons créer un cocon, un univers adapatable pour qu'il est son espace dedans, et qu'il découvre encore des liens pour aller vers les autres, mais aussi pour non pas le protéger des autres mais pour leur donner les clefs pour communiquer. Les dimensiosn évoluent, parfois deviennent nébuleuses,noires, grises puis de nouveau claires, nous aussi nous avons la fatigue, les médicaments, les méthodes, les hormones et les humeurs. Le monde est une interaction, le web permet plus de connaissances sur le sujet, plus d'approches testées pour mieux réussir dans notre évolution, sur ce chemin parfois difficile, mais honnêtement, mon fils est un être merveilleux. Pas si différent des vôtres, sans handicap, sans maladie, juste avec des repères de communication qui lui sont propres. Une intelligence parfois ultra-sensible à notre environnement, une intuition intense, et parfois un vide total sur es choses simples. Finalement un peu comme nous tous. 

 

Alors je m'habille, je suis unemaman comme les autres, avec un fils autiste, un fils comme les autres. 

 

Mobilisons-nous pour comprendre ce trouble, aux facettes multiples, simplement pour mieux communiquer, aujourd'hui et demain, les intégrer naturellement dans notre société.

www.afirra.org

www.autisme-france.fr/autisme-france

 

Nylonement

 

Communiquer différemment

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous, #Féminité & Féminisme, #Femmes - demain
Anonyme

 

Je suis anonyme, sans réelle existence dans ce monde qui m'est encore inconnu partiellement. Dans un camion, à travers des frontières, sans réels papiers et payant fort cher, mes parents ont facilité du travail de toute leur vie pour que je partes ici. Dans ce pays occidental, aux manières découvertes dans un livre, dans quelques films et avec mes base de langue anglaise, je me débrouille, des lointains cousins m'ont recueilli et je travaille pour eux tous les jours. 

 

Longues semaines, longs mois et bientôt deux années dans ce fouillis de rues, de fatigue, de travail encore et de salaire minimum, avec un lit partagé avec une autre cousine, je dors la nuit, elle le jour, on se croise sans se connaître. Chacune a un job lié à ce clan, on ferme les yeux sur les rumeurs, moi j'appprends tous les jours, j'essaye en plus d'ouvrir mon espace autour de moi. Repousser les nouvelles frontières de la langue encore inconnue, du quartier, de la ville, des usages, des transports en commun. Petit à petit je vois le ciel bleu, j'essaye de voir le bleu plus encore proche de moi. Pour les clients du restaurant, je ne suis qu'une chinoise, une asiat qui écrit des numéros sans comprendre le sens du menu, de leurs remarques, de leurs réflexions. Mais je progresse tant dans l'émotion que dans la haine. Je saisis les sens, je traduis en moi, je développe mon futur.

 

Car avant de venir ici, j'étais professeur, j'avais étudié la biologie mais aussi des notions de vente, dans une école mixte avec quelques étrangers. Et sans rien en dire, j'avais appris les bases du français, mais jamais je n'ai dévoilé mes cartes, mes atouts pour réussir, juste un soir à ma mère. Voilà pourquoi je suis ici, mais pas pour la vie, mais bien pour devenir l'avenir réussi de ma famille. Une autre femme, plus droite, plus respectée, plus debout face à ce passé encore lourd sur les épaules. Aujourd'hui après que mes parents aient payé mon passage, je paye encore un droit pour travailler, sans papiers officiels. Cela pourrait être pire, comme ma colocataire de lit, elle se vend. On l'exploite. Je ne sais pourquoi je suis là, d'après quels critères, je fais la serveuse, pour quel honneur de famille ou autre sombre raison. 

 

Demain, je serai libre, un jour je partirai, pour avoir des papiers, les moyens de travailler honnêtement, d'être moi, de vivre et de dormir là où je l'aurai décidé. Une liberté née de plusieurs sacrifices, sur plusieurs générations. Comment y croire ? Mais en moi j'ai encore une force cachée, une fierté qui me tiendra toujours face à l'adversité. Faut-il se battre pour être simplement moi-même ? Combien de frantières invisibles encore à traverser ?

 

Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Féminisme, #Féminité & Sensualité, #Femmes & Portraits, #Femmes - demain
Besoin d'elle

Eux, ce sont mes proches en particulier ma famille, mes amis et mes amies, mes copines, mes voisins, mes collègues. Mais c'est aussi la société, cet univers invisible dans lequel nous sommes vivants, respectant les règles d'un gouvernement, les lois, mais aussi les valeurs de notre éducation. Les interactions de tous les êtres, de ceux qui pensent librement avec leur propre référentiel de valeurs, leurs propres définitions des mots "Respect" et  "Liberté". Le poids énorme d'un groupe d'individus, qui se parlent, se regardent, s'observent, s'entendent , s'écoutent parfois, plus rarement.

 

Eux ce sont ceux que je croise anonymes dans les transports, moi-même avec mes écouteurs et mon univers musical, ma tronche penchée dans un livre, un magzine ou dans le vide du sol pour ne pas les voir. Leus pas, leurs godasses et leurs talons, les petits et les grands, les trop parfumés et les sans-douches, je ne les regarde plus, pas vraiment envie des les voir. Je ne tente pas le rand écart entre eux et moi, mais nous ne posons pas la même vision sur notre monde. Passé, présent, futur surtout, je vis pour demain.

 

Moi, je suis jeune, studieuse, protégée et pourtant parfois un peu paumée. Mes repères sont faciles, un quotidien bien chauffé, un cocon bien nourri. Cependant dans un monde où le boulot manque, où le futur rime souvent avec des contrats précaires, j'essaye de bosser un maximum pour être la meilleure avec le meilleur diplôme. Et pourtant, en tenue jean et pul, ou en tailleur pantalon, je reste moi-même. Et j'ai des doutes quant à un réel poste disponible juste suivant mes envies, juste suivant leurs besoins.

 

Moi, c'est aussi une bombe à retardement,une famille aimante, peut-être trop présente même si ils me foutent la paix, même si il supporte mon caractère d'adolescente aux règles complexes, aux sauts d'humeur très acrobatiques. Je ne sens perdue, et pourtant ils sont là derrière la porte, n'osant forcer ma barrière d'humeur, n'osant comprendre que j'ai besoin d'eux. Un paradoxe quotidien, sauf depuis qu'elle a apporté sa lumière.

 

 

Besoin d'elle
Besoin d'elle
Besoin d'elle

Eux, ce sont aussi les regards, ceux de la vie, des repères naturels et hérités des générations ou des habitudes. La quête du couple entre les copines et les copains, l'esprit ouvert sur de belles soirées où l'on trouvera sa moitié, son mâle romantique ou macho, son homme. J'ai regardé, j'ai goûté, mais finalement je ne me suis pas trouvé dans ce modèle. Heureusement j'ai pris du recul sur eux, dans ma timidité, j'ai compris que ce n'était pas eux qui me jugeait, mais moi qui pensait pour eux. Mon propre regard dans le miroir. 

 

Eux n'avait pas non plus l'envie de voir, le flou restant une solution de faciliter, une aisance colorée de politesse. Mais dans mon cocon le plus proche, j'ai pas cherché à être autre chose que moi. D'ailleurs mon beau-père, cet homme qui aime ma mère, elle aussi en retour, deux amoureux heureux, deux familles derrière, un amour fusionnel devant, bref eux, ils ont ouvert les yeux plus vite, sans juger. Ils ont été simples dans leurs messages "nous ne voulons,, nous ne voyons que ton bonheur !" Eux  n'avait pas de choix sur moi, sur elle, sur nous. Loin de la société, loin des écueils possibles, ils étaient déjà là comme un point de soutien. 

 

Moi, c'est un peu d'elle, cette femme que j'aime de tout mon coeur, fragile, encore incertain, encore pris dans les doutes. C'est un peu mon moteur intérieur, ma carapace et puis aussi dans ce cas, une révélation, une obligation de me l'avouer à moi-même. Sans surprise, sans avoir de plus à le clamer autour de moi. Est-ce que ma mère m'a fait son revival d'amour quadra-out, non, elle l'aime simplement. Moi aussi j'aime simplement cette femme.

 

Moi, c'est un bonheur de me lever, de l'attendre, de l'appeler, de bosser beaucoup et de trouver que tout mon temps libre avant si important si vide, est maintenant si limité, si peu extensible pour être encore plus avec elle. Je suis bien dans ses bras. Notre relation vit, nous sommes deux femmes ensemble, main dans la main, face à eux, mais heureusement si les regards diffèrent, de plus en plus nous soutiennent, ou simplement s'indiffèrent dans un naturel contemporain. C'est ainsi, c'est notre vie, pas la leur d'ailleurs, mais la mienne avec elle.

 

Moi, je suis amoureuse d'elle. Et c'est ainsi.

 

nylonement

 

pour référence

www.liberation.fr/societe/2015/03/05/lesbiennes-vivons-heureuses-vivons-cachees_1214348

 

 

Besoin d'elle

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Publié le par Gentleman W.
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Pas assez, trop !

Ce matin, en achetant mon magazine féminin habituel, j'ai eu le bonheur encore renouvelé de croiser les pages de publicité où je ne me vois pas, je ne me retrouve pas, je ne rêve pas, rien avec moi. En pourtant je ne suis pas vraiement extraterrestre, plutôt banalement terrienne. Mais ma trentaine arrivant dans quelques semaines, je ne me retrouve pas dans leurs visions de pub et pour la mode, je me pose des questions, pourquoi des mannequins si jeunes, si maigres pour ne pas dire si fines, pour ne pas dire totalement juvéniles et non formés. Moi aussi j'étais comme cela, une saucisse géante qui aimait avec douceur, humour et sourire me rappeler mon statut de hot-do sans tranches de pain. On rigolait bien car effectivement mes tee-shirts de taille douze ans, je les ai mis jusqu'à dix huit ans, fine longue, toutes en jambes, sans vraie taille, sans fesses. Un tube long et une version crop-top pour la mini-longueur des mêmes tee-shirts. 

 

Puis un jour miracle, les seins, un bout de pilule, l'amour, je sais pas un bonnet B orgueilleux pour ne pas dire A, est devenu un bonnet C, mes hanches sont venues se glisser sous une jupe trapèze, mon bonheur avec, ses mains à lui aussi dessus. Des études car avec un bac, diplôme tant sacralisé, on a rien, donc d'autres choix, d'autres doutes quant aux réelles possibilités de boulot en sortant après. Rien de plus. Une féminité qui jonglait entre jean confort et petites robes si agréables mais où l'image dans le miroir était en décalage avec mon moi. Son amour m'a aidé à me comprendre, me rassurer, m'embellir entre crises de doutes et belles émotions. 

 

Et puis les cheveux, les coupes de cheveux, les vieilles photos entre mon adolescence et maintenant. Des couleurs, des longueurs, des versions pas peignées, avec ou sans volume, courtes aussi, en attendant d'être de nouveau longues.

 

Pas assez ou peut-être trop.

 

Pas assez, trop !
Pas assez, trop !

 

Alors ce matin, les articles sont les préparatifs à des vacances, lesquelles quand on cherche un nouveau boulot après un nième stage avec un bac+5. Des CDD à rallonges, des postes imaginaires, des projets qui capotent et là devant mes yeux, régime pour la plage, cet été. Mais je m'en fous, totalement. J'aime le nutella, oui énormément, là ce soir, là hier, là demain, quand je veux, où je veux, et avec des footings entre copines ensuite. Je croque, je mange pas, je me cherche, je bosse, je bosse pas, je cherche un nouveau boulot, et mon régime il est dans ma tête. 

 

Le meilleur reste dans les petites phrases des responsables RH, une sémantique hilarante digne d'un prochain one-woman-show. "Pas assez de dipômes pour ce poste", "pas le bon", "pas la bonne spécialisation" (mais existe-t-elle vraiment ?), pas le bon mouton à cinq pattes, car deux trop longues, trois inexistantes, et cinq stilettos en attente, franchement je me marre. Car je préfère en rire, sauf les soirs trop lourds, où je pleure, je coupe le net, le téléphone et je pleure. Lui, il bosse, il sèche mes larmes et essaye de trouver d'autres mots. Car la semaine d'avant il m'a entendu raconter d'autres versions : "trop de diplômes", "vous allez vous ennuyer, même si vous voulez ce poste", "vous serez plus qualifier que votre chef, impossible", "trop jeune, enfin pas si jeune car vous avez des diplômes et déjà de l'expérience". Ces cas qui laissent perplexes sur la crédibilité du refus. Trop jeune, trop vieille, trop grosse, trop maigre, trop souriante.

Ah si, j'ai eu aussi une belle remarque "vous êtes très élégante, peut-être un peu trop féminine pour ce type de poste". Je suis restée souriante jusqu'à l'ascenseur, après j'ai hurlé mon bonheur-haine cocktail pour comprendre le réel message. Trop bien habillée ? trop bcbg ? trop anormalement posée sur 7cm de talons ? ou peut-être la jupe crayon, trop glamour ?

 

Trop féminine, trop féministe, trop femme, trop volontaire ou trop dynamique pour le poste, mais je veux être juger sur mon expérience, mon envie de bosser sur ce projet, mon potentiel à apporter sur les prochaines échéances et pas sur ma jupe. Pour information, ce sont toujours des femmes que je rencontre, donc même un propos que l'on pourrait croire machiste. A moins qu'elles ne soient elles-mêmes héritières de vieux réflexes de management. Non, c'est la crise.

 

Trop de temps, trop de tout, beaucoup de rien. Ma volonté est là, toujours présente, mais comment expliquer que je ne suis pas assez ceci ou cela, mais que je veux ce poste, ce job, maintenant, car je crois en ma candidature. Même avec trop de diplômes !

 

Grrrr !

 

 

Nylonement

Pas assez, trop !

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