Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

feminite & feminisme

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Féminité & Féminisme, #Femmes - demain

Chaleur de l'après-midi, vent sournois qui soulève les jupes et rappelle que l'été est encore loin.

 

Je pousse une table, je me glisse sur une chaise, là sur cette terrasse de café,je commande un schweppes citron. Contemplative, naturellement, je pose mon téléphone, je l'oublie même car le silence malgré la centaine de CV envoyés la semaine dernière, m'agace et me terrifie.

 

 

 

 

 

Sobrement, je laisse mon regard voguer sur la population, je flâne avec mes yeux, immobile, cherchant le détail de mode des unes, les silhouettes des autres. Homme ou femme, je ne suis bégueule, tout est sujet à mon plaisir visuel. Un décolleté savant d'une chemise en coton ancien, caché par une écharpe de coton mou indien, une coiffure courte qui va si bien avec le sourire de la demoiselle, deux amoureux plus loin, lui n'ose pas, elle parle. Enfin ils s'arrêtent, lui ose, les lèvres se rencontrent, elle l'enlace, n'attendant que cela peut-être. Lui là-bas avec son téléphone, une veste d'été sur l'épaule, une chemise un peu vieillotte,  un pantalon droit, mais une paire de fesses bien rondes, un bonheur visuel. Non je ne regarde plus ailleurs, j'attends juste de trouver le zoom pour apprécier la courbe parfaite, pourtant le visage est quelconque, je préfère définitivement le verso.

 

 

 

 

 

Une robe bleu, une robe noire et beige, deux collègues ou deux copines, elles parlent avancent vite dans la rue, rien devant elle. Un couple de personnes âgées, une course folle entre lui et sa jambe raide et madame un peu ronde, pas très habile pour escalader les trottoirs, ils se faufilent entre poubelles, voitures mal garées, arbres stressés par le goudron ambiant et quelques crottes de chien impolis, enfin surtout leurs maîtres. Un groupe de jeunes fument, ils causent et tapotent leurs téléphones, cet organe bientôt greffé sur eux en direct. Des jeans uniquement ! 

 

Là-bas un skateur, les cheveux au vent, l'allure du surfeur cherchant sa vague, précoce avec son short et son tee-shirt débraillé. Je bois mon verre, j'ouvre mon magazine en attendant le prochain rendez-vous. Des publicités, des gens parfaits, des jeunes filles plutôt que des femmes, mais malgré mes vingt ans passé, je ne me reconnais pas en elle, surtout quand quelques pages plus loin, elles vantent des crèmes anti-âge, mais elles n'en ont pas d'âge. Etonnant choix, plus étonnante encore notre inconscient et son interprétation naturel, formaté par la publicité ou peut-être lassé par ce vide, ce gouffre entre leur vision et notre réalité.

 

 

 

 

 

 

Moi, je suis blonde, enfin depuis ma première teinture, je me sens mieux ainsi, et plus personne sauf ma mère et mon père se souviennent de ma couleur d'origine. Une petite poitrine, des hanches, un début de cellulite tout en faisant du sport, attention à mes repas, et en bougeant souvent à pied. Bref une personne affreusement générique comme mon copain, qui se décrit ainsi. Ni belle, ni moche, avec des yeux marrons pas en amande, ni un nez de princesse, juste un trait d'eye-liner derrière des lunettes. Standard mais avec son charme, belle avec une petite robe noire, souvent en jupe car mes jambes restent un atout, mais pas un modèle photo. Mais je m'assume avec mon corps, mes hormones et son amour. Celui-ci est si fort, qu'il m'a permis de gommer des doutes, de croire en cette petite robe l'autre jour, de voire la mode plus en féminité.

 

 

 

 

 

Mais cette femme, enfin cette jeune femme pour ne pas jeune fille sur la publicité des collants, ok elle a des jambes immenses, une taille de guêpe, mais aucune forme sauf celle d'un tube. Je ne suis pas jalouse, juste amusée du décalage entre elle, moi, les autres là devant moi. Aucune lui ressemble !

 

Et çà ne fait pas rêver pour autant !

 

 

Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Féminisme, #Femmes - demain
Nous sommes tous égaux ... enfin presque

J'avais envie, terriblement envie de le revoir. Lui, le directeur de cette agence avec quinze mètres de façade, cet homme raide dans son costume gris de banquier, sûr de lui, méprisant le monde qui l'entoure tant qu'il pouvait continuer à jouer en bourse avec la vraie économie. Oui la caricature inhumaine de notre monde, le type froid qui m'avait reçu il y a un an déjà.

Je voulais le revoir en tête à tête, pour lui parler de mon emprunt, un crédit pour une voiture, un simple remboursement en adéquation avec mes revenus de cadre. 

 

Je me suis présentée au guichet, en précisant le rendez-vous avec le directeur, on m'a fait patienter dans le couloir, quelques minutes, il est venu, toujours dans un costume gris fade, une cravate triste, fidèle à son image. Il ne m'a pas reconnue quand je me suis assise face à lui dans ma robe d'automne, fluide et colorée, avec un gilet fin sur les épaules. Le décolletté plongeant sur ma féminité partiellement disparue. Je lui ai expliqué qui j'étais, une cliente depuis plus de vingt ans avec un crédit immobilier bientôt fini, un salaire de resposnable des ressources humaines, une voiture avec un crédit qu'il ne m'avait pas accordé. Pourtant il était sur le point de le faire, une cliente sans aucun risque m'avait-il précisé, essayant même de me proposer d'autres placements. Il allait imprimer les papiers du crédit quand mon foulard sur ma tête l'a interloqué. Il a essayé de cacher son interrogation, avant que naturellement je lui dise tout sur la maladie, ma maladie. Oui j'avais un cancer du sein, en plein traitement, de la fatigue, des douleurs et bien plus parfois, j'étais arrêtée pour quelques semaines. Et là, financier et personnage hautain, voire vomitif il est devenu. Me rappelant que mon état, mon statut de malade, d'humaine de seconde zone, ne me permettait pas d'avoir le crédit, sauf avec une assurance spéciale, et son baratin avec les pieds sur tous les freins possibles. Je lui ai gentiment rappelé que ce n'était pas contagieux car sinon il devrait raser son agence de m****.

 

Alors aujourd'hui je vais mieux, un an déjà, des cheveux courts, des douleurs encore, des traitements toujours, un peu moins toutefois, une vie de retour à mon poste depuis quelques mois. Mais comme la ville où j'habite est petite, les rumeurs vont vite, très vite. Je suis donc venue pour lui souhaiter un bon cancer, pas à lui, mais à sa femme. Car je sais que cette malheureuse souffre de ce mal honteux, de cette injustice ulcérante. Avec un sourire complet, je lui demande de revoir rapidement mon crédit immobilier car les taux sont bas, très bas même et que je pense me passer de ses services s'il ne propose pas mieux que son concurrent d'en face. Tout en agitant mes propos acides sur ses propors de l'année d'avant, sur son couple "allez-vous rester avec cette lèpre qui rampe vers vous ?", plus technique parfois "masectomie or not ?". La confiance, la défiance, les douleurs, le regard des autres, son visage hagard, perdu, sonné car les coups pleuvent de mon discours aigri.

 

Et puis face à cet homme minable, tassé soudainement dans son fauteuil, pris par des remords ou par un début de conscience face aux malades, à ses clients et clientes, je lui dépose une brochure prise en passant sur le trottoir. Je lui dit de profiter des promotions sur les contrats obsèques, à moins qu'il envisage plutôt de choisir dès maintenant le bois du cercueil. Et je sors, moi l'ex-malade, qui dorénavant doit se justifier d'avoir eu un cancer, en plus d'avoir souffert , pour tous les documents des banques et assurances, parfois d'autres aussi. Je ne suis plus une femme blessée mais une catégorie à riques, un être à part. Une double peine intolérable et pourtant quotidienne. Je souris car c'est lui ma seule cible sur son fauteuil gris, pas sa femme pour laquelle j'ai une pensée forte. Lui, ce représentant maudit d'une conscience sourde. Marre de ce système inégalitaire, sournois et presque aussi injuste que la maladie elle-même. 

 

Et si j'allais m'acheter une autre robe, aujourd'hui.

 

 

Nylonement

 

PS : ceci est une satire d'un monde bien réel.

 

Nous sommes tous égaux ... enfin presque

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - demain, #Féminité & Féminisme
Maison des Femmes

Notre monde est soit-disant déjà digital, tourné vers le futur, à grand renfort de coups de pub, d'applications et d'innovation, et pourtant la souffrance humaine est là, bien présente, si mal accompagnée, si peu écoutée, négligée à défaut d'être soignée.

 

Alors en 2016, des femmes prennent des initiatives pour écouter d'autres femmes, pour parler, pour sauver des vies, pour soigner des douleurs visibles ou invisibles. Non loin de Paris, à St Denis,  là où les services de santé font défaut de façon évidente, les femmes ont encore plus besoin de soutien pour traiter les problèmes de maternité, de planning familial, de violences conjuguales, de viols, d'horreurs comme l'excision, de douleurs diverses liées à leur vie de femme. 

 

 

La Maison des Femmes existe enfin, bâtie grâce à des dons et un projet défendu par un groupe de femmes-médecins et la très volontaire gynécologue Dr Ghada HATEM-GANTZER. Une communication forte mais surtout des actions concrètes, des visites chaque jour plus nombreuses des femmes de St Denis. Un refuge pour certaines, une première étape pour résoudre la difficulté de leurs vies pour d'autres, un centre de soins, physiques et psychologiques, pour luter contre les violences faites aux femmes.

 

Vous trouverez, vous mes lectrices, vous mes lecteurs, haitués à plus de légereté sur ce blog, de nombreux articles sur le net autour de ce projet, pour financer cette intiaitive, car il faut assurer la pérennité financière des soins et des soignants. Alors si vous souhaitez aider, faites-le, donnez sans compter pour sauver des femmes.

Nous soutenons, ma compagne et moi, cette maison au nom de valeurs qui résonnent dans nos coeurs, au nom de la fraternité entre les humains d'ici ou d'ailleurs, au nom de l'égalité des droits plus encore pour les femmes en danger. 

 

www.lamaisondesfemmes.fr

 

Un projet qui devrait être démultiplié et soutenu par notre solidarité de santé.

 

Liens web sur la MAISON des FEMMES : 

www.elle.fr/Societe/News/Reparer-la-souffrance-des-femmes-reportage-a-La-Maison-des-femmes-a-Saint-Denis-3304846

www.rfi.fr/france/20160709-maison-femmes-inauguration-saint-denis-france

 

 

Maison des Femmes
Maison des Femmes

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - demain, #Féminité & Féminisme, #Femmes - vous
Robe rouge
Robe rouge
Robe rouge

Leurs regards, leurs interrogations, si nous avions été dans une bande dessinée, j'aurai pu voir apparaître des grands points d'interrogation au-dessus de leurs têtes. Surprise et surtout l'éternel jeu des cases voire des préjugés, j'ai changé depuis ma dernière visite dans la famille. Car comme toujours le cycle naturel des cérémonies nous avait éloigné, car il n'y avait plu de naissances dans la famille, même chez les cousines germaines, encore moins de baptêmes ou de communions, le temps réunissait les grands, les parents, les adultes uniquement pour les enterrements. Depuis deux ou trois ans les mariages avaient ravivé le carillon des fêtes, de la foule, des retrouvailles. 

 

Mais je n'avais pas envie de me précipiter pour le revoir. Mes études en province, les longues révisions, la fatigue après les dîplomes, j'avais pu éviter leurs présences en filant en vacances avec des copines, loin de tout. Vacances, puis petits boulots d'été pour dépanner une amie qui créait sa petite entreprise, un job de marketing loin de mes objectifs profesionnels comme juriste. Je savourais le début de ma vie de jeune adulte, mon studio depuis un an déjà pour écourter mes déplacements vers les bancs de l'université, et aussi vers mon alternance, un cabinet à l'ambiance pro et de taille humaine. Je profitais de tout cela pleinement avec des sorties entre amis, des moments théâtre et danse. Des spectacles qui me libéraient comme les livres, un autre monde, des instants privilégiés, un peu de rêve. D'ailleurs ma vie souriait depuis la découverte d'une nouvelle, sur un blog, des mots justes, un atmosphère acidulé, parfois féminin, parfois féministe, surtout drôle. Une blogueuse, une vie proche de la mienne, des complexes, des doutes, des amours, des hauts et des bas, j'avais suivi les mots, pris des décisions pour moi. Des choix de vie, de nourriture, de silhouette, avec mon seul regard sur moi, mon miroir, le plaisir de changer, de refuser le regard des autres, d'être moi. D'assumer un peu, mais surtout de vivre comme je voulais être, cela voulait aussi dire d'ouvrir les yeux sur moi-même. Une rencontre, une psy, des vérités, des blessures mais surtout des fausses évidences, des carapaces faussement  confortables, j'avais dû comprendre mon parcours, ma vie d'adolescente, mon corps. Elle m'avait fait dire ce que je refusais de m'avouer, elle m'avait emporté dans un tourbillon de reflets, d'images du passé, de maux dans lesquels je m'étais conforté. Et après avoir appuyée sur les douleurs, elle m'avait donné quelques clefs, surtout elle avait mis en avant mes forces, ma réalité, mon corps en pleine révolution, mon envie de féminité, mon envie d'être enfin moi, avec en premier lieu mon regard, avec une vision honnête. 

 

Et naturellement j'avais changé, en prenant soin de mes jambes, mon premier atout fort, de mes fesses ensuite, de mon ventre en perdant des kilos, simplement comme amoureuse de mon nombril soudainement. Remodelant  ce renoncement, arrêtant cette facilité à enfiler une carapace devenue inutile, choisissant mes courbes, acceptant d'être non pas une autre mais bien la véritable de moi-même, plus mince sans être non plus en creux, avec des formes, sans être en excès de rondeurs. Quel bonheur, car j'ai retrouvé même en faisant un peu de sport, une joie intérieure, vite reprise par mon entourage pro, pourtant des personnes qui ne m'apercevaient que si peu. Des compliments, des sourires, du bien-être tout simplement.

 

Alors là, aujourd'hui, je ne me suis pas privé de venir, pour le mariage de ma cousine préférée, pour la voir avec son mari dans l'église, dans sa robe blanche, sur les marches et sous le soleil de plomb d'été, pour faire la fête. La famille se dit bonjour, découvre que les garçons et les filles ont bien grandi depuis la dernière fois. Les souvenirs, les photos échangées par le net, les vieilles blagues, les repas, la nostalgie et le constat. Les petits cousins devenus aussi grands que des basketeurs, les cousines maintenant enceintes, la  petite princesse choucoutée par tous dans le passé, modèle familial de barbie, présente aujourd'hui avec ces tatouages et sa petite amie, les murmures, les éclats de rires, la foule des grands jours, la famille au complet. Moi et ma robe rouge, courte pour dévoiler mes jambes bronzées perchées sur des escarpins sublimes. Leurs regards auxquels je ne donne que cette vérité. Rien de plus, juste des sourires vers la mariée.

 

 

Nylonement

 

Gentleman W

Robe rouge
Robe rouge
Robe rouge

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits, #Féminité & Féminisme, #Féminité & Sensualité
Vendredi

Je ne l'avais jamais vue.

 

Et pourtant elle était là, devant moi. Elégante dans cette robe choisie avec justesse, embellie par les conseils de cette vendeuse, dans cette petite boutique, proche de chez moi. Pas des compliments pour me vendre la plus chère mais pour prendre en compte mes courbes, les rondeurs du temps, les excès au-dessus des hanches mais aussi ma poitrine pulpeuse que je ne peux pas cacher. Que je ne veux pas cacher !

 

Car dans ce miroir, je me voyais enfin, j'ouvrais les yeux.

Lui, cet homme que j'aime m'avait un peu refroidi avec sa franchise, mais surtout en précisant que ce n'était pas un jugement ni même un reproche, juste un constat positif. Il n'était pas aveugle en me regardant, il voyait ma silhouette, nue ou habillée, en mouvements ou allongée sur un lit, il me connaissait par coeur. Aussi, ses sentiments étaient toujours les mêmes, plus encore quand il m'entendait me décrire, ronchonner face à mon corps dans le miroir. Là il se fâchait avec délicatesse. Ne cherchant pas à cacher la vérité, oui les rondeurs, mais s'opposant à mon regard négatif. Excessif même avait -il ajouté avec fermeté ! Car si d'un côté j'étais bien consciente que mon corps changeait, évoluait avec le temps, l'âge surtout, avec l'activité et le stress de mon travail, avec cet abonnement à cette salle de sport dont je ne rappelais pas mon dernier passage. Lors de mes instants personnels, sous la douche, en prenant le temps de bein étaler la crème ici et là, avec ce miroir juste derrière, j'apercevais mes jambes, mon buste, mes bras, ma tête. 

 

 

Vendredi

 

 

Et sans concession, je n'y voyais plus que le côté obscur, le relâchement ici, le petit boudin là, trop présent, ce ventre, cette peau molle ici encore, mes fesses plus rondes, mes jambes plus flasques. Pire encore, mes petits doigts, mes orteils sans charme, et il était entré, j'avais déballé mes impressions, une fois de plus. Il aurait pu rire ou m'écouter sans vraiment m'entendre. La routine de certains couples, la fadeur quand certains ne regardent plus l'autre. 

 

Mais son attitude fût inverse, choquante en recevant les premiers mots. Il refusait de croire en mon regard car lui voyait une autre femme. Certes il pouvait, il l'a fait partiellement, faire des remarques, constater lui aussi des changements. Nous n'avions plus vingt ans, et ma morphologie n'était pas d'être un mannequin filiforme. Alors il a défendu, pour s'opposer à ma défense trop sombre, à mes arguments trop négatifs. Il a pris le miroir, le vrai, celui de ses yeux, celui de mon corps, de ma réalité mais aussi de ses sentiments, de ses mains, lui si tactile. Nous initime, nous nus, nous en corps à corps, nous aussi dans des câlins. Il a exprimé clairement cette relation charnelle, mais bien évidemment il a pris ce recul sur la mode, sur mes tenues, sur notre quotidien. Sans reproches, mais fermement en opposition sur mes critiques infondées, avec de beaux conseils, avec des espoirs, communs d'ailleurs car lui aussi à sa silhouette qui a évolué, gonflé, changé. Il a repris chacune des courbes, les replaçant dans notre bonheur, dans mon allure, dans mon âge et dans mes désirs. Avec ses arguments, il ne m'a conforté dans mon corps actuel, mais avec quelques changements accessibles et réalistes, atteignables, et à mon ryhtme. Avec de l'amour, il a demandé à mes yeux d'accepter cette beauté matûre, naturelle et rayonnante. Elle est une part de moi, il m'en a convaincu, rajoutant sans coeur et ses émotions pour le dire, le redire et souvent le répéter. Changer, réajuster, croire surtout, se sentir aimer et au final s'aimer !

 

J'ai fini avec quelques larmes de bonheur, et un large sourire.

Il m'a embrassé, serrant toutes mes courbes dans ses bras.

 

 

Nylonement

 

Vendredi

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité, #Féminité & Féminisme, #Femmes - demain
 

 

 

Trouver le mot juste, l'adjectif qui serait le plus propice à me qualifier. Dans les yeux des autres, dans leurs cerveaux, dans leurs esprits, je suis une femme. Après, ils peuvent ajouter leurs choix.

 

Légère car d'un mois à l'autre, parfois il peut m'arriver de ne pas être accompagner par le même homme, un grand, un blond, un brun, un jeune, un moins jeune, je ne suis pas bloquée par leurs physiques, je recherche autre chose.

 

Libérée, car je ne cache pas ma gourmandise pour les hommes, pour des soirées ou des journées de pur plaisir, de jouissance. Mais derrière mes blagues, qui me mettent à l'égal des blagues sexistes des cadres avec lesquels je travaille, auteurs de tableaux de chasse et de petits culs, de phrases libidineuses, je suis peut-être une menteuse. Je joue, ils écoutent, ils ne gardent que leurs versions.

 

Allumeuse, car ma tenue est toujours très féminine, très glamour, sans aucune peur de montrer mon corps. J'y travaille chaque jour, chaque semaine  en faisant du sport, en courant au petit matin pour expulser mes idées noires, pour savourer la douche après. J'aime la mode, je peux ,sans limites ou presque, m'offrir les chaussures ou les robes de mon choix, j'aime les matières légères, les décolettés profonds, les coupes près du corps.

 

Sensuelle, car j'assume sans le cacher, bien au contraire, que je suis une porteuse de véritables bas nylon. Une couture, une jarretelle, un revers, le hasard s'amuse de la fente sur ma jupe, des longueurs un peu trop courtes de celles-ci. Je ne m'exhibe pas, je ne cache pas mes bas, le vent est un complice des regards avertis.

 

 

 

 

 

 

Froide, quand les mots ne sont pas plus grossiers. Car je ne couche pas ! Ils imaginent, hommes et femmes, ce qu'ils souhaitent, leurs envies, mes soirées, mes week-ends, mes vacances, mes nuits. Mais tout cela n'est rien. Car si je suis ainsi, c'est pour laisser mon corps respirer. Mon adolescence avec des kilos en trop, une famille, la province triste, tout cela est loin. Je vis pleinement mon corps de femme. 

 

Mais le soir, je profite pour sortir, pour lire, pour voir quelques amis. J'écris simplement.

 

 

 

Nylonement

 

 

 

 

Trouver le mot juste, l'adjectif qui serait le plus propice à me qualifier. Dans les yeux des autres, dans leurs cerveaux, dans leurs esprits, je suis une femme, après ils peuvent ajouter leurs choix.

 

Légère car d'un mois à l'autre, parfois il peut m'arriver de ne pas être accompagner par le même homme, un grand, un blond, un brun, un jeune, un moins jeune, je ne suis pas bloqué par leurs physiques, je recherche autre chose.

 

Libérée, car je ne cache pas ma gourmandise pour les hommes, pour des soirées ou des journées de pur plaisir, de jouissance. Mais derrière mes blagues, qui me mettent à l'égal des blagues sexistes des cadres avec lesquels je travaille, auteurs de tableaux de chasse et de petits culs, de phrases libidineuses, je suis peut-être une menteuse. Je joue, ils écoutent, ils ne gardent que leurs versions.

 

Allumeuse, car ma tenue est toujours très féminine, très glamour, sans aucune peur de montrer mon corps. J'y travaille chaque jour, chaque semaine  en faisant du sport, en courant au petit matin pour expulser mes idées noires, pour savourer la douche après. J'aime la mode, je peux sans limites ou presque m'offrir les chaussures ou les robes de mon choix, j'aime les matières légères, les décolettés profonds, les coupes près du corps.

 

Sensuelle, car j'assume sans le cacher, bien au contraire, que je suis une porteuse de véritables bas nylon. Une couture, une jarretelle, un revers, le hasard s'amuse de la fente sur ma jupe, des longueurs un peu trop courtes de celles-ci. Je ne m'exhibe pas, je ne cache pas mes bas, le vent est un complice des regards avertis.

 

 

 

 

 

 

Froide, quand les mots ne sont pas plus grossiers. Car je ne couche pas ! Ils imaginent, hommes et femmes, ce qu'ils souhaitent, leurs envies, mes soirées, mes week-ends, mes vacances, mes nuits. Mais tout cela n'est rien. Car si je suis ainsi, c'est pour laisser mon corps respirer. Mon adolescence avec des kilos en trop, une famille, la province triste, tout cela est loin. Je vis pleinement mon corps de femme. 

 

Mais le soir, je profite pour sortir, pour lire, pour voir quelques amis. J'écris simplement.

 

 

 

Nylonement

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Féminité & Féminisme

 

 

Journée mitigée, le soleil ne joue pas avec la lune comme dans une chanson joyeuse, mais avec des nuages distants, des brumes surprenantes pour un début d'année. Je patiente pour un rendez-vous, pour convaincre des clients moroses comme le business et la croissance de notre beau pays. La météo serait-elle aussi atteinte par cette contagion ?

 

 

Et elles passent, oui deux jambes, une ravissante paire de gambettes dans un gris opaque foncé, des talons en-dessous, une jupe corolle au-dessus. Un rayon de soleil les suivant de près. Impossible, je dois rêver, m'être endormi sur la chaise de cette terrasse, de ce café. Tout est là, un sac glamour et moderne, un petit haut fausse fourrure un peu tendance. Un rayon de beauté, un de ceux qui parle à mon bonheur version mode. Elles s'arrêtent. Je fais une pause sur elles.

 

 

 

 

Mon heure arrive, un bip de mon téléphone, je paye, je me lève en ramassant mes affaires, je file. Elles sont toujours là, en attente, même le soleil a poussé les nuages malicieux, la lumière juste autour des talons. Je cherche ma direction, justement par là, vers elles. Je traverse, je passe, j'aperçois un visage, une écharpe, le courant d'air qui justifie pleinement cet accessoire. 

 

Ravissante. Ce mot reste en moi. Car dans notre belle société, vous savez celle où vous vivez, payez des impôts inégalitaires, subissant des lois étranges parfois, profitant de la réalité simplement les autres jours, il y a délit de liberté d'expression. Vous en connaissez les tyrans, les barbus châtiant les infidèles, les humoristes et les personnes libres dans un amalgame honteux. Les mêmes, qui inculquent à leurs générations, un héritage crétin (non ce n'est pas une religion !) de mâles en machistes, avec des valeurs viriles et nébuleusement primaires. Ceux-là même qui pense que les femmes sont des êtres humains de catégorie inférieure, mais bien utiles pour le ménage, la gestion des enfants, la cuisine et le lavage de leurs linges. Ces hommes de tous âges, jeunes, enfants, élèves, étudiants, adultes ou vieillards jettent des mots, des saloperies, des insultes, des blessures sur le corps des femmes, mais apparemment ne se lassent pas de les regarder, ou ne savent détourner les yeux ailleurs. Oui ce sont des êtres primaires, n'oublions pas ! Ceux-là toujours qui voyant une femme élégante, belle, jeune ou vieille, libre de sa mode, ceux-là donc qui ne pense qu'avec un cerveau à deux boules, et semblent avoir une sexualité, du moins une vision bestiale, animale (ah moins que ceux-ci ne soient paradoxalement de grands consommateurs de vidéos de cul). Paradoxe de pensées, plutôt de réflexes conditionnés, ils insultent les femmes. 

Surtout ils ne les respectent pas. Jamais.

 

 

 

 

 

 

 

 

Alors j'assume ma personne, je suis un homme, un mâle, un esthète, parfois probablement un voyeur car je ne baisse rarement les yeux. Machiste, pas du tout, sauf en présence de femmes qui pensent que tous les hommes sont pareils, face aux féministes camionneuses et obtuses, je peux devenir macho extrémiste, le temps d'une joute verbale. Féministe, oui, sensible à la féminité, très sensible à l'équité et à la liberté de vie et d'expression des femmes : OUI !

 

Je ralentis, elle est derrière moi, je me tourne, elle arrive à ma hauteur se dirigeant vers la même rue, même trottoir. J'ose, une folie dans notre monde actuel, un acte peut-être filmé par les trop nombreuses caméras de soit-disant sécurité. Une liberté cachée, presque un geste militant pour la féminité, j'ose totalement.

 

"Mademoiselle, je sais que c'est interdit, mais pas insultant, vous êtes ravissante ainsi. Votre tenue défit cette météo. Vos jambes sont magnifiques, votre mode avec."

 

Dans un même tempo, elle freine, sourit, rit, s'illumine pleinement.

 

"Merci Monsieur, les compliments sont si rares, les insultes et sifflets trop souvent. Mais j'aime l'hiver, je le défis avec ce rose (sa jupe pour info), même si je dois jongler entre le chaud de mon gilet, de mes collants. Je défends aussi ma liberté de femme, d'être moi, avec la mode que je veux. Bonne journée."

 

 

Oui quelle belle journée !

 

 

 

Mots & Emotions

Nylonement

 

 

texte publié au printemps sur le blog

www.aboslue-feminite.blogspot.fr

 

 

 

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