Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits, #Féminité & Féminisme
Impossible

Que devais-je faire, ce matin, là, à la machine à café ?

Je suis restée dans le vague des murs gris, des affichages syndicaux, des consignes de sécurité, mon gobelet haud dans les mains. Perdue. Pour finir un rapport, je suis venue plus tôt, laissant les enfants dans les mains de leur père, prenant le premier train du matin. Des documents à relire, une synthèse à revoir, la première version ne me satisfaisait pas. Un doute, un bruit dans cet open-space si vide, les toilettes, j'ai poussé la porte. Elle était là, en larmes, effondrée.

 

Ma collègue, une charmante consultante admirée pour son talent de négociation, pour sa maîtrise des dossiers complexes et sa pugnacité à vaincre les freins politiques de nos projets. Brillante aussi par son élégance, toujours avec des tailleurs bien coupés, des chaussures qui nous rendent jalouses par sa capacité àchoisir le bon modèle tendance du moment, la plus adapté pour une réunion, une soirée, un séminaire, toujours féminine et admirable. Récemment mariée, quelques photos traînent sur son coin privé, une belle robe blanche, des amies, des collègues dont moi, son mari.

Impossible
Impossible

Elle, si exemplaire aux yeux des hommes comme des femmes de notre équipe, elle si différente là cematin, malgré un sursaut de fierté intérieure, pour ne rien laisser paraître. Les larmes étaient trop lourdes, le poids trop important, j'étais la première, la seule présente, elle m'a tout confiée. Un couple si heureux, du moins dans nos esprits, Toujours heureuse avec lui, des voyages, du shopping, des sorties, des belles photos, un beau mariage, mais finalement derrière cela une fêlure. Un goufre même. Une chute abyssale. Des douleurs, des traces, des bleus, des marques.

 

J'ai écouté ses propos, silencieuse face à l'énormité de la folle situation. Lui, elle, eux, une relation d'amour, une relation impossible. Leurs rapports ont toujours été compliqués, mais les sentiments estompaient la réalité. Pourtant flagrante. Puis il y a les moments , un soir, des doutes, des gestes, des paroles, une blessure. Un pardon, D'autres plus tard, toujours des cadeaux, des excuses, des promesses de ne plus recommencer, des chantages aussi, pour partager ses actes.

 

Et pourtant mon analyse sans bruit, figée par les mots si forts, abasourdie par la violence,var c'est bien de cela que nous parlons. Des coups, des gestes brutaux, des violences physiques, un sénario que je n'ose imaginer. impossible pour elle, comme pour aucune de mes proches, pour aucune de mes amies, aucune femme. Je l'ai aidé à se redresser, à sécher les larmes, à panser les plaies, les bleus sans résoudre les douleurs dans la chair mais aussi dans l'âme. Je lui ai donné deux comprimés pour dormir, appelant un taxi, lui donnant lesclefs de chez moi, un endroit neutre, loin de chez eux. J'ai prévenu mon mari, médecin de plus, pour qu'il l'aide à son arrivée, pour qu'il appele un collègue spécialisée pour constater les dégâts, présents et passés.

 

Là face à des murs gris, je suis restée loin de mon rapport, des chapitres à finir, perdue dans l'incroyable labyrinthe de la folie masucline, d'un homme qui croit s'assumet en battant sa femme. Faiblesse ultime, folie intérieure, je ne connais les leviers de ce processus impossible, d'autant que je n'ai jamais imaginé ou prêté attention à ce détail, surtout avec elle, si lumineuse. Devant mon écran, je reste troublée, car comment le voir, le prévoir, l'aider, réagir, comprendre, tant de questions.

 

Non, à cette violence invisible, à cet aveuglement extérieur, à ce silence intérieur. Heureusement aujourd'hui il s'est rompu, débordant, inondant de ses douleurs l'espae, libérant un début de soins, finissant ce lien entre eux.

 

 

Nylonement

 

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F
C'était aussi le thème du téléfilm de TF1 (26/01/2015) remarquable interprétation de Odile Vuillemin <br /> L'emprise est l'histoire vraie d'Alexandra Lange , mère de quatre enfants qui a tué son bourreau de mari , après une quinzaine d'années de calvaire .<br /> Acquittée * J'ai l'ai tué pour ne pas mourir *<br /> Constat terrible : 121 femmes tuées en 2013<br /> 216000 sont victimes de violence conjugale<br /> Huit sur dix ne portent pas plainte <br /> Un silence à briser <br /> Heureusement il y a des rencontres , des anges , des secours <br /> des aides pour sortir de cet enfer !
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G
La violence est comme le viol, un sujet silencieux, tapi dans notre société, si difficile à partager et pourtant si ces hommes là prenaient une raclée, une vraie bastonnade, il comprendrait enfin. C'est excessif mais animal comme leur comportement<br /> <br /> Bises
P
Vos articles, cher Gentleman W, parlent des femmes, de leur vie...et puis parfois de réalités si douloureuses. Comme la violence dans le couple, ce mal terrible qui frappe partout , même là où l'on si attend le moins. La violence physique est totalement destructrice, mais ne jamais oublier celle tellement plus insidieuse où elle se déchaîne en silence, sans coups apparents, mais seulement avec les coups bas de la destructions psychologique...et hommes et femmes en sont victimes. Simplement, aider les personnes qui en sont victimes à relever la tête, à se défendre, à se reconstruire...et d'abord à sortir de ce silence qui les étouffe.
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G
Il faut en parler, mais le sujet est difficile et complexe quand notre société sous-paye les femmes, ne leur donnant que peu de liberté financière pour partir loin des coups.<br /> <br /> BISES

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