Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Ordre de la JARRETELLE, #Nylon 2000..., #Nylon & Mode

Cachez cette cuisse que je ne saurai voir ... au-delà la la simple parodie, c'est un véritable débat sur le port des bas qui peut suivre aujourd'hui.

 

Quelle hauteur vous semble juste pour porter vos bas ?

 

 

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Copyrights  JFH.Photos

 

Car aux audacieux du regard, il n'est permis que de rêver sur la continuité de cette couture qui commence, là juste au-dessus de ce talon haut, et qui s'envole vers le ciel, pour disparaître avant sous une jupe, sous une robe. Du visible quasi palpable, la verticalité de cette ligne nous emmène vers l'intime, l'inaccessible face cachée de la cuisse.

 

Et ce bas nylon, avec jarretelles ou pour certaines parfois juste posé avec une jarretière moderne de silicone, quels paramètres vont intervenir dans votre choix, entre le genou et le haut de cuisse ?

 

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AKASHA by JFH.Photos

 

 

Revenons en arrière, dans le passé, aux premiers bas, de soie ou de coton suivant la classe sociale, entre renaissance avec le port de ceux-ci par les hommes, puis les femmes, puis uniquement les femmes sous leurs robes. Le bas a changé de hauteur, souvent boutonné au début, puis agrémenté d'une élégante jarretière pour les femmes du monde, d'un simple lien sur un bas roulé pour les autres. Le temps et les traditions se sont imposés suivant les pays et les cultures, avec quelques fantaisies de mode, même sur un élément caché de celle-ci. Pour arriver après la Belle Epoque, avec les années folles, où certes la libération de la Femme marqua un tournant, avec les garçonnes, avec les robes droites, la fin en partie des corsets, mais uniquement pour une part de la société, un peu festive, un peu plus aisée. Les bas de soie d'alors variaient entre le dessus de genou, comme une grande chaussette, sous des robes longues, pour remonter à mi-cuisse pour les robes plus courtes, en dansant le charleston. Après les habitudes et les photos plus nombreuses pourraient laisser apparaître deux tendances : les Etats-Unis avec le port du bas au premier tiers de cuisse au dessus du genou, la mode restant chaste, les premières jarretelles étant fort longues, et le mi-cuisse pour les Européennes.

 

En n'oubliant pas que le bas nylon, né et produit dès les années 40, encensé dans les années d'or 50-60, était un bas en nylon cristal, légèrement souple, peu extensible, pas du tout élastique. Il faudra attendre l'avènement du bas à couture, pour un bas sans couture, tricoté plus facilement, et l'arrivée des premiers fils type Lycra, pour donner une soudaine élasticité sans fin aux bas. Et malheureusement aux successeurs, les collants.

 

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JADWINA by JFH.Photos

 

 

Aujourd'hui, pour votre confort, pour un port occasionnel ou un port régulier, quelle partie de votre cuisse sera libre ou non ?

Ma curiosité et plus généralement la confiance, non indiscrète, partagée avec des femmes m'a permis d'avoir quelques réponses, avec des éléments qui justifient leurs choix, leurs habitudes.

 

Et bien évidemment la longueur de la jupe vient quasiment en premier critère. Car sauf envie de jouer à la burlesque girl égarée dans une rue de nos villes, il devient vite dangereux de se promener avec les jarretelles apparentes, revers de bas à mi-cuisse et jupe au-dessus. Pour favoriser notre imaginaire, les pinup existent mais en général elles le restent en privé, pour elles-mêmes, pour leurs amoureux ou pour des photographes complices.

 

 

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KATHARSYNE by JFH.Photos

 

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VENUSXIII by JFH.Photos

 

 

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SIRITHIL by JFH.Photos

 

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LALO by JFH.Photos

 

Une petite catégorie apprécie de porter le bas un peu à l'ancienne, bas et revers au premier tiers de cuisse, pour un côté vintage, parfois pour un côté coquin. Un choix pour celles qui aiment la liberté de ressentir la fraîcheur, le vent sur la chair.

Une plus large catégorie oscille entre le mi-cuisse et le deux tiers de cuisse, un choix d'élégance, qui permet les jupes courtes au-dessus du genou. Les jarretelles sont d'ailleurs souvent réglables pour ces longueurs supposées. Debout et plus encore assises, les femmes peuvent profiter du charme et de la douceur exquise des vrais bas nylon, sans s'expoer pour autant, tout en conservant ce mystère. Parfois un revers s'aperçoit, mais l'intime reste sauf.

Une autre petite catégorie aime sentir les bas au plus haut de la cuisse, ne laissant que les arrondis naturels des fesses pour seules limites. Un choix esthétiquement irréprochable qui s'impose dans certaines séries de clichés fétichistes ou sensuels d'Helmut Newton. Un confort ou un décision personnelle qui s'accompagne de la possibilité de laisser les jambes visibles, tout en flirtant avec un lerge revers de dentelle, si haut et si bien caché.

 

Certes les morphologies et les rondeurs et les creux, pour les rondes ou les trop minces, toutes les femmes trouvent dans les marques actuelles, dans les marques vintage, des tailles différentes pour s'assurer de la bonne hauteur sur leurs jambes. Certaines m'ont avoué que la saison et la fraîcheur variant, elles augmentaient ou réduisaient d'une taille pour ne pas avoir de sensation de froid. D'autres jouent de leur volupté, et du bonheur de laisser voir ou apercevoir leurs revers, pour un jeu de séduction choisi.

 

Finalement c'est l'envie qui détermine la bonne hauteur de cet accessoire indispensable à votre féminité, à votre mode. A vous alors de concilier des jarretelles adaptées, courtes ou longues, suivant différents modèles de porte-jarretelles, de guêpières ou de serre-tailles pour tendre avec souplesse mais justesse les bas sur vos cuisses.

 

Et puis, ce mystère doit rester. Contentons-nous de la couture qui est la clef de notre admiration, sans savoir à quelle hauteur est la serrure !

 

 

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JILL by JFH.Photos

 

 

 

Pour illustrer, j'ai piocher dans le book précieux d'un photographe, JFH.PHOTOS,  incroyablement amoureux de la Féminité. Cet homme discret partage avec nous ses clichés, ses modèles, ses jeux de lumières pour aiguiser nos regards sur l'esthétisme de telle courbe , de tel reflet, de telle ombre judicieusement choisie. Je suis très souvent surpris par la qualité, par la rigueur de beauté, sans érotisme excessif, sans vulgarité aucune, par ce regard respectueux de la volupté de chacune. GRAND MERCI pour ce bonheur !

 

 

Nylonement

 

 

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture, #Femmes - vous

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NYLON-VOLUPTE.com a dû être un des premiers blogs à partager son enthousiasme pour le magazine FEMME MAJUSCULE, dès la première parution.

J'avais aimé cette nouveauté dans le paysage des médias féminins, très ou trop formatés autour des jeunes, des jeunes femmes, des femmes jeunes ou alors vraiment seniors. Or les quadras actives, les quinquas assumant leur féminité, leurs libertés et leurs corps, et au passage leur âge, tout cela se trouvait être sans réels repères.

 

Tant dans le contenu que dans la représentativité dans les publicités (j'ai déjà de nombreuses fois écrits sur les fameuses crèmes anti-âge vantées par des jeunettes de 17 ans maximum, paradoxe, bêtise ou mensonge ?).

 

Aujourd'hui je vous recommande le nouveau numéro de FEMME MAJUSCULE paru début septembre, toujours bimestriel, toujours aussi intéressant, tant pour le débat central, bien écrit, bien monté, que pour les articles annexes, intelligemment rédigés et illustrés dont le très realiste cocktail de mode. Un certain nombre de pièces de votre dressing, des basiques et des plus tendance, et autant de combinaisons de mode au quotidien. Voilà une saine lecture, à lire, à partager ensuite avec les copines.

 

Pour qui ? pour les quadras, les quinquas et même plus, mais toujours avec autant de dynamisme, de sourires, de bons sentiments et de féminité.

 

www.FEMMEMAJUSCULE.fr

 

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Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

La vie, elle n'est pas finie, elle laisse des traces derrière moi, une soixantaine d'années, mais je vais dévorer les prochaines, dix, vingt, trente peut-être. Je ne vais pas me complaire dans les futurs rhumatismes et les aléas physiques de l'âge, ils viendront bien assez vite me prendre dans leurs tourbillons. De plus je ne suis pas vieille, ma mère l'est. Avec son âge réellement avancé, sa perte de repères, la bascule de sa maison vers une maison de retraite médicalisée pour y être choyer, pour dormir plus tranquille, la sachant bien entourer, mais aussi pour l'avoir plus proche de nous pour la voir chaque semaine, pour dîner ensemble parfois.

 

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Mais sur mon balcon, je regarde le vent frais de l'automne, il plie les dernières plantes, les dernières fleurs colorés de mes massifs. Si le soleil revient, je me poserai là pour sentir sa chaleur, sinon, je vais me glisser dans cette longue tunique en laine, bleu colbalt, achetée avec ma fille et ma petite fille, le week-end dernier. Toutes ensemble, entre femmes, nous avons fait les boutiques, parfois des trucs de djeun's, mais j'ai surpris leurs regards avec cette tunique pétillante, qui moule mes formes, encore si féminines. Nous avons fait des étapes pour acheter des vernis à ongles, de la couleur aussi et des classiques, beige, rose et rouge.

 

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Des accessoires, ces fantaisies qui égayent mes tenues, pantalons et pulls, chemisiers et jupes, j'en ai des tonnes, et j'aime aussi plus que tout, les partager avec elles. Nous échangeons, nous jouons de nos années, de nos choix de mode, nous nous transmettons nos façons de l'associer.

La lingerie aussi, une obsession à fleur de peau, une touche que ma mère m'avait donné dès mon adolescence, il y a bien longtemps. "Soit bien avec tes dessous, tu seras lumineuse avec ta robe." Alors on a pioché, essayé, rigolé de nos trois bonnets C qui semblent traverser nos gènes, remplir nos soutien-gorges. Combinette en soie, caraco en coton, jarretelles mystère pour la plus jeune, nous avons caressé les dentelles, mesurer le confort des modèles, et finalement choisi, par défi, par goût similaire, par envie le même bleu soyeux. Chacune sa déclinaison, le balconnet, le push-up, le simple avec armatures, la culotte, le shorty ou le string, nous sommes ressorties en riant, heureuse de ce lien entre générations.

 

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Et quand ce soir, tout le monde était autour de la table, avec un plat chaud, des discussions entre nous, j'ai eu une petite émotion intérieure, pour que cela dure éternellement. Je peux, je veux vivre ma retraite à 100%, en voyageant, en lisant, en faisant des activités variées, en jouant encore la séductrice pour cet homme que j'aime depuis de nombreuses années. Senior, peut-être pour leur faire plaisir, à ceux qui veulent une case pour m'y nicher, mais je suis femme avant tout, bien dans ma peau, sereine !

 

 

Nylonement

 

 

 

 

 

Octobre rose 2014

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Féminisme

Exceptionnellement, j'ai choisi de montrer des seins, pas la mode, pas la belle lingerie qui habituellement les couvre, pour vous parler de la campagne annuelle "OCTOBRE ROSE". Une initiative pour lutter contre le cancer du sein, une des premières causes de mortalité féminine, qui reprend tous les thèmes qui concerne ce sujet : la prévention, le dépistage, l'accompagnement thérapeutique, le soutien moral, parfois financier, les réponses aux nombreuses questions des malades et de leurs proches.

 

Nous, elle, elles, vous êtes concernés car votre soutien, votre épaule sera là quand la douleur sera trop grande, quand le silence des autres amis sera trop pesant, quand la maladie sera trop forte.

Oui aidez les malades dans cette longue phase, avant-pendant-après, des étapes qui ont chacune une souffrance car elle touche la féminité, en l'occurence un symbole fort que représente la poitrine, avec  tant de doutes.

 

 

 

 

Soutenez, parlez-en, participez aux initiatives diverses, mais surtout tendez l'épaule à votre soeur, votre mère, votre fille, votre cousine, votre collègue, votre amie, qui aurait le malheur de découvrir ce mal en elle. 

Dépistez, car l'ignorance n'est qu'un facteur aggravant quand le cancer est trouvé trop tardivement.

Espérez fort car plus la maladie est détectée tôt, plus elle est soignable.

 

Aidez, Aimez !

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité

Lui, il est ma seule obsession, surtout depuis notre rupture, il est le type qui m'a arraché le coeur. L'homme qui m'a fait pleuré pendant trois semaines, au point d'être arrêter par mon médecin, de me droguer de médicaments pour m'endormir, il est ce cauchemar qui m'a ébranlé des pieds à la tête. 

Rien n'a résisté au choc de son départ, du moment où je l'ai foutu dehors, incompatible en fidélité, impossible petit ami pour durer dans une relation de vrai couple, justement au moment ou je croyais que nous deviendrons un jour mari et femme. Je l'ai vomi, je l'ai insulté, je l'ai viré, j'aurai pu presque le tuer. Finalement je l'ai maudit.

 

L'amour, j'y croyais, sans être fleur bleue, loin de là, mais j'y croyais naturellement en approchant la trentaine, en voyant les autres se marier, les couples souriants chez les amis, les premiers bébés, les premiers appartements, plus grands, un confort qui me plaisait. L'amour je le voyais avec lui, totalement entre nos deux corps fougueux dans le lit, sous la couette, sur le canapé, partout, et puis nos deux esprits complices, nos fou-rires, nos instants fusionnels.

 


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Mais les soirées ont fait leur travail, le boulot, un gros projet, les semaines folles, des heures, des dizaines d'heures, des taxis tardifs, je me suis épuisé pour oublier la vie à deux, pour l'oublier intégralement. Tout était effacer.

 

Un soir, un livre, une pause, des mots dans un tas, et là, son écriture, rare, sensuelle sur les premières pages, un aphorisme sur la beauté, un clin d'oeil à ma féminité, à mes jambes. Il les adorait, il me cajolait, me tendait toujours les bras, à chaque moment de fatigue, à chaque instant de doute. Toujours présent pour m'aimer, simplement me le dire, en silence avec son corps, avec son parfum.

 

J'ai justement retrouvé son tee-shirt, un bout de lui, dans un tiroir, je me suis lové dessus, j'ai dormi avec, il me manque. Et si son histoire, ailleurs, n'était qu'une faute, une erreur commune. Je ne trouverai pas la solution, mais j'ai d'autres moyens, celui de mon coeur qui ne l'oublies pas car je l'aime, profondément.

 

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Et si je repartais à sa conquête, je le retrouvais pour lui montrer la femme fatale, celle qu'il adorait, que j'avais mise de côté, accaparée par la routine du boulot. Bas et belle lingerie, petite robe noire, escarpins ou bottines, j'hésite encore. 

 

Elodie, une amie commune, fête son anniversaire, son nouveau job, son nouvel appartement avec son copain, une soirée idéale pour le recroiser, pour l'attraper à nouveau dans mes bras, pour lui dire combien je l'aime. Impossible, il est ma seule obsession.

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité

Jamais du haut de mon enfance, de mon adolescence rebelle, je n'avais vu cette femme, cette amie de ma mère autrement que comme une mégère, une bonne femme mal fagotée et pleine de prétention. Je l'avais classée dans les bourgeoises qui persifflent sur les autres, en oubliant de regarder leur propre misère. Mais finalement ce n'est peut-être qu'une vision hâtive, surtout renforcer par la présence de son fils unique, chouchou sans appel, surtout illustre petit con. Celui-ci était toujours fourré dans les coups les plus infâmes du collège, fielleux personnage, toujours sauvé par sa maman chérie.

 

Alors quand elle avait proposé à la mienne, de m'encadrer pour un stage d'entreprise, je voyais déjà mes journées semblables à celles de cendrillon, en esclave de ses deux  soeurs malfaisantes, supportant ses sarcasmes à chaque minute, la sorcière avec le nez boutonneux. Un cauchemar !

 

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Mais c'est une fée, une magicienne avec une baguette, en fait plutôt des pinceaux. Pas un chaudron de potion verdâtre, mais un univers fantastique, celui de la photographie et du cinéma, elle est maquilleuse pour les comédiennes en particulier. Elle a ses habituées, celles qui ne font confiance qu'à elle, celles qui ne veulent être poudrées que par ses soins.

 

Là avec sa mallette magique, derrière les lumières, dans les coulisses, je me suis faite toute petite, j'ai ouvert grand mes yeux, pour capter ses gestes précis, les poudres et autres crèmes, les jeux de teintes, d'ombres et de flous qu'elle pose avec une dextérité incroyable. Le premier jour a fini si vite, que je n'avais pas vu l'heure, que je serai restée des heures encore. Ce fût pareil les jours suivants, une expérience surprenante, si loin de l'image que j'avais d'elle. D'ailleurs en faisant les allers et retours ensemble dans les transports en commun, nous avons discuté de son travail, de sa passion, de sa technique. Mais aussi de toutes ses actrices qui lui font confiance, elle m'a confié être un peu triste de ne pas avoir eu de fille, pour transmettre ou juste partager cela. Nous avons ri, nous nous sommes découvertes des liens. 

 

Elle si proche, alors que le la croyais si éloignée de moi, encore un message flou de mon parcours d'adolescence. Depuis ce stage, je la vois régulièrement, j'aime parler de maquillage, de nouveaux produits, de mode, de tendances et de féminité. Je découvre son univers avec envie, comme une amie, même si nous avons pas le même âge.

 

 

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La délicieuse Alice TAGLIONI

 

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Toi, avec ce souvenir revenu par hasard hier, ce regard, cette présence, toi tout simplement dans ma tête.


Toi mon amie, fille d'une collègue de ma maman, rencontrée par hasard lors d'une exposition de peinture, ce premier regard, ce coup de foudre amical. Tu étais là, exquise dans ton petit tailleur si féminin, si chic pour un lieu où tout le monde frôlait les sculptures, avançait vers les toiles, se jetaient sur les petits fours.


Naturellement, tu avais cette élégance, cette matûrité avancée, car lycéenne tu aurais pu être plus décontractée, plus casual, et finalement, tu excellais avec ta chevelure brune, ces yeux si persants. Quelques pas, des talons, ta voix douce de future hôtesse de l'air, ton regard posé, tes mots justes, et soudain un vide, juste toi et les autres ailleurs. Oui j'aurai pu tomber amoureux, je l'ai peut-être été un peu d'ailleurs, mais il y a prescription, et uniquement de bons sentiments pour me rappeler encore aujourd'hui de cette première fois, de notre discussion comme des amis déjà, depuis cinq minutes, depuis plus longtemps.


Nous nous sommes croisés, appelés parfois, le téléphone coûtait cher, l'internet était un embryon militaire et universitaire, loin de nos pensées, j'ai dû t'écrire, te dire ce plaisir de te voir, de parler mode, de parler de tout d'ailleurs. Un soir, j'ai invité quelques amis, quatre ou cinq, une table, mon premier repas d'adolescent responsable, une entrée avec du saumon fumé, un plat au four, un dessert, et surtout du champagne rosé. Tu avais aimé ce détail, ce choix féminin et bienvenu à tes yeux. Nous avionsnotre permis, j'ai roulé vers toi, discuté avec toi en écoutant Daho, ton idôle. Belles soirées ou instants entre amis car oui déjà sans le savoir j'admirais ton allure de femme, de jeune femme au potentiel affirmé. Talons toujours, collant impeccable, jupe années 80, tes sourires, tes doutes, tes études aussi. Nous avons parlé de tout, puis la vie nous a emporté chaque côté de France, moi pour mon premier job, toi avec tes avions, ton mari, tes enfants. J'avais des nouvelles par ta mère, par ma mère.

 

Et puis un jour, j'ai appris que cette putain de maladie, celle que l'on veut croire ailleurs, ou pour les vieux ayant déjà vécu une longue vie, pour les autres. Ce cancer t'avait attrapé dans ses griffes, toi jeune, trop jeune, nous avions le même âge. Trop jeune, trentenaire, de jeunes enfants, ta vie que tu menais avec détermination, avec envie, avec sourires malgré cela. Toujours forte, toujours féminine, une silhouette soudainement atteinte, un corps en agonie, luttant sans force.

 

Laurence, tu me manques soudainement, cet éclat hier, un lien sans réel rapport m'a rappelé ces instants ensemble, mais plus encore ta beauté, extérieure et rare, intérieure et lumineuse. Toi, mon amie, tu me manques car je ne peux prendre internet pour te glisser des photos, des mots, des rires et des sourires, pour te dire, si fort cette amitié, ces sentiments forts, cette admiration. Tu n'es plus là, partie trop tôt, trop loin.

 

Toi, mon amie, tu étais une petite femme, au coeur d'or.

 

 

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Nylonement

 

 

 

 

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