Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Et si demain, encore après-demain, les personnes qui vivent autour de nous, là-bas, là-haut et un peu plus loin s'aimaient. Si cette magie de NOEL, si simple et rudimentaire devenait uen réalité pour éviter les jalousies et les envies de règne de pouvoir des uns, des autres, des frustrés et des envieux, des nombrilistes et des vaniteux, des ambitieux et des malhonnètes.

 

Oui l'idélaiste qui se cache derrière l'esthète, parfois espère si fort que demain sera meilleur, sera la joie et le bonheur à chaque coin de rue, avec des amies, des copains et des nouvelles relations, avec respect et surtout avec humanité.

 

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Je crois en l'humain et pourtant de si nombreuses fois, j'ai pu être déçu, alors un jour j'ai pris mon clavier pour clamer mon admiration, mon profond respect et ma gourmandise des féminités, de toutes les féminités, des plus excentriques au plus discrètes, des plus inconnues ou plus exhibées, des sous-estimées au plus affirmées, je crois en vous, je crois en ELLES.

 

NOEL est un bonheur simple pour moi, car il est dans les yeux ébahis et encore émerveillés de mes enfants, dans leur candeur et leur fragilité, dans les palpitations et leurs explosions de battements de coeur. Je crois en ces moments forts, courts et intenses, ceux où l'on dit son amour avce un paquet même les plus petits. Aujourd'hui j'ai vu, j'ai eu avec moi, auprès de moi mes enfants, mes parents, mes grands-parents, et des échanges, des partages, des périodes de vie, de souvenirs et d'oublis aussi.

 

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Et ce soir, j'ai eu une émotion intense quand mon adolescente, grande par la taille, petite et fragile à l'intérieur, grande par la maturité, même encore enfant m'a montré le cadeau de sa grande mamie. Elle était heureuse, elle était touchée, car celle-ci lui avait amené un petit rien, un symbole, trois petits paquets de gâteaux secs, entourés d'une serviette en papier noué. De la récup, de la maison de retraite, rien et tout à la fois. Ma fille a gardé précieusement les gâteaux et comme moi, elle saura les savourer avec le goût et des pensées émues. 

 

Aimer vous, car de ces gestes simples naissent, naîtront de belles âmes.

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Elle avait pris les affaires, remplit la voiture, le coffre et un peu plus, de tous les cadeaux et des petites attentions, des détails pour NOËL. Deux jours avant la date , elle avait  pris le temps de se rendre dans cette maison de campagne, pas si loin de tous, les invités et surtout la famille, les différentes branches qui vivaient dans chaque coin de France, parfois même à l'étranger.

 

Elle avait aéré les chambres, refait les lits et installé les couettes et les édredons à l'ancienne dans chaque alcove devenue chambre dans cette maison de famille. Les anciens communs étaient devenus des extensions avec salle de bain, avec des chambres cocooning et des mezzanines, un lieu de vie et de passage, pour les fêtes et les anniversaires, une maison dont tout le monde avait la clef. Un grand jardin donnant sur la forêt, quelques chênes, un tilleul, un noyer, des coins avec des pivoines et quelques arbustes, tout cela vivait, s'entrenait presque naturellement.

Des lapins passaient encore sur la pelouse, elle les observait entre deux préparations de terrines, elle souriait en repensant à son enfance, debout sur un tabouret à côté de sa mamie, faisant des sablés, des bonhommes avec une découpe, des yeux en sucrerie, une robe en glaçage, elle se souvenait de tout et surtout des odeurs, de cette gentillesse et déjà des lapins qui gambadaient ici et là.

Elle pensait à sa tenue, irrémédiablement entre rouge et noir. Collant ou bas rouge, elle hésitait, sa fantaisie, son plaisir.

 

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Pin-Up de Noël

 

Elle avait décoré le sapin extérieur, planté par son père pour la naissance de sa soeur, un souvenir d'elle qui sera absente, emportée par la maladie, en son sein. Elle avait un creux dans le coeur soudainement mais aussi cette joie de continuer pour les autres, pour demain voir les voitures arriver, les coffres s'ouvrir, les cache-caches reprendre entre le potager endormi par l'hiver, la grange et son foin, les coins et les recoins, les enfants et les petits-enfants.

Elle attendaient et s'occupaient à la décoration, une bougie rose, sur la nouvelle commode noir de l'entrée. Un fourre-tout offert par ses enfants, pour que chaque membre est son tiroir à bazar, son lieu personnel. Elle l'aimait ce meuble, elle avait accroché un long miroir en horizontal au-dessus. Il donbnait vie et retour sur cette vie, sur la pièce en face. Une grande pièce qui avait son entrée, la porte principale, avec un large escalier en pierre, en face, vers l'étage et les chambres. Mais aussi directement la cuisine, elle-même ouverte malgré sa taille immense, ses deux plans de travail, ouverte vers le salon. Une grande table, longue comme cette longère, marquait la frontière entre les repas et le repos des trois canapés, près de la cheminée. Elle aimait s'asseoir en regardant les bûches craquant dans le feu, le châleur visuel, le calme de  la nuit qui tombe trop vite.

Elle s'agenouillait, se lovait dans le coin, changeait de place, ajoutait des déocrations, avec un peu de rouge, comme son rouge à lèvres. Sa couleur. D'ailleurs, elle avait le privilège d'avoir une large chambre, peinte en rouge, son lieu, son antre.

 

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Elle avait placé les cadeaux et d'autres bougies, avec un thème, entre rose et violet avec des touches argentés, elle se sentait bien, elle serait la maîtresse du lieu demain. Encore des paquets et du bolduc brillant.

NOËL pour tous, pour eux, pour vous, pour les quinze adultes, les six adolescents et les dix petits-enfants, une marmaille, une vie pétillante. Des adoslescentes et des petites filles et des jeunes femmes en devenir, en chemin vers leur féminité, elles piocheraient demain dans la garde-robe vintage de Mamie, un jeu complice dans le grenier, dans le dressing des femmes. Elle adorait ce moment entre les générations, avec ses souvenirs, ses bisous, et des essayages, des acecssoires, des paires de bas, et parfois des "talons comme Mamie."

 

Elle avait invité aussi le vieux garde du lieu, celui qui avec fatigue, discrétion et envie, remettait ce jardin à neuf, à son ryhtme. Vieil homme mais fier d'être avec ce coin de famille qu'il avait vu grandir, et qui lui permettait d'être un grand-père de substitution, un homme avec une cravate, une fois par an. Car ce paysan avait un secret, qu'elle partageait avec lui.

 

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Oui chaque année, il arrivait un peu en retard, toujours après le passage d'un gros hommes rouge avec sa barbe blanche. Les enfants avaient installé des petites bougies pour guider le traîneau, lui était apparu. Cet homme qui parlait avec une grosse voix, qui faisaient scintiller les yexu des petits, et parfois des grands, en mal de souvenirs passés. Lui, le jardinier timide était le père Noël.

 

Bonnes fêtes à toutes et tous.

 

Pensez à vos proches,

A vos ami(e)s,

A ceux que vous aimez, ici et plus loin,

A ceux qui pourrait venir à votre table,

Dans la magie de ce jour !

 

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Publié le par Gentleman W.
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Seule pour les fêtes de Noël, seule pour la première fois, ici dans un univers de lumières.

 

Elle avait reçu  cette invitation la semaine dernière, elle l'attendait depuis des mois, alors comment refuser un début de rêve américain. Seule dans New-York, derrière cette vitre d'hôtel de luxe, seule dans un taxi aseptisé, venu avec une pancarte à son nom la chercher dès la sortie de l'avion. Une chambre, une grande chambre, trois lits, un semblant de suite ou la démesure locale.

 

 

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Elle avait pris le temps de regarder autour d'elle, de se reposer, de sortir ses tenues, de prendre possession des lieux, juste pour elle, et pour un mois. Une proposition de télévision, de nouvelle tête pour une chaîne en langue espagnole, une émission pour elle sur la mode avec une french touch. Belle et radieuse, heureuse de tout ce chamboulement de dernières minutes, de ce début de vie, tout nouveau, elle sommeillait déjà en pensant rattraper au plus vite le décalage.

 

 

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Elle était loin de sa famille, en cette période de fêtes, quel dommage pour tous les moments rares et étincelants qu'elle partageait chaque année avec ses soeurs, sa mère, son père et les autres membres de la famille. Un pincement, des étincelles dehors, des sirènes de police, la vie grouillante juste en dessous d'elle, et les lumières de la ville.

 

Elle était loin de lui, heureuse de cette opportunité, de cette fin prématurée, elle ne l'aimait plus, elle était partie, définitivement.


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Actrice : Astrid BERGES-FRISBEY

Photagraphe : Pablo DELFOS

S MODA Magazine (langue espagnole)

 

 

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Publié dans : #Femmes - vous

Comment je me suis retrouvez là ?

Je ne sais encore aujourd'hui comment répondre à cette question, mais les centres commerciaux sont si grands, si tentaculaires, que j'ai dû faire une pause dans un coin, une impasse ou un boulevard de ce labyrinthe pour sentir la force et le folie des préparations de Noël. Un flot incessant de personnes qui passent, se poussent, parlent et négocient au téléphone, s'insultent au passage, pleurnichent pour les plus petits. Chacun son rythme, doucement pour les vacanciers des galeries commerciales, ces gens mous et en balade rituelle sans but dans ces zones commerciales, ou les excités, les énervés qui poussent leur chariot, plein ou vide d'ailleurs, pour profiter de quelques ventes flash, de bonnes affaires. Moi, j'étais assis, là sur ce banc de bois, héritage d'un coin de rue du vieux village sans doute. Un coin d'humanité, peut-être de non-sens, car je ne faisais rien, paradoxe non vertueux de notre société de consommation.

 

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J'observais, ce rôle hérité de ma période chat, je vous raconterais cela cette semaine. D'un côté un hall de présentation de voitures, d'un marque connue, arborant des slogans qui font passer l'achat d'une voiture pour un acte citoyen, indispensable pour la planète, et surtout doux, voire insignifiant pour le porte-monnaie. Des mâles, un nombre conséquent de mâles aux hormones suractivés. L'odeur de l'huile de moteur est elle un facteur de fusion amoureuse avec une paire de jantes. Je ne sais pas, mais combien de ces hommes ont pliés les genoux pour voir, non pire caresser les jantes, les courbes de la voiture. On parle avec son ami, ou inconnu, on vante le plaisir, le désir de ce sensuel objet. Peinture vernie, parebrise multicouche, rétroviseurs multifonctions, phares ergonomiques, moteurs et puissance, j'avais un zoo, non une vitrine, où les paons se pavanaient, faisaient la roue autour des quatre roues immobiles. Ici et là quelques femmes, plutôt sans émotion, reluquant la vitrine de sacs à mains en face, cherchant un improbable objet futile dans le leur. Rien de particulier, si ce n'est ce jeu de courbettes, de séduction entre l'objet voiture, l'homme et parfois sa femme, pour la quête d'un "oui", d'une émotion partagée, du moins fortement encouragée. Les enfants ont grandi mais les jouets aussi. Le prix aussi.

 

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De l'autre côté, un salon de coiffure, une chaîne au kilomètre, sans rendez-vous, dans une totale indifférence, entre quelques coiffeuses et des clientes, on turbinait ici. Des femmes, surtout des femmes, encore des femmes, et un autre jeu, un autre zoo. Quel animal, je ne saurai vous le dire, par respect envers vous, les femmes que j'aime tant. Mais ce jeu de sac, d'accessoires, de regards vers les unes, de miroirs avec les autres. La marque du sac énorme en avant, la non-chalance pour le jeter sur un fauteuil mitoyen, sans désir, mais avec la douce envie de se pavaner en disant "moi je l'ai". Le foulard de marque, faussement tombé, ramassé à la hâte dans les cheveux sur le sol, secoué, pour paraître, pour gonfler les plumes, les couleurs face aux autres. Gourmettes bling-bling ou discrètes manchettes, chacune se montrait, se regardaient, ou se jalousait. J'observais ce jeu subtil, conscient de chacune, pour exister dans ce lieu de bien-être capillaire. Jolies robes, festival de tunique, du gris perle au beige, avec fines ou larges ceintures sur les hanches, des manteaux variés remis à la va-vite pour aller faire du shopping, des bottes et ce jour-là un concours, inconscient cette fois, de cuissardes. Elles brillaient de beauté, de coiffure souple, de bonheur acquis à coût de mèches, de carré plongeant, de souples coupes mi-longues, de blondeur nouvelle ou renouvellée, de cheveux bruns fiers et brillants. Une large palette de vos féminités et de vos comportements. 

 

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Deux vitrines du zoo, celui du paraître et de l'existence via un objet, un vêtement, une allure. Les circonvolutions de ces êtres humains ou de ces bipèdes excités, je me suis levé, pour rejoindre le calme de la rue adjacente, pour rentrer chez moi, calmement, en récupérant deux tartelettes au chocolat et coco, mon plaisir du moment. Ecrire encore pour vous ensuite.


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Copyrights Lovelypepa.com

 


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      FLAVOR

FLAVOR, LE MAGAZINE DES FILLES PAS COMME LES AUTRES EST EN KIOSQUES !

COUVERTURE FLAVOR 47

EN COUVERTURE : INNA MODJA

À l’occasion de la sortie de son second album, Love Revolution, Inna Modja, amie de longue date du Flavor, se confie sur sa musique, son nouvel amoureux … et ses cheveux !

SUJET LOU LESAGE, ROCK'N'ROLL BABE

L'ART DE SE FAIRE REMARQUER

Comment sortir du lot ? Flavor est allé demander à des pros de la sélection leurs critères pour ne plus jamais passer inaperçu !

APERÇU SUJET : L'ART DE SE FAIRE REMARQUER

LA FACE CACHÉE DES CONTES DE FÉES

Le conte de fées prend un sacré coup de jeune grâce au cinéma ou encore à l’art contemporain. Flavor a enquêté sur le phénomène, sans raconter d’histoires.

APERÇU SUJET : LA FACE CACHÉE DES CONTES DE FÉES

ROUGE BAISER

Tout ce que vous devez savoir sur la bouche rouge mate, It-maquillage de l’automne !

ROUGE BAISER

Et aussi l’actrice et humoriste Audrey Lamy nous livre ses conseils de sexy attitude, la top model et actrice Amber Anderson intime et notre sélection culturelle !

AUDREY LAMY

  

Le Tumblr Flavor

Séries mode, backstages, archives et collaborations, Flavor se décline aussi sur Tumblr. Retrouvez notre nouvel univers sur flavor-magazine.tumblr.com

 

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Le mois d'octobre est rose pour vous rappeler que vous devez soutenir vos proches, vos amies, vos femmes, vos compagnes, vos filles, vos mères, vos copines face à cette maladie trop courante. Passez le message de la prévention, c'est utile, rassurant et surtout plus facile à soigner dans une détection précoce.

 

OCTOBRE ROSE se finit bientôt, mais l'action continue avec le nouveau ROSE MAGAZINE. Il est pour vous !

 

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ROSE Magazine

Une belle initiative pour aider,

accompagner, vivre ces moments-là

 


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Comment vais-je revenir dans mon unité ?

 

Je suis en vacances depuis près de deux semaines, ici au bout du monde, en Afrique du sud, à la rencontre d'un pays aux multiples facettes, de Cape Town en passant par les Winelands, puis les terres arides vers le Lesotho, Johannesburg, les townships, et finalement les big Five. Un jour près de la piscine, dans un lodge incroyable, avec au lever, du haut de notre cabane accrochée à un baobab, les éléphants, les fameuses springboks sautillantes, un rhinocéros discret et grincheu, le lendemain dans la nature avec les chaussures de marche, mes rangers, le sac à dos, le soleil, mais pas de maillot de bain. Enfin les soirées dans les environs de Cape Town, sur une terrasse, chez un ami, avec un verre de sublime chenin blanc, racé et savoureux, la vue sur la mer, la piscine à proximité, jour et nuit, le paysage idyllique, la vie insouciante.

 

Certes j'ai toujours aimé l'Afrique, durant mes missions à Djibouti, en contact avec les populations locales, pour nos livraisons humanitaires, atterir au milieu de nulle part, pour aider des personnes en détresse, donnant du réconfort moral en étant présente. Moi, pilote de mon gros bourdon, mon C160 Transall, un avion de transport pour la troupe, mais plus souvent pour du matériel et ici en Afrique pour de la nourriture, ailleurs pour livrer un hôpital de campagne. Dans ma tenue de vol, dans la poussière de la brousse, d'un endroit devenue piste d'atterissage, j'ai cet air chaud, j'aime ces responsabilités qui font de moi un commandant de bord. Je suis une femme épanouie, dans un monde masculin mais respectueux. J'ai été bizuté dans mes différents escadrons comme mes autres collègues, j'ai eu parfois des sourires un peu moqueurs, mais mes heures de vols parlent pour moi, ma carrière aussi.

 

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"Militaire, as-tu le temps d'être une femme ?" une question posée par une amie d'enfance, revue avec le temps pour un mariage entre copains de lycée. J'ai réfléchi, car je n'avais pas l'impression d'avoir changé. Nous étions jeune avec cette propemption à suivre les modes, du jean au minijupe, je trouvais ma féminité d'alors. Certes en devenant membre de l'Armée de l'Air, je changeais aux yeux des autres, moi, je me réalisais, j'étais heureuse, je le suis toujours. Moins de temps pour faire les boutique, des vacances peu nombreuses car je fus en mission souvent, les premiers réels congés, sont ceux-là, avec la relâche partielle de mon année de grossesse et maternité. Mais je trouve maintenant des moments pour décompresser, en étant rattacher à des villes françaises, des bases aériennes, comme celle d'Orléans, dont j'ai visité avec assiduité les petites boutiques de mode, de chaussures.

 

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Oui, j'ai un dada, mes talons hauts, ceux que je porte aussi souvent que possible, pour marquer sous ma jupe conventionnelle, ma féminité, mon confort, mes envies. Je suis le plus souvent en tenue de vol, moins seyante, mais c'est mon univers à moi, celui des cieux, un mystère pour vous, un rêve éveillé pour moi. 

 

Je suis et je reste femme, je le vis probablement autrement que la majorité d'entre-elles, ces amies à ce mariage, ces personnes dans cet hôtel autour de moi. Ce soir, pour mon nouveau compagnon, je serai en petite robe noire, ma touche de mode, et des talons vertigineux de chez Jimmy Choo, un cadeau de mon amoureux.

Demain dans l'avion de retour, et après-demain dans mon avion, je penserai à tout cela, et à ma nouvelle mission, ici ou ailleurs.

 

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Retrouvez tous les articles de la série  "Femmes & Portraits".

 

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