Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

femmes - demain

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - Duo de générations, #Femmes - demain
Jardins

Mes petites-filles profitaient des jeux d'eau dans le jardin, un peu de fraîcheur vaporisée dans un nuage léger au-dessus de l'herbe. Un flot de rires, de cris d'enfants, de glissades involontaires, elles s'amusaient. Il était si bon de les voir se faufiler dans les allers de ce coin de jardin anglais, mon coin avec des arbustes mais aussi des touffes d'herbes hautes, un ruff flou dans les coup de vent. J'aimais passé du temps à l'entretenie mais je savourais les autres instants de contemplation avec cette joie si vivante pour l'animer.

Les jumelles avaient demandé pour jouer aussi avec un ballon dans ce bel espace, revendiquant l'interdiction dans le potager de leur papy. pas le droit de casser les plants de tomates, de marcher sur les salades, mais pas plus dans les rangées de rosiers. Elles rigolaient de leurs parties interdites plus loin, derrière la pette cabane à outils, devenue après des négociations et beaucoup de sourires, une cabane pour les poupées et quelques siestes. 

 

Un lieu rustique autour de notre maison, avec le temps, le travail d'une vie, d'abord pour se nourrir un peu, puis pour débroussailler la petite forêt et le rendre plus agréable, les jardins avaient trouvé leur place respective. Une pièce d'eau et des marches, une gloriette pour se détendre et lire, l'endroit préféré de leur mère, elle aimait y faire ses devoirs, flâner l'été aussi. Elle avait verser des larmes de bonheur lors de la demande de mariage, dans sa robe bohème, plus tard elle était revenue vers nous pour d'autres larmes. Aujourd'hui elle était repartie vers la ville pour travailler, laissant les petites encore quelques jours avant la rentrée. Un univers de fleurs et de parfums, nous aimions tant y manger, parfois nous reposer pour une sieste, mais aussi pour des fêtes de famille, des barbecues entre amis. Sous un arbre, avec un peu de vent pour tourner les pages de mon livre, je pose un regard contemplatif sur leurs courses d'enfants,  dans leurs robes d'été, sur trois générations dans cette verdure.

 

Du bonheur tout simplement !

 

Nylonement

 

Gentleman W

 

Jardins

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - demain, #Féminité & Sensualité, #Femmes & Portraits
Une jolie robe

Une tasse de café, une de plus. Un peu de tension, peut-être trop de caféine, des palpitations en plus, elle jette un regard à travers la fenêtre. Des maisons bien alignées, une résidence avec des pelouses vertes, des arbustes bien taillés, des trottoirs trop propres pour y voir une poubelle, un passant ou un vélo d’enfant, ici le vide semble remplir tout l’espace.  Un quart d’heure entre deux tasses, quelques voitures, quelques oiseaux sur les branches, un air de province triste, elle attend.

 

Cet après-midi, elle a pris le temps de se faire belle, plus encore que les autres jours, elle a voulu mettre en avant sa féminité. Elle si peu adepte du pantalon, encore moins du jean laissant les robes légères d’été de côté, elle a succombé à un coup de cœur sur le net la semaine passée, une longue robe de jersey bordeaux. Une coupe asymétrique, un tissu fluide et moulant, sa taille et ses hanches qui seront en valeur, elle a craqué en quelques clics. Le paquet est arrivé très vite. Une princesse a ouvert le contenu, détendu la coupe entre ses mains, jusqu’au sol, puis l’a posé sur le lit. « Idéale » fût le mot instantané dans son esprit et même dans la chambre vide. Après ce long hiver, ce printemps pluvieux, ces mois interminables de mauvais temps, durant lesquels elle a choisi de s’occuper de la famille, les jeunes adultes faisant leurs études, revenant le week-end, le plus jeune, adolescent au lycée, mais elle a ajouté de bonnes résolutions en allant courir régulièrement. Par tous le temps, pour sa silhouette, ses longues jambes, oubliées dans la routine de la vie de famille, dans la monotonie de la vie de couple, en mouvement dans les baskets, elle a dévoré des petits chemins, subissant les courbatures, puis l’envie de continuer après les doutes et les douleurs. Bouger pour aussi se vider l’esprit, pour se dépasser, pour se retrouver au final, seule dans la campagne, seule avec un passé, un présent et surtout de nouvelles envies pour l’avenir.  Des kilomètres devant puis derrière elle, des douches pour le réconfort, pour le bien-être ensuite, aujourd’hui elle a pris un grand bain, un bonheur si rare. Du temps pour elle, des bulles parfumées, des instants à caresser sa silhouette avec le gant, avec le savon, ensuite elle a lavé ses longs cheveux. Crèmes et encore un peu de parfum, un trait de rouge à lèvres. Nue devant le miroir, elle a souri, elle se plaisait à nouveau, elle se trouvait belle. L’avenir méritait un peu de beauté. Pas uniquement le passé.

 

Lingerie, des tiroirs, un choix pour le confort, pour le pratique mais aussi trop peu souvent portés récemment pour la séduction, elle a pioché, fouiné, retrouvant des ensembles oubliés. Un modèle gris et rose, enveloppant sa poitrine, un balconnet si agréable, elle a pris le temps encore de se regarder dans la glace avec sa volupté renouvelée. Une culotte ou un string, elle a hésité, elle a été surprise par cette lingerie tombée sur le parquet, un porte-jarretelle. Un rapide aller-retour entre la dernière fois où il fût sur ses hanches, une envie tout aussi soudaine de recommencer. Une, deux, trois agrafes, un demi-tour et le voilà calé sous la taille, les jarretelles glissées sous la dentelle. Une pochette dans le fond du tiroir, des bas neufs, des bas noirs avec une fine couture, un geste naturel qu’elle aimait sentir glisser sur ses jambes. Sensations similaires, toujours présentes, sensuelles. Elle a attaché ses bas, ses six jarretelles posées sur sa peau, tant de douceur avec le nylon ultrafin. Ses escarpins, avec des brides bien évidemment. Son astuce féminité pour son quotidien de maman, tous les jours mais là plus encore avec cette robe fluide. Son corps embrassé par la matière, ses courbes sublimées, elle a ressenti une fierté d’être femme, toujours aussi élégante.

 

Depuis elle attend ainsi, derrière sa fenêtre. Les enfants ne rentreront pas ce soir, l’adolescent est chez les grands-parents, elle sera avec lui, son mari. Ce grand absent. Lui préfère le boulot, les rituels entre sport et copains, un vide humain pour elle.

 

Malgré des sms plus nombreux, elle attend toujours. Ou peut-être elle envisage déjà un futur différent, un virage plus en phase avec ses derniers ressentis. Une autre palpitation.

 

 

Nylonement

Gentleman W

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - demain, #Féminité & Féminisme, #Femmes - vous
Robe rouge
Robe rouge
Robe rouge

Leurs regards, leurs interrogations, si nous avions été dans une bande dessinée, j'aurai pu voir apparaître des grands points d'interrogation au-dessus de leurs têtes. Surprise et surtout l'éternel jeu des cases voire des préjugés, j'ai changé depuis ma dernière visite dans la famille. Car comme toujours le cycle naturel des cérémonies nous avait éloigné, car il n'y avait plu de naissances dans la famille, même chez les cousines germaines, encore moins de baptêmes ou de communions, le temps réunissait les grands, les parents, les adultes uniquement pour les enterrements. Depuis deux ou trois ans les mariages avaient ravivé le carillon des fêtes, de la foule, des retrouvailles. 

 

Mais je n'avais pas envie de me précipiter pour le revoir. Mes études en province, les longues révisions, la fatigue après les dîplomes, j'avais pu éviter leurs présences en filant en vacances avec des copines, loin de tout. Vacances, puis petits boulots d'été pour dépanner une amie qui créait sa petite entreprise, un job de marketing loin de mes objectifs profesionnels comme juriste. Je savourais le début de ma vie de jeune adulte, mon studio depuis un an déjà pour écourter mes déplacements vers les bancs de l'université, et aussi vers mon alternance, un cabinet à l'ambiance pro et de taille humaine. Je profitais de tout cela pleinement avec des sorties entre amis, des moments théâtre et danse. Des spectacles qui me libéraient comme les livres, un autre monde, des instants privilégiés, un peu de rêve. D'ailleurs ma vie souriait depuis la découverte d'une nouvelle, sur un blog, des mots justes, un atmosphère acidulé, parfois féminin, parfois féministe, surtout drôle. Une blogueuse, une vie proche de la mienne, des complexes, des doutes, des amours, des hauts et des bas, j'avais suivi les mots, pris des décisions pour moi. Des choix de vie, de nourriture, de silhouette, avec mon seul regard sur moi, mon miroir, le plaisir de changer, de refuser le regard des autres, d'être moi. D'assumer un peu, mais surtout de vivre comme je voulais être, cela voulait aussi dire d'ouvrir les yeux sur moi-même. Une rencontre, une psy, des vérités, des blessures mais surtout des fausses évidences, des carapaces faussement  confortables, j'avais dû comprendre mon parcours, ma vie d'adolescente, mon corps. Elle m'avait fait dire ce que je refusais de m'avouer, elle m'avait emporté dans un tourbillon de reflets, d'images du passé, de maux dans lesquels je m'étais conforté. Et après avoir appuyée sur les douleurs, elle m'avait donné quelques clefs, surtout elle avait mis en avant mes forces, ma réalité, mon corps en pleine révolution, mon envie de féminité, mon envie d'être enfin moi, avec en premier lieu mon regard, avec une vision honnête. 

 

Et naturellement j'avais changé, en prenant soin de mes jambes, mon premier atout fort, de mes fesses ensuite, de mon ventre en perdant des kilos, simplement comme amoureuse de mon nombril soudainement. Remodelant  ce renoncement, arrêtant cette facilité à enfiler une carapace devenue inutile, choisissant mes courbes, acceptant d'être non pas une autre mais bien la véritable de moi-même, plus mince sans être non plus en creux, avec des formes, sans être en excès de rondeurs. Quel bonheur, car j'ai retrouvé même en faisant un peu de sport, une joie intérieure, vite reprise par mon entourage pro, pourtant des personnes qui ne m'apercevaient que si peu. Des compliments, des sourires, du bien-être tout simplement.

 

Alors là, aujourd'hui, je ne me suis pas privé de venir, pour le mariage de ma cousine préférée, pour la voir avec son mari dans l'église, dans sa robe blanche, sur les marches et sous le soleil de plomb d'été, pour faire la fête. La famille se dit bonjour, découvre que les garçons et les filles ont bien grandi depuis la dernière fois. Les souvenirs, les photos échangées par le net, les vieilles blagues, les repas, la nostalgie et le constat. Les petits cousins devenus aussi grands que des basketeurs, les cousines maintenant enceintes, la  petite princesse choucoutée par tous dans le passé, modèle familial de barbie, présente aujourd'hui avec ces tatouages et sa petite amie, les murmures, les éclats de rires, la foule des grands jours, la famille au complet. Moi et ma robe rouge, courte pour dévoiler mes jambes bronzées perchées sur des escarpins sublimes. Leurs regards auxquels je ne donne que cette vérité. Rien de plus, juste des sourires vers la mariée.

 

 

Nylonement

 

Gentleman W

Robe rouge
Robe rouge
Robe rouge

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Femmes - demain
Robe noire, robe blanche
Robe noire, robe blanche

J'ai envie de ce sourire, plus encore aujourd'hui pour la fête des pères, cet absent en face de moi, en face de mes mots, de mes sentiments. Heureusement j'avais avec moi, mon autre homme. Mon futur mari, pour ce mariage en été, tout proche, sous le soleil forcément, si rare en ce printemps. Nous étions là avec cette béatitude, ces sourires permanents, dans cette bulle unique de bonheur qui dure depuis l'annonce, en route vers le jour j.

Je suis passée prendre ma mère, en voiture, pour aller au restaurant en ce jour, simple réflexe familial annuel. Je sais qu'il lui manque, indéfiniment, depuis bientôt deux ans. Peut-être pour avoir été fusionnels durant plusieurs décennies, aussi amoureux face à l'injustice de la malaldie invasive, pour croire toujours à une existence, une possible renaissance alors que chaque jour elle ressent un vide. Sereine elle est pourtant, avec les amis, ses copines de bridge, ses voisins et toutes les personnes croisées régulièrement du fait de ses multiples activités, dont les restos du coeur. Elle est occupée. PLus encore depuis des mois avec la préparation du mariage, le choix des invités, celui plus ambitieux de la robe blanche, avec une touche de tradition, vace ce bandeau de dentelle venant du voile du mariage de la mariée précédente, ma mère. Depuis plusieurs générations, c'est ainsi. Une complicité, des instants sereins ensemble. Une belle robe, une traîne courte sur une robe sobre un brin sixties pour l'église, une autre robe plus courte pour la soiré, au gré des danses. Inspiration vintage aussi, plutôt fifties. Que de rires aux essayages, nous étions, nous sommes une famille. Son futur gendre, présent auprès de moi depuis plus de cinq ans, est comblé de petits plats, pendant qu'il assure le bricolage de la maison. Une caricature qui nous rassure, car sincère et souriante.

 

 

Robe noire, robe blanche
Robe noire, robe blanche
Robe noire, robe blanche

 

Alors là, nous deux dans notre petite voiture, nous parlons de tout cela, des soldes à venir. Cependant je ne peux résister, attendre le dessert come prévu. Je lui annonce que je suis enceinte, là, droit dans les yeux, oubliant le feu passé au vert. Des klaxons impatients, un silence, son regard pour confirmer mes mots, sa joie. Tout est là.

Nous roulons sans rien ajouter, dans un silence heureux. Rien de plus. Bonheur intense, sa main sur la mienne. Je suis si enjouée par ce mystère en moi depuis trois mois, par cette future naissance. Maintenant elle sait aussi. La famille va reprendre son cycle d'expansion, comme un nouveau monde, un futur bébé.

Sa robe noire élégante comme toujours, mais aussi un deuil trop longtemps porté, elle sera avec nous pour la mariage, la fête et les premiers babillements de fin d'année. Des larmes quand elle pense encore à lui, son mari, mon père, mais aussi de la joie d'être grand-mère pour la première fois. 

 

Le repas fût délicieux, entre deux nausées, avec des envies nouvelles de citron et d'agrumes en général. Nous avons reparlé des détails du mariage, du soleil attendu, commandé obligatoirement, du parc avec des pommiers pour que tout le monde discutent durant l'après-midi en grignotant, en croquant des bulles de champagne. En ajoutant des sourires, des envies de layette, de petits chaussons. Il ne manquait rien, sinon un rayon de soleil sur les fenêtres, ses bons mots à lui aussi, même si à travers nous, il était présent. Jamais je ne suis sentie aussi fière, femme, future épouse, fille et future mère. Simplement !

 

 

Nylonement

 

 

 

Robe noire, robe blanche

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité, #Femmes - demain
Chaleur et douceur

Sous la couette, juste avec la lumière rasante qui traverse les volets, un hâlo délicat pour ouvrir les yeux, je suis bien. Sa chaleur le long de mon corps, il est là, collé à moi. Dans son sommeil, sa main qui enlace ma taille, caresse le creux de mes reins, j'aime ce geste inconscient, à moins que dans ses rêves, je ne sois aussi présente. 

 

S'endormir dans ses bras, recevoir un dernier bisou pour clôturer une belle journée de printemps, après cette balade sous le soleil, en allant voir les cerisiers en fleurs dans la parc voisin, j'aime cet homme. Il m'aime aussi. Il me le dit peu souvent, juste dans nos moments tranquilles, lors d'une soirée, d'un restaurant ou simplement sur notre canapé, serrés l'un contre l'autre. Des bises et des bisous, de la douceur, une ferveur partagée, toujours aussi vraie depuis le début de notre histoire.

 

J'entends les bruits de la rue, les voitures et les bus, les quelques groupes de jeunes du lycée voisin qui s'exclament avec un flot de rires. Il est si bon de se sentir déconnectée de ces personnes, de ces mouvements, de cette vie, en restant plongés, tous les deux, sous la couette. Il remue un peu, je le regarde, je passe ma main dans son dos, sur sa peau si lisse, je le vois, souriant dans ses derniers rêves. Ici seulement, il se permet ce lâcher-prise, dans le cocon de nos émotions. Plus encore après nos instants intimes, il aime céder à cette chute dans les hormones soyeuses de l'amour, sombrant parfois dans le sommeil, ou se reposant sur un nuage avec oreiller, un nuage onctueux de chair et de bonheurs intenses. Je le suis, je fusionne avec lui, lui en moi, moi avec lui, totalement. Le réveil est une phase douce, tout autant, entortillés dans notre couette, au milieu de nos nombreux oreillers et coussins, amoureux comme hier, comme demain. Je suis bien, d'autant plus que nous n'avons pas d'agenda aujourd'hui, juste nous, à vivre sans limite, sans contraintes, sans horaires. Notre chambre, nos envies, notre joie d'être ensemble.

 

Un bonheur renouvelé, toujours aussi vrai, aussi délicieux.

Sagement, je lui glisse quelques bises, des messages silencieux vers son coeur.

 

 

Nylonement

 

Chaleur et douceur

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - demain

Attendre, attendre encore, attendre encore un peu, espérer.

 

Les jours, puis les semaines, puis un mois, deux mois, le temps s'écoulait trop vite pour partager toute l'intensité de nos sentiments, pas assez vite pour vivre pleinement le nectar de nos émotions.

 

Mais je n'avais plus envie d'attendre, le soleil était là, fugace entre deux nuages, dans ce ciel moutonneux, des teintes de gris clair, des arrondis plus foncés, des masses entassées de gris sombre, la pluie déjà là. Tant pis, je ne voulais plus patienter, sortir devenait un exutoire obligatoire, un mouvement fou après tant de douleurs immobiles, l'espoir était en bas de l'escalier.

 

J'ai pris mon temps, reconsideré le paysage derrière les vitres, refermé mon manteau. Des bottes, un pull chaud, un pantalon, une bouffée d'air, mes premiers pas dehors depuis si longtemps. Enfin !

 

 

Miranda Kerr for GRAZIA CHINA

Miranda Kerr for GRAZIA CHINA

 

Libre !

 

J'ai pu marcher, doucement certes, comme des pas incertains, sur un trottoir cotonneux, une envie de progresser encore comme saoûlée par l'air frais, par les fines gouttes d'eau. Une rue, deux rues, encore une, quelques personnes, un monde différent de ceux de mes dernières semaines, pas de murs blancs, et des coups de vent. Inspiration, bouffées de chaleur, froid ressenti, courant d'air, ma peau jouait à revivre au naturel.

 

Quelques pas, une pause, un banc, ce n'est pas l'âge mais le manque de force, contrecarré par une folle envie de vivre, encore, là j'ai marché sagement vers l'entrée du parc. Là-bas derrière les jeunes feuilles vertes, tendres et plissées, derrière les bosquets, une plaine, des arbres alignés. Des cerisiers, vivants, étincelants sous cet arc-en-ciel mêlant le soleil et la bruine, des milliers de fleurs blanches. Des boules géantes d'étincelles douces, des reflets, une beauté du cycle de la vie, du printemps revenu. Des fleurs, partout, des pétales au sol, un tapis féerique, quelques personnes captivées par ce spectacle sublime. Je me suis assise sur un coin de banc, subjuguée par ce signe de renouveau.

 

Heureuse !

 

 

NYLONEMENT

Miranda Kerr for GRAZIA CHINA

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Femmes - demain

J'aurai voulu trouver le thermostat, ce truc, ce machin, ce bidule pour avoir une certaine régularité dans le climat. Dehors le vent, un froid soudain après une semaine de chaleur aussi soudaine, le printemps avec des coups d'automne et d'été, les deux derniers se mélangeant aussi avec l'hiver, avec des avancées, des reculs, des cocktails de saisons sur une seule semaine.

 

 

 

 

Marre, réellement marre de suivre ce temps maussade, de retrouver même un parapluie de secours dans un fond de tiroir en voyant s'abattre des trombes d'eau sur le trottoir, face à mon bureau, quelques minutes avant la fin de journée, marre. Et ma mode ?

 

Aujourd'hui dans le paradoxe, d'une cape douce sur une robe d'été, sans collants, juste des ballerines, et un réel froid sur les jambes en sortant, et pourtant la semaine dernière j'ai pris un coup de soleil, là sur mes mollets trop blancs, pas prêts à autant de rayons chauds. Déboussolée, énervée même, car quand un amoureux vous invite le soir, que mettre pour être la plus belle, mais la plus gelée, ni la plus en sueur. Je ne sais plus. Marre de cette météo, il serait si facile d'avoir des vraies montées en température, des périodes de pluie, des saisons marquées, des transitions réelles, de la chaleur  et du froid, et la mode en conséquence. Mes bottines vont ressortir de la boîte d'automne, demain, je viens avec, peut-être même des collants en bonus. Noir opaque, non, un joli collant chair brillant, j'aime quand mes gambettes brillent, les regards tournent, les jalouses maudissant ce détail sur moi, et aussi mon goût pour une tendance passée. Mais j'aime pas le chair mat, mes jambes sont lisses, parfaitement épilées et brillent de la crème onctueuse qui nourrit ma peau. Alors oit je brille naturellement mais avec la chair de poule, soit je brille en plus avec le voile fin couleur d'été... pluvieux.

 

 

 

 

 

 

Bon demain, on verra ;-)

 

 

 

Nylonement

 

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