Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

femmes - demain

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité, #Femmes - demain, #Burlesque & Paillettes
Semaine du BURLESQUE

Féminité ! Tous les jours ! Toutes les facettes ! Toutes les femmes (ou presque ;-)

 

Aujourd'hui plus encore, je vais prendre ma plume, enfin mon clavier, pour vous parler de plumes et de dentelles, de bas résille et de tenues extravagantes, de femmes artistes, de scènes merveilleuses pas uniquement à Paris.

OUI dès le 2 mars, pour une semaine, s'ouvre la SEMAINE du BURLESQUE, un évènement national, avec des folles soirées partout, de Clermon-Ferrand à Grenoble, de Paris à Reims, de Lyon à Strasbourg, de Toulouse à Montpellier. Toutes les villes, les petites et les grandes salles, non pas les Zénith encore, fêtent la sensualité d'un message féminin dans un monde où la féminité recule, où le féminisme s'embrouille, et où le féminin rime trop souvent avec vulgarité ou ridicules histoires de blondes fans de lap dance. Du 2 au 8 mars 2015 !

 

OUI le BURLESQUE est un art scénique que je défends avec vigueur, car c'est simplement : EMOUVANT, FOU, FANTASTIQUE, FEMININ, JOYEUX, NATUREL, VIVANT, ARTISTIQUE, DOUX et POETIQUE, SCENARISE et SI IMPREVISIBLE, COMPLICE et BIEN REEL, CHATOYANT, MERVEILLEUX, TOUJOURS NOUVEAU, TOUJOURS SUBLIME, TOUJOURS FEMININ, même avec BURLESQUE BOYS, TOUJOURS ENVOUTANT et parfois SI FORT QUE DES LARMES DE BONHEUR me viennent pour promouvoir ENCORE le BURLESQUE.

 

OUI, il faut voter OUI en participant, non pas sur scène mais dans un public conquis, complice et totalement attiré par les jolies silhouettes de ces femmes de tous âges, de toutes morphologies, qui vous donneront des paillettes, des plumes et des petits instants de folies, de poésie inoubliable. Sortez, venez nombreux, emmenez vos amis et proches, vous ne verrez pas des filles faisant du strip-tease avec des bouches vulgaires, des barres lascives entre vos rêves indécents, mais vous serrez face à des jeux, du rire ou de la douceur, de la musique, du style, des chorégraphies superbes, des plumes encore, des guêpières, des nippies, des lumières et un immense respect de cet art. BURLESQUE pour défendre les femmes, leurs corps, leurs libertés, OUI AUSSI !

 

www.semaineduburlesque.fr

 

 

Semaine du BURLESQUE
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SEMAINE DU BURLESQUE :

Forte de son succès grandissant, la vague burlesque n’a pas fini de faire parler d’elle…Héritage des années 40 et 50, sublimé par les aficionados du vintage, porté par le mouvement engagé et comique du néo burlesque, le burlesque occupe la scène artistique française depuis plus de 10 ans. Visant à promouvoir l’art diversifié de l’effeuillage, exercice de style aux accents sulfureux, Loulou Champagne et son collectif Garter & Garter lancent la première Semaine du Burlesque ! 7 jours d’évènements… Rassemblant le style traditionnel rétro et son pendant contemporain plus énergique et déjanté, la Semaine du Burlesque met à l’honneur l’ensemble des acteurs du burlesque en France. Collectifs et associations, artistes, écoles mais aussi photographes se rassemblent pour organiser une semaine d’évènements. Retrouvez et découvrez le burlesque avec des cours, des revues, des stages, des débats sur le féminisme et sur l’histoire du burlesque.

 

 

LE PROGRAMME :

La Semaine du Burlesque s’ouvre mardi 3 mars avec les cours cabaret et burlesque de la Tassel Tease Company de Cherry Lyly Darling. Mercredi marque l’anniversaire de la Pretty Propaganda, LA soirée parisienne rock’n’roll et décalée de l’engagée et reine du drag-king Louise de Ville et son acolyte Minnie Valentine. Jeudi, retrouvez l’exposition rétro de la photographe Sarah-Lou Marty. Vendredi, vous avez rendez-vous avec le joyau des soirées parisiennes, Beauties of Burlesque. Samedi, c’est l’heure de l’apéro-philo aux Dessous de Paris : débats et échanges avec des universitaires et des artistes sur la pratique du burlesque. C’est également une autre occasion de prendre des cours avec la Tassel. La soirée se terminera à la Cantada avec le WunderKabarett de Daisy Deparys. Enfin, dimanche, la marraine de l’événement, Lada Redstar, dévoilera ses secrets de beauté et révélera la star qui sommeille en vous avec un atelier maquillage et coiffure. 

Partout en France : Clermont-Ferrand, Montpellier, Lyon, Strasbourg, Grenoble, Toulouse, Paris, Reims

 

 

LA MARRAINE D EXCEPTION : 

La showgirl internationale Lada Redstar, incarnation du glamour et star polyglotte de la discipline, invitée d’honneur de grands festivals internationaux, nous fait l’honneur d’être la marraine de la Semaine du Burlesque. La pin-up venue du froid débute sa carrière stellaire à Paris, avant de s’envoler pour Berlin et conquérir le monde entier, des Etats-Unis au Japon. Elle a remporté le très convoité titre de « Best Début » au Burlesque Hall of Fame et a réalisé deux titres avec les artistes Bart & Baker. Elle sera la tête d’affiche de la Beauties of Burlesque. Cette édition caritative reversa l’intégralité des fonds à une association œuvrant pour la défense des droits de la femme. Elle rassemblera les figures incontournables de la scène parisienne et montrera toutes les facettes de l’art du burlesque : Cherry Lyly Darling, Juliette Dragon, les Demoiselles du KBarré, Vivi Valentine, Brian Scott Bagley compteront parmi les artistes présents au Théâtre de la Reine Blanche à 21 heures, le vendredi 6 mars. 

Semaine du BURLESQUE
Semaine du BURLESQUE

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - demain, #Féminité & Féminisme, #Féminité & Sensualité
Un simple baiser

L'hiver n'en finit pas, il vit son mois le plus fort, le plus froid, le plus fou de ce vent qui nous empêche de voir devant nous, nous courbant sous nos parapluies. Il prépare aussi son mois de mars, de giboulées, de soleil en fines gouttes, en chaleur faussement chaude, doucement lègère, en mode qui voudrait se découvrir et finalement reste sous plusieurs épaisseurs.

 

J'aime les saisons, mais je l'aime plus encore en toutes saisons, elle, cette femme, cette inconnue pour vous, ma compagne depuis plusieurs années. Là, je suis sûr de bientôt l'embrasser, dès ce soir, aujourd'hui, et si je ne suis pas là tous les jours, je lui glisse souvent des bises par sms, par email, par téléphone. Un peu désuet direz-vous !

 

Peut-être mais j'assume mes sentiments comme j'assume mes larmes, mes doutes, mes faiblesses car si je suis un homme, un mâle, je reste un humain, un être sensible, fragile même. Et tous les jours, le plsu souvent, je pense à elle, je respire tranquillement en faisant cette pause invisible pour elle, je gonfle mon corps, je libère mon coeur pour la sentir proche de moi.

 

Un simple baiser
Un simple baiser

Mais vous, messieurs, mesdames, compagnes, compagnons, maris, amants, amoureuses et amoureux, pensez-vous à ce petit baiser du matin, celui qui donne le parfum de l'autre, garde la trace de son rouge à lèvres juste avant de se quitter pour le travail. Non la routine, vous donne une nette préférence pour les habitudes inutiles, pour un silence, quelques mots, une radio ou un téléphone, un autre monde, alors que la beauté est là quotidienne, sans lassitude, sans aucun compromis mou. Je, tu, il, elle, nous, vous, ils, elles s'aiment et ne devraient jamais oublier ce baiser du matin, celui du midi, celui du soir, en rentrant, en se collant à l'autre pour regarder un film, pour l'encourager dans ses études longues, pour lui signifier que l'on est là, pour lui faire partaer son parfum, le vôtre, le sien, pour choisir un livre et l'aimer encore en passant, pour le provoquer vers des joutes pleines de lèvres et de douceur. 

Jeunes, vieux, entre les deux, femmes ou hommes, entre eux, entre nous, il est si bon de sourire et juste après de s'embrasser. 

 

C'est anecdotique, du moins apparemment, pour ceux qui ne se regardent déjà plus beaucoup, qui s'oublient avant de s'apercevoir que le goufre est trop grand, leurs vies trop éloignées, mais pour tous les autres, les nouveaux couples, les jeunes duos, les vieux sages, les amoureux transis, les fusionnels, les complices de toujours, les coups de foudre, il est bon de s'embrasser.

 

Juste transmettre, sans mots, mais aussi avec, le silence parle parfois, le regard surtout, les mains, les bras, ce tout qui donne un mouvement vers deux corps, par-dessus, par-dessous, par devant, sur le côté, dans toutes les positions, sur toutes les lèvres, à pleine bouche, il est bon de s'aimer, de le montrer, de perdre son souffle, pour donner des sentiments.

 

Tous les jours, par tous les moyens, toujours s'aimer.

 

Simplement un baiser.

 

 

Nylonement

Un simple baiser

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Féminité & Sensualité, #Femmes - demain
Partir quelques jours

La météo était à la pluie, les nuages se sont séchés, le soleil est revenu, le froid reste, l'hiver se prolonge, c'est un mois de février. Et comme les autres jours de l'année, vous vous aimez, vous travaillez, chacun de votre côté, tout en restant en contact via le téléphone et quelques sms. Certes aujourd'hui, vous l'accompagnez jusqu'à la gare, une réunion, un court voyage, une séparation, qui n'est pas souffrance, mais juste un rappel que l'autre peut vous manquer.

 

Alors pour qu'elle soit toujours près de moi, proche de mes pensées, et plus encore présente quand le téléphone ne peut me donner le son de sa voix, quelques mots. Je l'ai toujours avec moi, en photo, oui mais avec un bonus si dimensionel, si réaliste. Là près de moi, je peux fermer les yeux et la sentir. Son parfum, sa peau, son cou, ses cheveux mi-longs si doux, ce mélange humain unique qui fait de cette fragrance et de son corps, un fin dosage d'éternité dans laquelle j'emmenerai me perdre.

 

J'adore ce bisou-là juste avant de partir, juste en revenant, là dans son cou, près de sa gorge, sans oublier ses lèvres rouges.

 

Partir quelques jours

 

Alors même si je m'éloigne, dans ma poche, j'ai un mouchoir, un vrai carré de coton ancien, souple et tendre, gorgé de son parfum. Je peux à tout moment, me prednre une dose, une profonde goulée d'elle. Les moments sont moins longs, les soirées d'hôtel après nos discussions longues au téléphone, différentes, car avant de dormir, je prends mon coeur sous mon nez.

 

Elle est toujours là, mon imagination fait le reste, mais jamais ne se trompe, car c'est le sien uniquement. Une persistance fidèle à sa silhouette, à son sourire, à ses robes, sa douceur, sa façon si unique d'être femme.

 

Nous avons croisé un jour ce parfum ensemble, il ne la quitte plus, nous ne quittons plus. Juste quelques jours, avant de la serrer de nouveau dans mes bras. Et sentir son corps, son parfum, son coeur.

 

 

Nylonement

Partir quelques jours

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Publié le par Gentleman W.
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Tu es devenue grande

Toi, que j'ai vu naître, crier et téter avec un ravissement certain dans tes yeux, tu as bien grandi depuis. Non seulement la taille, quand maintenant encore dans une complicité dont tu décides suivant tes humeurs, tu me demandes de te sécher les cheveux. Longs, très longs,parfaitement entretenus, tu aimes depuix toute petite que je les sèche, que je les peine longuement, que je leur donne une courbe intérieur ou extérieur. Mais maintenant mes bras ne sont plus assez lons quand tu es debout, presque aussi haute que moi, même sans talons.

 

Toi, que j'ai vu enfant, simplement heureuse, discrète plus que timide, toujours avec des amies, toujours très fière de tes dessins d'école, à la maternelle, en primaire ou au collège où ils étaient sélectionnés pour orner l'entrée de celui-ci. Elève studieuse, sportive à tes heures, déterminée malré une certaine nonchalance, j'étais là pour te voir gagner, rayonner sur le tatami dans ce combat que tu voyais perdu d'avance. Tu as grandi ce jour-là aussi. Petite fille tu es devenue jeune fille avec le temps, avec sagesse mais aussi avec caractère, toujours extrémement rangée, volontaire dans tes actes, souriante quand le nutella emplissait les cuillères, ta bouche, ta gourmandise.

 

Tu es devenue grande

 

Toi je t'ai vu changer, ton corps évoluer, ta pudeur arriver. Naturellement, j'ai essayé d'être un père présent malgré mon travail, près de toi, de vous tous car tu es l'aînée de tes frères et soeurs. Oui avec toi, nous avons fait les premières rentrées, à l'école, au collège, au lycée, tu as ouvert la voie de l'éducation scolaire, mais aussi défriché avec nous, tes parents, notre volonté de te transmettre des valeurs, d'expliquer les règles, de nous tromper aussi. Rien ne prépare à être parent, mais je ne crois qu'en une seule chose, l'amour, vers toi, vers vous tous.

 

Toi tu es devenue une jeune fille, une jeune femme, pas uniquement avec les "choses de fille", mais en prenant confiance en ton corps, en souffrant de ta croissance qui te fatiguait, en prenant du recul dans to adolescence, dans ta grotte, ta chambre, ton milieu, ton chez toi. Parfois il fût dur de te parler, de te comprendre et réciproquement, parfois j'ai douté de trop en faire, ou pas assez, de trop imposer ou pas assez, de te laisser vivre cela. J'ai presque compris que les hormones, la vie, les nouveaux espaces de ce moment crucial où l'on devient adulte sont complexes.

 

Tu es devenue grande

Toi, ma fille, tu fêtes un an de plus aujourd'hui, simplement. Loin du bébé, loin de cet enfant que l'on voit grandir trop vite, sans jamais croire, presque deux décennies avant que l'on aurait une jeune femme chez soi.

 

Toi, tu es ma fille, nous avons tant en commun, des passions, des liens forts et naturels entre une fille et son père, peut-être, oserais-je dire, des ressemblances de santé, de parcours, de sensibilité. Mais rassures-toi je ne cherche ni à faire une copie, ni même à faire de vous, mes enfants, ma prolongation de moi, je souhaite uniquement transmettre le meilleur, en me trompant peut-être. Je suis simplement votre père, avec moi aussi des sourires, des doutes, des obligations d'adultes.

 

Tu es grande, ma fille, je suis fière de toi, de ta force, de tes choix, de ta discrétion, de ta présence quand tu veux exprimer tes convictions, de ta beauté toute en longueur. Aujourd'hui, comme les autres jours, je suis heureux d'avoir pu choisir ton prénom, avec ta mère, d'avoir donné vie à cet humaine que tu seras, avec un coeur profondément délicat.

 

Saches ce que je n'oserai te dire, tout ce que ressens un père pour ses enfants, bien au-delà de la fierté de vous voir bouger, manger, vivre. Pour une fois les mots me manquent, car ce sont ceux de l'amour !

 

 

Tu es devenue grande

 

Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous, #Femmes - demain
Derrière la fenêtre

Le temps passe, le ciel reste blanc, l'hiver signe définitivement sa longueur, absorbant au passage la lumière qui nous donne l'énergie, cette dynamique intérieure pour mieux respirer. Je souffle, la buée envahit la vitre, le flou devient le sens premier de ma vision. Un retour en arrière, un doute matériel.

 

De quelques pas, je recule vers le canapé, je m'asseois entre deux coussins, de la chaleur, une présence, le chat qui ronronne derrière ma tête, sa place préférée, là-haut perché. Son bruit passe dans mon corps, me rassure, me donne l'envie de me mettre en boule, de me protéger de ce monde qui ne m'agresse pas, mais dans lequel je peine à trouver ma place. Etudes, famille, vie commune, enfants devenus grands, je suis maintenant seule, sans boulot et le chemin est long. 

 

Un job, un poste, une absence de réponses, de signes de la part des nombreux contacts mis en relation, je suis encore et toujours dans ce tourbillon de la quête d'un emploi. Plus qu'une recherche, un st graal, quasi mystique, quasi impossible, tant les autres sont nombreux, tant les places semblent inexistantes, tant les chemins deviennent labyrinthes. Trop de compétences, pas assez de connaissances, trop d'expérience, trop d'envie, un ennui possible sur ce poste trop simple pour vous, pour moi, comme si j'étais trop grande, trop lourde, trop légère, trop petite suivant les cases où je suis sensée entrer. Rien ne convient, je réduis mes désidératas, je réduis mon salaire, les titres de mes précédents jobs, mais je reste trop quelque chose. D'autres jours l'inverse, je suis un mouton à cinq pattes mais jamais les bonnes, trop courtes, trop longues, pas assez diplômée, trop certifiée, pas avec cette option primordiale, et pourtant le poste attend depuis cinq mois. Je ne sais plus si c'est moi, si ce sont les cases.

 

Derrière la fenêtre
Derrière la fenêtre

Je ne manque pas d'envie, je suis prête à tant de sacrifices pour rentrer dans la forme voulue, pour intégrer une nouvelle équipe, donner, partager, apprendre, comprendre, transmettre, bosser, bosser encore pour gagner des sous mais plus encore pour avoir dès le matin une occupation, un statut social. 

 

Mais surtout pour n'avoir qu'une angoisse légère, celle du lundi matin, du bus en retard, des transports encombrés, celle de ne pas rater la réunion commerciale. Surtout pour oublier mes angoisses actuelles, celles qui ne sont pas uniquement en semaine, mais tous les jours, toutes les heures, toutes les minutes, week-end compris, celle de ne pas avoir de boulot, ni le jeudi, ni le vendredi, mais pas plus le samedi, quand vous vous détendez, ni le dimanche en sortant du boulanger avec vos croissants, ni l'après-midi, tranquille. Jamais je ne suis en repos, car j'ai cett épée qui me rappelle que chaque heure, rien n'est là, ni pour aujourd'hui, ni pour demain. Et que malgré que ce soit un week-end, le lundi sera morose, pas en retard mais vide, totalement vide de sens. Je ne fais plus partie d'une entité sociale sauf celle des anonymes, d'un groupe énorme de gens qui ne se connaissent pas, se heurtent aux folies bureaucratiques, mais vivent dans la solitude et l'attente d'une réponse. Toutes les nuits sont comme les jours, vides, angoissantes, sans fin.

 

Alors aujourd'hui j'ai décidé de faire un vrai break, sans médicament pour dormir, mais avec du yoga, un chat, du thé chaud et mon répondeur. Je vais prendre du temps pour moi, seulement moi, pour croire en celle qui a été, est et sera. Je vais me retrouver, le chat semble avoir compris, il glisse vers mes genoux, se frotte sur mon pull blanc, donnant sa joie féline à mon coeur battant, tranquille.

 

 

NYLONEMENT

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Féminité & Sensualité, #Femmes - vous, #Femmes & Culture, #Femmes - demain

Chère voisine,

 

Je suis le voisin insignifiant du 3e. Celui que vous croisez parfois en sortant de l'immeuble, moi derrière la porte, vous laissant passer, ou peut-êre lorsque nous essayons de rentrer dans ce local poubelle impossiblement trop petit, sauf pour l'architecte qui l'a conçu. Je me permets, peut-être inspirer par ce sapin de noël dans l'entrée, par la magie de ses instants de fêtes de fin d'année, de vous glisser ces mots. Dans votre boîte aux lettres, car ma timidité bloque mes mots au-delà du simple "bonjour" ou "bonsoir", et que malgré mon âge je n'ai jamais su comment aborder les femmes. Ne voyez pas une proposition mal présentée, une présomptueuse invitation indécente, mais voilà je suis artiste, après mon travail de simple fonctionnaire des impôts. 

 

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Je m'évade d'une grisaille quotidienne nourricière certes mais sans aucune ambition de carrière pour ma part, mon bureau ressemble à une prison dont j'ai la clef, mais aucunement à un paradis fiscal, du moins un lieu d'épanouissement dans le sourire. Une version moderne de Brazil, ce film de Terry Gilliam, sans l'horreur, mais avec la même fantaisie hallucinatoire, j'y survis en rentrant chaque soir, et depuis plusieurs semaines, plusieurs en pensant à vous.

 

 

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Décemment ! Oui j'emmenerai, j'ose aujourd'hui avec cette lettre, vous photographier ou envisager de pouvoir vous sculpter. Mon approche est purement artistique même si j'oserai encore vous avouer que vos courbes, votre volupté, vous, chère voisine, vous m'inspirez artistiquement. C'est maladroit, mais je bafouillerai moins en écrivant qu'en essayant de vous le dire, en courant après vous dans l'escalier. Moins encore en vous stoppant et vous déclarant ceci, surement invraisemblable, surtout dans notre monde indépendant où l'on communique plus facilement avec des amis inconnus de réseaux, sans parler à nos propres voisins de palier. Je suis un peu diffus, je vous l'accorde, je suis un brin perdu pour cette demande, mais vous êtes une muse malgré vous. J'ai déjà travaillé sur votre silhouette, ici et là, sur du modelage en terre, sur des collages , viendriez-vous les voir ?

 

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Oui, chère voisine, je ne veux vous déranger, et pourtant je viens de le faire en postant ce courrier. Je suis l'homme invisible du 3e gauche, j'admire votre allure et votre présence , car à chacune de nos courtes rencontres, je nourris mon imaginaire d'artiste. Peut-être suis-je trop indiscret ? Si ma proposition vous effraie, venez avec un proche, une amie, pour apprécier, ou non, mes oeuvres. Je ne prétends rien avec mon talent, mais je revis chaque jour en l'exprimant, pas uniquement avec vous, rassurez-vous, mais avec d'autres inspirations. Je suis maladroit pour exprimer mon ressenti créatif.

 

 

 

M. BOTERO

3e Gauche

 

 

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Publié le par Gentleman W.
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Féminité rime trop souvent avec la vision unique, brindille et juvénile d'une adolescente maquillée pour illustrer les magazines féminins. Et si il existe de merveeilleuses jeunes femmes semblables dans la rue, des étudiantes aux terrasses des cafés, j'ai l'étrange impression que d'autres silhouettes se meuvent dans la rue, devant mon regard, devant le vôtre.

 

Plus de diversité, plus de mode, plus de grandes, de petites, de moyennes, de filiformes, des rondes, de hanches, de poitrines voluptueuses ou pas, plus de tailles fines ou pas, plus de vérité !

J'apprécie ces femmes, ces vraies femmes.

 

Mais j'aime aussi le glamour et donc les pinup.

 

 

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Alors en croisant la belle BIANCA BOMBSHELL, avec ses hanches délicieuses, ses formes pulpeuses, son sourire dans cette série, j'ai craqué. Comme devant une gourmandise chez un pâtissier, j'ai eu envie de partager au plus vite avec vous cette beauté.

 

 

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Copyrights BIANCA BOMBSHELL

www.biancabombshell.com  
Suzanne Sagmeister Photography 
Hair by Leah LaFontaine

 

 

 

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