Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

femmes - demain

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous, #Femmes - demain, #Femmes & Culture

Si je lis depuis toujours, avec gourmandise, j'ai d'abord dessiné des centaines de gribouillis sur mes cahiers et sur des feuilles de cours, avant de transcrire mes histoires en mots, en voyelles et consonnes.

 

Et ce passage est devenu phrases et chapitres, souvent des courts articles, des pages et des cahiers plus ou moins remplis, sans aucun repère temporel. Avant, après, pendant des ruptures amoureuses, durant des voyages, durant des pauses contemplatives, j'ai écrit de courts instants, parfois des heures, et même une fois, durant tout un week-end. Je me rappelle de ce moment, comme hier, cinquante pages en deux jours, juste pour les glisser ensuite dans une enveloppe, pour une jeune femme dont je pensais partager l'amour. Et pourtant ...

 

Mais les mots ont repris plus tard, pour des lettres, des échanges sur une chose qui s'appelait encore du papier, puis avec un clavier, par internet, via des commentaires, des forums et des dizaines, des centaines, des milliers de commentaires.

 

 

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Puis le temps est passé, j'ai lu plus qu'écrit, mais le goût est revenu quand les voyages professionnels ont été plus nombreux, les heures d'attente dans des trains ou dans des halls d'aéroport aussi. J'ai posé des mots, j'ai laissé vagabonder des idées sur différents sujets, sur mes passions, j'ai même gagné un prix spécial du jury pour un texte sur le vin.

 

Quand la vie m'a secoué, abîmé pour me pousser vers le sol, terrassé de doutes et de douleurs, ce jour-là, j'ai trouvé dans les mots, un moyen sûr de vivre. De revivre d'abord, en regardant autour de moi, en imaginant ce que je ne voyais plus, en espérant fort que la féminité serait un jour l'avenir de l'homme. Alors j'ai exploré malgré moi, plutôt en regardant derrière, un tunnel au bout d'un an de mots, de virgules et de points. J'ai vu vos commentaires, vos emails, vos critiques, vos conseils, et la bonheur d'un blog, enfin de plusieurs blogs comme un triple cocktail de médicaments obligatoires à ma vie. 

 

Oui ces mots, que parfois vous lisez, parfois commentez, ce sont des petits bonheurs, des reflets flous ou bien nets de vos facettes, de votre féminités. Ils me sont indispensables.

 

Et si des créatures glamour se baladent sur les pages, je n'y peux rien, parfois mon imagination ne se contrôle plus, à moins que ce ne soit votre regard et vos pensées qui ne changent l'image de ce que nous lisons, de ce que j'écris, de ce que nous interprêtons.

 

Merci à vous, toutes et tous.

 

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Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Féminisme, #Femmes - demain, #Femmes & Culture

J'ai toujours vu des livres autour de moi, des magazines parfois, mais des poches, des beaux livres toujours éparpillés un peu partout dans toutes les pièces chez mes parents. Des voyelles et des consonnes dispersées dans le salon, sur le canapé ou sur une table basse, il n'y avait pas de télé, on lisait.

 

Puis la maison a grandi, les pièces ont été plus nombreuses, les murs sont devenus des bibliothèques avec des thèmes suivant les humeurs et les envies des membres de la famille. Ainsi chez moi, il y avait des étagères pour les livres professionnels, des livres d'histoires, des livres classiques, des romans et aussi un rang de dictionnaire dont les volumes du littré. Des bouquins sur le jazz, d'autres sur les voyages, d'autres plus mélangés, avec au milieu les bons d'Audiard car nous partageons depuis toujours une passion pour l'argot.

 

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Des livres partout, de plus en plus malgré tous ceux qui ont été prêtés sans jamais revenir, des bandes déssinées aussi, et des beaux livres. Sur les paysages et les voyages, mais plus encore sur l'art, tous les domaines sont évoqués : la sculpture, la peinture de toutes les époques, l'architecture, la photographie, le cinéma un peu moins. Avec beaucoup d'artistes, les classiques catalogues d'expositions, les ouvrages rares, les grands formats et toujours cela accessibles.

 

Alors ne cherchez pas pourquoi les femmes, les courbes, les lignes m'ont toujours parlé car moi j'ai ajouté la mode dans cette liste déjà longue. La passion pour l'esthétisme des femmes de Botero, aux rondeurs extrêmes et les statues de Giacommetti pour les plus brindilles, j'ai baigné dedans. Elles, vous, toutes m'ont parlé, pour me donner ce goût de l'aventure esthétique, pour commencer mon voyage vers le beau, le rugueux, le jeu des formes et des déformations avec des peintres cubistes.

 

 

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Avec le recul, avec l'éducation et surtout sa lente digestion sur une deuxième voire troisème génération, je comprends mieux une part de ce que je suis, pourquoi j'ame regarder, pourquoi le déguste ce qui m'entoure. Lire et voir ont toujours été des leviers de bonheur, des instants de réflexions, de critiques, de comparaisons, d'interrogations aussi, et les bases de mes goûts multiples.

 

Et aujourd'hui encore, je me nourris de cela, indéfiniment.

Une curiosité sans fin.

 

 

 

 

Nylonement

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture, #Femmes - demain

Ce matin, le soleil embrasse vos volets, votre terrasse est encore pleine de fleurs, le café et les croissants sont là, peut-être un thé, un jus d'orange frais. Je vous laisse choisir mais je vous propose une pépite musicale.

 

Avec un style glamour années 50 de plus.

 

 

Une pointe de fantaisie signée

 ROBYN BENNETT

 

 

 

 

Version douceur

ROBYN BENNETT

 

 

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Rassurez-vous, les bas nylon reviennent dans quelques heures, juste le temps de cette parenthèse souriante et pétillante.

 

Bises, bon dimanche sur le blog NYLON-VOLUPYE.com !

Bisous à ma chérie, qui porte le même rouge à lèvres !

 

Nylonement

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Féminité & Sensualité, #Femmes - demain

J'avais rencontré cette femme pour un projet en cours, nous avions décidé de discuter dans un lieu animé, autour d'un verre et de quelques tapas. Nos discussions tournaient autour des années 50-60, du glamour de cette époque formidable, de l'élégance des femmes, mais aussi de littérature, de romans accessibles et de ces succès incompréhensibles pour des livres improbables pour un un lecteur non-bobo. Grignotages et sourires, nous avions développé nos contacts autour de ce projet qui deviendrait peut-être commun, tout en appréciant cette mini-scène où venait de défiler des burlesque girls, entre poésie et paillettes.

 

Un magicien à l'ancienne, haut de forme et smoking avait pris place, le silence succédait à la musique des effeuilleuses. Un lapin, des lapins, des colombes, des cartes, des foulards, toute la panoplie entre ses mains, il nous captait par la facilité étonnante à faire apparaître ou disparaître les objets, les animaux. 

 

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Nous avons applaudi, il était tard, je l'ai raccompagné jusqu'à chez elle, en voiture, puis là sur le trottoir,  sous la pluie, avec cette dernière image dans ma tête, son manteau noir vintage, avec un col de fourrure années 40 ou 50. Puis dans le rétroviseur, en m'éloignant, j'ai eu l'impression qu'elle n'était plus là. Juste ses escarpins, un parapluie et un déluge d'automne, sa silhouette, seul, son manteau.

 

Je me suis endormi sur cette étrange impression. Un peu de noir, de plus en plus de noir, et elle qui n'était plus là.

 

Au réveil, mes idées n'étaient pas plus claires, et pourtant son image, sa beauté, son eye-liner me manquait, ses jambes aussi, marquées au dos d'une couture si voluptueuse. Je lui laissé un sms, deux, peut-être quatre ou cinq, dix avant la fin de la matinée. Pour la revoir, ou simplement la voir, sortie de son invisibilité.

 

 

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Ses mots me sont revenus alors, entre deux rapports, des tableaux d'évaluation, mon travail. Elle m'avait dit avaoir un secret, une passion, et en rigolant elle avait revondi sur le projet, sur la magie de voyager dans le temps, sur le bonheur de permettre un jour à des touristes de passer du XXIe siècle vers la fin du XIXe siècle. Un pas dans la mode Belle Epoque, loin des années 50 certes plus rock, mais en pleine expositions universelles, dans le Paris magnifique. Elle rêvait, elle sourait avec malice.

 

Au culot, je lui proposé de la revoir, ce midi, là, près de son travail, pour un déjeuner rapide, pour la voir.

 

Et je suis parti, sans regarder mes collègues, sans attendre les remarques du chef, sans avoir d'autres idées qu'elle. Un restaurant, plutôt un coin dans une galerie de peinture, où l'on peut manger, voir de belles photos, parfois des tableaux, ou des sculptures. Une exposition de pinup, je flâne, mais mon regard va vers la rue, Vers ce fantôme laissé hier soir sur ce trottoir, sous la pluie. Mon imagination peut-être ?

 

 

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Et si finalement cela continuait, que je ne voyais arriver que deux bottines beige, un sac bleu et une tunique, rien d'autres. Comment l'embrasser, comment la serrer dans mes bras, car oui j'avais envie de cela. La voir, être avec elle. Je l'attendais dans un spectre visible, face à des photos de pinup figées dans le temps par un photographe, présentes face à moi.

 

Là, elle vient d'arriver, cherche du regard autour d'elle, puis entre. Entière, je la vois dans une tenue lumineuse. Des collants blancs, une laine légère vers cette tunique taupe très claire, elle me sourit en avançant vers moi. Un autre fantôme, en version jour, loin de la nuit, de sa transparence en tenue noire. Contraste rassurant et surtout réalité, elle s'approche, m'embrasse, sur les joues en me glisse "je suis bien là" à l'oreille.

 

Mystérieuse apparition, celle de mes sentiments définitifs pour cette fée.

 

 

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Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - demain, #Femmes - vous, #Femmes & Culture

Mouchoir, je cherche dans le fatras de mon sac à main, avec discrétion, des mouchoirs. Indispensable dès maintenant en sentant l'émotion déjà me gagner face à cette scène vide. Les fauteuils se remplissent, les allées bruissent de discussions passionnées, entre parents et invités, entre professeurs et élèves. 

 

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Une audition, un presque concours, un moment de présentation de longues heures de travail, entre son instrument et elle, ma fille, je suis prise par l'intensité de tous les efforts qu'elle a accumulés depuis des mois. Un piano, seul sous la lumière, le parquet, la salle qui parle encore, soudain le noir, un début de silence, les derniers bruits, le silence absolu.

 

Le velours du fauteuil, mon compagnon à côté de moi, son beau-père devenu premier complice de son implication, aidant sans connaître la musique, mais la motivant chaque jour, chaque fois qu'elle se relâchait, n'y croyait plus. Sa main, ma main, serrées en attendant la présentation, un professeur vient expliquer le déroulement de la séance, il nous invite à rester silencieux durant les morceaux, mais enthousiastes ensuite. Il salue quelques personnes, encourage et lance la première personne, une jeune femme, toute frêle, des partitions à la main. Chopin, des mains souples qui brisent le silence, des notes enlevées avec aisance, des variations, de la délicatesse. Elle joue, puis s'arrête, se lève pour recevoir les premiers applaudissements, une tension qui s'efface avec cette première interprète.

 

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D'autres suivent, des adolescents, quelques adultes, des débutants, des quasi virtuoses, parfois très jeunes. Je l'attends, soudain c'est elle, concentrée. Son visage n'émet aucun signe de tension, elle est si passionnée, si heureuse dans la musique. Face au clavier, dans une routine naturelle, elle s'asseoit, positionne sa partition, pose ses mains, et là la magie opère. Ma première larme juste après la première note, intense en moi et pourtant un trémolo si doux, un Liszt soyeux, maintes fois entendu à la maison. Mais là, la dimension de la scène, le lieu, ma fille, son interprétation parfaite, sa rigueur, sa droiture, je suis émue, prise dans son jeu. Rien de compte, sauf ce bien-être qui m'enveloppe de sons mais plus encore me remplit d'émotions. Des années de travail, une passion nourrit depuis le plus jeune âge, avec des ruptures, des doutes, des retours plus tard vers ce clavier si exigeant mais aussi si émouvant. Elle et lui, ils s'expriment ensemble, devenant une échappée de volutes musicales, plus uniquement une vision de solfège, mais un sentiment communicant. Rien n'est plus beau, et je n'avais imaginer cette explosion, des larmes avec, des notes encore, et les dernières notes, celles que je connais. 

 

 

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Libérée, elle ralentit ses mains, sort de cette symbiose, s'extrait de l'instrument, se tourne vers la salle, debout, pour elle seule. Applaudissements, un enthousiasme de connaisseurs, et pour moi, le coeur qui bat si fort, celui d'une mère horriblement fière d'elle. Juste un regard flou, où est ce mouchoir ? Je pleure de joie, je reste sans voix, je la regarde, elle brille.

 

 

 

Nylonement

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon Passion, #Nylon & Mode, #Femmes & Mode, #Femmes - demain

Dès que j'ai pu être assez grande, par la taille, par la malice, et puis avec le temps par l'âge, j'ai toujours adoré les chaussures, et donc je les empruntais à ma mère. Toute gamine, je posais mes petits pieds dans les ballerines, je glissais dedans, et je tentais de marcher "comme une grande". Avec une démarche de canard, avec la complicité de mon frère qui regardait derrière le coin de la porte du dressing.

 

Le jour le plus fabuleux, quand j'ai pu attraper une paire de haut-talons, j'ai pris du temps pour les chausser, définitivement avec dix tailles de trop, mes pieds écrasés au fond, et déjà une envie de princesse, en me tordant les chevilles, en soulevant une à une les beautés brillantes d'une teinte nude toute neuve. J'étais fière, devenant par ce geste une femme, une maman même.

 

Si j'ai essayé par la suite ses robes, maquillé mes poupées puis ma bouche avec un rouge à lèvres frot cher qui m'a valu une punition, j'ai atteint des sommets avec les chaussures. 

 

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Je me mettais avec elle quand elle s'habillait pour une soirée, pour sortir avec papa chez des amis, pour un restaurant et que nous restions avec la baby-sitter toujours différente, toujours accrochée à son i-machine. je regardais ma mère, le miroir, la salle de bain pendant qu'elle se maquillait, je montait sur leur lit pour zipper la robe, fière de cet acte héroique, elle était si belle dans ses robes, et j'aimais monter alors dans les escarpins, rire avec.

Elle rigolait aussi, me reprenant ses talons pour se glisser dedans, devenant une super maman.

 

Que c'était bon cette complicité, et finalement aussi ce passage de témoin entre la petite fille et la féminité d'une mère, le plus souvent en pantalon pour son travail, mais si élégante pour le week-end. Maquillage, eye-liner, poudre, deux nuages de parfums, un peu pour moi, humm je sentais bon, je sentais comme maman, j'étais grande.

 

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Et les talons ont été un bonheur régulier, les premiers ont été négociés durant trois mois, vers treize ans, pour aller à un mariage, et j'ai fait la vaisselle, j'ai nourri le chat, surveillé les devoirs et les notes. Tout cela pour quatre centimètres de plus sous une robe en liberty blanc et bleu. Quel souvenir, d'ailleurs ais-je une photo ?

 

Puis ma première paie, étudiante, un petit boulot dans une boulangerie, et une paire d'escarpins vus chaque jour à ma pause, dix centimètres de convoitise derrière la vitrine. Toujours fermée en même temps que mon lieu de travail et ouvert en même temps. Impossible d'accéder au graal, et un jour, une demande de quelques minutes à la patronne, folle de chaussures, elle a ri. Et quand je suis revenu avec mon sac, avec des sandales noires, une belle cambrure, une pointe blanche, elle avait les yeux qui brillaient. Ce jour-là, elle m'a donné une double paie. J'ai demande pourquoi.

"J'étais aussi passionnée que toi quand j'étais jeune, mais j'ai mais cinq ans de plus que toi à acquérir mes premiers talons. Alors ce soir, profites, c'est un peu mon cadeau. Je connais cette émotion, cette sensation nouvelle."

 

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Aujourd'hui, tous les jours j'aime varier de hauteurs, de couleurs, de formes, de modèles. J'assume avec beaucoup de complices et d'amies ma passion pour les chaussures, des petits macarons de cuir qui se dévorent pas après pas.

J'aime les chaussures, et vous ?

 

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité, #Femmes - demain

Matinée folle de sur-excitation, de résultats sur des écrans, sur des tableaux, sur des listings avec des lignes impossibles à lire de près comme de loin, quelques pleurs, beaucoup de rires, de larmes de joie, de hurlements, de parents en transe. C'est fait avec mention, retour à la maison, coup de fil aux parents, à la grand-mère, au grand-père au fond du jardin dans le potager, tout le monde est heureux.

Moi aussi.

 

Je vais enfin prendre un peu de recul, regarder la vie avec mes futures études d'architecture, une voie qui me tentait depuis le début malgré l'engorgement éternel depuis des décennies de cette filière, malgré aussi le vide en réelle urbanisation durable de nos villes et villages, de nos futures mégalopoles. J'adore dessiner, depuis mon plus jeune âge, depuis les animaux, depuis les bandes dessinées copiées, depuis les portraits en classe, les séances en famille avec ma mère, styliste repentie, devenue fonctionnaire amère. 

 

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Mais elle m'a donné des coups de main, des idées et surtout la souplesse de mes coups de crayon avec le temps. Beaucoup d'inné, de facilité naturelle, mais aussi un coup d'oeil, des dizaines d'expositions, des centaines de livres, des instants de contemplations, de vide intérieur pour absorber la substance des traits, des coups de pinceaux, des couleurs et des non-couleurs, des contrastes nés de rien et si indispensables à la vie de l'oeuvre dans nos yeux. Oui elle m'a donné sa force, son envie, et une part de sa technique.

 

Portraits photo, portraits en aquarelle, portraits en sanguine, toujours avecla touche de l'artiste. 

 

Je caresse la feuille, je m'évade car aucune pression ne me retient maintenant. La lumière est bonne, le modèle est dans ma tête, un croquis, un trait, deux, d'autres encore.

 

 

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Sa chevelure naît sous mon inspiration, je crée une forme, une silhouette, une allure. Un coup de vent dans les cheveux, le visage, les yeux, un coup de gomme pour le nez, ses lèvres, elle est là. je la vois, elle me sourit. Encore des traits, du recul, une pause car je souffre sereinement quand je dessine, c'est un effort intense mais si libérateur.

 

Lui, mon ami blogueur, il fait de même, il cache ses dessins pour ne montrer que ses mots, pour cacher d'autres maux peut-être.

Lui aussi dessine, peint, et photgraphie. Il aime déguster une forme, la sublimer pour en tirer non pas une forme de sylphide, mais des rondeurs déséquilibrées, des femmes, des vraies femmes. Il aime ces excès, des formes présentes, des harmonies d'ensemble, des dessous aperçus, des robes oulantes ou flottantes, il aime deviner et faire deviner.

Juste avec ses mots, ma pause est finie, je retourne à mon chevalet.

Elle m'attend sans bouger, ma créature, mon dessin alangui sur le papier.

 

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Encore des minutes ou des heures, je vais refaire, reprendre, corriger, ré-interprêter, revoir, dessiner encore. Un été pour cela, de la lumière, de l'eau, le vent par la fenêtre. 

 

Que la vie est belle ainsi !

 

Nylonement

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