Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture

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Voilà une surprise partagée avec mes filles, une surprise, car je partais non convaincu par le titre "LA BELLE et LA BETE", en me rappellant la version Disney et plus encore la version empirique et noir et blanc avec Jean Marais.

 

Mais j'ai été surpris, totalement étonné par la beauté des costumes de ce film, par une histoire qui m'a emportée durant deux heures, par les beaux effets spéciaux. Plus encore par le jeu d'acteurs, celui du félin Vincent CASSEL, mais aussi de la touchante Léa SEYDOUX, ainsi que de bons seconds rôles.

 

Un bon moment de cinéma, un beau voyage dans cette histoire dont on connaît les ficelles, et même la fin par avance, mais où le regard actuel d'un réalisateur avisé justifie ce nouveau film. Pop-corns et fauteuil moelleux, j'ai pu partager du bonheur en famille avec ce festival de belles images, et avec un super bonus : les robes de princesses de l'héroine.

Sublimes et étincelantes !

Et bien sûr des corsets superbes !

 

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Nylonement

 

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode

J'aime prendre ce temps, celui des mes douleurs dues à mes insomnies, à d'autres raisons plus intérieures, pour découvrir au petit matin, le soleil.

 

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Là aujourd'hui, en douceur derrière une vitre, devant un chocolat chaud, en rêvant de croissant, mais en restant encore plus fidèles à ma nourriture première : les féminités. Sous forme de livres, de magazines, en feuilletant Causette, Marie-Claire ou Femme Majuscule, mais aussi Biba et Grazia, en revenant vers des auteures inspirées, et à des visions plus féministes de la position des femmes dans le management des entreprises françaises, je lis. Parfois aussi je ferme les yeux, non pour dormir, mais pour aspirer en moi le chaud du soleil, des rayons qui donnent énergie et volonté de croquer le monde. Ma dose est plus bénigne alors ce ne sera que la force de vous voir passer sur le trottoir, entrer dans les immeubles de bureau, courir vers un bus ou un taxi. 

 

Humain ou chat ronronnant, je reste amoureux de la beauté et de toutes les facettes qui s'avancent vers moi, puis disparaissent au loin, comme immatérielles derrière la vitre, comme dans un autre monde, à vos occupations, à vos silences malgré vos discussions apparemment animées avec vos téléphones, mais à l'extérieur.

 

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Je regarde sans jamais me lasser ces croisements, ses arrêts, ses départs de vos silhouettes, petites ou grandes, agiles entre les voitures, pressées et aveugles assises sur vos vélos en pleine ville, souriantes ou totalement stressées sur les courts parcours qui passent devant moi. C'est un écran de cinéma, la vie, votre vie, vos vies, vos différences qui forment ces facettes de féminité, cette diversité qui s'animent sans fin. Le soleil arrive sur la ville, elle s'éveille, vous devenez ses mouvements, vous êtes souces de cette vie.

 

 

Et moi, attendant un rendez-vous, écrivant d'une main ditraite sur mes feuilles, tapotant sur mon clavier, je ne fais que saisir vos émotions et votre mode. Délicatement, un cliché photographique qui devient lignes et paragraphes, juste des instants figés de vos parcours. Je ne dis rien, je vous vois, je vous contemple. Sans agitation, je croque un geste, un sourire là-bas, une enjambée à droite, une interrogation à gauche, vos histoires, vos doutes, vos amours, vos humeurs.

 

Demain sera un autre soleil, un autre bloc, d'autres phrases, vous, toujours différentes, toujours rayonnantes, toujours femmes.

 

 

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Copyrights VANESSA JACKMAN

 

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode

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Quand l'air souffle sur nos visages, reflet du soleil sous des signe de binheur comme des sourires. Au même instant où l'on ose ce manteau un peu plus court, de jolis collants pour défier la météo mais dans des bottes, et surtout ce chocolat chaud en terrasse pour profiter de la brise et du soleil.

 

L'hiver est encore là, on pourrait s'en plaindre mais aussi s'en réjouir trop vite, ce temps là n'est pas habituel en février, trop loin de la neige et du froid. Certains apprécieraient un retour à la normale, à des moyennes de saison, à un vif et piquant blizzard pour marquer les saisons, mais c'est ainsi. Sujet à de longs débats, ou sujet pour parler de tout, de rien avec une assemblée, le temps nous inquiète, nous rassure, nous surprend.

 

 

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Mais pourquoi l'espérer, pourquoi la changer car d'elle-même, ses variations sont nombreuses. Personnellement je n'ai jamais rêvé de vivre à Miami, avec ce soleil permanent, ce chaud constant autour des corps, car j'aime les automnes pluvieux, les courses sous les gouttes avec des parapluies, avec sa belle collée à soi, une complicité de saison. J'aime aussi la chaleur de l'été, les barbecues, les discussions sans fin sur la terrasse, avec les amis, avec les enfants, avec cette dimension que le jour est sans fin, les nuits avec. J'aime le printemps, les premiers légumes frais, les fleurs partout, les gens plus heureux car le soleil leur délivre une énergie réelle. J'aime l'hiver froid et sec, celui qui pique mes doigts, me donne le choix entre manteau, gants et écharpes pour courir vers elle. J'aime les souvenirs de neige, de notre vie sous ce cocon blanc, sous une lumière froide, dans une bulle sans bruit.

 

 

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Alors aujourd'hui, pluie ou soleil, nuages et froidure, rien ne suit le cours d'un hiver en France, un peu de vent s'ajoute, et votre mode, unique conséquence de notre intérêt à regarder les cartes à la télé, les nuages, les signes divers. Oui votre mode sera un peu versatile, avec cette tunique de printemps portée avec un collant opaque lainé, avec des bottes ou bottines, mais toujours ce sourire, pour enlever le manteau trop chaud cet après-midi, si chaud ce matin en attendant le bus.

 

Votre mode est la seule météo qui m'inspire, et elle change, tant mieux, j'en aime toutes les saisons.

 

 

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Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Hasard, presque, cette semaine, pour la première fois depuis des années, depuis cette rencontre, ce mariage, ce premier enfant, ce second enfant, pour la première fois donc, je suis seule. 

Hasard d'une opportunité de vacances au ski, pour les enfants, pour leur père avec le belle famille, dans un appartement tout petit, là-haut dans la montagne, et moi avec ce boulot qui déborde.

Hasard d'une pause après des années passées trop vite, entre la sortie des études, les premiers jobs, les instants câlins avec lui, l'amour, le premier studio, les week-ends en amoureux, les moments où ren ne compte, le stress uniquement entre deux postes, une vie de jeunes sans obligations, une vie de fête et de sexe aussi. Libres de nos envies, de nos folies d'un soir ou plus, nous vivions dans l'espace pur de la séduction, j'étais la belle pour ses yeux, la paire de gambettes malicieuses qui s'offrait à lui.

 

 

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Hasard d'un premier retard, d'un bébé venu plus vite que le mariage, mais les deux furent les exploits d'une même année. La suivante fût plus folle entre le travail, les responsabilités, la pause trop courte avec le bébé, la recherche d'un appartement, ses déplacements pour son boulot, les petites maladies, et un second retard. Trépidante pour ne pas dire délirante, cette avalanche de bébés, de maman en construction, d'appartement en rénovation, tout cela avalait mon corps de femme, pour ne laisser qu'un épave épuisée sur un coin de canapé. Finies les soirées, finies les duos en amoureux, juste de la fatigue mais tant d'amour avec ce noyau de familles, de premiers pas, de gazouillis, de câlins infinis.

 

Heureuse pause que ce hasard, là après presque 8 ans de folle course pour devenir une vraie famille. Heureuse peut-être moins, sans m'en rendre compte, car finalement, la mère avait avalé la femme, l'amoureuse et la séductrice. Un tout fusionné en un manque de temps.

Alors ce soir, je rentrerai sans avoir les devoirs, les repas, les douches, les courses à gérer, donc un temps pour moi, pour me prendre un vrai bain, avec de la mousse parfumée, partout, du temps pour rester dedans, pour me ramollir. Après je me glisserai dans un legging en cachemire, acheté mais oublié dans un tiroir, puis dans mon gros pull ultra-doux aussi en mélange de soie et cachemire, juste pour moi. Extrême douceur de se retrouver soi-même.

 

 

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Heureuse de cet éloignement, de ce temps pour lire enfin des livres, pour prendre ce recul sur moi, et cette vie agréable mais dévorante. Je pourrais lire leurs emails, voir leurs photos depuis la montagne, des nouvelles d'eux, qui pour une fois sont un peu plus loin de ce nous habituel.

 

Je respire, n'aurais je pas dû prendre ce temps là avant ? plus souvent ? pour les aimer autant mais pour ne pas m'oublier.

 

 

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Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon & Mode

Vos jambes sont encore un univers libre, le vôtre.

 

Et quand je témoigne pour vous, quand je prends la défense de votre silhouette élégante avec deux coutures au dos de vos jambes, je ne le fais pas pour moi mais bien pour vous. Je défends une cause un peu futile et cela face aux bien-pensants qui eux sont convaincus d'avoir la juste vision de cet accessoire.

 

Mais leur ignorance et leurs idées prés-conçues sont des frontières violentes contre votre liberté, contre votre choix personnel de porter ou non des bas nylon. Car là est la délicate suggestion de ma part, de la part d'autres afficionadas du sujet, qui vous convaincraient mieux que moi du bonheur soyeux que leur procurent les quelques grammes de nylon sur leurs jambes.

 

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Cela reste un choix personnel, une attitude personnelle, un dessous si intime qui reste caché le plus souvent, car il est un bijou pour celle qui veut briller intérieurement de ce coeur de glamour qu'elle porte à fleur de peau.

 

Alors laissons à nos journalistes si instruits, si sûrs d'eux-mêmes, si curieux de ne lire que les communiqués de presse, et plus rarement de creuser un sujet avec sérieux et profondeur, je leur laisse ces messages tristes "des bas nylon pour la St Valentin", "des bas nylon pour jouer de nouvelles teintes", "des bas nylon pour pimenter votre vie sexuelle", "des bas nylon pour passer à la casserole".

 

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J'espère tant qu'un jour la communication s'ornera d'une touche de glamour et même plus simplement d'un accessoire qui a évolué depuis cinquante ans, tout en restant confidentiel dans son utilisation réelle avec une mode féminine.

J'espère que la féminité trouvera sa volupté avec discrétion, car les jarretelles et les revers de nylon sont le plus souvent cachés sous vos robes ou jupes.

J'espère que l'on comprendra que les bas nylon sont un luxe, un summum de finesse, d'extrême douceur comme une caresse. Une poudre de maquillage pour vos jambes, un caviar soyeux !

 

 

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Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Les calendriers ont des rituels, le commerce en crée de nouveaux chaque année pour des budgets de plus en plus rétrécis. Alors mon titre, ces deux mots, vous les avez vu se répéter des centaines de fois dans les médias, sur les vitrines des magasins, sur vos téléphones et tablettes, pour finir par saturer.


Et moi, l'ombre derrière le clavier, celui qui aligne des mots sur les féminités, avec un infini respect de vos différentes facettes, avec le prisme de votre âge, de votre silhouette, de votre métier, de votre vie et de votre santé, de vos amours, de vos douleurs et aussi de vos sourires, que vais-je pouvoir dire en ce jour auto-célébré de l'amour ?

 

Rien ou si peu !

 

 

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Car je peux constater encore qu'il reste 364 jours environ chaque année pour aimer, avec d'autres nombreuses raisons d'acheter des fleurs, dont la plus simple, juste pour un sourire, juste pour surprendre en passant devant les pots de votre fleuriste. Plus encore les macarons en forme de coeur, les dessous plus ou moins chics qui frôlent l'overdose du manque d'imagination et brûlent les frontières du mauvais goût, je les bannis. Et ce dîner en amoureux, pourquoi attendre ce vendredi soir pour cela, surtout pour vous retrouver devant un menu imposé, avec moultes flagorneries du cuisinier qui a confondu gingembre et sentiments romantiques. De plus au milieu d'autres tables en duo, avec d'autres couples aussi artificiellement présents que vous, on dirait presque un club de rencontres ou de dating.... beurk !!!

 


 

Je ne dirai donc rien sur cette fête de la St Valentin, factice et romantique suivant la joie que l'on veut y mettre. Personnellement je n'ai jamais cru, je ne crois pas, et ne croierai jamais en cette date. 

Quelle offense se serait, si je devais être une femme en ce jour, de recevoir enfin des fleurs (car le compagnon étourdi a heureusement reçu un email des marques pour lui rappeler cette date) uniquement ce jour-là, jamais avant, jamais après. De devoir le suivre pour un dîner ou de suite le mot "passage à la casserole" n'est plus un terme de cuisson gastronomique, mais bien inclus par défaut, et obligation, après le dessert. Quelle médiocrité ! Quelle triste programmation !

 

 

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Franchement, un bouquet de fleurs, de tant à autres, voire même des fleurs en permanence sur le balcon, des macarons, des petits cadeaux ou de simples pensées, des bras et des bises au quotidien (non pas celles de la routine, celles de l'envie de sentir son parfum, sa peau), voilà de réels signes d'amour, d'une continuité sans fin, de sentiments en mouvements. 


Oui, Mesdames, en ce jour, le féminin doit s'honorer d'amour et de partage, comme les autres jours. Alors ne soyons pas trop féministe en refusant le bouquet de fleurs, mais juste en précisant qu'il y a une bonne dizaine de vases pour les prochains jours.

 

Vive l'amour, tous les jours !

 

 


 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Aujourd'hui, je suis restée derrière mon téléphone, moi, tranquille étudiante en droit, pas trop addict aux réseaux sociaux, mais fille préoccupée. Hier je suis passée déjeuner avec mes parents, un dimanche habituel avec cette routine si agréable pour papoter en cuisine, pour préparer des recettes, des crèpes hier pour le goûter. Je peux ainsi, moi la grande, croiser mes deux frères et soeurs, issu de notre famille recomposée, plus jeunes, et si aimants. 

 

Ils adorent m'emmener dans ma chambre, vide la plupart du temps, où à chaque fois ils me déposent une surprise : un petit paquet, un jeu, un bracelet brésilien fait maison, des dessins, ils sont adorables, nous sommes complices car nos parents sont heureux ensemble. D'ailleurs ma soeur est blonde comme ma mère, moi brun comme personne, les liens de sans sont dépassés par nos évolutions, par nos facettes et nos similitudes. Une famille bien actuelle !

 

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Je suis donc venue pour le rôti de boeuf du dimanche, la purée de mon beau-père, mais il y avait un silence dans les mots de ma mère. Alors dans un coin, dans le salon, pendant qu'ils piaillaient devant les jeux olympiques, je l'ai regardé, elle me fuyait, elle était ailleurs. Oui, moi, sa grande fille, je l'ai prise dans mes bras, sur mon épaule, pour lui parler plus bas, plus doucement. Son recul en m'approchant de sa poitrine, de sa robe chiné grise, toujours avec son élégance, sa taille fine, marquée d'une ceinture de cuir. J'ai compris.

 

 

Nous avons parlé, nous avons été voir sur internet sur les sites d'informations officiels des spécialistes de la santé, elle m'a sorti  ROSE MAGAZINE, j'ai feuilleté les pages, celles pour les malades, celles sur la maladie, celles sur les effets des traitements, les plus nombreuses, celles pour les proches, si utiles, celles aussi sur l'après maladie. J'ai reçu un message positif malgré le ton alarmant de ses yeux. Trop jeune ma mère, jeune quadra, heureuse en amour avec ce nouvel homme, elle qui avait digeré le divorce avec force, je la vois si faible soudainement.

 

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Oui aujourd'hui je regarde mes sms pendant les cours, je ne le fais jamais, enfin si quand je suis amoureuse, au début, enfin presque jamais. J'attends des nouvelles de ses examens, ceux sur sa santé.

 

Et puis demain, comment va-t-on l'accompagner dans les prochaines étapes ?

Comment va-t-on le dire à mes frères et soeurs ?

Comment va-t-elle le vivre ? 

Tant de comment, avec aussi des pourquoi si nombreux. C'est soudain, c'est comme toujours impossible, c'est comme toujours injuste, et puis cette maladie sournoise qui brise la vie. Heureusement j'ai lu, je n'ai pas dormi, j'ai lu encore, j'ai appelé une amie tard le soir, qui a eu sa mère dans la même situation. J'ai parlé à ma colocataire qui m'a parlé avec des larmes dans les yeux de son père, de son grand-père, de ses épreuves. De la vie surtout ! 

Chacun était là, pour moi, enfin pour m'aider à comprendre ce que je vais faire pour ma mère, à positiver car on guérit de cette maladie, car on vit encore après. J'ai pleuré un peu pour me libérer du poids ce matin, durant mon footing, mais j'ai souri ensuite, croquant l'envie de la voir plus souvent. Un sms, un autre, j'attends le sien.

 

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Et puis non, je vais sécher ce cours, une première fois si justifiée, je vais aller la récupérer à la sortie de l'hôpital, la prendre avec moi, pleurer peut-être, la rassurer, lui donner la main pour l'emmener sur un chemin où elle ne sera jamais seule. Nous serons là, proches et amies, des soutiens, des épaules pour les moments de creux, des sourires pour lui donner de l'amour, une maladie contagieuse et incurable.

 

 

Nylonement

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