Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

femmes - demain

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous, #Féminité & Féminisme, #Femmes - demain
A quel âge on est vieux ?

 

Il y a des jours, où voir grandir les jeunes enfants, les adoslescents, les jeunes en général apportent sont lot de belles questions. Pouquoi ? Comment, mais pourquoi ? Avec toute l'étendue du goufre entre les pensées complexes d'un adulte et les dualités binaires de l'enfance, après les sujets "tu es trop jeune pour savoir", "on t'expliquera un jour" mais surtout les définitions impossibles à des questions si pertinentes.

 

Voilà donc une jeune adolescente, comprenant son corps qui change, ses règles, son statut de femme, de potentielle mère et tant d'autres clichés ou réalités sur le maquillage, les chaussures, la mode, les garçons et les filles. Donc une jeune femme en pleine éclosion, tranquillement et mollement écroulée sur un canapé, entre deux lectures et quelques sms, papotant de tout et de rien, passant avec une réelle légèreté sur l'épilation, le menu de cantoche, les devoirs et les copines, à l'anniversaire de sa mère et de sa grand-mère. Quasi simultané et cette année, des chiffres ronds. Pour la première fois depuis leurs naissances, les enfants assimilent le temps, surtout en dormant longuement le matin, en traînant dans la salle de bains, en se mouvant de leur chambre-grotte vers le canapé ou plus simplement la table pour manger. De l'adolescent en pleine puissance. Fois trois pour moi ! Fois cinq ... enfin n'en rajoutons pas ;-)

 

"A quel âge, on devient vieux ?"

 

Et la malice est dans la question, car à leur âge, une décennie et une autre demie, ils ont des idées sur tout, des réponses potentielles voire définitives. Un bel esprit de contradiction, un univers réaliste quoique restrictif en repères.

 

Quelques secondes, un silence, des milli-secondes et donner une réponse.

 

A quel âge on est vieux ?
A quel âge on est vieux ?
A quel âge on est vieux ?
A quel âge on est vieux ?

 

Qu'est qu'être vieux aujourd'hui ? Déjà on dit senior pour le politiquement correct, car le troisième et quatrième âge enterraient les gens dans des catégories limitées et pesantes. De plus tout cela a changé, fortement changé. Pas uniquement du fait que nos aînées avaient peu de photos et uniquement en noir et blanc, vieilles et écornées, des souvenirs de cartes postales écrites avec un stylo, voire une plume et de l'encre. Dans les cadres, les générations du début du XXe siècle posaient longuement devant l'objectif en habits du dimanche, avec un sourire figé et absent. Bref on rigolait pas, jamais et puis les guerres, les souvenirs, les nostalgies d'un autre temps, et pourtant.

 

On a tous commencé à quatre pattes, vécu à deux pattes, et fini parfois sur trois pattes ou six avec le déambulateur. ;-) En regardant les albums photos, en reprenant l'arbre généalogique maintenant saisi sur l'ordinateur, illustré de chaque génération, de photos, des oncles, des tantes, des cousins, des mariages, divorces et remariages, on découvre nos ancêtres. Parfois les générations sont courtes, d'autres plus longues. Mes enfants ont connu leur arrière-arrière-grand-mère, morte à 107 ans. Ils ont vécu des souvenirs avec d'autres arrière-grands-parents, et vivent régulièrement dans leurs chambres chez leurs grands-parents, une seconde maison. Mais qui est vieux ? Eux, nous, les autres. 

 

Car sur les photos, nos grands-mères du milieu du siècle dernier étaient peu fraîches (usées par le temps, la vie plus rude aussi et tant de facteurs, chez les pauvres comme les riches) dès 50 ans. Oui les habits un peu coincés aussi n'avantageaient peut-être pas, mais on voyait leur âge, leurs rides, leurs fatigues, le poids des années. Et pourtant les hommes vivent en moyenne chez nous plus de 85 ans, et les femmes près de 95 ans avec plusieurs centenaires. Mais recroquevillés, usés mais paradoxalement en assez bonne santé.

 

Alors maman est-elle vieille à 50 ans ? mamy à 70 ans est elle hors catégorie et grande mamy à 92 ans est-elle hors limites ? Car cette dernière avait encore de l'énergie bien réelle il y a encore deux ans, faisant des madeleines, des gâteaux pour eux, des repas complets de l'entrée au dessert. Maintenant cela dépend des jours et des médicaments. Et les deux premières, l'une travaille, bosse, s'acharne à faire du sport, à prendre soin d'elle, à garder un corps presque mince. La deuxième profite de sa retraite pour s'adonner à sa passion dans la peinture, reconnue pour ses toiles, ses dessins à la sanguiine, ses aquarelles parties aux quatre coins du monde. Elles vivent, bougent, se pouponnent, et plus simplement restent des femmes actives. Certes le temps a fatigué le corps, mais le charme des cheveux gris, des coupes adaptés, de l'énergie et de la mode omniprésente, des sourires et d'un positivisme réel même quand la maladie tape dans le dos, tout cela donne des femmes en forme. 

 

Vieilles par le chiffre de leur âge, mais n'est-on pas vieux à 30 ans pour ceux qui en ont 20, à tout âge quand les autres partagent d'autres codes, d'autres repères d'une autre génération. On est vieux peut-être quand on se cantonne à croire à des limites, pire des frontières entre les générations. On ne comprend pas tout, c'est normal, mais on ne doit pas se couper des autres, en dessous, au-dessus. Il faut vivre et partager l'expérience des uns, le savoir des autres, l'énergie et l'enthousiasme de chacun, le mutualiser.

 

J'ai posé des mots simples, pour donner une réponse, on a ri en prenant certains exemples de personnes vieilles par leurs comportements et pas leur âge, de personnes dynamiques malgré le nombre de décennies. Rien n'est universel, juste un ressenti, une réalité physique, mais l'esprit reste le moteur de nos vies. Et il ne vieillit jamais.

 

Fantaisie et émotions, toujours, hier, aujourd'hui, demain, le vecteur de nos battements de coeur.

 

A toutes mes amies, à tous mes amis, virtuels et réels, merci !

 

Nylonement

 

A quel âge on est vieux ?
A quel âge on est vieux ?

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Publié le par Gentleman W.
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Vert

Le printemps avance, avec ses propres traces, le jaune vif des arbustes, quelques fleurs ici et là. Mais le plus surprenant, car il faut le voir aujourd'hui, peut-être trop tard dans certaines régions, ce moment fragile où les bourgeons des feuilles éclatent, se libèrent d'eux-mêmes.

 

Ce coup de pinceau tout simple, tout léger dans un premier temps, des pointes vertes, des bouts frisotés de feuilles, des papiers mâchés verts posés sur les branches. Naturellement devant vous, un lavis de couleur verte sur le fond de votre paysage au quotidien. Oui, là sur les plate-bandes des zones de béton parisien, là le long des routes de province, là dans votre jardin, le vert s'impose. 

 

L'herbe a repris le dessus sur les mousses, le soleil donne toute son énergie à l'un en tuant l'autre comme un vampire aveuglé par la lumière si forte. Chaleur, verdure, et délicatement, subtilement les feuilles vont s'ouvrir, se déplier, défroisser pour devenir tendres et souples, séchées par le vent , par le soleil.

 

Et vous, où êtes vous ?

 

Avez-vous regardé, quelques secondes, quelques minutes même ce déclic vert, si léger ?

 

 

Vert
Vert
Vert

 

Comme un souffle, doux comme votre changement de mode, vous avez laissé enfin le manteau, vous appréciez les robes, vos jambes à l'air, les bas sont même de trop, il fait si beau. Peut-être un peu trop tôt pour les températures, mais prenons cette énergie pure sur et sous la mode. Gorgeons-nous de cette folle ressource universelle.

 

Comme un souffle d'ailleurs les cerisiers se couvrent de fleurs, et le cycle de la vie, de l'hiver fini, de la mort, de l'hommage au passé, du futur renouvelé avec le printemps et les fleurs par milliers, voilà la vie nouvelle. Un hommage silencieux, un moment de partage pour certains peuples, de joie, de repas en commun, de sourires et de respect.

 

Comme un souffle dans vox cheveux, les dernières feuilles rousses oubliées par la saison, les pluie, tombent, s'évaporent dans le sol déjà vert. Un cycle, un nouvel amour, les oiseaux les fleurs, le pollen, les abeilles. Le bonheur d'être deux, d'être là, contemplatifs face à ces couleurs changeantes, à nos coeurs qui battent le printemps.

A l'unisson !

 

Nylonement

 

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Dualité

J'ai toujours bien travaillé à l'école, j'ai profité d'une vie qui défilait entre ma chambre confortable, l'école, le rythme d'une semaine entre cours le jour et sport le soir. Les week-ends étaient des bonheurs de balades, de sorties, de films, de jeux avec mes frères et soeurs, avec les parents. Les vacances aussi, parfois en plus avec les grands-parents, des voyages.

 

J'ai grandi, physiquement et puis en moi, quand l'adolescence, mon statut de fille, de jeune femme, de femme avec des règles, de possible mère un jour, mon corps a changé. Rien ne pouvait m'arrêter, ni les sourires de mon père, fier de ma taille, de ma beauté, toujours à l'écoite dans les moments où sans savoir pourquoi je ne savais plus qui être. Grandir en décalage d'un corps, trop vite en voulant finalement profiter des journées à fond, des nuits aussi pour rêver encore plus. J'étais une princesse heureuse avec des bonnes notes, avec des cadeaux, des joies, des copines, des histoires de famille et un grand pot de Nutella. 

 

Et puis un jour j'ai ouvert les yeux, sur le monde si proche des adultes, encore loin dans mes études, mais si réel. Celui de l'argent, des idées préconçues sur l'avenir des uns et des autres et surtout sur le mien. Quel métier pour moi ?

 

Grande interrogation pas réellement car moi aujourd'hui je suis lycéenne et tout cela me semble si loin.

Grande interrogation quand même car personne n'a jamais eu l'idée de nous proposer une palette de métier, avec les qualités et défauts de chacun, des témoignaes enthousiastes de ceux qui les pratiquent, des fiches-types. Finalement je vis dans un monde où je vois des gens travaillant ici et là sans savoir vraiment l'intitulé de leur profession et encore moins la réalité de leurs activités.

 

Décalage total !

 

Mais est-ce de ma faute ?

 

Dualité
Dualité

 

 

Comment savoir à seize ans ce que je ferai demain dans un monde où les repères et les emplois de mes propres parents semblent si flous, si instables, si précaires. Les actualités et les décisions de chaque gouvernement n'amènent que du vide, des chiffres alarmistes, des gens tristes, des grèves et des manifestations. Toutes les valeurs, celles de mes grands-parents, de mes parents, de mes beaux-parents, de leurs amis, tous doutent de l'avenir.

 

Et moi je dois choisir, comme un tirage du loto, un métier, un salaire, une possible entreprise, mais là le tirage semble encore plus imrpobable. Mais qui serais-je demain ?

 

Je ne le sais pas moi même, je cherche des repères et heureusement ou malheureusement, mes parents n'ont pas projetté de fantasmes de métiers idéaux sur mon parcours. pas d'avocat, de chirurgiens, de pilote, de médecins ou d'astronautes, je reste dans mes rêves. Avec un brin de tristesse, sans vraiment savoir à qui en parler car avec les copines, je ne suis vraiment pas seul. Certaines ont une vocation, dont parfois la prétention dépasse leurs capacités, peut-être une volonté cachée en plus, d'autres hésitent dans un panorama très large et la plupart n'ont aucune idée de ce qu'ils seront plus tard. Vivre l'instant présent, le savourer, le comprendre, tout en refaisant le monde, mon quotidien.

 

Et vous, vous saviez ? vous savez 

 

Nylonement

Dualité

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Publié le par Gentleman W.
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Diagonale

Happy week-end seule. Certes le chemin fût long depuis quelques semaines, depuis notre rupture, depuis que je l'ai foutu dehors de chez moi. Un sms, deux, trois, dix, trente, peut-être cent pour lui pourrir la vie et ne pas être effacer sans être vraiment écouter, pour l'obliger à voir ma réaction urticante avec large allergie. 

 

Lui, surpris par hasard par une copine, avec une autre, à une réunion, mais là plutôt dans les bras d'une autre, un soir tranquille, dans une vie amoureuse sympa, avec des projets même. Trentenaires tous les deux, heureux de vivre une petite vie joyeuse depuis près de trois ans, des boulots prenants mais des vacances loin de tout, du fun, de la fantaisie.

 

Et puis celle-là, que j'ai vu sur une photo, un simple "selfie malgré lui" de la gentille copine, elle aurait pu s'en passer diront certaines. Elle aurait pu tourner la tête et elle aussi voir ailleurs, mais le hasard des invitations, des soirées, des lieux, du monde toujours petit, enfin il a récuperé ses affaires chez la concierge, sa voiture à la fourrière (zut je l'avais garé sur un passage piéton), et son courrier, il a pris la direction de la poubelle depuis cette date. J'ai ronchonné, pleuré, beaucoup, trop, réfléchi, je suis sortie avec les copines, pour annoncer la nouvelle, enfin la rupture plus que l'infâmie.

 

Jalouse, non, amoureuse, oui, trop.

 

Mais après trois mois, un silence total vers lui, il a laissé un courrier, des roses avec, une invitation pour une soirée, demain soir. Une longue, très, très très longue lettre non pas d'excuses car il savait que je savais, il assumait son acte, mais il demandait, il implorait un pardon. J'ai cherché chez moi, dans tous les coins et rien de cela en stock. Aucune envie de lui donner un quelconque espoir. Rien, rien du moins durant quinze jours. Rien de rien.

 

Ma meilleure amie, m'a emmenée boire, rire et manger sur une terrasse parisienne pour m'avouer qu'elle aussi sa rupture cachait une infidélité, celle de son copain en séminaire, mais bon elle avait fait un peu pareil sans qu'il le sache. Au final elle l'avait mis dehors aussi. On a bu, trop bu, mais on a ri toute la nuit, en finissant vautrées toutes les deux dans son canapé avec de la vodka, les têtes lourdes. Douche et puis je suis reparti en étant moins seule dans ma bête vie de célibataire, moins seule à avoir été trompée, à ne pas avoir trompée, à vivre dans mon bel appartement, entre quatre murs. Seule mais libre, libérée aussi de ce poids, forgée par cette expérience, avant j'avais toujours été plaquée, sans trop d'explications. D'ailleurs pourquoi en donner quand on aime plus.

 

Cependant ma nature, mon caractère trempé ne me permet pas de ne pas penser, quel dommage. Alors j'ai repris le cas, j'ai joué la défense et le procureur, j'ai regardé cette photo, toujours là, floue dans mon téléphone, j'ai déplacé les pièces de l'échiquier.

 

Aller. ne pas aller.

Le voir, ne pas le revoir.

L'assasiner, avec une dernière bandrille, ou simplement le laisser saigner.

Séduire, sans tomber dans son jeu du mâle que j'ai tant aimé.

 

Quelle robe choisir a été mon dernier recours, un moyen indirect de penser à cette invitation sans le prendre pour unique objectif ? Elle avait une belle robe de soirée, je pourrai prendre un modèle encore plus osé, encore plus féminin, une petite robe noire avec de la transparence, avec une sensualité fatale... pour lui. Le reconquérir, jouer, le prendre dans ma toile comme elle. Ce sentiment était malsain, mais aussi si excitant. Devenir une créature prédatrice car elle me donnait cette impression, une fois seulement, elle l'avait dévoré.

 

Le mettre mat, en quelques coups, sans aucune défense, mais je ne saurai pas moi, mon style plus chic, plus bohême. Cette facette qu'il aiamait moins, le faire plier en lui donnant mon image, mon reflet réel, très actuel, ma féminité, telle que je le veux. Maîtresse du jeu, je devais choisir, un chapeau, une jupe, des boots, des bottines, je ne savais comment m'habiller. D'ailleurs il y vait tant d'autres questions, auxquelles j'avais déjà donné une réponse, définitive.

 

Sans lui.

Diagonale
Diagonale
Diagonale

 

Non finalement, je n'irai pas. Laissons-le savourer la juste saveur de son infidélité, attendre, longuement m'attendre.

Egoistement et sereinement, je vais pendre le temps, le recul pour voir autrement ma vie. Seule ou à deux.

 

 

Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
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Je ne voulais pas sortir

 

J'étais bien dans mon lit douillet, avec ce soleil qui m'embrassait tendrement sous la couette, signant d'un croissant doré sa présence sur le mur de ma chambre. Un petit signe venu du ciel, un vendredi de repos, une pause dans mon travail, un souffle dans une vie trop rapide, j'étais bien dans ce drap blanc, dans cette chambre uniformément blanche, sauf cette tâche noir, là-bas. Oui allongé, assoupi, prix encore dans ces rêves, mon félin ronflait de bonheur sur la commode longue en laque blanche. Il avait adopté un pull irlandais, beige en laine pure de moutons locaux, comme lieu définitif de son existence de philosophe dormeur. Allangui, exténué d'avoir dormi toute la nuit, après avoir accompagné ma lecture. 

 

Chaque soir, comme un signe, il se lovait derrière moi, derrière ma tête, sur un coin d'oreiller pour lire les pages avec le même rythme que mes yeux. Quand je me tournait vers lui, intriguée, il me souriait, ronronnait de joie, précisant que le chapitre n'était pas fini. Une autre intrigue, un autre polar ou un documentaire à approfondir, il suivait tout avec attention. Mais aussi étrangement qu'il lisait, il savait s'arrêter, se déplier en tendant des muscles magiques qui lui donnait le double de sa longueur réelle, partait d'un saut vers le parquet clair et d'un autre bond sur son pull. Le plus étrange de ce comportement n'était pas en lui, mais en moi, car le plus souvent, une ou deux pages plus tard, je renonçais, épuisée par la fatigue des mots, posait sur le radiateur tout proche, le lire ouvert, je me laissais envahir par la douceur nocturne.

Comment anticipait-il ?

 

Je ne voulais pas sortir
Je ne voulais pas sortir

 

Là, le soleil se frottait aux murs, et moi, je ne voulais pas sortir, heureuse de mon sort, de mon agenda totalement vide, volontairement absent de tous signes de vies, affectives, amicales ou d'obligations en tous genres. Rien !

 

Un jour sans téléphone, sans message, sans horaires, uniquement le jour et la nuit, les parfums extérieurs et intérieurs, mon corps, mon esprit oubliant boulot, famille, amies, relations. Un jour pour moi, et très probablement pour ne rien faire, ni ranger, ni prévoir de vacances, ni chercher la bonne soirée ou la bonne sortie au théâtre, ni même les rires des autres, et encore moins l'amour. J'avais donné. Trop donné.

 

Alors après un bain, immense et tiède, parfumé comme jamais, mousseux à souhait, un thé et des gâteaux sur le coin de baignoire, un temps infini pour tester une crème et d'autres douceurs, je me suis habillée, et j'ai pris un temps long, très long pour ne pas mettre les trois même paires de godasses si pratiques, mais enfin piocher dans mon tas énorme d'escarpins coups de coeur, achetés en soldes, posés, jamais portés et pourtant nombreux et beaux. Un essayage princier. Juste pour finir sur des brides noires, jambes nues, le soleil était toujours là.

 

J'ai ouvert les volets, frotté mes mains sur les herbes aromatiques du balcon, regardé les passantes, des tenues encore bloquées entre chaud et froid, la matin, le jour, l'ombre et le soleil. 

Et je ne suis pas sortie.

 

Nylonement

 

Je ne voulais pas sortir

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Publié le par Gentleman W.
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Parfum

Le soleil poussait les volets, un bonheur printanier, le signe que la vie reprend réellement. Il s'était levé plus tôt probablement pour son projet actuel, hantant ses nuits devant l'ordinateur, écrivant et imprimant des pages de détails, de nouvelles idées, de rappels pour les nuits suivantes. Sa place était vide, encore chaude. Il flottait une lègère odeur vers la chambre, je me suis détendue, j'aimais ce moment où la saison permet de sortir du lit sans choc de température, direction la douche. Un parfum floral, pas le sien, pas le mien.

 

Et mon sourire est devenu large, extra-large, il était là, assis, en plein travail sur son écran, je devais bien dormir finalement. Lui devant son clavier, avec à côté sur notre table, deux tasses pour le thé fumé, des yaourts aux fruits, du jus frais de clémentines, des croissants, un pain au chocolat, de la baguette fraîche, du beurre salé, un petit déjeuner du dimanche mais nous étions mercredi.

 

Surtout un énorme bouquet de roses là, posé sur la table, pour moi.

 

Parfum

 

Voilà la source des effluves légers titillant mes narines dès le réveil, malgré ma tête enroulée dans l'oreiller qui est le sien, j'adore le faire au petit matin, me gaver de lui, de sa présence invisible. Mais il était encore là, telle une petite souris, fidèle à ces instants magiques, il était sorti sur la pointes des pieds, avait fait l'aller-retour vers les magasins les plus matinaux, et là, il me souriait, attendait de voir ce sourire, gravé sur mon visage pour la journée. 
 

Dans ses bras, dans sa chaleur incomparable, dans sa chemise, avec sa cravate, mon homme.

 

Et devant vos écrans, vous vous posez des questions "pourquoi ? un anniversaire ? une fête ? une date importante pour eux deux ?". 

Non, rien de cela, juste le bonheur d'une surprise, de rappeler ici et là que l'amour c'est tous les jours. Je l'ai dévoré, le croissant un peu, sa chemise aussi, en lui retirant, la douche attendrait un peu, mais là, je ne vous dirai rien.

 

Bonne journée à vous, mon soleil était dans mon sourire, toute la matinée, toute l'après-midi, et ce soir, nous irons au théâtre, belle journée.

 

 

Nylonement

Parfum

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Communiquer différemment

Comment vous le dire ? Je suis fatiguée, certains jours épuisée, non pas par ce temps chagrin, un brin trop pluvieux pour croire au printemps. Mon énergie est là chaque matin, chaque jour, chaque nuit depuis le premier jour où cette lumière exquise est née de moi. Un petit graçon devenu grand, presque ado, un enfant différent mais pas malade. 

 

D'ailleurs j'en ai tant entendu des médecins, eux vraiment malades de ne pas savoir définir ce que c'était, incapables de diagnostiquer clairement et surtout inaptes à me fournir des solutions pour une vie avec 24 heures à gérer par jour. Puis il y a les miracles, les hasards, une rentrée scolaire chaotique, une directrice non pas en opposition mais à l'écoute, et prête à comprendre qu'il y avait une différence, un possible handicap.

 

Le mot juste est trouble comportemental de la communication. Certes je serai réductrice car si j'ai appris, lu et partagé depuis des années, je sais qu'il existe une multitude de troubles, plus ou moins forts, plus ou moins présents, avec des déclencheurs explosifs parfois, mais aussi du bonheur. Oui mon fils est autiste, et je suis une maman heureuse mais fatiguée.

 

Communiquer différemment

Une maman comme les autres, qui donne beaucoup de son temps pour partager, pour changer les regards sur mon enfant, sur le duo ou le trio que nous formons lors de nos sorties. Pourtant il communique, mais il refuse le regard des autres, il adore le musique, il dessine comme un artiste, il donne des rares sourires, mais il est infiniment normal. C'est un adolescent en crise contre lui-même pour se trouver dans son époque, pour gérer sa future autonomie, pour gérer les plaisirs avec nous, avec ses grands-parents si présents, si généreux avec leurs bras.

 

Nous avons créer un cocon, un univers adapatable pour qu'il est son espace dedans, et qu'il découvre encore des liens pour aller vers les autres, mais aussi pour non pas le protéger des autres mais pour leur donner les clefs pour communiquer. Les dimensiosn évoluent, parfois deviennent nébuleuses,noires, grises puis de nouveau claires, nous aussi nous avons la fatigue, les médicaments, les méthodes, les hormones et les humeurs. Le monde est une interaction, le web permet plus de connaissances sur le sujet, plus d'approches testées pour mieux réussir dans notre évolution, sur ce chemin parfois difficile, mais honnêtement, mon fils est un être merveilleux. Pas si différent des vôtres, sans handicap, sans maladie, juste avec des repères de communication qui lui sont propres. Une intelligence parfois ultra-sensible à notre environnement, une intuition intense, et parfois un vide total sur es choses simples. Finalement un peu comme nous tous. 

 

Alors je m'habille, je suis unemaman comme les autres, avec un fils autiste, un fils comme les autres. 

 

Mobilisons-nous pour comprendre ce trouble, aux facettes multiples, simplement pour mieux communiquer, aujourd'hui et demain, les intégrer naturellement dans notre société.

www.afirra.org

www.autisme-france.fr/autisme-france

 

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