Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

femmes & portraits

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

De la belle insouciance d'un lieu, je esuis venue ici pour prendre du temps, pour oublier le stress. 

 

Vivre à cent à l'heure, accélerer parfois encore un peu, c'est une de mes obligations depuis des mois, depuis des années déjà, pour combler des vides, un goufre de doutes. Je travaille, je vis dans le corps de celle qui jouit de son travail, uniquement de cette intensité boulimique de business.

 

Des amies, parfois, surtout des relations professionnelles pour un réseau et d'autres pour des contrats, pour de nouvelles idées, je bosse pour gagner de l'argent, pour combler mon agenda. Oui depuis que mon coeur ne bat plus pour lui. En corrélation avec le sien qui ne bat plus du tout. 

 

 

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Le portefeuille se remplit, mais ce n'est pas mon argument, car paradoxalement, je ne suis pas en manque pour assurer mon train de vie, sobre et parfois même simpliste. J'ai assez, j'ai amassé et je dépense, avec un entrain limité, pour des partages égaux, pour moi, pour eux, chers enfants et petits-enfants, mais jamais je n'ai trouvé des sentiments en boîte, même dans une boutique de luxe. Je ne dépense que mes larmes, chaudes certains soirs. En fin de journée.

 

Je donne un peu de moi, je donne beaucoup dans mon travail et pour quelques causes. Je cherche le silence, ce moment simple qui existerait sans angoisse. Rare , trop rare juste avant le sommeil, seule dans mon lit. Je fuis ma vie, ce reste de vie dans mon calendrier, entre deux rendez-vous, car je n'arriverai plus à aimer. Je ne veux pas de temps libre et encore moins de compassion, je laisse cela à ma famille, à mes amies, peu pour moi. Personne ne peut comprendre ce vide, ce néant d'un départ imprévu, je regarde sa chute, je suis en suspens avec lui, mais sans jamais atteindre le sol.

 

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Point de psy, pour emmener mes réflexions, quelques chèques, quelques paiements, un rendez-vous de plus, et une solitude complète. Je suis revenu du divan, toujours sans lui.

 

Demain, après ce spa, nouvelle étape avec des pensées pour lui, un peu de nous, je repartirai au travail.

 

Toujours sans lui. Il me manque.

 

 

Nylonement

 

A toutes les femmes veuves, jeunes ou moins jeunes,

qui n'ont pas choisi ce départ, cette rupture,

et dont le coeur reste blessé.

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

L'alcool a été son compagnon durant des mois, des années, après avoir été un amant qui ne devait duré que quelques semaines. Elle l'avait accepté, refusé, oublié et puis son corps avait changé le message, demandant un peu plus, ce petit verre, cette dose d'alcool pour avancer. ce petit plus et encore un peu plus, juste un doigt. Finalement beaucoup plus, pour finir par s'endormir dans sa voiture, devant chez elle ou devant le bar, elle ne savait plus.

 

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Un jour elle avait poussé ma porte, moi la psychothérapeute, j'avais souri, j'avais compris en quelques minutes qui était cette femme chic, élégante et défaite intérieurement. Elle s'était allongée, non, juste assise, comme déjà liberée d'un poids si lourd, celui de choisir, de me téléphoner, de monter mes marches, d'être là. 

 

 

Elle avait parlé assez vite, comme une libération, un acte engagé et refusé plusieurs fois, un oubli et quelques verres en plus, mais elle parlait maintenant, presque trop. Je lui avait dit de revenir, je l'avais gardé un peu plus car  cette malade, cette femme me touchait. Un lien entre elle et moi était né, pour lui tendre la main, lui donner cette force de résister. Je savais depuis longtemps que les rechutes étaient juste au coin de la rue, un soir d'automne, quand la nuit tombe trop tôt, quand le patron vous a vexé sciemment d'une remarque sur votre travail, quand votre coeur appelle dans le vide. Je croyais à un avenir sain, nous en avons parlé pendant des semaines, puis des mois, toujours en pensant à cette fuite vers l'alcool, lui malfaisant, lui reposant dans son énivrement facile. Elle composait. Depuis le temps, elle avait essayé de garder cette image de jolie femme, de jeune bourgeoise qui suit la mode, sans problème et sans effusion, une féminité qui devait aux yeux des autres, voisins et collègues, être un brin de classe. Elle vacillait pourtant le soir, chez elle, seule, lui était parti. Sans chic elle vomissait, et puis maintenant elle se tenait au bord du précipice, celui du refus de soi, de la chute sans fin, ou d'un simple pas reculer vers les soins, vers les autres. Un bazar sans structure, elle au milieu.

 

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Nous en avons parlé, échangé en cherchant les failles, les doutes, les blessures, les errances d'un passé, ses souvenirs que notre mémoire enfouie sans jamais lavéé le sol de son passage, sans jamais oubliée le mal. Elle s'est confié, je lui ai donné des moyens, des brindilles pour la souplesse, des branches plus sures pour faire une échelle vers le haut, un arbre qui grandirait avec sa volonté de dire non, d'avancer encore. Elle avait saisi les clefs, elle savourait les moments positifs, elle se préparait à l'abstinence totale, surtout au refus, son refus de la tentation et pire encore à ses doutes un autre soir, cette souffrance qui vous attire. Elle devait refuser une solution qui devenait le problème, un cercle brûlant ses entrailles, son âme et surtout sa vie.

 

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Pourquoi elle, si belle, si appréciée, si normale, si femme, si élégante ?

Pourquoi ?

Je n'avais pas donné de réponses mais des ressources, quelques coups de fil en plus, une porte plus facilement ouverte, autant que celle du bar.

 

Patiente, non plus malade, femme et amie, elle évoluait doucement, elle reculait loin du précipice, et de nouveau elle pensait pouvoir s'aimer, aimer un autre. Elle souriait, elle rayonnait. Le chemin serait long, mais sa volonté, longtemps en vacances, venait de revenir l'habiter comme un cadeau de Noël, ou de nouvelle année, la vie était devant, uniquement devant.

Avec sobriété, juste vacillante avec cette nouvelle paire de hauts talons, un nouveau plaisir, une douce addiction.

Je la partageais avec elle.

 

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Copyrights www.gerbe.com

 

NYLONEMENT

 


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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Mais qui êtes-vous ? (une question en off, par email)

 

Je ne suis qu'un accoucheur d'émotions, un tapoteur de lettres, de voyelles et de consonnes sur un clavier usé. Clic, corrections, lecture et relecture, je ne donne que des sensations pour traverser le miroir, ma seule monnaie honnête, pour le prix doux d'un reflet de vous. J'accompagne le voyage non pas d'un petit trou dans le ticket, mais d'une palpitation ou deux en vous regardant ici.

 

En cherchant dans les centaines d'articles, de billets d'humeur, dans mes évocations, dans quelques tags et bels interviews, vous trouverez un peu de moi, quelques bribes.

 

Car le plus important ici, sur ce blog, c'est VOUS, jamais moi.

 

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VOUS et vos féminités, que j'aime défendre, que j'aime parfois chatouiller ou plus souvent essayer de charmer. Je vous suis, je vous décrypte sans prétention, et je tente d'être un peu de vous, quand je parle en "je". Aucune ambiguité pour autant, juste une proximité pour parler de vos portraits, de vos doutes et de vos ambitions, de vos beautés intérieures, de vos courbes extérieures. Vous, toujours VOUS !

 

 

Mode, je ne donne que quelques clefs pour jouer des gammes dans le lyrisme du glamour, car 2012 sera l'Année du Glamour, vintage ou moderne. Des arpèges de baroque aussi et des notes déjantées de maquillage, des silences de bien-être aussi.

Volupté dans vos pas, devant moi, je suis toujours en recul (oui parfois par gourmandise d'esthète), je ne regarde qu'avec des mots, pour apprécier avec respect vos silhouettes, et pour nourrir une seule chose : mon imagination. Source de mes prochains mots, de ce blog, de mes incohérences sûrement, de mon  profond amour de vos Féminités.

Inspiré, je peux alors vous créez un espace, votre blog, pour que toutes, vous trouviez votre place, votre regard, un peu, beaucoup de vous, un peu de vos amies, de vos proches.

 

 

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Vous êtes toutes mes muses,  je ne suis que ce que je vois, que ce vous me donnez à voir de vous.

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

J'ai toujours été en vie avec mes contrastes, dès ma petite enfance, je courais avec les garçons après un ballon, mais avec mes jeans roses, ma couleur préferée. J'étais la princesse au coeur doux et au caractère bien forgé.

 

J'avais des amies, des copains pour jouer aux billes sur le tas de sable, je jouais, je travaillais en classe pour être la première, mais sans réussir à chaque fois. La volonté m'habitait pour devenir architecte, pas comme Numérobis d'Astérix, mais un grand comme ce monsieur géant Jean Nouvel, je l'admirais. Un jour même, je l'ai croisé et du haut de mes dix ans, je lui avais dit que je voulais être lui. Cet homme d'égo avait souri et m'avait encouragé à être moi, ou alors lui mais en version rose. J'avais grandi, changé de sport entre squash et badmindton, raccourci mes jean pour des jupettes, souri avec les garçons, tout en essayant de continuer mes études. Une vie avec de nouveaux paradoxes, j'avais épousé un bel ingénieur rencontré sur un chantier, j'étais devenu une des premières femmes conductrices de grue. Là-haut je l'aimais, je soulevais au centimètre près des masses de plusieurs tonnes. Frôlant les oiseaux, pour un travail bien terrestre, j'étais libre, dans ma petite cage, au-dessus d'eux. Amoureuse ! 

 

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Et puis un jour, j'avais fait un test sanguin, un doute, des infidélités connues de mon compagnon, et une maladie, j'étais écroulée intérieurement, seule soudainement, avec une séropositivité en moi. Violemment, je venais de ne plus maîtriser ma vie, mais maintenant un monstre hideux couvais en moi ses oeufs, attendait pour son attaque, et moi, la belle aux cheveux longs, aux sourires respectés, aux jambes fines, je passais devant eux, je montais une à une mes marches, vers mon paradis, mais aussi mon enfer. Car seule, là-haut, je ne pensais qu'à cela, uniquement à cela, juste cela, toute la journée, entre deux camions, entre deux livraisons de ciment. Je pleurais, seule. Je ne l'aimais plus, je ne m'aimais plus.

 

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Ma vie de féminité autour de moi, avec ma tenue de travail qui cachait de jolis sous-pulls, de jolies lingeries, des détails si féminins au milieu de tous ces hommes. Elle venait de vaciller. Je ne pensais plus à ces belles images de mode des magazines, ma passion, mon espace de vie et de passion, mon blog personnel le soir, juste pour moi maintenant et mes amies internautes. Je glissais souvent dans un magasin avant pour sentir les tendances, croiser des vendeuses complices et parfois même des amies, une petite famille. J'étais seule avec un goût d'abandon de la part de mes proches. Une incompréhension que je comprenais certains jours et beaucoup moins durant des soirées de stress, de doutes, mais je ne le partageais pas, je souffrais seule, avec mon médecin parfois. Une femme à mon écoute. Une folle de mode comme moi, on rigolait.

 

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Alors avec mon métier atypique, mon secret pesant en moi, mon goût de mode, de collants colorés dans mes bottes, je souriais depuis peu, en partageant avec une nouvelle famille, une association si accueillante, sans ma vraie famille, celle de mon sang, étrangement.

 

J'avais ce miroir, celui qui me renvoyait mon image heureuse, libre et emprisonnée par mon propre corps, son intérieur qui déciderait de moi, je me soignais, je luttais en silence, je vivais. J'avais repris un chemin, une voie de reflets et de flous anonymes, un non standard, celui qui devait être le mien, entre le ciel de mes journées, les boutiques de mes soirées avec ma compagne, mon amie médecin, une amitié devenue sentiment palpitant, juste près de moi. Juste derrière moi, dans mon image, dans le canapé, en robe noire, en talons fins, elle resplendissait.

 

Chaque jour je montais au ciel, mais je savais m'arrêter en route, pour travailler, pour savourer mes contrastes, encore un bout d'une autre vie. Le paradis ne m'accueillerait pas tout de suite.

 

NYLONement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Chaque jour, je vire, je passe devant ces vitrines, je suis les courbes et les lignes droites. Je suis assise, je regarde devant moi. La vie défile au rythme des nuages, absent cet automne, un ciel bleu, trop bleu pour un mois de novembre.

 

Juste un coin de neige, là-haut sur les cimes des montagnes, je regarde chaque jour, plusieurs fois par jour, ce pic, et sa jupe blanche. Presque toute l'année, il y a des dentelles, sur une robe plus ou moins longue, parfois se mélangeant avec les autres monts, je cajole, je tend mon doigt pour les suivre. J'aime cette région, je me suis installé ici quand mon fils à décider de faire une école d'ingénieur, juste après notre divorce, le divorce avec son père. Maman poule, stupide réaction de vouloir le protéger à presque vingt ans, lui regardant déjà les filles, ses devoirs aussi, oubliant de revenir le soir. Je me suis inquiétée au début, puis j'ai pris mon rythme, seule, totalement seule le soir dans mon appartement, loin de lui, de mes deux hommes. Le spleen, la vie, ma vie, mes propres repères, et des doutes, mais mon fils était heureux, fière de sa maman, heureux de sa liberté d'étudiant tout autant. Je regardais Helen Hunt et Jack Nickolson, je pleurais en lisant des livres de femmes, je commençais à lire les blogs de femmes, comme moi, différentes de moi. J'ai aimé ce lieu finalement assez vite. Pour le pire et pour le meilleur, je suis devenue une autre. J'ai répondu à une annonce, je repris les études, j'ai repris pied à la vie. Sans mes hommes.

 

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Là, ici et ailleurs, j'ai tourné, viré, bachoté et ri, de mon image devant mon miroir, mais j'ai compris que ma force était là dans les lumières un soir sur cette ville, ce nouveau coin à moi. J'ai ouvert les volets, j'ai regardé les petites lumières, les silences et quelques cris dans la nuit, cette lune coincée derrière ce pic, comme accrochée. J'ai vu la neige briller dans l'obscurité. J'ai absorbé ce calme et j'ai pris confiance en ce vide. Le lendemain j'avais le poste. Ma féminité est devenu un atout, une femme dans une équipe d'hommes. Pantalon, mais détail au féminin, sourires et complicités respectueuses avec les collègues.

 

Depuis je regarde autour de moi, je vois les femmes, je vois les jeunes filles, je regarde les quadras, je suis à mon poste pour les voir traverser, s'arrêter et courir, se faufiler. Ou parfois ils restent à discuter sur le trottoir, entre eux, entre elles ou seule avec leur téléphone, avec leur mode. Je rigole, je change mes habitudes, je picore leurs ballerines, leurs robes, leurs collants gris, leurs bottes, des éléments comme des décalcomanies sur moi-même.

 

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Copyrights sojostyle.blogspot.com

 

Depuis, je suis avec quiétude, parfois en poussant le klaxon, mais souvent en glissant en silence, je suis les courbes de cette ville. Mon tram est là, vivant, un lien entre les générations, les personnes âgés, les fougueux duos d'étudiants amoureux, le nord et le sud de cette ville, entre les cadres grincheux de la grosse entreprise, les petits employés, et les magistrats qui volent, toujours en retard vers le tribunal. Je vogue au gré des arrondis du circuit, entre mes montagnes. Et juste entre nous, vous et moi, je suis heureuse. Simplement heureuse !

 

Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Ce soir, je suis venu avec lui, comme depuis quelques mois. 

 

"Il était une fois ..." diront les copines en voyant mon prince, cet homme qui m'accompagne, qui est passé me prendre en bas de mon chez-moi, oui j'ai préferé le garder, un coin de dressing, un coin macarons juste pour moi et les amies. Que de dîners magiques avec lui, une rencontre d'ailleurs entre deux petits fours dans un salon chic, pour présenter des photos de bijoux, un artiste dans un coin et nous en début dd'amour dans l'autre. Nous ne sommes pas sortis sur la terrasse pour le premier baiser, mais en bas de mon appartement, en sortant de son cabriolet, avec encore l'odeur du cuir, de mes envies, des mes sentiments en ébullition. Week-ends magiques sauf quand il travaillait, les consultants sont des fous de business-plans, de travaux divers, de rapports épais, mais pour refaire le monde, il faut du temps. Nous partions dans des maisons d'hôtes, des hotels sur la plage, des coins cocooning en France ou en Europe. Des cadeaux en se baladant dans les rues, une petite robe à Vienne, une douceur de lingerie à Londres, un vieux sac en cuir à Berlin, et des soirées soit underground, soit in-bed-with. Je profitais de mon boulot, il m'appelait, nous nous aimions, une belle vie de presque princesse, sans la bague mais avec des sandales Louboutin, sa dernière surprise. 

 

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Ce soir j'étais là, contemplant mes talons fins, jouant de la brillance du vernis avec les lampes anciennes de cette brasserie, une table, des hommes, quelques femmes, du business, et de l'ennui. Soudainement, peut-être le fatigue des derniers jours, au boulot, en moi, je ne suis plus réceptive à l'ambiance. D'ailleurs tout ceci brille certes, mais où suis-je ?

 

Lui rit, lui parle, lui commente, ils échangent des idées, des plans d'attaque pour le client X, des séminaires pour la direction du client Y, je suis seule dans cette foule. Il est là, près de moi et si loin. D'ailleurs qui suis-je pour lui ? Une belle, une si jolie femme, celle qui porte si bien les robes, les jupes, la mode et l'élégance juste, sur le haut de mes jambes, sur les rondeurs de ma volupté, avec quelques touches de maquillage, une coiffure parfaite, et une bouche qui le fait rêver. je suis son fantasme vivant, ou une chose assise. Je me lasse de cette superficialité de notre relation, je ne l'aime pas, oui cruelle constatation, d'ailleurs nous ne le disons pas. Nous faisons l'amour, nous faisons du shopping, nous buvons du champagne , entre amis, entre nous, nous fêtons un vide total, avec pour seul sentiment l'ennui.

 

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Elles aussi regardent le décor, ne savourent aucune bouchées de leurs entrées, juste un peu d'énivrement avec ce vin rouge, je l'ai choisi, soyeux, onctueux et surtout palpitant. Seules les vapeurs, les arômes m'ensorcellent ce soir. Je bois, je recherche un geste de tendresse, en moi.

 

Depuis quand ?

Pourquoi avoir fait ce chemin ensemble pour être là, dans cette soirée, il en avait déjà eu d'autres, probablement plus pétillante, et moi plus princesse, plus sereine, où j'étais une autre personne, dans un rêve, dans une vie de paillettes. Mais ce soir j'avais envie de rien en particulier, si, peut-être d'un baiser, d'un moment d'arrêt dans cette course sans but.

Un lieu à nous, un lit, le nôtre, pour se lover l'un à côté de l'autre, se sentir, dormir ou lire, profitant du soleil à travers les persiennes. Un espace à nous, immobile, simple, avec mes talons sur le sol, ma robe posée sur un coin de meuble, des fleurs devant le miroir.

 

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Je me lève, vers le bar, je commande un verre, je fouille dans mon sac, mes clefs, moi. Je vais partir, prendre mon manteau, sans lui, dans un taxi. L'oublier !

Plus jamais.


 

Et demain, je chasserai l'ennui, lui avec, en allant acheter des fleurs.

Les premières depuis de longs mois.

 

 

Nylonement

 

Modèle : Phoebe // Agence Chadwicks
Photographe : Matt FEDDERSEN 

 Stylisme : Rachel HARRIS
Maquillage : Paul BLANCH
Coiffure : Trent LOPUSZANSKI

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Une autre facette de la Féminité avec des femmes engagées dans la vie politique ou citoyenne, elles ont reçues le prix NOBEL de la PAIX.

 

Oui beaucoup moins de temps consacré à leurs carrières et leur mérite respectif qu'aux frasques des improbables starlettes de la téléréalité, nos journaux , télévisés en particulier frisent le vide et le néant. 

 

Cette année trois femmes ont été choisies pour leurs engagements personnels dans la vie de leur pays, pour la présidente du Libéria, Ellen JOHNSON SIRLEAF, et sur la route sinueuse des Droits de L'Homme, pour la militante pacifiste Leymah GBOWEE, et la journaliste Tawakkul KARMAN. Trois femmes qui avancent en refusant toute compromission, pour développer autour d'elles des idées et des projets, pour réussir avec leurs volontés, là où les armes ne créent que désespoir et malheur.

 

Le silence de certains médiasest malheureux car elles rayonnent et elles ont besoin de passer leur message, d'être vues, reconnues et aidées. Elles luttent pour instaurer un peu plus de sécurité, au Libéria ou au Yémen et surtout pour les droits de la Femme, en Afrique, au Moyen-Orient. Un travail laborieux et sans fin, face à des religions, des habitudes, des traditions, et une rechute si facile vers un conflit. Elles sont admirables.

 

Espérons que cette exposition médiatique donnera de l'argent à leurs causes, pour financer d'autres projets autour d'elles.

 

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Ellen JOHNSON SIRLEAF

première femme africaine présidente

 

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Leymah GBOWEE

 

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Tawakkul KARMAN

 

Copyrights Photos REUTERS pour LE MONDE.FR

 

Octobre Rose


 

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www.cancerdusein.org

 


 


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